DNA : Juliette Mabilat attendait une belle histoire pour Lizzie

Lizzie (Juliette Mabilat) vit enfin une belle histoire d'amour dans DNA. (c) TelSète-TF1

Même si elle ne fait pas partie du casting de la première heure, Juliette Mabilat a désormais un sacré vécu dans la série quotidienne de TF1, Demain nous appartient. Cela fait, en effet, déjà cinq ans que la famille Roussel a investi Sète. La comédienne se souvient très bien de ses premiers pas. « Arriver en famille, ça m’a vraiment aidée, car j’étais encore mineure à l’époque et un peu stressée d’arriver dans une grosse machine comme DNA, avoue-t-elle. Même si tout le monde était hyper accueillant, ça n’est pas forcément évident de sociabiliser au début. Là, je suis arrivée avec une mère et deux frères, on était tous dans le même bateau. Et puis, ça m’a changé, en tant que fille unique, d’évoluer dans une ambiance familiale. J’ai aussi été très heureuse de retrouver Sixtine Dutheil (Maud), avec qui j’avais tourné dans un long métrage quand on avait huit ou neuf ans. »

La comédienne a tout de suite apprécié son personnage : « Lizzie est solaire, elle n’est pas méchante, elle aime jouer les grandes sœurs, même si elle est parmi les plus jeunes. Après, elle a son caractère, il ne faut pas l’emmerder », sourit-elle.

Ce rôle lui a déjà permis d’aborder des thématiques qui lui tenaient à cœur, comme la grossophobie : « C’est un sujet important qu’on a tendance à banaliser, alors que ce n’est pas normal. Défendre un personnage victime de harcèlement devant des millions de téléspectateurs, c’était intéressant à faire, d’autant que cette arche s’entremêlait un peu avec l’homophobie qui touchait Jack, le frère jumeau de Lizzie. On avait d’ailleurs reçu ensuite plein de témoignages de gens qui vivaient ça et qui nous remerciaient d’en parler dans la série. J’ai été marquée par ces tournages, je me souviens que nous avions pleuré au premier degré. »

Juliette Mabilat espérait aussi depuis un moment que les auteurs offrent à Lizzie une belle histoire d’amour. C’est chose faite depuis quelque temps avec sa rencontre avec Waren (Théo Gerey), un jeune boulanger des Halles. Une relation qui va, toutefois, la mener, dans l’intrigue à suivre cette semaine, dans une situation très inconfortable.

Également passionnée de musique, Juliette Mabilat donne quelques concerts et mène d’autres projets en parallèle. Malgré tout, même si on a eu un aperçu de ses talents vocaux dans une chorale, la comédienne préfère cloisonner ses projets artistiques. « Je préfère que le public dissocie bien la comédienne de la chanteuse. »

Demain nous appartient, du lundi au vendredi (19 h 10) sur TF1.

Bruno Solo et Issa Doumbia rejoignent Scènes de ménages

Bruno Solo incarne le fils de Raymond (Gérard Hernandez) dans Scènes de ménages.(c) Cécile Rogue - M6

Le lancement de la dix-huitième saison de Scènes de ménages est programmé pour le lundi 24 août à 20 h 40 sur M6. De nouvelles aventures placées sous le signe du changement attendent chacun des protagonistes.

Le changement le plus radical concerne sans aucun doute Camille (Amélie Etasse) et Philippe (Grégoire Bonnet), dont le foyer va s’agrandir avec l’adoption de Noam (Aaron Zach), un jeune garçon de douze ans. Une arrivée qui va bouleverser leur quotidien et mettre en exergue certains traits de leur personnalité, comme le côté mère louve de Camille.

C’est également une histoire de famille, mais d’un tout autre genre, qui attend Raymond (Gérard Hernandez). Celui-ci va, en effet, voir revenir dans sa vie son fils Franck, parti depuis plus de quinze ans en Australie sans jamais donner de nouvelles. Autant dire que ce retour ne se fera pas sans fracas : Franck va goûter au sens de l’accueil de Raymond et de son amie Nicole (Chantal Ladesou). Pour incarner ce nouveau personnage, la production a choisi Bruno Solo, qui avait déjà fait les beaux jours de M6 au début des années 2000 avec le programme court Caméra Café.

