Issa Doumbia fait son entrée dans Scènes de ménages

Issa Doumbia rejoint Scènes de ménages, aux côtés d'Elodie Poux et Majid Berhila. (c) Noon

La dix-huitième saison de Scènes de ménages sera diffusée à partir de ce lundi 24 août (20 h 40) sur M6, avec, parmi les nouveautés de cette rentrée, l’arrivée d’Issa Doumbia dans la vie du couple composé d’Élodie Poux et Majid Berilha. Il y incarne Guilain, le nouvel employé d’Alice et Sofiane. « Guilain vient de Paris, il travaillait à La Défense, il a toujours évolué avec de gros chiffres, de grosses sommes, jusqu’à ce qu’il fasse un burn-out. Il a donc décidé de changer de vie, de métier, et c’est pour ça qu’il est venu s’installer à la montagne, indique Issa Doumbia. Il est néanmoins encore fragile, le traumatisme a été tellement important que tout est prétexte à le stresser. »

Rejoindre Scènes de ménages a, en revanche, été un vrai bonheur pour l’humoriste : « J’ai vraiment été très bien accueilli. J’ai tout de suite senti que les choses n’étaient pas forcées, que les gens étaient vraiment contents d’être là. Avec Majid (Berilha), on se connaît depuis plus de vingt ans, on a eu des projets en commun. En ce qui concerne Élodie (Poux), je savais évidemment qui c’était, mais nous n’avions jamais travaillé ensemble. On m’avait dit qu’elle était très sympa, donc je suis arrivé en confiance. »

Trouver sa place aux côtés d’un couple qui existe depuis déjà plus d’un an et demi n’a visiblement pas été trop compliqué : « J’avais vu des images, je connaissais donc les personnages, leur univers, mais il est toujours bon de sentir comment les camarades veulent que l’on se greffe, poursuit Issa Doumbia. Les gens viennent regarder le programme pour eux, on essaie de les accompagner en proposant autre chose et on observe comment ils s’adaptent à ceux qui entrent dans leur monde. »

« On est prêts à accueillir plein de gens, on est sympas, mais nous ne sommes pas Charles et Caroline Ingalls. Donc, si on tombe sur des casse-pieds, ils ne reviennent pas », sourit Élodie Poux. Bonne nouvelle pour Issa Doumbia, son séjour de longue durée a visiblement été approuvé.

« J’aime ce genre de programmes, insiste celui que certains ont sans doute découvert dans un autre format court, Nos chers voisins, il y a quelques années sur TF1. Je souffre de dyslexie, donc je me demande encore si on va me juger là-dessus, mais ça n’a pas été du tout le cas. Le challenge dans Scènes de ménages, c’est de bien accorder nos violons pour arriver au bout du sketch sans erreur. Ça fait plaisir quand on y parvient, car, comme c’est un plan-séquence, si on rate, on doit refaire toute la prise. »

Une belle nouvelle aventure pour l’humoriste, que l’on retrouvera aussi sur la scène du théâtre Sébastopol à Lille, le samedi 19 décembre (20 h), pour son spectacle Monsieur Doumbia.

« Scènes de ménages », du lundi au vendredi (20 h 40) sur M6.

Anne Décis aimerait retrouver « une Luna amoureuse » dans Plus belle la vie, encore plus belle

Anne Décis incarne Luna Torres dans Plus belle la vie, encore plus belle. (c) Olvier Martino Capa Pictures - StudioTF1

Invitée il y a quelques mois du festival Séries Mania à Lille, Anne Décis, l’une des comédiennes de la première heure de la série Plus belle la vie, encore plus belle avait pu constater sa popularité auprès du public nordiste. Nous en avions profité pour échanger sur le succès et son rôle de Luna Torres dans la plus ancienne série quotidienne française. 

Quand vous avez commencé Plus belle la vie, imaginiez-vous être encore dans la série 22 ans plus tard ?

«Non, c’était impensable ! Plus belle la vie est devenue un véritable phénomène de société. Je pense qu’il y a aussi une part de magie et de mystère dans le succès d’une série. C’est comme une mayonnaise qui prend : il faut être au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes. »

Selon vous, qu’est-ce qui explique que la série soit toujours aussi populaire ?

«  La série s’adresse à plusieurs générations. Elle parle des problèmes que chacun peut rencontrer et dans lesquels les spectateurs peuvent se projeter, tout en proposant des histoires romanesques qui permettent de sortir du quotidien. C’est probablement une des clés du succès. »

Comment avez-vous vécu le retour de la série sur TF1 ?

