Avec « Drache », MDNS déverse son Lille intime dans un nouvel EP

MDNS sort son EP ce vendedi 20 février.

Moins de deux ans après son premier album « Posthume », le Lillois MDNS(prononcez Madness) sort ce vendredi un nouvel EP généreux (7 titres) qu’il a baptisé « Drache », en forme de clin d’œil à la région. « On avait pas mal de titres, on aurait presque pu faire un deuxième album, mais on voulait quelque chose de plus léger à réaliser, précise-t-il. J’ai pris le temps d’aller à la rencontre des gens, et ce que je raconte dans cet EP, c’est tout mon état d’esprit de ces dernières années, ma vie de Lillois. J’ai habité sept ans au-dessus d’un bar, je descendais tous les soirs boire un verre et discuter avec des gens de tous les âges, de toutes les classes sociales, ça a été hyper enrichissant et une vraie source d’inspiration. »

Si la musique est entrée très tôt dans sa vie, MDNS a longtemps refusé l’idée d’y faire carrière : « J’étais passionné de musique, mais comme mon père était guitariste et qu’il jouait tout le temps, ça me saoulait, sourit-il. Et puis au collège, j’étais assez révolté et j’ai commencé à écrire des textes sur plein de sujets différents, et j’ai décidé de les mettre en musique, en commençant par du rap, car c’était mes influences de l’époque, même si mon père m’avait fait écouter plein d’autres choses. »

Son évolution s’est faite grâce à un voisin, Corentin, qui lui a filé plein de CD, du métal, du néo-métal. « J’ai écouté Korn, Pantera, Motörhead et puis, très vite, je suis tombé dans le punk. J’ai voulu faire du rap extrême avec des influences punk, explique-t-il. J’ai posté mes sons sur la plateforme SoundCloud, j’ai essayé de ramener en France des sons qui me plaisaient, comme ceux de XXXTentacion ou $uicide Boy$, et rapidement une communauté s’est créée. Les gens me suivaient, et c’est là que j’ai réalisé qu’il y avait quelque chose à faire. »

Après une première expérience avec le groupe Syndrome, MDNS a noué des liens avec Train Fantôme. « Ils m’ont convié à des shows à Paris, je les ai invités à des concerts à Lille, et on a remanié le groupe en le transformant en un véritable collectif d’artistes. On a encore des morceaux qui dorment, mais le projet est un peu en pause, car on se concentre tous un peu sur des projets solos en ce moment. »

Initialement soucieux de rester indépendant, le Lillois ne regrette pas aujourd’hui d’avoir rejoint le label Cinq7 de chez Wagram. « Ce sont des gens motivés qui croient au projet, qui ne me disent pas que je dois faire de la pop, ils me laissent une vraie liberté, apprécie-t-il. Humainement, ce sont des gens bien, pas des producteurs véreux comme j’ai pu en rencontrer au début. »

D’ici quelques semaines, MDNS va réaliser l’un de ses rêves en se lançant dans une tournée qui passera notamment par l’Aéronef de Lille le 3 avril. « Je suis juste trop excité, je viens dans cette salle depuis que j’ai 14 ans, s’enthousiasme-t-il. J’y ai vu tous mes groupes préférés. C’est un truc de fou, une consécration, c’est une salle qui fait partie de la culture alternative lilloise et qui fait passer tous les groupes de rock. »

« Drache », le nouvel EP de MDNS, est disponible. MDNS sera en concert le vendredi 3 avril à l’Aéronef de Lille (complet) et le samedi 18 avril au Théâtre de poche à Béthune.

Vincent Desagnat : « La protection de l’enfance, ça me parle »

Vincent Desagnat a intégré la brigade de Léo Mattéï. (c) Jean-Philippe Baltel - Big Band story - TF1

L’ancien trublion du Morning Live, des Bratisla Boys et des différents films de Michaël Youn apparaît de plus en plus dans des fictions pour la télévision. Il vient ainsi de rejoindre la brigade des mineurs de Léo Mattéï pour la treizième saison, actuellement diffusée le jeudi soir (21 h 10) sur TF1.

