Kendji Girac sait qu’il va se régaler chaque fois qu’il vient à Lille

Kendji Girac est ravi de retouver le meilleur public de France à Lille.

 Kendji, trois dates de concerts en trois mois à Lille : le Zénith va devenir votre deuxième maison ?

« C’est incroyable, j’ai de la chance. Trois fois, c’est énorme. Chanter à Lille, c’est merveilleux et je sais que je parle au nom de la majorité des artistes. Ce n’est pas l’un des meilleurs publics, c’est carrément le meilleur public de France. Dès qu’on vient ici, les gens chantent à tue-tête, le public est à fond, il y a cette effervescence qu’on ne retrouve pas ailleurs. Je sais qu’à chaque fois, je vais me régaler. » 

C’est la tournée des 10 ans. Est-ce que ce n’est pas une occasion de se retourner sur le chemin parcouru ?

« C’est quelque chose que je n’ai jamais pu faire et que je n’ai jamais réalisé. Si je porte un regard extérieur sur tout ce que j’ai pu accomplir, l’enchaînement des albums et des tournées, je me dis que c’est incroyable, mais je n’arrive pas à analyser tout ça, à mettre des mots sur ce parcours. Je sais juste que c’est un bonheur de faire 70 à 80 dates par an, de voir ces gens toujours aussi émus. »

Avez-vous l’impression d’être le même qu’à vos débuts ?

« Humainement, dans mes ressentis, oui. Je marche avec un cœur sincère, avec une sensibilité encore plus forte qu’avant. Je suis papa, je suis quand même plus calme et j’ai l’impression d’avoir un peu plus la tête sur les épaules et de savoir encore mieux ce dont j’ai envie. »

J’imagine qu’avec les événements que vous avez vécus, vous savourez aussi davantage le fait d’être sur scène ?

« Bien sûr. Quand on se perd un jour et qu’on arrive à se retrouver, c’est l’une des meilleures sensations, une bouffée d’air. Je reçois d’une façon encore plus sincère l’amour des gens et je réalise la chance d’avoir une famille magnifique, un public merveilleux, des chansons qui font danser. »

Est-ce que vous aimeriez explorer à l’avenir d’autres styles musicaux ?

« On a toujours cette envie, mais il faut faire attention aussi aux attentes du public, trouver l’équilibre entre ce qu’il veut entendre, tout en sachant aussi s’écouter soi-même. Je me vois bien faire plus de chansons à voix, j’aime bien l’opéra. J’en avais discuté avec Florent Pagny et, d’ailleurs, j’ai déjà chanté “Caruso” devant lui en duo avec Soprano. »

Vous avez déjà connu une expérience de comédien dans le téléfilm « Champion ». Aimeriez-vous recommencer ?

« Je n’ai pas de propositions en ce sens, mais oui, ça me plairait car ce sont des émotions différentes de la musique. J’avais été beaucoup touché par ce tournage où je jouais un boxeur qui souffrait d’illettrisme. »

Kendji Girac sera en concert au Zénith de Lille, ce vendredi 29 mai (20 h) et le dimanche 14 juin (17 h).

La chorale À bout de souffle a de la voix mais aussi du cœur

La chorale A bout de souffle sera les 4 et 5 juin au Colisée de Roubaix. (c) Benoît Dochy

Tout a commencé avec une vingtaine de personnes en 2015 dans un salon, celui d’Alice Dalle. Créatrice de la chorale À bout de souffle, dont elle a été la cheffe de chœur jusqu’à la fin de l’année dernière, elle l’a amenée jusqu’à la scène du Colisée de Roubaix.

En fin d’année, l’artiste a décidé de passer la main pour se consacrer à d’autres projets professionnels. Les 4 et 5 juin, c’est donc l’une de ses connaissances, Olivier Decrouille, qui guidera la chorale croisienne, désormais riche d’environ 150 membres, sur la scène du Colisée, un rendez-vous désormais régulier qui ne laisse jamais insensible le directeur des lieux, Bertrand Millet, lui-même ancien pensionnaire de cette chorale il y a quelques années.

Pour ceux qui ne le connaissent pas bien, Olivier Decrouille est un artiste accompli, un pianiste de premier plan qui a travaillé avec Thomas Dutronc ou encore Michaël Gregorio, mais aussi sur des comédies musicales comme Hair et The Full Monty, où il a occupé les fonctions de directeur musical.

Récemment, il a aussi été sollicité pour réorchestrer quelques titres pour la Garde républicaine à l’occasion de la finale de la Coupe de France de football entre Lens et Nice.

Plutôt féminine (les deux tiers de la troupe), multigénérationnelle, la chorale fourmille de projets pour l’avenir (concert dans une église, participation à un festival de chorales…). Elle a de la voix, mais aussi du cœur, puisque l’intégralité des bénéfices sera reversée à l’association Laurette Fugain, avec l’espoir d’accueillir au moins 1 800 spectateurs au cumul des deux soirées.

