Un documentaire touchant sur les sages-femmes sur France 5

Jessica a accueilli Sidonie à Lille.(c) Babel Doc

Journaliste et animatrice à la télévision comme à la radio, Sidonie Bonnec a décidé de se lancer dans un joli documentaire, diffusé ce mardi 23 juin (21 h 05) sur France 5 en allant à la rencontre de celles qui exercent l’un des plus beaux métiers du monde, celles qui accueillent la vie: les sages-femmes.

Sidonie Bonnec a donc pris la route du Népal, du Sénégal,du Guatemala pour observer au plus près la manière d’exercer cette profession selon les moyens, les croyances, les coutumes de chaque pays. Elle a aussi choisi de venir dans le Nord, à la maternité Jeanne de Flandre à Lille pour accompagner Jessica sur une garde de douze heures. « Je trouvais super que l’on veuille présenter notre métier de la sorte et lors de l’avant-première, j’ai vraiment été émue de voir les points communs et les différences à travers le monde, confie la Nordiste. Je trouve que ça permet d’apprendre des choses, de découvrir d’autres techniques et de s’apercevoir que l’on exerce en France ce métier dans un vrai confort par rapport à d’autres pays. »

Même si elle a toujours eu un attrait pour l’audiovisuel, Jessica avoue avoir eu une petite inquiétude au début du tournage qui a vite été levée. «  Je n’ai pas l’habitude des caméras, il faut s’habituer à leurs présences, à celles des micros mais Sidonie a vite su nous mettre à l’aise et on les oublie finalement assez vite. »

La sage-femme craignait également que les patientes soient mal à l’aise dans des moments d’intimité, par rapport à l’éventuelle nudité mais ça a été très bien fait avec discrétion et en accentuant les plans surtout sur les expressions des visages.

« Jeanne de Flandre étant une immense maternité, on traite beaucoup de pathologies différentes, c’était intéressant aussi de montrer que, même si les gens ont une vision positive de notre métier et qu’il y a généralement beaucoup de reconnaissances, tout n’est pas non plus toujours rose et facile. »

Déjà partie travailler deux ans en Guyane, notamment dans certains dispensaires en Amazonie, durant sa carrière, Jessica ne cache pas que le documentaire lui a donné « l’envie d’aller découvrir et peut-être même former des sages-femmes dans d’autres pays ».

« Si j’étais sage-femme, ce mardi 23 juin (21 h 05) sur France 5.

Juliette Tresanini lutte avec humour contre l’âgisme

Juliette Tresanini est comédienne, réalisatrice mais aussi autrice.

Le grand public la connaît surtout comme comédienne. Pendant plus de mille épisodes, elle a notamment incarné Sandrine Lazzari dans la série quotidienne à succès de TF1 Demain nous appartient, mais Juliette Tresanini a bien d’autres cordes à son arc. On l’a vue animatrice dans l’émission OrgasmiQ sur Téva, elle écrit des scénarios pour la télévision, mais elle compte aussi désormais trois livres à son CV d’autrice.

Le dernier né, Les 40 sont cuites ?, lui a été inspiré par une expérience qu’elle a réellement vécue en fêtant son anniversaire : « Un ami m’a dit que je devais en profiter car j’allais bientôt être périmée, alors qu’on n’a absolument pas dit ça à mon mec. Lui a eu droit à un saut en parachute comme cadeau, alors qu’on m’a offert des crèmes antirides, confie-t-elle. Je me suis dit que c’était vraiment deux salles, deux ambiances et que le sujet de l’âgisme était très important, alors qu’on n’en parle finalement pas suffisamment. »

Juliette Tresanini a donc décidé de s’attaquer au sujet, « avec de l’autodérision, de l’humour, en incluant évidemment les hommes pour faire un bout de chemin de pensée en commun, mais pas sous forme de simples conseils ».

« Je l’ai imaginé comme une pièce de théâtre, poursuit-elle. Je négocie avec le Temps, que j’ai personnifié pour essayer d’inverser la courbe et ne plus avoir cette fameuse date de péremption. Il me répond que la solution est que je sois un homme, mais la société m’annonce que ça va être compliqué. Se met donc en place un processus pour essayer de changer la société, avec des personnages, une experte en histoire et des sociologues qui ont vraiment planché sur le sujet, mais l’ensemble est évidemment fictionné. Je dirais que c’est un livre hybride, expérimental. »

Même si elle s’épanouit en variant les projets, alternant les casquettes de comédienne, scénariste et autrice, chacune nourrissant l’autre, Juliette Tresanini a décidé de se recentrer sur sa carrière d’actrice.