Un autre comédien va faire sa rentrée dans la série en la personne d’Issa Doumbia. Lui aussi rompu à l’exercice des saynètes humoristiques grâce à sa participation, il y a quelques années, à la série Nos chers voisins, il va intégrer l’épicerie d’Alice (Élodie Poux) et Sofiane (Majid Berhila) en tant qu’employé. Dans la peau de Guilain, il va vite être tiraillé entre ses deux patrons.

Voyages et travaux

Pour deux autres couples, il sera question de voyage. Soucieux de quitter la vie parisienne et de trouver une nouvelle région où poser leurs valises, Leslie (Claire Chust) et Léo (Vinnie Dargaud) décident de partir à l’aventure en van et de se lancer à la découverte de la France. Un road trip enthousiasmant, mais qui va vite révéler ses inconvénients (promiscuité, confort).

Pour Emma (Anne-Élisabeth Blateau), Fabien (David Mora) et leurs enfants, le dépaysement sera bien plus marqué puisque, à la suite d’une promotion obtenue par Emma, toute la famille part s’installer à Dallas. Les contraintes de la langue ainsi que la découverte de la vie américaine et de ses spécificités promettent quelques grands moments.

Reste Liliane (Valérie Karsenti) et José (Frédéric Bouraly). Pour eux aussi, le changement, c’est maintenant, mais pas sur le plan familial ou professionnel. Il sera cette fois question de grands travaux. Le couple a décidé de changer de décor, de tout remettre à neuf, mais les goûts et les couleurs… Si, pour certains, refaire une cuisine est déjà tout un débat, imaginez ce qu’il peut se passer lorsque l’on décide de casser des murs et de tout refaire du sol au plafond.

Scènes de ménages, saison 18, à partir du lundi 24 août à 20 h 40 sur M6.

Lexan Léger, l’art du mouvement

Lexan Léger est en perpétuelle découverte. (c) Frédéric Iovino

Chaque mois, Planète Lille va à la rencontre d’un élève du Studio 8 de l’École du Nord. Le portrait du mois est consacré à Lexan Léger.

À 17 ans, rien ne le destinait vraiment au théâtre. Élève au lycée Saint-Sernin de Toulouse, Lexan se passionnait davantage pour la musique. Une option théâtre a pourtant tout changé. « C’était le premier endroit où je ne m’ennuyais jamais », résume aujourd’hui le jeune comédien, dont le parcours est marqué par une soif constante d’apprendre. Après trois années au Conservatoire de Toulouse, puis deux autres à celui de Colmar, il poursuit sa formation depuis la rentrée 2024 à l’École du Nord.

Né en région parisienne, passé par Chambéry, Bayonne, Toulouse, Strasbourg, Colmar puis Lille, Lexan envisage le métier de comédien comme une succession de rencontres et de tournées. L’idée de partir sur les routes l’enthousiasme autant que celle de partager le plateau avec des artistes qu’il admire. « Mes monstres de théâtre ne sont pas forcément des célébrités. Ce sont souvent des proches, des amis, des personnes qui m’inspirent au quotidien », assure-t-il.

À Lille, où il a découvert une ville qu’il juge plus populaire et ouverte que d’autres qu’il a traversées, il trouve un environnement en accord avec sa conception du théâtre : un art accessible, capable de rassembler des publics variés.

De nouvelles portes ouvertes

Curieux de toutes les formes scéniques, Lexan refuse d’opposer théâtre classique et écritures contemporaines. Plutôt attiré par des auteurs comme Jean-Luc Lagarce et Bernard-Marie Koltès, il admet avoir été longtemps réticent face à Molière ou Shakespeare mais raconte avoir découvert une autre manière d’aborder ces textes grâce à des enseignants qui lui ont offert de nouvelles portes d’entrée.