«Nous savions depuis plusieurs mois que la série allait revenir, mais nous devions garder le secret. On recevait de nombreux messages et dans la rue, les spectateurs nous demandaient pourquoi la série avait été arrêtée et certains étaient même en larmes. Nous avions envie de leur dire que Plus belle la vie allait revenir, mais nous ne pouvions rien révéler. Nous savions donc qu’il y avait une très forte attente. Le public a immédiatement répondu présent et TF1 a amené une nouvelle façon de filmer, de penser,qui a permis de renouveler notre série. »

Existe-t-il un esprit « Plus belle la vie » qui se transmet aux nouveaux comédiens ?

« Il faudrait leur demander mais nous avons toujours eu la réputation d’être accueillants. Les nouveaux comédiens apprécient généralement beaucoup l’ambiance et n’ont pas envie de partir. Il y a quelque chose de familial et de bienveillant. Je pense que le public ressent cette bonne ambiance, même inconsciemment.

Les spectateurs font-ils facilement la différence entre vous et votre personnage, Luna ?

« Certaines personnes ont parfois du mal à faire la différence parce qu’elles me voient très souvent à la télévision. D’autres y arrivent très bien. Quand je joue au théâtre ou dans une autre fiction, les spectateurs me disent qu’ils sont surpris mais surtout très contents de me voir dans un autre rôle. Ils sont attachés à Luna, mais ils apprécient aussi de me découvrir ailleurs. »

Quels sont les moments de l’histoire de Luna que vous avez le plus aimé jouer ?

« La période où Luna est devenue paraplégique m’a beaucoup passionnée. J’ai pu travailler pendant deux ans sur ce personnage et explorer différentes étapes : la renaissance, le déni, la colère et le moment où elle décide d’aller mieux. J’ai également beaucoup aimé jouer les grandes histoires d’amour de Luna, avec leurs tromperies et leur côté romanesque. Ce sont aussi de belles rencontres avec les comédiens qui viennent un peu cimenter mon personnage. »

Y a-t-il une évolution que vous aimeriez pour Luna ?

« J’en ai parlé avec certains auteurs. Depuis plus d’un an et demi, Luna est beaucoup dans l’aide aux autres. J’aimerais qu’elle retrouve une grande histoire d’amour et des émotions fortes. Je tiens beaucoup à son côté social, qui fait partie de son identité, mais j’aimerais retrouver davantage la Luna amoureuse. »

Regardez-vous d’autres séries ?

« Bien sûr. Dernièrement, j’ai regardé les trois saisons de The White Lotus en huit jours. J’ai adoré la direction artistique et surtout la liberté de la série. Je suis également en train de découvrir Succession. »

Quelle série de votre enfance vous a particulièrement marquée ?

« La première série que j’ai regardée quand j’avais environ 10 ans c’était Santa Barbara. J’aimais beaucoup les personnages et notamment le méchant Mason Capwell. J’ai également beaucoup aimé 24 Heures Chrono et Lost, dont les premières saisons étaient totalement dingues. Friends a aussi marqué toute une génération. »

« Plus belle la vie, encore plus belle », du lundi au vendredi à 14 h sur TF1.

Jules-Edouard Moustic, de Groland à I have a dream, un apôtre de la liberté

Jules-Edouard Moustic a savouré les années Groland. © Pauline Maillet

Invité il y a quelques semaines au Festival CineComedies de Lens, Christian Bordé, plus connu du grand public sous le nom de Jules-Édouard Moustic, a accepté de revenir sur la formidable aventure de Groland, un ovni télévisuel lancé au début des années 1990 sur Canal+.

Groland, c’est un pays fictif, inspiré des principautés de Monaco et d’Andorre, avec un président à vie, Christophe Salengro, ce qui en fait une « Présipauté ». Celle-ci avait l’ambition de posséder une chaîne d’actualité internationale avec, notamment, un reporter déjanté, Michael Kael (Benoît Delépine), un correspondant local alcoolique (Gustave Kervern) et un présentateur de JT obséquieux, incarné par Jules-Édouard Moustic, qui restera à l’antenne pendant plus de vingt-cinq ans, jusqu’en 2019.