On la retrouvera notamment dans la série Grandiose sur TF1, qui évoque une école accueillant des élèves victimes de troubles alimentaires, puis dans la fiction Meurtres à Fort Boyard sur France Télévisions, dont le tournage est en cours.

En revanche, désolé pour ceux qui rêvent d’un retour dans DNA, rien n’est programmé : « On avait déjà fait un premier retour formidable avec Marie Catrix (Morgane Guého) dans une arche il y a quelques années, mais a priori, rien d’autre n’est prévu pour l’instant. Après, nos personnages sont toujours vivants, donc tout reste possible. Ils ont bien fait revenir Samira Lachhab (Leïla Beddiar), qui était censée être morte », sourit-elle. Toujours proche de Solène Hébert (Victoire Lazzari), Juliette Tresanini garde, en effet, toujours un petit œil sur les intrigues.

Les 40 sont cuites ?, de Juliette Tresanini, aux éditions Solar. Prix : 19,90 €.

Alexis Loizon, des comédies musicales à l’humour, la passion de la scène

Alexis Loizon sera à Lille le30juin. (c) Asj productions Stefan Mucchielli

Ils ont connu le succès dans différentes comédies musicales mais, depuis quelques années, c’est en troupe que Damien Sargue et Cécilia Cara (Roméo et Juliette), Ginie Line (Les Dix Commandements), Priscilla Betti (Flashdance), Merwan Rim (Le Roi Soleil, Mozart, l’Opéra Rock), Gwendal Marimoutou (Le Roi Lion, Résiste) et Alexis Loizon (La Belle et la Bête, Grease) refont vivre les plus grands titres de ce genre qui les a fait connaître.

« Quand Alexandre Sorin, le producteur m’a proposé ce concept juste après la pandémie de Covid et quand j’ai vu le reste du casting, je me suis dit que c’était un vrai challenge. Je me suis senti très flatté de me trouver au milieu de tous ces artistes que j’admire », confie Alexis Loizon, ravi de repartir sur une petite tournée qui repassera par le théâtre Sébastopol de Lille le 30 juin.

Même si Gwendal Marimoutou s’évertue chaque année à revisiter la set-list, l’homme n’a jamais eu trop de soucis pour apprendre les différentes paroles : « J’avoue que je connaissais déjà la majeure partie des chansons par cœur, car j’écoutais énormément la radio dans les années 2000 et on ne pouvait pas passer à côté des tubes des comédies musicales de l’époque. J’ai eu un peu plus de travail sur les chansons issues de quelques spectacles anglo-saxons », sourit-il.

S’il n’a jamais cherché à sortir des albums en solo, estimant « ne pas avoir ressenti le besoin d’exprimer des choses personnelles en chansons », jouer dans la comédie musicale Grease semblait écrit dans son destin. « C’était le film préféré de ma mère. J’ai grandi avec et John Travolta était mon acteur fétiche durant mon adolescence, explique-t-il. Au lycée, je me prenais pour Danny Zuko, son personnage dans Grease, avec la veste en cuir et le gel dans les cheveux. Ça m’a valu quelques moqueries, mais j’ai pris, entre guillemets, ma revanche en faisant cette comédie musicale sur Grease. »

Comble de bonheur, pour les 40 ans du film, en 2018, le réalisateur Randal Kleiser est venu en France et a assisté au spectacle : « Il a tellement aimé qu’il nous a proposé, à Alyzée Lalande et à moi, de venir chanter à une fête organisée à Cannes où il y avait John Travolta, qui a été particulièrement sympa, se souvient-il. On a toujours peur d’être déçu quand on rencontre ses idoles, mais ça n’a pas du tout été le cas et il a même demandé qu’on lui envoie une vidéo du spectacle. »

S’il s’est lancé dans la production de films et ne cache pas son envie d’incarner un jour Jean Valjean, Alexis Loizon s’est aussi lancé très récemment dans un autre domaine artistique : le seul-en-scène, avec un spectacle programmé cet été à Avignon : « La troupe des comédies musicales m’avait laissé, il y a quelques années, la liberté de faire un sketch différent dans chaque ville et le public répondait plutôt bien. J’ai donc commencé à faire quelques vidéos sur Instagram qui ont bien fonctionné et, suite au décès de mon papa l’an passé, j’ai eu envie de lui rendre hommage, de faire une lettre d’amour à mon enfance, mais sans tourner ça en mélodrame, plutôt avec humour. Ce n’est pas du stand-up, il y a différents personnages, mais avec un fil rouge dans ce spectacle qui s’appelle Skyblog. »

En attendant, c’est donc en chanson que le public nordiste le retrouvera pour fêter l’été et la musique.

