La bible d’une MILF : Elena Nagapetyan à cœur ouvert

Elena Nagapetyan était ce samedi à la Fnac de Lille pour dédicacer son livre.

Elena Nagapetyan vient de passer plusieurs jours dans la région. Après avoir rempli le Zénith de Lille mercredi avec son spectacle « Ça valait le coup », l’humoriste est aussi passée par Lens et Boulogne avant de revenir à Lille, ce samedi après-midi, pour dédicacer son premier livre, « La bible d’une MILF », paru il y a quelques semaines aux éditions Michel Lafon.

Un ouvrage dans lequel la jeune femme, née en Ouzbékistan et qui a grandi en Russie avant de rejoindre la France à 22 ans, raconte sa vie de mère célibataire qui doit jongler entre ses obligations d’artiste, son rôle de maman et ses relations amoureuses et sexuelles. Un livre qui s’adresse aux femmes mais aussi aux hommes, avec beaucoup d’humour, une façon assez crue de parler — sa marque de fabrique — mais aussi pas mal d’émotion.

« Hormis la séance chez le psy, qui est de la fiction, tout ce que j’écris dans ce livre est vrai, assure-t-elle. Et encore, j’ai rencontré des psys un peu fous et je me suis inspirée de ces conversations. » Tout comme elle se nourrit du monde qui l’entoure : « Je pense que tous les gens qui créent observent beaucoup et regardent autour d’eux, car si on ne parle que de soi, si on est trop égocentré, ce n’est pas bien », estime-t-elle.

Les tickets d’entrée au spectacle d’Elena Nagapetyan ou l’achat de son livre devraient sans doute être remboursés par la Sécurité sociale tant, à en juger par les avis exprimés sur les différents forums, l’artiste fait du bien à ceux qui la regardent ou qui la lisent. « Ce serait prétentieux de dire que je suis là pour aider les gens, je raconte simplement mon parcours et si ça peut aider quelqu’un, tant mieux. Des gens, notamment des femmes qui élèvent seules leurs enfants, me disent que ça leur fait du bien. Si je peux les faire déculpabiliser quelques heures, quelques jours ou pour la vie, c’est merveilleux. »

L’humoriste admet que parler de tout ça lui fait également du bien : « Il faut que ça sorte, j’ai toujours eu besoin de raconter des histoires. Si j’arrêtais d’écrire des spectacles ou des livres, je crois que je saoulerais trop mon entourage, sourit-elle. Après, je ne pense pas que ce soit le fait d’avoir vécu toutes ces choses difficiles qui me donne aujourd’hui la liberté d’en parler. Des gens qui souffrent, bien plus que moi, ont tendance à se renfermer. Je crois simplement que je suis constituée comme ça. »

Ce livre, Elena Nagapetyan en rêvait depuis très longtemps : « Après trois ou quatre ans de stand-up, je me sentais enfin prête à le faire et la rencontre avec la maison d’édition a été l’élément déclencheur. »

Amour, divorce, sexualité, maternité : Elena Nagapetyan n’élude aucun thème. Elle les enrichit avec des extraits de ses chroniques radio, des vidéos réalisées pour ses réseaux, des retranscriptions d’interactions marquantes de ses spectacles.

La différence entre l’écriture d’un livre et celle d’un spectacle ? « Quand tu écris un spectacle, tu as la possibilité de rapidement tester tes blagues dans un comedy club, alors que pour un livre, tu as la tête dans le guidon, insiste-t-elle. Tu te relis, ça te paraît bien, puis le lendemain tu te dis qu’en fait c’est nul et le surlendemain tu estimes que finalement ce n’est pas mal, mais le vrai retour, tu l’as au moment de la publication. »

Le cerveau en ébullition permanente, Elena Nagapetyan revendique un besoin constant de créer : « J’ai toujours des histoires qui naissent dans ma tête, j’ai des idées de fiction pour un film, une série, indique-t-elle. Un roman de fiction, je ne sais pas, mais écrire quelque chose de plus profond que ce que j’ai déjà fait, oui, j’en ai envie. »

« La bible d’une MILF », par Elena Nagapetyan, aux éditions Michel Lafon. 167 pages. Prix : 17,95 €.

Notre sélection de spectacles du 16 au 22 février 2026

Agenda 2 fevrier 2026

 Chaque samedi, nous vous livrons désormais nos suggestions de sorties dans la métropole lilloise pour la semaine suivante…

 Nos 5 coups de cœur du 16 au 22 février

 1. Orelsan

De retour sur scène, Orelsan a promis à ses fans un concert avec plein de surprises. Pendant trois soirs de lundi à mercredi, il pose ses valises au Zénith de Lille, qui affiche complet de longue date. Du grand show en perspective.