Son parcours à l’École du Nord confirme cette ouverture. Masque, danse, cabaret, sport, voyage d’étude au Congo,lectures au festival d’Avignon, chaque expérience devient un terrain d’exploration. Un récent stage autour du cabaret, qu’il abordait avec appréhension, s’est même transformé en véritable révélation. « Il faut savoir que je suis une personne trans, précise-t-il. Du coup, j’ai vraiment rejeté tout ce qui était mettre des boucles d’oreilles, du vernis. J’ai des problèmes en plus avec ma voix, je ne l’aime pas trop et parfois quand j’appelle des gens au téléphone on me dit madame, ça m’énerve. Au final, le stage s’est très bien passé, ça m’a donné envie de voir un peu plus de cabaret, de voir un peu plus de show, de découvrir davantage cet univers. »

Son avenir après l’école du Nord ? S’il n’exclut pas un détour par le cinéma, c’est la scène qui demeure son horizon. Avec un ancien camarade de Colmar, il prépare déjà la reprise d’un spectacle pensé pour tourner dans les festivals, porté par une scénographie légère. Une caravane, un système son et l’envie de raconter des histoires.

Vincent Dubois ne veut surtout pas perdre le côté artisanal des Bodin’s

Vincent Dubois incarne depuis plus de trente ans la Maria Bodin @ Sabrina Mariez

Invité de l’édition 2026 du Festival CineComedies à Lens, le comédien Vincent Dubois était venu, en juin, sans son camarade Jean-Christian Fraiscinet, évoquer leur premier film, Mariage chez les Bodin’s, projeté pour l’occasion. Les deux hommes seront de nouveau réunis sur scène le mardi 3 novembre, au théâtre Sébastopol de Lille, pour une soirée spéciale « Absolutely Hilarious », aux côtés d’Antonia de Rendinger et Laurent Barat. Planète Lille a profité de son passage dans le Pas-de-Calais pour aller à la rencontre de celui qui campe la redoutable Maria Bodin…

Vincent, la tournée des 30 ans, entamée en 2025, n’en finit plus. De nouvelles dates sont prévues en 2027…

« Oui, ce n’était pas prévu. Ça a marché encore mieux que ce que l’on imaginait. Du coup, on a décidé de prolonger un peu en se disant qu’avec la campagne présidentielle à venir, les Bodin’s auraient bien des choses à raconter là-dessus. »

Adapter régulièrement le spectacle à l’actualité, est-ce l’une des clés de votre longévité ?

« C’est devenu notre marque de fabrique. Les gens sont friands de tout ça, ils attendent de savoir ce que les Bodin’s vont penser de tel ou tel sujet. Ça nous oblige à regarder tout ce qui se passe et à voir l’actualité avec un prisme différent. On essaie de ne pas forcément faire passer ce que, nous, on pense. C’est toujours intéressant de faire réagir ces personnages pleins de bon sens, à la façon des brèves de comptoir, des anciens de chez nous. Les Bodin’s sont un peu devenus des ambassadeurs des petites gens. Le spectacle vivant permet de se renouveler sans cesse, de tester, de revoir sa copie, de formuler différemment si besoin, d’un jour sur l’autre. »

Ce qui marque avec les Bodin’s, ce sont aussi les moyens déployés sur la tournée pour reconstituer, à chaque fois, le décor de la ferme…

« Oui, c’est une énorme machine : dix semi-remorques sur la route, plus de soixante personnes mobilisées et les animaux pour chaque spectacle. On n’aurait jamais imaginé, au départ, faire des choses pareilles. Quand on nous a proposé les Zéniths, on s’est dit que nous n’étions pas faits pour ce genre de salle. On avait commencé à créer ce spectacle de plein air dans une vraie ferme en 2005. Dans notre région, il y a beaucoup de spectacles son et lumière historiques et on s’était dit que ce serait bien de faire quelque chose de similaire, mais en comédie. On a donc imaginé les Bodin’s dans la cour de leur ferme. Ça fait plus de vingt ans que ça dure et plus de dix ans que le spectacle tourne partout en France. Le ciel a été bienveillant avec nous, tout s’est fait progressivement. Ça a permis de garder ce côté artisanal qu’il ne faut surtout pas perdre, au risque de se perdre en route. »

Les Bodin’s sont aussi passés de la scène au cinéma en 2008 avec, justement, Mariage chez les Bodin’s, programmé par le festival CineComedies. Quels souvenirs en gardez-vous ?

