Vilain cœur donne une deuxième vie colorée à Madame Caprice

Cris et Sofi ont fait appel à Amanda pour le nouveau clip de Vilain coeur. (c) Christian Juillard

Les choix du public ne sont pas forcément ceux auxquels les artistes s’attendent. Cris et Sofi, les membres du groupe Vilain cœur, le reconnaissent volontiers : ils n’avaient pas anticipé le formidable accueil accordé à la chanson Madame Caprice, issue de leur EP Le Cimetière des chats.

« Ce n’était pas le titre que l’on avait prévu de mettre en avant à la base, mais on a eu tellement de bons retours en streaming qu’on a décidé de faire un remix où Sofi chante beaucoup plus », confie Cris.

Madame Caprice, c’est une histoire inspirée d’une connaissance de Cris : « Une personne qui, par un comportement très grandiloquent, cache des failles, des blessures, des souffrances », précise-t-il. « Madame Caprice, ce n’est pas moi, même si on peut tous l’être un peu parfois », enchaîne en souriant Sofi, qui s’est chargée de la mélodie. « J’aime bien les airs très pop qui se retiennent, qui restent en tête, c’est ma marque de fabrique. Ça contraste avec les paroles qui font réfléchir et ça illustre bien la dualité que l’on incarne en tant qu’artistes. »  

Devant le succès de la chanson, Vilain cœur a donc décidé de l’illustrer par un clip très réussi, très coloré. « Le côté rose acidulé, très pop, girly, c’était tout de suite une évidence, indique Cris. On a eu un choix très difficile pour la deuxième couleur. On a finalement opté pour un bleu très foncé, marine, abyssal, qui peut faire penser à la nuit, au côté torturé d’une personne qui peut paraître enjouée mais qui est bien plus sombre quand on gratte le vernis. »

Pour ce clip, Cris et Sofi ont fait appel à Amanda, une comédienne transgenre : « Je ne me sentais pas d’incarner Madame Caprice, explique Sofi. Elle est très grande, elle a un corps magnifique, une féminité très exacerbée, elle n’a pas eu peur de porter des tenues choisies pour le personnage. J’en aurais été incapable. Rien n’a été évident dans son parcours, elle s’est reconnue dans les paroles. » Cris et Sofi sont néanmoins bien présents dans le clip : « On s’est mis un peu en retrait, genre petits diables », s’amuse Cris.

Après avoir multiplié les concerts depuis plus d’un an, Vilain cœur a décidé de faire une pause sur scène : « On va entrer de nouveau dans une phase créative, révèle Sofi. Ce n’est pas évident de le faire quand on est en tournée. On verra les titres qui vont émerger. »

L’esprit piquant du Grand cactus débarque au Zénith de Lille

L'équipe de l'émission belge Le grand cactus sera en juin au Zénith de Lille. Photo RTBF

Depuis plus de dix ans, l’émission « Le Grand Cactus » s’est installée dans le paysage audiovisuel belge, et même francophone, puisqu’ils sont visiblement nombreux, de notre côté de la frontière, à avoir été conquis par l’humour, l’ironie et la satire proposés par une bande d’humoristes menée par Jérôme de Warzée et Adrien Devyver.

Le succès est tel que cette joyeuse bande a décidé d’aller tester son public sur scène dans un spectacle qui sera proposé au Zénith Arena le jeudi 11 juin à 20 h. « On avait déjà commis un spectacle scénique en 2023 en Belgique et ça nous avait donné l’idée de faire encore plus grand, plus fort, confie Jérôme de Warzée. D’après ce que l’on sait, on a une grosse base de fans dans les Hauts-de-France. Ce sera complètement différent de l’émission, plus proche du cabaret, du music-hall. On va faire des sketchs, s’amuser avec le public. Il y aura une quinzaine de tableaux ; on y retrouvera les personnages (Donald Trump, les Tuche…) qui ont marqué les dernières saisons. Le plus compliqué sera d’équilibrer les rôles pour que chacun ait suffisamment d’espace pour s’exprimer et donner de la valeur à son passage. »