Est-ce que vous connaissiez la série Léo Mattéï avant qu’on ne vous la propose ?
« Je n’étais pas un téléspectateur assidu, mais je connaissais évidemment la série. Il m’était arrivé de regarder certains épisodes et, surtout, avec Jean-Luc Reichmann, on se connaît depuis des années. Quand il m’a proposé de rejoindre l’équipe, j’ai dit un grand oui, car je savais où je mettais les pieds. C’est quelqu’un de bienveillant : à chaque fois qu’on se croisait et qu’il me posait une question, il écoutait réellement ma réponse, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce métier. J’ai toujours aimé ça chez lui. »

Le fait que ce soit la vie d’une brigade des mineurs, que cela touche à la protection de l’enfance, a-t-il joué dans votre décision ?
« Oui, je suis père de famille, j’ai quatre enfants, donc ça me parle, ça me concerne, d’autant que l’une de mes filles a subi un peu de harcèlement scolaire. »

Parlez-nous un peu de votre personnage, ce commissaire Trimoulin un peu fantasque ?
« Oui, c’est quelqu’un de lunaire, un peu hors sol, un peu hors contexte, qui essaie de gérer la brigade. Ce qui est génial, c’est que Jean-Luc et Nathalie Lecoutre, la réalisatrice, m’ont fait confiance. J’ai pu proposer plein de choses. Après, ce n’est pas forcément évident de jouer un personnage un peu léger par rapport à l’intensité des sujets traités. Jean-Luc m’avait donné comme référence Les Vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati et j’ai trouvé ça génial, cette espèce de folie douce. Alors j’ai plongé là-dedans. »

Comment débarque-t-on dans une série déjà installée depuis tant de saisons ?
« On essaie d’amener de la singularité, ce qui peut permettre de donner une nouvelle couleur au personnage de Léo à travers les rapports qu’il entretient avec nos nouveaux personnages. Après, la force de Jean-Luc, c’est aussi de réunir de belles personnes. On s’est tous très bien entendus sur le tournage. Je ne connaissais pas du tout Louvia Bachelier et, avec Gwendal Marimoutou, on s’était croisés sur le tournage de l’émission Le Meilleur Pâtissier, mais là, je l’ai vraiment découvert. Pour l’anecdote, j’ai halluciné quand j’ai appris que son père était le chanteur des Babylone Fighters, un groupe de ska-punk des années 1990. J’étais ultra-fan de ce groupe quand j’étais adolescent. »

Léo Mattéï, suite de la saison 13, ce jeudi 19 février (21 h 10) sur TF1.

« Le rêve américain » ou la preuve que rien n’est impossible

Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi à la conquête de l'Amérique et de la NBA. (c) Mika Cotellon - ANDP - Gaumont - France 2 cinéma

Il y a des films qui sont là pour distraire, véhiculer des émotions, passer des messages, faire réfléchir… « Le rêve américain », c’est un peu tout cela en même temps. Un film « feel-good », dont on ressort avec la banane, mais que l’on traverse parfois le cœur noué face aux multiples embûches qui se dressent sur la route des deux principaux protagonistes. Un film qui redonne aussi du sens à la valeur travail, à une époque où celle-ci a un peu trop tendance à disparaître. Un film, enfin, qui rappelle qu’à force de persévérance, rien n’est impossible. D’autant qu’il ne s’agit pas ici que de cinéma, mais bien d’une histoire vraie : celle de deux Nordistes, Jérémy Medjana et Bouna Ndiaye, deux fondus de basket qui ont franchi tous les obstacles pour devenir aujourd’hui des agents réputés travaillant avec les meilleurs joueurs du monde en NBA, dont un certain Victor Wembanyama.

« Le rêve américain, ce n’est pas de partir découvrir les États-Unis, c’est de rêver en très grand, de tout mettre en œuvre pour faire ce à quoi on est prédestinés », confie le réalisateur Anthony Marciano. Ne pas compter ses heures, sacrifier sa vie personnelle, s’endetter, rebondir après les désillusions et les trahisons… ça a été le quotidien des deux hommes pendant de longs mois, et le film retranscrit toutes ces étapes. « Leur histoire est d’autant plus incroyable qu’au départ, ils subissent une succession d’échecs, mais ils n’ont jamais renoncé et ils ont apporté la preuve qu’en se donnant les moyens, rien n’est impossible », insiste Anthony Marciano.