« La première chose, c’est le doute. Quand Éric Le Roch, le réalisateur, est venu nous proposer d’adapter les Bodin’s au cinéma, nous étions très sceptiques. Nous sommes de grands défenseurs du spectacle vivant, de la scène, parce qu’on vient de là, c’est notre ADN, et on ne pensait vraiment pas que ces personnages étaient faits pour le cinéma. Éric nous a convaincus. Il a eu cette idée du reportage caméra à l’épaule. On avait très, très peu de moyens. On a tourné en six jours. Je crois que le budget du film, c’était 96 000 euros. Inutile de dire que c’était vraiment au ras des pâquerettes mais, au final, on en est fiers. Depuis, on a fait d’autres films avec plus de budget et je trouve qu’on n’a pas réussi à faire mieux. Il y avait, je pense, une vérité, de la tendresse. Ce que l’on fait comme ça, avec l’énergie des débuts, de la jeunesse, après, on passe son temps à le rechercher. Quand on a fait beaucoup de camping, on a envie d’être à l’hôtel et puis, quand on est à l’hôtel, on regrette le camping. Je regarde toujours Mariage chez les Bodin’s avec plaisir. C’est mon préféré, même s’il est plein de défauts. »

Quatre autres films ont suivi…

« On a eu de plus gros moyens, on a adapté notre jeu aussi, parce que c’est quand même vraiment différent. C’est un autre métier. Au début, on faisait tout le contraire de ce qu’il fallait faire, car on était dans l’énergie du théâtre. On avait tendance à grossir le trait. On a appris aussi à faire du cinéma. »

Les Bodin’s ont voyagé en Thaïlande, en Corse, au Maroc… Quelle est la prochaine destination ?

« Ce qui est drôle, c’est qu’au début, nous étions persuadés qu’il fallait les faire vivre chez eux, en autarcie, que c’était comme ça qu’on en tirerait l’essence. Et puis, très vite, on s’est aperçus qu’en fait, c’était le contraire. Il fallait vraiment confronter ces personnages à la modernité. Je ne sais pas encore ce que l’on va faire. On a des idées, des gens aimeraient que l’on fasse vite quelque chose mais, avec Jean-Christian, on freine des quatre fers. On ne cherche pas une destination, on cherche une histoire. Qu’est-ce que l’on va raconter dans le prochain film ? Dans Les Bodin’s partent en vrille, on défendait quelque chose dont on avait envie de parler : la désertification des campagnes. On cherche donc un autre thème que l’on veut aborder. Quand tu n’as plus besoin de faire ce métier pour manger, je trouve qu’il faut avoir l’honnêteté de ne pas faire de l’alimentaire. Je ne jugerai jamais des comédiens qui ont fait des choses moyennes parce qu’ils avaient besoin de travailler, de nourrir leurs enfants. Mais quand t’as bien gagné ta vie, je trouve que ce n’est pas très bien d’en faire. »

Est-ce que la limite des Bodin’s sera physique, puisque je sais que votre dos est mis à rude épreuve avec la posture de Maria Bodin ?

« Sans doute. C’est vrai que j’ai un préparateur physique avec moi en tournée, que je vois régulièrement un kiné, un ostéopathe. Je fais très attention à mon hygiène de vie. Avant, j’aimais bien, après les spectacles, boire deux ou trois canons, sortir la guitare et me coucher à point d’heure, mais je ne le fais quasiment plus. On se croit indestructible, on pense que ça n’arrive qu’aux autres mais, quand les emmerdes de santé te tombent dessus, que la souffrance est là, ça remet tout à plat. Et puis, après, il y a l’aspect psychologique. Il faut rester des enfants pour continuer à jouer, que ça t’excite, que ça t’amuse. Sinon, il faut savoir s’arrêter, ne pas en faire un drame et faire d’autres choses. »

Dernière question : comment réagissent les gens quand ils vous découvrent sans votre tenue de scène ?

« On a fait quelques émissions à visage découvert, donc la plupart nous reconnaissent désormais et on n’a jamais cherché à entretenir le mystère. Mais ce qui est bien, c’est que les vraies stars, ce sont nos personnages, ce qui nous permet d’avoir une vie presque normale. Je pense que j’aurais mal vécu le fait d’être idolâtré.»

Les Bodin’s seront sur la scène du théâtre Sébastopol de Lille le mardi 3 novembre (20 h 30), dans le cadre d’une soirée « Absolutely Hilarious », aux côtés d’Antonia de Rendinger et Laurent Barat.