Politiquement incorrecte, Groland a pourtant failli ne pas voir le jour. « J’avais travaillé comme auteur pour Les Nuls, puis pour Les Guignols, et j’avais recruté Benoît Delépine, qui avait en parallèle ce projet de Groland avec Christophe Salengro, se souvient-il. Une première version a été présentée à Alain De Greef, qui trouvait ça intéressant, mais qui ne pensait pas le public prêt à ça. Puis, ayant vécu à Monaco et en Andorre, j’ai apporté ma pierre à l’édifice et on a trouvé un angle qui a, cette fois, convaincu Alain De Greef de dire oui. On ne pouvait évidemment pas imaginer, à ce moment-là, le succès que ça allait avoir. »

Groland est devenu un état d’esprit, un art de vivre particulier. C’était surtout une liberté de ton validée par tous les grands patrons qui se sont succédé sur la chaîne cryptée. « On avait carte blanche, nous n’avons jamais été censurés. Parfois, on sortait des énormités, on éclatait de rire en se disant : “Oh non, non… Oh si !” On doutait trois secondes et demie, s’amuse-t-il. Il y a bien eu quelques nouveaux sous-directeurs ou sous-directrices qui rentraient dans le système, qui étaient payés cher pour nous surveiller. Ils avaient la trouille et voulaient nous refuser des choses comme un mec à poil, alors qu’on l’avait déjà fait plusieurs fois par le passé. On recevait un coup de fil nous disant : “Tel sketch, ce n’est pas possible.” On disait que ça l’était. Eux insistaient avec le non. Ça finissait par un “ta gueule” et on le faisait quand même. Ce ne serait sans doute plus possible aujourd’hui. Avoir duré plus de vingt-cinq ans, c’est incroyable. Tous les ans, on se demandait s’ils allaient nous signer un nouveau contrat et, à chaque fois, c’était oui. »

Sept ans après avoir quitté l’antenne, Jules-Édouard Moustic ne regrette rien et ne s’ennuie absolument pas. Adepte de la photo et de la marche, il passe surtout huit à dix heures chaque jour à écouter de la musique du monde entier pour dénicher des pépites qu’il diffuse ensuite sur sa radio, pleinement autofinancée, sans publicité, qu’il diffuse sur le web et qu’il a baptisée I Have a Dream, en forme de clin d’œil à Martin Luther King.

Une radio sans patron, sans employés : « C’est juste pour dire aux gens ce qu’on peut entendre dans le monde, poursuit-il. Il y a pas mal de soul, de funk, des musiques qui ont bercé ma jeunesse, mais on peut aussi entendre du rap japonais, des choses que l’on n’entend pas sur les radios classiques ou les plateformes musicales qui nous donnent à manger ce que l’on veut. Je suis né avec des gens comme Brel et Brassens, puis j’ai grandi avec le rock, mais le dernier à m’avoir marqué en France, c’est Jean-Louis Murat. »

Un film qui n’est pas tombé du ciel : la vie d’Ilyes Djadel sur grand écran

Ilyes Djadel était ravi de tourner avec Fred Testot et Josiane Balasko (c) KISSFILMS - SND - M6 Films

Vous connaissez sûrement l’expression « sa vie est un roman ». Dans le cas de l’humoriste nordiste Ilyes Djadel, la bonne formule est plutôt « sa vie est un sketch » et même désormais « sa vie est un film ».

« Tombé du ciel », en salle ce mercredi 12 août, est en effet largement inspiré du parcours de ce gamin de Roubaix et d’Hazebrouck, confronté à un choc des mondes lorsque ses parents l’ont inscrit dans un établissement catholique.

« Le premier jour, je me suis dit qu’ils n’avaient pas compris le concept, mais cette expérience a marqué mon adolescence, ma vie, insiste-t-il. Ça a construit l’homme que je suis devenu. J’ai tout de suite imaginé pouvoir en faire un film, mais Kev Adams m’a conseillé de commencer par un sketch. »

Le succès a été immédiat et Mohamed Hamidi, qui avait mis en scène le premier spectacle d’Ilyes Djadel, a été convaincu par l’idée de dérouler la bobine pour en faire un film : « Même si j’ai l’habitude du rythme de la scène et le désir d’entendre des rires au moins toutes les trente secondes, on ne voulait pas faire une succession de sketchs, précise-t-il. On voulait que les gens rigolent, bien sûr, mais qu’on puisse aussi faire passer un message, de l’émotion. Avec le scénariste Mathieu Ouillon, on a cherché une histoire qui rassemble. » « On a fait une comédie de réconciliation entre les jeunes des quartiers et les catholiques », sourit Mohamed Hamidi.