Davantage passionnés de football que de basket-ball, Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi ont, malgré tout, eux aussi, été séduits par ces trajectoires hors normes : « On a eu la chance de pouvoir les côtoyer et les assaillir de questions, confient les deux comédiens. Ils ont toujours été disponibles pour nous conseiller sur la façon d’appréhender le métier qu’ils exercent et ils nous ont permis de rentrer dans leur monde en nous emmenant assister à la Draft aux États-Unis ou encore en nous conviant à venir voir le match NBA des Spurs à Paris. »

« Le rêve américain », un film d’Anthony Marciano, en salle ce mercredi 18 février. Avec Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi.

Garou retrouve l’intimité et la fragilité de ses débuts

Garou sera en concert pour deux soirées à LIlle, les 3 et 4 mars.

Il y a un peu moins de trente ans, le public français découvrait l’incroyable timbre de voix de Garou dans la comédie musicale « Notre-Dame de Paris ». Le triomphe fut immédiat. L’artiste a ensuite fait son chemin, parfois seul, parfois en duo, avec par exemple Michel Sardou et Céline Dion, ou même en bande avec Corneille et Roch Voisine pour les Forever Gentlemen. Aujourd’hui, c’est vraiment en solo, avec juste sa guitare pour l’accompagner, qu’il a décidé de monter sur scène pour revisiter trois décennies de carrière. Il sera en concert les 3 et 4 mars au Lille Grand Palais.

Garou, 30 ans de carrière, c’était le bon moment pour regarder un peu dans le rétro et raconter tout ce que vous avez vécu ?
« Sincèrement, je n’avais même pas envie de faire ça. Des amis m’avaient dit : “Tu devrais faire un spectacle comme ça”, mais j’avais peur de me raconter, je trouvais ça un peu égocentrique. Mais je me suis rendu compte que les gens en avaient envie. Je me raconte comme jamais. Je n’ai jamais autant travaillé sur un show : ça fait deux ans que je suis dessus, que je refais des arrangements. En fait, je me suis amusé comme un fou. »

Comment avez-vous procédé pour construire ce spectacle ?
« Le point de départ, c’est cette symbiose avec la nature. J’ai vécu une vie tellement folle pendant des années, à bouger tout le temps, à voyager dans tellement de pays, que ça m’a fait du bien, ces dernières années, de me poser, de prendre le temps. C’est une grande obsession chez moi. Et puis j’ai décidé de complètement revisiter toutes mes anciennes chansons. Ça fait un peu peur, mais le public qui me suit depuis des années sait que j’aime prendre des risques. »

C’est votre premier album avec la casquette d’auteur-compositeur-interprète. Qu’est-ce qui fait que vous n’avez jamais écrit vos chansons avant ?
« Je vivais tellement à fond que je ne prenais pas le temps de m’asseoir, de me consacrer à l’écriture. Et puis j’avais tellement de super auteurs-compositeurs autour de moi qui m’envoyaient plein de chansons que mon métier, c’était plutôt de choisir ce que j’allais interpréter. Et là, alors que je m’étais dit que je ne sortirais plus d’albums, je me suis mis à écrire sans que ce soit un mandat, juste pour le plaisir. Au bout du compte, je me suis dit que ce serait dommage, pour une fois que j’avais un propos, de ne pas en faire quelque chose. En réalité, mon premier véritable album sera en fait le dernier. »

Du coup, pourquoi vous arrêtez alors que vous y prenez du plaisir ?
« C’est vrai, je pourrais aussi écrire pour les autres, mais je crois que je vais d’abord faire une énorme tournée. J’ai beaucoup de dates pour les deux prochaines années et je pense qu’ensuite j’aurai envie de continuer avec des musiciens, notamment pour des pays non francophones. »

À quoi faut-il donc s’attendre ?
« On est partis sur des arrangements électro, mais en gardant en même temps pas mal de sons organiques et même des sons de la nature. Il y aura des images projetées sur scène, mais les images sont aussi dans la musique et je crois que, même en fermant les yeux, le public les verra. »

Cette expérience en solo, ça procure d’autres sensations ?
« Oui, ce sont de nouvelles sensations, mais c’est aussi un retour à mes débuts, quand je chantais dans des bars. On retrouve une intimité, une fragilité. Je n’ai jamais eu peur de la scène, mais là, je me suis senti vulnérable. »

Garou sera en concert à Lille Grand Palais les mardi 3 et mercredi 4 mars (20 h).