Jérémy Charvet, la vie toujours plus belle

Jérémy Charvet incarne l'avocat Ulysse Kepler depuis 2024. (c) Olivier Martino - Capa Picture - TF1

Il ne fait pas partie des personnages historiques de la série, mais depuis 2024, Jérémy Charvet a trouvé sa place dans Plus belle la vie, encore plus belle, diffusée chaque après-midi à 14 h sur TF1, du lundi au vendredi. Il y incarne un avocat répondant au nom d’Ulysse Kepler…

Jérémy, connaissiez-vous bien la série avant de l’intégrer ?

« J’en avais entendu parler. Il m’est arrivé de voir quelques épisodes mais, pour être honnête, je regardais peu la télévision quand j’étais plus jeune. Je ne l’avais donc pas suivie comme l’ont fait des millions de Français depuis vingt ans, mais elle faisait partie du paysage télévisuel. Quand on m’a annoncé qu’elle allait être reprise sur TF1, j’ai trouvé que c’était une très bonne idée et, quand j’ai passé le casting, je me suis dit que ce serait génial d’en faire partie. »

Est-ce facile d’intégrer une famille qui se connaît depuis si longtemps ?

« Oui, tout s’est bien passé dès le début avec les acteurs, les équipes techniques et la production. C’est un honneur d’en faire désormais partie et ça a été incroyable de constater à quel point elle est toujours aussi forte et comment elle continue d’accompagner le public. »

Vous ne connaissez pas forcément le passé des personnages. Est-ce qu’il y a quelqu’un pour vous aider à vous repérer dans les différentes histoires ?

« Déjà, j’ai besoin de travailler mes scènes en amont. Donc, si j’ai la moindre question, j’appelle la personne concernée. On peut aussi solliciter une personne référente de l’écriture et, lors des tournages, on a une scripte qui nous fait un peu une rétrospective de ce qui a pu se passer dans la vie des personnages avec lesquels je suis en interaction. Le but, c’est de savoir danser ensemble, pas de se marcher sur les pieds. »

Comment jugez-vous l’évolution de votre personnage, Ulysse Kepler ?

« Au début, il était très carré, très strict. Il faisait tout ce que sa mère lui disait mais, progressivement, il s’émancipe. Sa famille s’est brisée, tout s’est fissuré dans sa vie professionnelle comme personnelle et, du coup, il est en train de renaître. On a commencé à découvrir sa vraie nature, ses zones d’ombre et de lumière. Ça lui a apporté pas mal d’humanité et je suis heureux de jouer tout ça. »

Avec désormais un peu de recul, comment expliquez-vous le succès de la série ?

« Il y a une humanité sur le plateau, dans les équipes, et un vrai respect du téléspectateur. La série s’empare de tous les sujets qui traversent la société et les amène dans la cuisine, dans le salon des gens. Du coup, le public peut s’identifier aux personnages qui vivent les mêmes choses qu’eux, qui sont imparfaits. »

L’arrivée dans ce programme a marqué un vrai tournant dans votre notoriété ?

« Oui, j’avais déjà fait des choses avant. J’avais remplacé Mathieu Chedid dans Le Soldat rose et puis j’avais participé à The Voice, qui m’avait offert une certaine reconnaissance. Mais le fait d’être quotidiennement sur les écrans des Français, ça change tout. »

Et musicalement, vous en êtes où ?

« Au début, j’avais du mal à tout concilier. Je me suis concentré sur Plus belle la vie, encore plus belle, qui me demandait un travail fou, et je faisais quand même des concerts le week-end un peu partout en France. Petit à petit, j’ai trouvé mon rythme et j’ai commencé à écrire, à composer. Je suis allé en studio d’enregistrement en début d’année. J’ai déjà sorti quelques titres, comme Au fil de la vie et, plus récemment, Ailleurs. Je vais en sortir d’autres progressivement mais je suis en développement, j’ai encore tout à prouver en tant que chanteur. Vu que je fais de la chanson française, il y a un lien avec les fans de Plus belle la vie, encore plus belle. Avant, je chantais devant 200 personnes ; maintenant, c’est entre 1 000 et 1 200. L’effet télé est indéniable. »

Plus belle la vie, encore plus belle, du lundi au vendredi à 14 h sur TF1.