De « L’Amour ouf » à « Recalé », Ellie Genvo saisit toutes les opportunités

Ellie Genvo était conviée comme créatrice de contenu au festival Séries Mania.

Depuis son plus jeune âge, la Dunkerquoise Ellie Genvo a toujours eu de l’attrait pour le monde des séries et du cinéma. À l’âge de seize ans, elle faisait déjà partie d’un jury au Festival Cinemed à Montpellier et lors de son baccalauréat, elle avait pris une option cinéma. Des études qui lui ont donné l’opportunité de jouer des petits rôles dans des courts métrages, puis de faire un peu de figuration, ce qui l’a amené à tourne dans l’un des fils événements de l’année 2025, L’Amour ouf, avec un casting 5 étoiles de François Civil à Adèle Exarchopoulos en passant par Alain Chabat, Benoît Poelvoorde ou Raphaël Quenard. « ça a été un tournage marquant, c’était quand même un gros film et souvent les gens ne voient pas le travail qu’il y a derrière de tous les figurants présent parfois plusieurs jours pour des scènes de quelques secondes. »

Pour l’anecdote, la jeune femme a été reprise par Gilles Lellouche dans une scène de boîte de nuit : « Je devais passer devant François Civil et prendre un verre au niveau du bar mais je l’avais pris de la mauvaise main et du coup je cachais les acteurs. Ce sont des petits détails importants auxquels on ne pense pas forcément », sourit-elle.

Plus récemment, elle a été retenue pour la série « Recalé », également tournée dans la région et diffusée sur Netflix avec là aussi une belle distribution, de Laurence Arné à Alexandre Kominek en passant par Fred Testot ou Joséphine Le Meaux. « J’ai été prise pour jouer une étudiante. »

De quoi lui donner envie d’aller plus loin dans le milieu ? « Pour l’instant, la figuration ça me suffit mais je ne ferme aucune porte. » Ellie Genvo a, il est vrai, un emploi du temps bien rempli puisque la jeune femme est une créatrice de contenus très suivie avec quasiment 83 000 followers sur Tik Tok et près de 57 000 sur Instragram) mais aussi une étudiante en communication, qui travaille en alternance pour certaines marques.

La jeune femme s’efforce de véhiculer des messages importants : « J’ai fait du mannequinat il y a quelques années, j’étais blonde, très fine, je correspondais aux critères de beauté du milieu mais ça m’a vite déplu et j’ai arrêté du jour au lendemain, explique-t-elle. Je me suis rasée la tête, j’ai fait des piercings, des tatouages, j’ai pris du poids et je me sens mieux dans ma peau et sur les réseaux j’essaie de montrer davantage cette image de fille normale. J’essaye aussi de dénoncer des faits de société comme récemment l’histoire d’un homme qui se masturbait sur un pont, ma vidéo est devenue virale. » Preuve de son engagement, Ellie Genvo est aussi devenue ambassadrice de Lyynk, une application pour la santé mentale des jeunes.

Mamadou Sall, la scène comme une évidence

Mamadou Sall a toujours perçu comme une évidence qu'il écrirait son avenir sur scène.

Chaque mois Planète Lille va à la rencontre d’un élève du studio 8 de l’école du Nord. Ce mois-ci : découverte de Mamadou Sall

Il aurait pu opter pour la prestigieuse classe libre du Cours Florent dans laquelle il avait été accepté mais c’est finalement à l’école du Nord à Lille que Mamadou Sall a décidé de poser ses valises à la 2024. «Même si c’est le Graal de tous les «Florentins », c’est surtout un lieu d’excellence pour préparer les concours donc ça n’aurait pas forcément été pertinent de la faire alors que j’avais été accepté à Lille, estime-t-il. En plus j’avais beaucoup apprécié l’atmosphère du concours ici, la façon dont nous avions été accueillis, le cadre de vie. J’avais envie de venir apprendre ici, c’était un peu une évidence. » Tout comme son choix de se tourner très jeune vers le domaine artistique. « Ma grand-mère me disait que déjà tout petit j’avais tendance à imiter les gens au Sénégal, où j’ai vécu jusqu’à mes 7 ans, et que ça m’avait parfois mis dans de beaux draps. »

Que ce soit à l’école primaire puis dans une troupe de la région bordelaise, Mamadou Sall a toujours eu le goût de la scène. Depuis son arrivée à Lille, il a pu explorer diverses disciplines : « J’ai découvert le cirque, la voltige, les marionnettes et même si j’ai eu la lucidité de ne pas faire de plan de carrière dans certains domaines comme le cirque, je me donne à fond à chaque stage, assure-t-il. Je n’ai pas eu de révélation pour un art en particulier mais les cours de danse, par exemple, m’ont été très bénéfiques. »