Toute l’équipe du Grand Cactus est attendue dans le Nord : « On délocalise la Belgique à Lille, c’est une annexion », affirme Cécile Giroud, qui sera accompagnée de son partenaire habituel Yann Stotz. « C’est un petit cadeau pour nous et pour le public qui nous suit depuis onze ans, poursuit Kody. C’est un super rendez-vous dans une grosse salle. On va ressentir l’énergie de chacun et s’amuser avec les gens. On a monté le train, fabriqué les rails. On marchait d’abord à la vapeur, on tourne désormais au nucléaire. On va de plus en plus vite, de plus en plus loin. Certains se demandent où l’on va s’arrêter. La Chine est à nos portes. »

Bonne nouvelle pour ceux qui découvriront l’équipe du Grand Cactus à cette occasion : s’ils adhèrent à ce type d’humour, quelques-uns reviendront ensuite avec des projets personnels. Kody jouera ainsi « Évolué » à la Comédie de Lille, le dimanche 18 octobre à 18 h. « Mon spectacle, c’est du stand-up. Je parle de moi, de la Belgique, du Congo, de mes origines, de ce qui me fait peur dans l’évolution de la société. »

Cécile Giroud et Yann Stotz prendront le relais le 6 novembre au théâtre Sébastopol. « Le spectacle s’appelle “Classe”. Ce sont deux personnages qui veulent fournir le spectacle de music-hall le plus classe du monde, mais qui échouent lamentablement », indique-t-elle.

Enfin, le 10 avril 2027, c’est Jérôme de Warzée qui sera à l’affiche du théâtre Sébastopol avec « Va au Diable ! » : « J’ai décidé de parler du diable, des origines à nos jours, explique-t-il. On ne sait pas très bien d’où il vient. C’est aussi un prétexte pour parler d’actualité, d’anachronisme ; ce n’est pas une conférence luciférienne extrêmement ciblée. Je reste dans la déconne la plus complète. Dans l’esprit Cactus. »

Pour en revenir à la grande soirée du mois de juin au Zénith, un franc succès permettrait sans doute de reposer la question d’une diffusion ou d’une transposition de l’émission en France. « Il y avait eu des discussions avec M6 il y a quelques années ; ça ne s’était pas fait pour différentes raisons, rappelle Jérôme de Warzée. Depuis, il y a régulièrement des sociétés de production qui reviennent vers nous, mais elles ont une idée assez précise de ce qu’elles veulent, et on ne trouve pas que cela corresponde à ce que l’on voudrait faire ici. » « Il faut accepter l’esprit Cactus, accepter que ce soit un arbre avec des petits pics, renchérit Cécile Giroud. En France, c’est plus compliqué de faire une émission irrévérencieuse. »

Une grande tournée n’est pas non plus à l’ordre du jour : « On est quand même dix comédiens sur scène ; ce serait une grosse logistique à mettre en place », estime Jérôme de Warzée. « Cela dit, les Bodin’s ont su le faire », ajoute Kody. Et quand on souligne que les Bodin’s le font avec des animaux, la réplique fuse : « Nous aussi, je peux vous dire qu’on a dix animaux, non apprivoisés, en liberté totale », s’esclaffent-ils, impatients de monter sur scène avec leurs camarades de jeu.

« Le Grand Cactus », le jeudi 11 juin à 20 h au Zénith de Lille.

Trois siècles plus tard, Jean-Paul Tribout éclaire la modernité de La double inconstance de Marivaux

La pauvre Silvia coincée dans les griffes de Flaminia et du Prince.

Les plus jeunes ne le savent sans doute pas, mais Jean‑Paul Tribout, comédien et surtout metteur en scène de La Double Inconstance de Marivaux, jouée pour la deuxième fois consécutive ce vendredi soir au Théâtre municipal Raymond Devos, fut pendant une dizaine d’années, entre 1974 et 1983, l’un des personnages principaux — l’inspecteur Gustave Pujol — de la série phare de l’époque Les Brigades du Tigre.

Voix française de Val Kilmer dans Top Gun, Jean-Paul Tribout a connu mille vies au cinéma et à la télévision, mais il ne s’est surtout jamais éloigné du théâtre. Depuis un bon quart de siècle, il continue de jouer, mais se consacre surtout à la mise en scène et revisite quelques grands classiques de Eugène Labiche, Georges Feydeau, Beaumarchais ou encore Marivaux, qu’il affectionne particulièrement.