2. Dance theatre of Harlem

Compagnie new yorkaise historique, le Dance Theatre of Harlem n’avait plus posé pied sur le sol français depuis plus de quarante ans. C’est donc un événement qui attend le public du Colisée de Roubaix en fin de semaine avec deux spectacles différents au choix, l’un joué jeudi soir et samedi après-midi (15 h), l’autre vendredi et samedi soir.

3. Redouane Bougheraba

Après avoir beaucoup tourné ces dernières années pour le cinéma, l’humoriste marseillais signe son grand retour sur scène avec « Mon premier spectacle » et investit pour trois soirées consécutives le théâtre Sébastopol de Lille, du vendredi 19 au dimanche 21 février.

4. Erick Baert

Enfant du pays, le performeur vocal dunkerquois fait partie de la programmation de l’édition 2026 du Festival Humour en Weppes. De Barry White à Freddy Mercury en passant par Mika, Céline Dion et Coldplay, Erick Baert va convier de nombreuses stars de la musique, le samedi (21 h) à la salle Vox de La Bassée.

5. Grease is the word

Ca risque de déménager le dimanche 22 (17 h) dans le Grand théâtre de Lille Grand Palais. Qatorze chanteurs, accompagnés de quatre musiciens et de danseurs reprendront les plus grands tubes de la comédie musicale Grease que plusieurs générations de fans chantent depuis près de cinquante années.

Mais aussi…

Humour : comme c’est souvent le cas au Spotlight, il sera possible cette semaine de (re)découvrir des talents de la scène locale comme Jojo Bernard (18 février, 21 h) ou Mickaël Louchart (20 février, 19 h) mais aussi des nouveaux talents de la scène française comme Hugo Pêcheur (lundi 16) et Tristan Lucas

Musique : pour les vacances scolaires, les enfants pourront aller rêver avec la comédie musicale « La reine des neiges », le dimanche 22 février (11 h) au Grand théâtre de Lille Grand Palais. Invitation au voyage le même jour (18 h) au Zénith de Lille avec les sonorités pop et latino du groupe portugais Calema. Dans un autre registre, metal ou punk, le Splendid de Lille accueillera, toujours le dimanche 22, Napalm Death, Whiplash et The Varukers.

Avec « Clochette », Hugo Pêcheur livre un regard qui sonne juste sur les relations humaines

Hugo Pêcheur sera ce lundi 16 février au Spotlight.

Dans le spectacle « Clochette », qu’il vient jouer ce lundi 16 février au Spotlight à Lille, Hugo Pêcheur évoque son désir permanent de plaire aux autres, sa quête pour obtenir l’approbation de son père. Il y a quelques jours, toujours dans la capitale des Flandres, mais cette fois au Nouveau Siècle, c’est la reconnaissance de ses pairs qu’il a obtenue en décrochant l’Auguste de la révélation scène de l’année.

Une récompense qui fait suite à beaucoup d’autres obtenues ces derniers mois dans différents festivals, aussi bien de la part du public que des professionnels. « Forcément, ça met du baume au cœur. Je ne m’y attendais vraiment pas, car il y avait du beau monde parmi les nommés. On se base généralement sur les rires des gens pour savoir si on fait du bon travail ; ce genre de prix donne de la confiance. »

Le public lillois aura donc l’occasion de le voir pour la première fois à l’œuvre dans un show qu’il définit comme « un mélange entre le stand-up et le seul-en-scène, un spectacle qui parle des différentes façons de dire “je t’aime”, comment on exprime son amour à travers les différentes générations, à quel point c’est difficile, ou à l’inverse trop facile, de le dire, pourquoi je peux le dire à une fille le premier soir mais que je n’ai jamais été capable de le dire à mon père », énumère-t-il. « Ça parle de relations familiales, de savoir qui on est, de savoir se placer en tant que personne dans la société, mais aussi de réussir à ne pas s’oublier au profit des autres. »

Un spectacle qui s’est construit petit à petit : « Ce sont à la base différentes histoires mises bout à bout, qui me faisaient marrer. En prenant un peu de recul sur ce que j’avais écrit, je me suis aperçu qu’il y avait un fond commun. Le liant n’était pas trop difficile à trouver ; après, il fallait faire une introspection pour voir ce que je voulais raconter. »

En parallèle, Hugo Pêcheur a aussi écrit et produit une websérie en seize épisodes pour les réseaux sociaux, qu’il devrait diffuser au mois de mars. « Ça devrait s’appeler “Incasable”. Ça parle d’un personnage un peu perdu dans la société actuelle, qui cherche à rencontrer quelqu’un mais qui foire toutes ses rencontres. » L’objectif de l’humoriste étant de vendre une saison 2 pour la télévision.