Au-delà de l’enrichissement artistique, Mamadou Sall met surtout en exergue le développement humain. « On est là pour faire du théâtre, rencontrer des intervenants, élargir sa palette, bref grandir en tant qu’artiste mais partager cette aventure pendant trois ans, à dix-neuf dans une promotion unique ça nécessite d’aiguiser des qualités humaines déjà existantes et d’en faire naître de nouvelles, insiste-t-il. On a dû apprendre à vivre en communauté, à communiquer à dix-neuf pour que l’entente soit toujours intacte. Rien que pour ça, pour l’homme que je serai en sortant, je suis reconnaissant. C’est top de composer avec la singularité de chacun, de mettre en lumière nos aptitudes respectives au service d’un même projet. »

Ravi d’avoir travaillé avec des grands noms du théâtre comme Armel Roussel ou Marlène Saldana, d’avoir rencontré le danseur et chorégraphe Boris Charmatz, d’avoir pris part au stage Munstrum avec Lionel Lingelser, Mamadou Sall cite aussi et surtout cet incroyable voyage au Congo, « l’expérience d’une vie » et, bien sûr, la création de la pièce 15 Trumps en colère se noyant dans leur propre merde, parmi les temps forts depuis son entrée à l’école du Nord. L’écriture et la mise en scène sont aussi des choses qui l’intéressent aussi mais qu’il a mis en sourdine pour le moment pour se consacrer à sa formation  dans le parcours interprète.

Courant juin, dans le cadre des « labos classiques » des élèves inscrits dans le parcours écriture et mise en scène, il jouera ainsi le personnage de Trigorine dans La mouette de Tchekhov, le projet dévolu à Prince Sadjo Barry, avant d’attaquer sa dernière année de formation en piaffant d’impatience de découvrir la thématique du spectacle de sortie.

Pierre-Vitor Pereira, le seul PV qui vous donnera le sourire

PV revient dans le Nord avec un immense plaisir. (c) Alex DINAUT

Certains ont découvert l’humoriste PV, il y a près d’un an au Spotlight, où il a présenté son spectacle deux soirs de suite ; beaucoup l’ont soutenu en fin d’année 2025 dans la dernière édition de l’émission La France a un incroyable talent sur M6 dont il fut demi-finaliste ; d’autres, enfin, ont fait sa connaissance fin janvier, au Nouveau Siècle où se tenait le gala d’ouverture du festival Lillarious, dont il a l’immense d’honneur d’être le maître de cérémonie.

Pendant deux soirée, Pierre-Vitor Pereira, son vrai nom, a eu la grande mission de mettre le festival sur de bons rails aux côtés de quelques camarades de jeu comme Doully, Lala Sagna, Amandine Lourdel ou encore Lola Dubini. « C’était une grande responsabilité mais ça a été une super expérience, au-delà de nos espérances, se souvient-il. Je n’avais pas vraiment puisé dans mon spectacle pour ce Festival donc ceux qui viendront le 23 mai au Splendid vont découvrir beaucoup de nouvelles choses.  Je parle beaucoup de l’imaginaire, de l’enfance, comment je suis devenu celui que je suis. » Entre stand-up, personnages et improvisations, PV entraîne le public dans son univers avec beaucoup d’humour mais aussi une touche d’émotion.

Le passage par La France a un incroyable talent fut forcément un véritable accélérateur de carrière : « J’ai eu la chance d’être l’un des artistes ayant eu le plus de retours par rapport à mes passages et j’ai tout de suite vu l’effet télévision sur le nombre de réservations à mes spectacles et d’abonnés sur mes réseaux sociaux », sourit PV, qui se réjouit deux revenir dans le Nord, une ville où vivent ses cousins et où il a l’habitude de venir se promener. 

« Presque Vrai », le spectacle de PV, le samedi 23 mai (20 h) au Splendid à Lille.

Hugues Aufray, bientôt 97 ans, et toujours déterminé à être heureux

Hugues Aufray prend toujours le même plaisir à monter sur scène. (c) Murielle Aufray

Il est l’artiste le plus âgé encore en activité. À bientôt 97 ans, Hugues Aufray continue de tourner un peu partout en France. Dimanche, il sera à Sceneo, à Longuenesse, et lundi, c’est du côté de Roubaix qu’il viendra retrouver un public du Nord qu’il porte dans son cœur. « Je ne suis pas un opportuniste, je ne cherche pas à flatter, mais le public du Nord est le plus chaleureux de France. Dès que le concert commence, les gens sont déjà en train de chanter, danser, taper dans les mains. Je suis heureux de les retrouver et de leur montrer que je suis en bonne santé, toujours actif. »

La clé de sa longévité ? « Certains diront que c’est parce que je ne fume pas et que je ne bois pas, mais c’est faux, car j’ai commencé à fumer au service militaire. J’ai longtemps gardé cette mauvaise habitude avant de m’apercevoir que c’était stupide. J’ai bu aussi, mais à chaque fois que je buvais, je me battais, et à chaque fois que je me battais, je me cassais quelque chose, donc j’ai décidé d’arrêter de boire », sourit-il.