« En cette période de montée du puritanisme et du néo-obscurantisme, on a besoin des Lumières, de ce courant de pensée où l’on préfère les preuves aux croyances », confie Jean-Paul Tribout. « Dans La Double Inconstance, il y a ce regard sociologique de nobles qui ont décidé d’observer ce qu’il se passe lorsqu’on enlève un couple de petits paysans pour les placer à la cour. Comment évoluent-ils ? Sont-ils contaminés et influencés par le milieu dans lequel ils se trouvent ? »

Dans l’œuvre de Marivaux, Silvia (jouée par Fanny Reaver) est donc arrachée à son amoureux Arlequin (Nessim Vidal) par le Prince (Baptiste Bordet), qui s’est entiché d’elle. « Silvia et Arlequin, qui sont naïfs au sens étymologique du terme, se jurent qu’ils s’aimeront pour toujours. »

L’un comme l’autre vont néanmoins être soumis à un cruel jeu de séduction imaginé par la Cour. Leur amour y résistera-t-il ? « Ce sont des jeux autant intellectuels qu’érotiques : on aime avec la tête plus qu’avec le cœur », poursuit Jean-Paul Tribout qui, sans changer un mot de Marivaux, concède avoir puisé un peu dans l’univers de Choderlos de Laclos.

Un choix judicieux tant on succombe au charme venimeux de la machiavélique Flaminia, incarnée par Marilyne Fontaine, qui ferait, à n’en pas douter, une excellente marquise de Merteuil. Si, au final, on s’amuse bien plus qu’on ne s’offusque du jeu pervers conçu par la Cour, on se rend compte que le texte de Marivaux, du haut de ses trois siècles d’existence, demeure d’une grande modernité, abordant les thématiques du consentement, de l’attrait du pouvoir, de la richesse et d’un monde d’apparences.

« La Double Inconstance », de Marivaux, mise en scène par Jean-Paul Tribout, ce vendredi soir à 20 h au Théâtre municipal de Tourcoing. Avec Marilyne Fontaine, Fanny Reaver, Nessim Vidal, Baptiste Bordet, Lou Noerie, Jean-Paul Tribout et Xavier Simonin.

Demain nous appartient : « Il y a encore des zones à explorer pour Bart », assure Hector Langevin

Hector Langevin incarne Bart Valorta depuis près de neuf ans dans DNA. (c) TelSète-TF1

La série quotidienne de TF1 « Demain nous appartient » fêtera cet été ses neuf ans d’existence. Une belle longévité, avec des audiences toujours au rendez-vous, pour ce qui ne devait être, rappelons-le, qu’une saga de l’été 2017. Parmi les acteurs de la première heure, les téléspectateurs ont vu grandir Hector Langevin, alias Bart Vallorta, lycéen lors des premiers épisodes, devenu le patron du Spoon, un bar dans lequel défilent, plus ou moins régulièrement, presque tous les protagonistes de la série. Planète Lille est allé à sa rencontre dans les studios de tournage à Sète…

Hector, comment avez-vous vécu le développement de la série au fil de toutes ces années ?
« On devait rester trois mois, j’ai cligné des yeux, ça fait huit ans. La série a eu du succès assez rapidement et tout a grandi de façon exponentielle. J’ai été spectateur de l’évolution de mon lieu de travail. La façon de travailler, de tourner, de développer les épisodes, de les fabriquer, tout a changé. C’est assez dingue d’avoir aujourd’hui la capacité de produire 27 minutes utiles par jour avec trois ou quatre équipes de tournage. »

Comment avez-vous géré la notoriété acquise avec le succès de la série ?
« J’ai eu des camarades incroyables comme Alex Brasseur, Ingrid Chauvin, Anne Caillon et d’autres qui m’ont montré comment réagir, car on ne l’apprend pas en école de théâtre. On ne nous dit pas que, subitement, des tas de gens vont s’intéresser à votre vie personnelle. Chaque jour, on mesure cette notoriété en voyant tous les gens qui nous attendent à la sortie des studios. »