« Les Comédies musicales fêtent la musique », le mardi 30 juin à 20 h au théâtre Sébastopol de Lille.

Francis Huster ne pouvait pas manquer le retour du Zodiaque

Francis Huster, ici aux côtés de Philypa Phoenix, retrouve son rôle dans Zodiaque. (c) François Lefebvre-Felicita Films -TF1

« Les enfants paieront pour les crimes de leurs parents » : vingt ans après la fin de la saison 2, le Zodiaque, que l’on pensait mort, est visiblement de retour, à moins qu’il ne s’agisse d’un copycat. Pour ce troisième opus de la série, diffusé à partir de ce jeudi 18 juin sur TF1 (21 h 10), Claire Keim n’est plus de l’aventure, mais Francis Huster est, lui, bien présent pour endosser de nouveau la tunique du commissaire Keller.

Francis, quand on vous a proposé ce nouveau volet de la saga, avez-vous hésité avant de replonger ?

« Non, je l’ai tout de suite vu comme un signe du destin, comme une occasion de lancer ma nouvelle façon de faire ma carrière. J’ai décidé de ne plus jouer que des rôles où je serai vraiment moi-même, comme Gabin, Raimu ou Bourvil l’ont fait à partir d’un certain moment, pour que les gens sachent qui ils étaient réellement. À l’inverse de grands acteurs comme John Wayne, Fred Astaire, Alain Delon ou Steve McQueen, qui n’ont jamais voulu vieillir, mais dont personne ne sait comment ils étaient dans la vraie vie. J’avais commencé à le faire au théâtre dans la pièce En thérapie, et les gens étaient très surpris de voir comment je jouais. »

Comment avez-vous jugé l’évolution de votre personnage et comment avez-vous procédé pour qu’il soit au goût du jour ?

« Oui, on en a parlé avec le réalisateur Bruno Garcia et l’un des scénaristes, Franck Ollivier, qui est un grand auteur de polars et qui avait écrit les deux premiers opus. On était totalement sur la même longueur d’onde. Il a compris qu’il fallait plutôt mettre l’accent sur l’extraordinaire rapport de force entre les jeunes et les enquêteurs. La série a vraiment été écrite cette saison dans ce sens-là et, au fur et à mesure des épisodes, on voit que Keller devient de plus en plus pressant et de plus en plus présent. Je souhaitais aussi que l’on voie vraiment Keller avec un flingue, que les dialogues paraissent naturels. »

C’est vraiment une série chorale. Est-ce facile d’y faire sa place ?

« Oui, d’autant qu’on a des comédiennes comme Marine Delterme et Catherine Marchal qui sont dans des rôles, dans des scènes, où on ne les imagine pas trop au départ. Ça a bien fonctionné et, sur les 31 acteurs, il y en a 17 qui peuvent être le Zodiaque, et pour chacun, on y croit. Je pense que ça va plaire aux gens. On a vraiment l’impression que quelque chose nous est caché en tant que téléspectateurs et il va y avoir beaucoup de rebondissements, beaucoup de crimes, beaucoup de morts… »

À l’époque du premier Zodiaque, en 2004, on était encore en pleine mode des sagas de l’été avec de grandes histoires, des meurtres, des secrets de famille, de beaux décors, puis cela a progressivement quasiment disparu. Ce Zodiaque 3 peut-il, à votre avis, marquer un retour du genre ?

« C’est exactement le pari fou de cette saison 3. Je pense que les sagas de l’été vont repartir. Ce serait merveilleux de retrouver ces rendez-vous où toute la famille se réunit autour de la télévision. »

Avez-vous eu envie de revoir les deux premières saisons de Zodiaque avant de tourner ce troisième opus ?

« Non, je n’ai pas voulu les revoir. Je m’en rappelle parfaitement et j’avais peur de refaire des choses que j’avais faites à ce moment-là. »

Zodiaque, saison 3, dès ce jeudi 18 juin (21 h 10) sur TF1. Avec Francis Huster, Philypa Phoenix, Erika Sainte, Marine Delterme, Arthur Jugnot, Zoï Séverin, Lannick Gautry, Catherine Marchal…

Deviens Génial, un voyage scolaire linguistique pas comme les autres

Le séjour linguistique ne va pas prendre la tournure attendue. (c) Benoît Linder _ Nolita Cinema

Afin de pouvoir se rapprocher de sa fille, Mathias (Manu Payet), professeur d’espagnol, ment sur son CV pour obtenir le seul poste disponible : celui d’enseignant d’allemand. Une mission difficile quand on ne parle pas du tout la langue de Goethe, et plus encore lorsqu’il faut se rendre sur place dans le cadre d’un voyage scolaire. Pas franchement aidé par Iris (Melha Bedia), une membre du comité de jumelage au grand cœur mais totalement à l’ouest, Mathias va trouver du soutien auprès d’Émilie (Marie-Julie Baup), une collègue aidante et inspirante. Le séjour ne sera toutefois pas de tout repos.