Son secret réside sûrement davantage dans sa philosophie de vie. « Je n’ai de leçons à donner à personne, mais j’estime que notre devoir est d’être heureux, indique-t-il. Il y a déjà tellement de choses, comme la maladie, les accidents, la souffrance, la perte d’un membre de la famille ou d’un ami, qui peuvent nous rendre malheureux. On n’a qu’une seule vie, il faut la respecter en la rendant positive. »

 

Plusieurs fois escroqué par ses associés au cours de sa vie, Hugues Aufray a été ruiné, et prolonger sa carrière a aussi été une nécessité pour faire vivre sa famille. Mais monter sur scène n’a jamais été une contrainte : « Mon état d’esprit n’a pas changé depuis mes débuts, assure-t-il. Pendant des années, au début de ma vie, je jouais de la guitare et je chantais gratuitement, par plaisir. Ça m’amusait de chanter à l’école, à la messe, au collège, avec les copains du lycée. Chanter, ce n’est pas un travail. D’ailleurs, saviez-vous que “travail” vient du latin tripalium, qui est un instrument de torture ? J’aime beaucoup m’intéresser à l’étymologie, à l’origine des mots. »

Dans sa charmante demeure de Marly-le-Roi, Hugues Aufray doit d’ailleurs pousser les murs pour faire rentrer tous ses livres, ses CD, ses albums, ses instruments de musique, mais aussi ses peintures et ses sculptures. Une passion pour l’art sous toutes ses formes, sur laquelle il s’épanche volontiers au fil d’une conversation, au cours de laquelle l’homme instruit qu’il est navigue allègrement entre histoire, littérature, politique, science quantique et, bien sûr, musique.

« J’ai l’intelligence superficielle, sourit-il, mais, pour tout vous dire, je n’ai jamais rêvé d’être chanteur, de monter sur scène devant un public, de gagner ma vie comme ça. Je voulais être peintre ou sculpteur. J’habite d’ailleurs dans l’ancienne demeure d’Aristide Maillol. Mon père, lui, m’avait poussé vers l’architecture : je suis allé étudier dans un atelier, mais je suis tombé sur des imbéciles et j’en suis vite parti en courant. »

Une bonne nouvelle pour ses fans, qui peuvent l’écouter depuis plus de soixante-cinq ans pour les plus anciens, et qui seront donc au rendez-vous de sa tournée pour reprendre ses plus grands titres. « Il y aura 50 % de vieilles chansons et 50 % de chansons plus récentes, indique-t-il. Choisir n’a pas été le plus facile, même s’il y a des incontournables, car en fait, je suis à la fois très connu de par mon ancienneté, mais aussi très méconnu : j’ai enregistré plus de 440 chansons et les gens en connaissent au mieux une dizaine. »

Santiano, Céline, Stewball, Le Petit Âne gris, Hasta luego, Debout les gars ou encore Adieu Monsieur le professeur sont évidemment les plus réclamées à chacune de ses sorties, et Hugues Aufray ne s’est, fort heureusement, jamais lassé de les chanter.

Hugues Aufray est en concert à Sceneo Longuenesse le dimanche 3 mai (17 h) et au Colisée de Roubaix le lundi 4 mai (20 h).

Audrey Baldassare n’éteint plus le feu, elle le met sur scène

Audrey Baldassare sera au Spotligh à Lille le 15 mai.

Conviée par Tania Dutel à participer à une « soirée de meufs » le 5 février aux Les Enfants Terribles, aux côtés notamment de Sofia Belabess, Amandine Lourdel et Juste Inès, Audrey Baldassare revient avec grand plaisir dans le Nord, le vendredi 15 mai (19 h), au Spotlight, mais cette fois pour son seule-en-scène Hors piste.

Un spectacle dans lequel elle raconte le virage pris par une jeune femme qui, avant de monter sur scène, se chargeait justement de les éteindre. « Mon chemin était tout tracé : j’ai grandi à la montagne, dans un petit village de 200 habitants. Je suis devenue pompier à 18 ans et, à l’approche de la trentaine, ma vraie passion est ressortie, indique-t-elle. J’aime le théâtre, la scène, l’humour, et je me suis dit qu’avant d’être dépressive, d’avoir des enfants, un labrador et un crédit, je voulais essayer. »

Parmi ses inspirations figurent Florence Foresti, « le coup de cœur de ma vie », mais aussi Chantal Lauby ou Marina Foïs, « des femmes qui ont excellé au milieu d’un groupe de gars ». Dans un premier temps, Audrey Baldassare a préféré écrire ses textes toute seule : « J’avais besoin de me prouver que j’en étais capable », avoue-t-elle. Puis, elle s’est laissée rattraper par le syndrome de l’imposteur et a fait appel à un ami, Rabah Benachour, pour l’épauler. « Ça a fait évoluer mon spectacle, ça m’a permis d’aller plus en profondeur dans mes idées. »

Comment définir son spectacle ? « Hors piste parle de liberté, de sortir des sentiers battus, de freestyle, de tenter des choses plus dangereuses, de ne pas se sentir enfermée dans un déterminisme social. »

Audrey Baldassare dans « Hors piste », le vendredi 15 mai (19 h) au Spotlight.