Autour d’Ilyes Djadel, on retrouve donc un casting hétéroclite, avec plein de jeunes talents (Bakary Diombera, Charlotte Deslions, Jade Pedri, Mohamed Moussaide et l’incroyable Max Baissette de Malglaive) et de grands noms comme Josiane Balasko, Fred Testot ou encore Jamel Debbouze. Ilyes Djadel partage d’ailleurs un tête-à-tête fabuleux avec ce dernier, qui rappellera à certains cinéphiles celui de Richard Anconina avec Jean-Paul Belmondo dans Itinéraire d’un enfant gâté.

« Plein de générations différentes ont tourné ensemble sur ce film, se réjouit Ilyes Djadel. Jamel, je le connaissais déjà, mais j’étais quand même stressé. C’est toute mon enfance, j’ai grandi en regardant H ou Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. En jouant la scène, je repensais à tout ça. Jouer avec Josiane Balasko, c’était aussi incroyable, mais elle nous a mis tout de suite à l’aise. »

Parler de religion, même dans une comédie, peut se révéler un terrain glissant, mais les scénaristes ont su éviter les pièges. « On a fait attention à ne heurter aucune religion. Le but n’est pas de rigoler des gens, mais avec les gens. On a donc fait attention à ce que les dialogues ne soient pas mal pris par certains. L’ambition, c’est de rassembler et les premiers retours du public lors de la tournée d’avant-premières laissent penser que le message est passé comme on le souhaitait. »

Ilyes Djadel l’assure, il n’y a pas eu grand-chose à inventer : « Il y a bien sûr des choses qui ont été exagérées, on a extrapolé, mais il y avait déjà beaucoup de matière réelle à développer. Plein de moments sont vrais. »

« Tombé du ciel », un film de Mohamed Hamidi, en salle ce mercredi 12 août. Avec Ilyes Djadel, Josiane Balasko, Fred Testot, Jamel Debbouze…

DNA : Juliette Mabilat attendait une belle histoire pour Lizzie

Lizzie (Juliette Mabilat) vit enfin une belle histoire d'amour dans DNA. (c) TelSète-TF1

Même si elle ne fait pas partie du casting de la première heure, Juliette Mabilat a désormais un sacré vécu dans la série quotidienne de TF1, Demain nous appartient. Cela fait, en effet, déjà cinq ans que la famille Roussel a investi Sète. La comédienne se souvient très bien de ses premiers pas. « Arriver en famille, ça m’a vraiment aidée, car j’étais encore mineure à l’époque et un peu stressée d’arriver dans une grosse machine comme DNA, avoue-t-elle. Même si tout le monde était hyper accueillant, ça n’est pas forcément évident de sociabiliser au début. Là, je suis arrivée avec une mère et deux frères, on était tous dans le même bateau. Et puis, ça m’a changé, en tant que fille unique, d’évoluer dans une ambiance familiale. J’ai aussi été très heureuse de retrouver Sixtine Dutheil (Maud), avec qui j’avais tourné dans un long métrage quand on avait huit ou neuf ans. »

La comédienne a tout de suite apprécié son personnage : « Lizzie est solaire, elle n’est pas méchante, elle aime jouer les grandes sœurs, même si elle est parmi les plus jeunes. Après, elle a son caractère, il ne faut pas l’emmerder », sourit-elle.

Ce rôle lui a déjà permis d’aborder des thématiques qui lui tenaient à cœur, comme la grossophobie : « C’est un sujet important qu’on a tendance à banaliser, alors que ce n’est pas normal. Défendre un personnage victime de harcèlement devant des millions de téléspectateurs, c’était intéressant à faire, d’autant que cette arche s’entremêlait un peu avec l’homophobie qui touchait Jack, le frère jumeau de Lizzie. On avait d’ailleurs reçu ensuite plein de témoignages de gens qui vivaient ça et qui nous remerciaient d’en parler dans la série. J’ai été marquée par ces tournages, je me souviens que nous avions pleuré au premier degré. »

Juliette Mabilat espérait aussi depuis un moment que les auteurs offrent à Lizzie une belle histoire d’amour. C’est chose faite depuis quelque temps avec sa rencontre avec Waren (Théo Gerey), un jeune boulanger des Halles. Une relation qui va, toutefois, la mener, dans l’intrigue à suivre cette semaine, dans une situation très inconfortable.

Également passionnée de musique, Juliette Mabilat donne quelques concerts et mène d’autres projets en parallèle. Malgré tout, même si on a eu un aperçu de ses talents vocaux dans une chorale, la comédienne préfère cloisonner ses projets artistiques. « Je préfère que le public dissocie bien la comédienne de la chanteuse. »

Demain nous appartient, du lundi au vendredi (19 h 10) sur TF1.