« Clochette », un spectacle d’Hugo Pêcheur, ce lundi 16 février (21 h), au Spotlight à Lille.

Séries Mania lève une partie du voile sur l’édition 2026

Une grande partie de la programmation de l'édition 2026 du Festival Series Mania a été dévoilée ce jeudi.

Fidèle à ses habitudes, Laurence Heszberg, la directrice du Festival Séries Mania (du 20 au 27 mars 2026 à Lille), n’a pas divulgué ce jeudi l’intégralité du programme et surtout des invités de cette édition 2026. Les noms les plus prestigieux sont généralement annoncés dans les dernières semaines pour tenir les fans en haleine, mais aussi parce que certaines validations sont encore en cours. La conférence de presse organisée à l’UGC Ciné-Cité de Lille a néanmoins permis d’avoir déjà une belle vision d’ensemble. Planète Lille y était…

L’exposition

C’est toujours un temps fort. Le Tri Postal n’avait pas désempli en 2025 pour l’exposition consacrée aux séries des années 1980. En charge de cet événement, Charlotte Blum a cette année décidé de vous faire frissonner en consacrant l’exposition à ceux que l’on adore détester dans les séries : les méchants.

Maître du thriller et auteur de romans policiers à succès, l’écrivain Maxime Chattam sera le parrain, et plusieurs invités en lien avec la thématique sont prévus, dont un chasseur de fantômes et une profileuse.

Les cérémonies

Les stars se pressent généralement sur le tapis violet de Séries Mania pour les cérémonies d’ouverture et de clôture au Nouveau Siècle. Si le casting des invités n’est pas encore connu, on sait en revanche déjà que Daphné Bürki sera, de nouveau, aux commandes de la soirée d’ouverture, alors que l’humoriste Pablo Mira se chargera de celle de clôture.

La série d’ouverture sera « The Testaments », une suite de « La Servante écarlate » (« The Handmaid’s Tale »), programmée sur Disney+, proposée en avant-première mondiale. Une série dans laquelle on retrouvera Ann Dowd, la terrible Tante Lydia, attendue dans le Nord pour l’occasion, tout comme le showrunner Bruce Miller, mais aussi les actrices phares de cette suite, Chase Infinity et Lucy Halliday.

Conférences et masterclasses

Producteur et scénariste de plusieurs séries comme « Queer as Folk » ou « Doctor Who », le Britannique Russell T Davies livrera une masterclass, tout comme les comédien Jean-Pascal Zadi et Thomas Ngijol. Après François Hollande, un autre homme politique, Dominique de Villepin, a été convié pour témoigner lors d’une conférence sur « La diplomatie dans les séries ».

La mannequin, designeuse et comédienne Jeanne Damas interviendra sur « La haute couture et les séries ». Autre thème programmé : « La prison dans les séries ».

Les rencontres fans

Dédicaces, selfies : les rencontres fans avec plusieurs comédiens de différentes séries sont toujours des moments très appréciés du public. Cette année, TF1 amènera quelques membres du casting de « Ici tout commence » et « Plus belle la vie, encore plus belle ». Du côté de M6, ce sont des interprètes de « Scènes de ménages » qui feront le déplacement.

Pour les plus anciens, Véronique Jannot viendra se remémorer les bons souvenirs de « Pause Café », et une partie de l’équipe de « Caméra Café » fera également un passage au festival.

Les séries

Une cinquantaine de séries ont été sélectionnées par les équipes du festival. Parmi celles très attendues dans la compétition française, on retrouvera « L’Été 36 », avec un quatuor féminin composé de Julie de Bona, Sofia Essaïdi, Constance Gay et Nolwenn Leroy, mais aussi une autre fiction de TF1, « Grandiose », avec Catherine Frot et Claudia Tagbo.

Hors compétition, le public découvrira aussi « Lucky Luke », avec Alban Lenoir dans le rôle du célèbre cow-boy. Une « watch party » de « Peaky Blinders: The Immortal Man », au lendemain de sa sortie sur Netflix, devrait également susciter un véritable engouement.