Chaque personnage a son lot d’événements incroyables, mais vous avez été particulièrement gâté. Votre femme a été tuée le jour de votre mariage, vous avez aussi tué quelqu’un…
« Quand le personnage de Bart a été créé dans la bible du scénario, il était totalement vierge de tout. Il a donc fallu tout écrire : sa vie amoureuse, sa vie professionnelle… Les scénaristes ont eu accès à un champ des possibles très large. Il a fallu, à un moment, voir s’il restait dans la mouvance des jeunes ou si on le faisait entrer dans la vie active. Il y a donc eu ce rôle de patron du Spoon, qui a ouvert de nouvelles possibilités. »

Dans quel état d’esprit êtes-vous quand vous recevez les scénarios ?
« Là aussi, ça a évolué avec le temps, on ne découvre pas tout à la dernière minute. Selon l’importance que l’on a dans l’intrigue à venir, on a des réunions avec la production qui nous explique ce qui va se passer. En ce qui me concerne, je pense qu’il y a encore des zones qui n’ont pas été explorées, notamment en ce qui concerne le père de Bart. On sait qu’il est en cavale, mais on ne l’a jamais vu. »

Seriez-vous capable de citer les arches qui vous ont le plus marqué ?
« Forcément, celle de mon mariage avec Louise. C’était une énorme intrigue, l’une des plus longues à tourner, une arche très chorale avec énormément de personnages et un dénouement impressionnant avec la mort de Louise. Sinon, il y a eu aussi l’incendie du lycée, l’arche dans la grotte, celle du tremblement de terre. Je suis souvent impressionné, lors des diffusions, de voir ce que l’on arrive à faire avec un temps restreint, des moyens qui ne sont pas ceux d’un film ou d’un unitaire. »

Quand on incarne un personnage aussi longtemps, est-ce que des traits communs se forment entre l’acteur et le personnage et est-ce qu’on sort facilement de son personnage ?
« Les scénaristes ne s’inspirent pas de moi, mais ils écrivent des choses qui ne sont pas trop éloignées de ce que je suis. Pendant toutes ces années, j’ai fait en sorte de rapprocher Bart d’Hector et ça me facilite du coup le travail. C’est très différent du rôle, par exemple, de Grégoire Champion, qui a dû complètement interpréter un personnage en jouant Timothée Brunet pendant sept ans. Le plus dur est de vider ce que j’appelle “la poubelle à textes”, car on apprend 20 à 30 pages par jour et il ne faut pas rester pollué par les scénarios. Quand on a tourné l’arche où je tue mon beau-père, ça a été très dur de passer à autre chose. Je faisais des cauchemars, j’avais l’impression de l’avoir vraiment tué. »

Les fans font-ils, eux, bien la différence ?
« Les gens m’appellent Bart, mais je leur dis que mon prénom, c’est Hector. Après, j’ai de la chance : Bart a toujours été plutôt un gentil, donc il n’y a pas d’agressivité sur les réseaux sociaux liée aux actions de mon personnage. »

Certains comédiens et comédiennes s’offrent parfois des respirations pour aller jouer au théâtre ou dans un film. Avez-vous des projets en ce sens ?
« Oui, mais pas des choses dont je peux parler pour l’instant. Sinon, j’aime aussi la réalisation et donc j’écris beaucoup pour passer un peu de l’autre côté de la caméra. »

Demain nous appartient, série du lundi au vendredi à 19 h 10 sur TF1.

Secrets de famille, lutte de classes, meurtre : bienvenue dans l’été 36

Julie De Bona et Sofia Essaidi, deux des principales protagonistes de la série L'été 36. (c) Jean-Philippe Baltel - Quad Drama- TF1