Point d’orgue de l’année, ces concerts d’environ 1 h 30 proposeront un set plutôt éclectique : « Il n’y a pas de répertoire classique ni de chants sacrés, mais pour le reste, il y en a pour tous les goûts, de Queen à Francis Cabrel en passant par Joe Cocker, Juliette Armanet ou encore Jean-Jacques Goldman », précise Jérôme Cartel, membre de la chorale et chargé de la communication. La chorale sera accompagnée de quatre musiciens : guitare, batterie, clavier et basse. »

La chorale À bout de souffle sera au Colisée de Roubaix les 4 et 5 juin à 20 h. Prix : 19 €.

La Bretagne ça vous gagne mais ça n’épargne pas les scènes de ménages

Cap sur la Bretagne pour le mariage d'Emma et Fabien. (c) Cécile Rogue-Noon-M6

Déjà dix-sept ans que Scènes de ménages fait, chaque soir de semaine, les beaux jours de M6. Régulièrement, depuis quelques années, la production offre une petite récréation et un bol d’air à ses comédien(ne)s en imaginant des soirées événementielles avec un prime où les différents couples sortent des studios et de leurs décors habituels.

Ce mardi 26 mai (21 h 10), c’est cap sur la Bretagne pour tout le monde. Certains s’y rendent pour une escapade amoureuse (Liliane et José), d’autres pour découvrir un investissement immobilier (Camille et Philippe), participer à une chasse au trésor (Leslie et Léo) ou suivre un stage dans une prestigieuse école afin d’apprendre à bien faire les crêpes (Alice et Sofiane). Mais le gros rendez-vous concerne Emma et Fabien, déjà parents de trois enfants, qui décident d’officialiser leur union sous le regard de Raymond, leur témoin de mariage.

« On voulait un truc un peu folklorique qui colle à l’ambiance de la Bretagne, donc la cérémonie est célébrée par un druide », annonce David Mora, qui incarne Fabien. « Forcément, rien ne va se dérouler comme prévu, poursuit Anne-Elisabeth Blateau, alias Emma. Pour Fabien, c’est l’aboutissement d’une vie, beaucoup trop d’émotions, et il va assez mal gérer cette journée-là et être très tendu avec tout le monde. »

Même si elle estime qu’il y a de moins en moins d’eux dans leurs personnages, la comédienne ne cache pas que ce tournage a été assez particulier pour elle. « Au début, quand les personnages n’étaient pas encore trop écrits, on a mis pas mal de nos personnalités. Mais plus le temps passe, plus nos personnages ont grandi et s’éloignent de ce que nous sommes réellement, estime-t-elle. On ne devient pas fou en rentrant chez nous en se demandant qui on est, mais je dois dire que, sur ce prime, j’ai été réellement très émue par ces scènes de mariage. David évoquait cette option depuis le début, je ne voulais absolument pas en entendre parler et, tout d’un coup, on y était. J’avais l’impression que l’on recommençait la série. »

Une série dont la longévité repose, selon eux, sur le flair des producteurs et des équipes de casting. « Ils ont fait des paris sur des couples de comédiens qui ne se connaissaient pas forcément avant de jouer ensemble, avant le casting, et ces paris ont fonctionné, apprécie Anne-Elisabeth Blateau. Il faut quand même avoir beaucoup d’intuition et beaucoup d’intelligence humaine pour se dire : “Ces deux-là, j’y crois, ça va marcher.” Et je pense qu’ils ne se sont pas beaucoup trompés. »

« Il y a la thématique du couple, qui est universelle, et puis ce fonctionnement avec des séminaires chaque année avec les auteurs, abonde David Mora. Sur le quotidien pur du couple, on a fait tout ce qui était possible, donc tout le monde est preneur de nouvelles pistes d’écriture, d’une nouvelle arène ou d’une thématique à traiter. »

« Ces séminaires sont des espaces pour se réinventer. Nous, comédiens et comédiennes, sommes les gardiens du temple de nos personnages, nous sommes leurs meilleurs avocats. Cela nous donne une légitimité pour nous exprimer, même si les auteurs écrivent bien sûr 99 % de ce que l’on joue », indique Anne-Elisabeth Blateau, qui aimerait que l’un des prochains primes ait pour cadre un bateau de croisière.

« Scènes de ménages : Cap sur la Bretagne », ce mardi 26 mai (21 h 10) sur M6 mais aussi au quotidien du lundi au vendredi à 20 h 40.

Sam Karmann a retrouvé l’enfance du jeu en tournant L’été 36

Sam Karmann est l'un des principaux rôles masculins de l'été 36. (c) Jean-Philippe Baltel-Quad Drama-TF1

TF1 poursuit, ce lundi 25 mai (21 h 10), la diffusion de sa grande série L’Été 36, portée par Julie De Bona, Sofia Essaïdi, Constance Gay et Nolwenn Leroy. Après avoir recueilli les confidences des quatre comédiennes dans un article précédent, Planète Lille s’intéresse, cette fois, à Sam Karmann, qui incarne Henri Pontavice-Caron, grand industriel et patriarche d’une famille en déliquescence.