Les invités

Parmi les personnalités qui devraient honorer de leur présence cette édition, on retrouvera les comédiennes du casting de « L’Été 36 »  mais aussi Vincent Elbaz en compétition avec « Camarades », Marie Colomb qui viendra défendre « Eldorado », Alex Kominek avec  «Recalés» ou encore Enzo Rose avec « Enchaînés ».

On retrouvera avec grand plaisir Florence Longré, formidable « docteur Bien-Aimé » de la série « Empathie », qui avait marqué le public l’an passé. Laurence Arné, Fred Testot, Louis Farge et Sabrina Ouazani sont aussi annoncés, et on espère la venue de Catherine Frot. Mais là encore, la liste devrait s’allonger au cours des prochaines semaines.

Les projections, conférences et masterclasses sont cette année encore gratuites mais avec accès uniquement sur réservation. La billetterie en ligne se fera en deux temps le lundi 9 mars et le mercredi 11 mars, à chaque fois à 12 h 30. 

Premier buzz d’internet, Kamini rejoint la tournée I Gotta Feeling

Kamini fait partie des artistes qui mettront le feu au Zénith de Lille le 25 février avec la troupe I Gotta Feeling.

Si vous avez plus de vingt ans et que vous ne connaissez pas la chanson Marly-Gomont, c’est forcément qu’en 2006, vous aviez pris une année sabbatique sur une île déserte, en déconnexion totale avec l’actualité. La chanson du rappeur picard Kamini était, en effet, partout à cette époque : à la radio, à la télévision et, bien évidemment, sur la toile. « J’ai eu la chance d’être le premier buzz d’internet. C’est comme ceux qui ont fait la première Star Ac ou le premier Loft Story, on s’en souvient forcément davantage », confie le chanteur, que le public lillois va pouvoir retrouver le mercredi 25 février au Zénith, à l’occasion de la tournée I Gotta Feeling, aux côtés des L5, d’Alizée, Faudel, Nâdiya, Helmut Fritz et bien d’autres artistes qui ont marqué les années 2000.

Installé à Lille depuis de nombreuses années, Kamini avait déjà été sollicité au lancement de l’aventure, il y a deux ou trois ans, mais il n’avait alors pas pu donner une réponse favorable. « J’avais trop d’émissions sur France 3, je tournais trois à quatre jours dans la semaine et j’avais aussi quelques dates pour mes propres concerts, mon seul-en-scène, en plus de quelques castings pour différentes séries. »

Kamini a ainsi joué dans I3P sur TF1, aux côtés de Marc Lavoine, dans Alexandra Ehle sur France 2 avec Julie Depardieu ou encore dans KARMAS, trop jeune pour se taire, le spin-off d’ASKIP, toujours sur France Télévisions.

Les émissions se sont arrêtées en fin d’année et, alors qu’il venait de relancer des dates pour rôder son nouveau spectacle, Kamini a été relancé par la production d’I Gotta Feeling et, cette fois, il n’a pas hésité un instant. « Ce qui est cool, c’est que dans la troupe, il y a plein de copains, des gens avec lesquels j’ai un tronçon de vie commun, avec lesquels on échange beaucoup, poursuit-il. On avait vu le succès de Stars 80, mais je crois que nous, artistes des années 2000, on n’imaginait pas que ça puisse susciter un tel engouement. Mais, en fait, on a l’avantage d’être la génération internet : même les enfants des gens d’une quarantaine d’années ont eu accès à nos chansons sur YouTube. »

S’il foisonne de projets, et notamment celui d’adapter un jour Marly-Gomont en série et de réaliser un préquel du film du même nom pour évoquer, cette fois, la jeunesse de son père avant qu’il ne devienne médecin, Kamini savoure pleinement, en attendant, cette récréation musicale. « Je suis content de faire la fête avec les gens, je savoure tout ce que j’ai vécu, tout ce que je vis, assure-t-il. Je ne veux pas faire le philosophe ni le moralisateur, mais, par le prisme de mon père, qui était orphelin, qui a connu la misère, qui a su devenir médecin par la force du travail, je relativise toujours. Il n’y a pas la guerre chez nous, on mange, il y a de l’eau potable, des médicaments, de l’électricité, alors qu’au Congo, par exemple, elle est coupée six heures par jour. On ne sait pas de quoi demain sera fait alors, c’est Tonton Kamini qui vous le dit : kiffez votre vie ! »

« I Gotta Feeling », mercredi 25 février (20 h) au Zénith de Lille. Avec Alizée, Priscilla, Assia, Nâdiya, les L5, les Worlds Apart, Helmut Fritz, Faudel, Amine, Organiz, Tragédie, Kamini, Salomé de Bahia, Tribal King.