Après Le Bazar de la Charité et Les Combattantes, TF1 dégaine ce lundi (21 h 10) sa troisième série d’époque, intitulée L’Été 36. La France découvre les congés payés et des salariés débarquent sur la Côte d’Azur, où ils vont se confronter à la bourgeoisie. Quatre femmes de milieux différents vont se retrouver mêlées à un meurtre commis dans un hôtel de luxe, faisant resurgir des affaires de famille.
« Là où les deux séries précédentes partaient d’une période dramatique de l’histoire, cette fois, c’est le contraire, indique le réalisateur Fred Garson. Ça évoque une bulle, une parenthèse heureuse qui a duré quelques mois. Le challenge était de conduire quatre merveilleuses actrices dans leurs personnages, qui vivent chacune une forme différente d’émancipation. »
Après avoir incarné une femme de chambre puis une religieuse dans les autres volets de cette trilogie, Julie De Bona prend du galon en se glissant dans la peau de Blanche Ackermann, une dame de la haute bourgeoisie. « Il était temps, sourit-elle. Je n’avais jamais joué une bourgeoise, une femme très sûre d’elle. J’adore me projeter dans une autre époque, redécouvrir les conditions de la société, de la femme, le climat politique et social. C’est une vraie magie de revenir dans le temps, d’autant que l’été 1936 était une période de joie, juste avant la montée du nazisme, et correspondait au démarrage de l’émancipation de la femme. »

Séduite par l’atmosphère de la série, « un mélange de Cluedo, de fresque romanesque avec un petit côté Agatha Christie », Julie De Bona est aussi ravie de faire partie d’une trilogie qui met en avant des héroïnes aux énergies, aux classes sociales et aux aspérités différentes.

« Au départ, Blanche n’est pas très moderne, elle reste un peu dans un carcan social, mais elle le devient en étant authentique dans ses émotions, en osant les exprimer, indique-t-elle. La bourgeoisie demande qu’on les cache vis-à-vis de l’extérieur, mais elle s’en fiche. Au départ, elle a des failles narcissiques, une problématique égocentrée avec un besoin d’être aimée, et la jalousie n’est pas une valeur noble, mais elle va aller vers une forme de résilience. »

Déjà présente au casting des Les Combattantes, Sofia Essaïdi (alias Eugénie Berthier) est tout aussi heureuse de poursuivre l’aventure : « J’ai tourné pour la première fois une série d’époque avec Les Combattantes, et j’ai adoré, s’enthousiasme-t-elle. J’aimais déjà cela comme spectatrice, mais c’est aussi le cas en tant qu’actrice. C’est très enrichissant d’être transportée dans une époque que l’on ne connaît pas ; on se documente, on creuse, ça permet de mieux comprendre d’où l’on vient. »

Femme d’un riche patron industriel dans l’opus précédent, elle évolue aussi, cette fois, dans un autre registre : « En fait, je suis une femme complexe qui a fui son milieu aisé pour basculer dans une famille ouvrière où elle n’est pas totalement acceptée, explique la comédienne. Elle a donc une sorte de tiraillement intérieur, une fêlure que j’avais vraiment envie de raconter. Elle a choisi de changer son destin, elle a donc une certaine force, mais cette liberté n’est qu’une apparence. »

Grande fan de Downton Abbey, Sofia Essaïdi adore ces grandes sagas familiales avec de beaux décors et de beaux costumes, et ne boude pas son plaisir de « voir quatre têtes de femmes à l’affiche, même si les rôles masculins ne sont pas moins bien écrits ».

Pour les accompagner, deux nouveaux visages intègrent cette bande. Celui de Constance Gay, récemment vue sur TF1 dans la deuxième saison de Flashback, qui joue le rôle de Léonie Morel, « une jeune femme heureuse d’enquêter, d’être à Nice, très solaire, qui voit toujours le bon côté des choses dans les drames comme dans les joies. Ce que j’ai tout de suite perçu dans mon personnage, c’est son émerveillement dès qu’elle rentre quelque part. Mais, sans trop en dévoiler, elle va avoir tendance à se refermer au fil de la série. »

Enfin, après ses premiers pas remarqués dans Brocéliandre, Nolwenn Leroy intègre aussi le casting en tant que Giulia Vincent, la gouvernante du palace Riviera, lieu central de l’intrigue. « C’est une femme rigoureuse, droite, assez austère. Elle est maman d’une adolescente et elle travaille dur pour payer à sa fille le plus beau pensionnat de la région. Elle est assez intrigante, mystérieuse ; elle ne s’autorise pas beaucoup de plaisirs ni de liberté, mais elle aussi va évoluer au fil de la série. »

« L’Été 36 », série en six épisodes de 52 minutes, diffusée à partir de ce lundi 18 mai (21 h 10) sur TF1. Avec Julie De Bona, Sofia Essaïdi, Constance Gay et Nolwenn Leroy.