Deviens Génial, une comédie de Léo Grandperret, en salle ce mercredi 17 juin et présentée lors du festival CineComedies à Lens il y a dix jours, s’inscrit un peu dans la même veine que le film Nos jours heureux de Toledano et Nakache et devrait réconcilier ceux qui ne conservent pas un bon souvenir des séjours linguistiques ou autres colonies de vacances.

Ce fut notamment le cas de Marie-Julie Baup : « J’étais une petite fille très timide, donc l’idée de me séparer de mes parents et de me retrouver au milieu d’un grand groupe d’enfants, c’était assez terrifiant pour moi, avoue-t-elle. J’ai tellement somatisé la première fois que j’ai fait une angine blanche dès le premier jour. Je suis restée tout le temps à l’infirmerie. À la fin, ils étaient tous copains, ils avaient vécu des trucs de dingue, mais pas moi. »

La comédienne est, par ailleurs, ravie de pouvoir, à travers ce film, rendre hommage aux professeurs. « Ceux qui m’ont donné envie de faire ce métier, ceux dont j’entends parler chaque soir à table avec mes trois adolescents. Ces gens-là comptent énormément dans la vie des enfants, ils nous marquent. On ne parle pas suffisamment d’eux, ou pas toujours au bon endroit, alors que c’est de toute évidence le plus beau métier du monde. »

Même son de cloche chez le réalisateur, Léo Grandperret : « J’étais un élève médiocre, pas très sympathique avec mes profs, mais certains ont pourtant eu de la patience. Ils ont pris le temps de m’observer et de faire sortir de moi quelque chose d’un peu génial. C’est une profession extraordinaire, très maltraitée en ce moment et, même si le film n’est ni politique ni social, c’est aussi une façon, à travers un divertissement, de leur rendre hommage. »

Si l’idée de départ du film, amenée par le producteur Maxime Delauney, dont le grand-père avait créé le premier comité de jumelage franco-allemand, est restée, le réalisateur Léo Grandperret et le scénariste Sébastien Mounier n’ont pas voulu se limiter à cette seule thématique.

Ils ont aussi exploré les mensonges que des parents sont prêts à proférer pour renouer ou renforcer le lien avec leurs enfants. Mentir pour la bonne cause, est-ce vraiment grave ? Les interprètes du film reconnaissent l’avoir déjà fait, notamment pour obtenir des rôles.

« J’ai fait croire que je savais monter à cheval. Je pensais qu’il y aurait quelques petites chevauchées à faire, mais en fait, il fallait galoper », sourit Manu Payet.

« En ce qui me concerne, j’ai dit que je savais chanter pour avoir le rôle de Piaf dans Monsieur Aznavour, renchérit Marie-Julie Baup. Ce n’était pas le cas, mais j’ai pris quelques cours et ça l’a fait. » Bien lui en a pris, car c’est justement sa prestation dans Monsieur Aznavour qui a convaincu Léo Grandperret de lui confier un rôle dans Deviens Génial.

Si le casting principal a été soigné, la réussite du film tient aussi aux différents jeunes qui les accompagnent. « Logistiquement, c’était un peu compliqué parce que l’on dispose de moins d’heures de travail effectif avec des enfants. Mais humainement et professionnellement, c’était très enrichissant, assure Léo Grandperret. Le fait qu’ils soient nombreux était plutôt un avantage : ça fédère un groupe. J’ai été extrêmement aidé par leur coach, Lucas Lecointe, qui a fait un travail admirable, mais aussi par Manu, Melha et Marie-Julie, qui ont fait preuve d’une immense générosité avec eux. »

« On apprend beaucoup en les voyant jouer parce qu’ils sont débarrassés de toutes les scories que peut avoir un acteur qui veut faire attention à plein de détails. Leur jeu est beaucoup plus spontané », indique Marie-Julie Baup. « Un acteur ne sera jamais aussi bon que lorsqu’il ne fait pas attention, confirme Manu Payet, et, en ce sens, jouer avec des enfants nous rend meilleurs. » Le film confirme cette alchimie et promet d’être l’une des bonnes surprises de ce début d’été.

Deviens Génial, un film de Léo Grandperret, en salle ce mercredi 17 juin. Avec Manu Payet, Melha Bedia et Marie-Julie Baup.