Sam, qu’est-ce qui vous a donné envie de jouer dans cette série féministe, portée par des femmes ?
« J’ai été séduit par ce rôle d’un gars qui est le représentant du patriarcat total, familial et financier. C’est un patron qui a beaucoup de pouvoir, mais c’est un type droit, avec une vraie humanité. Il a l’obsession de transmettre son patrimoine, mais il n’a que deux filles et, à cette époque-là, cela ne se faisait qu’avec un garçon. Au fil de son parcours, il va revoir un peu ses fondamentaux et chercher des solutions pour filer les rênes de son héritage. »

Aviez-vous regardé les deux opus précédents, Le Bazar de la Charité et Les Combattantes ?
« Oui, et j’avais adoré. Je savais qu’Iris Bucher était la productrice, j’avais eu des échos très positifs du travail du réalisateur Fred Garson, mais ce qui m’a surtout plu quand on m’a contacté, c’est qu’on m’a donné, deux ou trois mois avant le tournage, un scénario remarquablement écrit et qui était, à quelques détails près, la version finale, ce qui n’est pas souvent le cas à la télévision. Et, comme je le disais, je trouvais très beau le parcours du personnage qu’on me proposait. »

Il y a beaucoup de rôles importants dans L’Été 36. Êtes-vous un adepte des séries chorales ?
« C’est vrai qu’il y a une quinzaine de personnages majeurs qui ont été très bien écrits et interprétés. Il y a les quatre héroïnes principales, bien sûr, mais il y a aussi beaucoup de rôles masculins très intéressants. Sur le plateau, il y a eu tout le talent de chef d’orchestre de Fred Garson, qui voit tout le monde et ne laisse personne de côté. Il a un rapport très simple, très respectueux et très intime avec les acteurs ; il est le garant de la psychologie de tous les personnages. »

Endosser des costumes d’époque, évoluer dans des décors inhabituels, ça permet d’entrer plus facilement dans son personnage ?
« Bien sûr, on a tourné dans des endroits magnifiques, on retrouve l’enfance du jeu. Un acteur, au fond, c’est un enfant qui s’amuse professionnellement. Dès qu’on enfile le costume, on est dans l’époque. »

L’Été 36, diffusion des épisodes 3 et 4 ce lundi 25 mai (21 h 10) sur TF1. Également disponible en replay depuis le début.

Vilain cœur donne une deuxième vie colorée à Madame Caprice

Cris et Sofi ont fait appel à Amanda pour le nouveau clip de Vilain coeur. (c) Christian Juillard

Les choix du public ne sont pas forcément ceux auxquels les artistes s’attendent. Cris et Sofi, les membres du groupe Vilain cœur, le reconnaissent volontiers : ils n’avaient pas anticipé le formidable accueil accordé à la chanson Madame Caprice, issue de leur EP Le Cimetière des chats.

« Ce n’était pas le titre que l’on avait prévu de mettre en avant à la base, mais on a eu tellement de bons retours en streaming qu’on a décidé de faire un remix où Sofi chante beaucoup plus », confie Cris.

Madame Caprice, c’est une histoire inspirée d’une connaissance de Cris : « Une personne qui, par un comportement très grandiloquent, cache des failles, des blessures, des souffrances », précise-t-il. « Madame Caprice, ce n’est pas moi, même si on peut tous l’être un peu parfois », enchaîne en souriant Sofi, qui s’est chargée de la mélodie. « J’aime bien les airs très pop qui se retiennent, qui restent en tête, c’est ma marque de fabrique. Ça contraste avec les paroles qui font réfléchir et ça illustre bien la dualité que l’on incarne en tant qu’artistes. »  

Devant le succès de la chanson, Vilain cœur a donc décidé de l’illustrer par un clip très réussi, très coloré. « Le côté rose acidulé, très pop, girly, c’était tout de suite une évidence, indique Cris. On a eu un choix très difficile pour la deuxième couleur. On a finalement opté pour un bleu très foncé, marine, abyssal, qui peut faire penser à la nuit, au côté torturé d’une personne qui peut paraître enjouée mais qui est bien plus sombre quand on gratte le vernis. »

Pour ce clip, Cris et Sofi ont fait appel à Amanda, une comédienne transgenre : « Je ne me sentais pas d’incarner Madame Caprice, explique Sofi. Elle est très grande, elle a un corps magnifique, une féminité très exacerbée, elle n’a pas eu peur de porter des tenues choisies pour le personnage. J’en aurais été incapable. Rien n’a été évident dans son parcours, elle s’est reconnue dans les paroles. » Cris et Sofi sont néanmoins bien présents dans le clip : « On s’est mis un peu en retrait, genre petits diables », s’amuse Cris.

Après avoir multiplié les concerts depuis plus d’un an, Vilain cœur a décidé de faire une pause sur scène : « On va entrer de nouveau dans une phase créative, révèle Sofi. Ce n’est pas évident de le faire quand on est en tournée. On verra les titres qui vont émerger. »