Vincent Ebaz attendait depuis longtemps de jouer avec Sophie Marceau

Vincent Elbaz n'a pas caché son plaisir de tourner avec Sophie Marceau dans Lol 2.0 © 2026 CURIOSA FILMS – LOVE IS IN THE AIR - APOLLO FILMS DISTRIBUTION - FRANCE 2 CINÉMA - M6 FILMS 10

LOL 2.0 a réussi son démarrage en se plaçant d’entrée au premier rang du box-office. En salle depuis bientôt une semaine, le film de Lisa Azuelos réunit une grande partie du casting du premier opus, mais aussi un nouveau venu, Vincent Elbaz, qui a adoré l’expérience…

Vincent, aviez-vous vu le premier LOL ?
« Oui, et j’avais beaucoup aimé l’amour qui se dégageait de ce film, le fait qu’il soit connecté à la jeunesse de l’époque tout en restant grand public, familial. C’est une grande qualité. Ça m’a fait penser, dans un autre genre, aux films de Cédric Klapisch. »

Entre les deux films, cette jeunesse a beaucoup évolué…
« Oui, et le film a bien capté ces évolutions, ces transformations sociétales, le fait de faire corps avec cette technologie qui est très envahissante. »

Aviez-vous déjà eu l’occasion de travailler avec Lisa Azuelos et Sophie Marceau ?
« Non, jamais. J’ai découvert Lisa sur le tournage et j’ai beaucoup aimé cette femme, sa générosité. J’ai vite vu qu’elle allait faire un super film. En ce qui concerne Sophie Marceau, c’était un souhait que j’avais depuis longtemps de jouer avec elle. C’est une super actrice dont j’ai vu beaucoup de films, qui m’a inspiré. Être dans ce film, ça n’a été que du bonheur. »

Parlez-nous de votre rôle dans le film ?
« Je suis le mec qui va amener un peu de légèreté. C’est une rencontre amoureuse : on a eu de jolies scènes de comédie romantique avec Sophie. Et même si ce n’est pas le thème central du film, leur histoire correspond à la société d’aujourd’hui, avec les familles recomposées, les gens qui se séparent après avoir eu des enfants et qui doivent composer avec cela pour refaire leur vie. Les deux personnages sont dans la même situation, car lui aussi est grand-père. Pour tout dire, ce film m’a donné envie de faire un film sur ces gens, une comédie romantique de quinquagénaires. »

Vous évoquiez tout à l’heure les films de Cédric Klapisch. En voyant tous ces jeunes comédiens, cela vous a-t-il rappelé la bande que vous formiez dans « Le péril jeune » avec notamment Romain Duris ?
« Oui, totalement. Même si je n’avais pas de scènes avec eux, j’ai découvert plein d’acteurs formidables, notamment Thaïs Alessandrin, la fille de Lisa, qui porte le film. J’ai beaucoup aimé son travail de comédienne et de coscénariste. Ça m’a rappelé que, lorsque l’on est un jeune acteur, on a besoin d’être bien accompagné, avec l’exigence d’un réalisateur ou d’une réalisatrice qui sait vous regarder, vous canaliser, vous diriger. En revanche, je ne leur donne pas de conseils : on l’a fait pour moi quand j’étais jeune et je n’avais pas aimé cette démarche, car cela créait une hiérarchie. Je fais juste en sorte d’être dans le partage du jeu d’acteur avec l’autre, tout en laissant les jeunes faire leurs expériences. »

« LOL 2.0 », un film de Lisa Azuelos et Thaïs Alessandrin. Avec Sophie Marceau, Vincent Elbaz, Thaïs Alessandrin, Alexandre Astier, Nathan Japy…