Tellement de « love » sur le Main Square Festival

Julien Doré a amené son grain de folie à Arras. @ Mainsquare Festival 2025- Jerome Pouille
Pierre Garnier a fait un carton plein au Main Square. (c)Photo Main Square Festival 2025

Pendant près d’une heure et demie, Julien Doré a embarqué, samedi soir, les près de quarante mille spectateurs, qui avaient investi la citadelle d’Arras, dans son univers hypnotique, sensuel et un peu barré. « Dans ce monde de zinzin, c’est incroyable de pouvoir encore vivre des moments comme ça, merci pour tout cet amour », s’est-il exclamé en contemplant l’immense foule venue l’écouter. Charmeur, séducteur, il a enjoint le public tantôt à se détendre, tantôt à faire la fête, l’invitant même à se lancer dans une grande chenille sur sa version revisitée de la contine enfantine « Les crocodiles ».

Un peu plus tôt dans l’après-midi, c’est une « Green Room » plus que pleine à craquer qui a accueilli un autre ancien lauréat d’une émission télévisée musicale, en l’occurrence Pierre Garnier. Dans la foulée de la révélation britannique Alessi Rose, le lauréat de la Star Academy 2024, véritable phénomène en salle depuis sa sortie du château de Dammarie-les-Lys, a pu mesurer son incroyable cote de popularité.

« C’est incroyable ce que je vis depuis bientôt deux ans grâce à vous, je prends un kiff monstreux grâce à vous », a-t-il indiqué à un public qui connaissait chacun de ses titres sur le bout des doigts avec bien sûr un final étourdissant avec le tube qui l’a fait éclore « Ceux qu’on était », hurlé à pleins poumons par les chœurs d’Arras.

Une bonne bouffée d’émotions avant de se laisser toucher par les bonnes vibrations, la grâce et la voix sublime de Gracie Abrams. La Californienne, nouvelle star de la pop, figurait parmi les artistes les plus attendus de cette édition. Elle n’a pas déçu, créant une vraie interaction avec le public nordiste.

Après un tel déferlement de bons sentiments, la soirée s’est achevée sur des rythmes plus endiablés avec les sonorités house et électro de Folamour et Martin Garrix en espérant que l’ultime journée marquée par les concerts de Mika, Marcel et son orchestre, Franglish, Lanomali, L’impératrice ou encore DJ Snake ne soit pas trop perturbée par la pluie.

« J’ai l’impression d’être faite pour la foule », assure Alessi Rose

Alessi Rose, une belle découverte pour le public arrageois. @ Mainsquare Festival 2025-Jerome Pouille

Un week-end au Main Square Festival, c’est toujours l’occasion de venir voir quelques-uns de ses artistes préférés mais c’est aussi une opportunité de faire de belles découvertes musicales. Jusqu’à ce que l’on consulte la programmation de cette édition 2025, on vous avoue qu’on ne connaissait pas la Britannique Alessi Rose. A en juger par le nombre de fans qui connaissaient par cœur les paroles de ses principaux titres, nous étions passés à côté de quelque chose. On a donc voulu creuser un peu le sujet. Entretien avec une jeune femme à laquelle plusieurs spécialistes prédisent un grand avenir…

Alessi, était-ce votre premier concert en France ?

« Non, j’étais récemment à Paris, aux Étoiles, pour la dernière date de mon « For your validation Tour. Je devais venir une première fois mais j’étais malade et on a donc dû reprogrammer la date du concert. Ça a créé une forme d’impatience et le public était du coup incroyablement enthousiaste. C’était magnifique. »

Aviez-vous déjà entendu parler du Main Square Festival ?

« Pas vraiment mais quand on m’a annoncé que j’y venais et la liste des autres artistes qui seraient présents, j’étais très honorée d’être parmi eux. Et je dois dire que j’adore cet endroit, c’est vraiment cool. »

Est-ce un sentiment différent de se retrouver dans un Festival par rapport à un simple concert ?

« Totalement. Faire un concert en étant la seule tête d’affiche c’est toujours une sensation indescriptible car tout le public est là pour toi et chante chaque mot de tes chansons mais j’adore aussi les festivals. C’est spécial de voir des gens qui ne te connaissent pas forcément, qui assistent au concert et qui repartent en étant fan de votre musique. C’est vraiment un défi de conquérir un nouveau public et j’aime aussi beaucoup jouer en plein jour sur une grande scène, je m’y sens à l’aise. »

Comment avez-vous vécu cette transition entre le moment où vous étiez dans votre chambre à poster vos chansons sur les réseaux sociaux et les concerts sur des grandes scènes devant énormément de public ?

« Quand j’étais enfant, j’avais un trac terrible mais aujourd’hui, je me sens plus forte grâce au regard des gens, je suis très motivée de me produire devant un public ; c’est excitant, j’ai l’impression d’être faite pour la foule. »

Pouvez-vous nous parler de votre dernier EP, « Voyeur », des thèmes que vous souhaitiez y aborder ?

« Oui, il sort dans quelques semaines. C’est mon troisième EP, j’ai acquis une certaine confiance au fil de la création des deux premiers et j’ai l’impression d’arriver au moment où j’ai pleinement embrassé l’idée d’être une artiste et plus simplement une jeune fille qui écrit des chansons dans sa chambre. Le titre « Voyeur », évoque le fait d’être observé, la façon dont j’accepte que les gens me regardent. Je sais que certains m’aiment, d’autres me détestent mais je vais continuer à diffuser ma musique et voir comment les gens la perçoivent. Je suis fière de mes chansons, je n’avais pas travaillé en studio avant mes 19 ans mais je suis désormais capable de dire ce dont j’ai envie à un producteur. »

Pouvez-vous expliquer votre processus créatif, avez-vous besoin de peu ou beaucoup de temps pour écrire et composer ?

« C’est assez partagé. Je me souviens avoir écrit « Take it or leave it » chez moi, au piano, pendant les vacances de Noël et puis je suis allée présenter la chanson à mon équipe à Los Angeles en janvier et on l’a terminée en une heure mais pour d’autres chansons comme « That Could Be Me », pendant un an et demi, elle ne me semblait jamais vraiment parfaite. Il y a eu un long processus de retouches pour la finaliser. Quand on me demande comment tu écris tes chansons, je réponds : « J’ai vraiment l’impression que tout arrive en même temps, sans vraiment être là quand ça arrive. » Et je me réveille et je me dis : « Il y a une chanson là. » En général, j’écris tout mais depuis que j’ai déménagé à Londres et que j’ai commencé à monter une équipe autour de moi, j’ai commencé à travailler avec quelques personnes qui comprennent mon fonctionnement. Je suis très exigeante, j’ai besoin d’avoir toujours l’impression que c’est moi qui ai écrit car j’ai une façon très particulière de dire les choses. »

On parle de vous comme étant la nouvelle Taylor Swift. Est-elle une source d’inspiration et quels sont les artistes avec lesquels vous avez grandi ?

« Je ne pense pas qu’il puisse y avoir une nouvelle Taylor Swift, elle est unique mais je l’adore, mon père aussi, elle fait donc sans aucun doute partie de mes inspirations. J’ai grandi avec Kate Bush et sa voix incroyable. Je suis également une grande fan de Madonna, tellement créative et toujours capable d’imaginer de la bonne pop, de se réinventer constamment. J’adore aussi Lorde dont le dernier album vient de sortir. J’adore les femmes un peu excentriques. »

Et du côté des artistes francophones ?

« J’aime beaucoup Angèle et Vanessa Paradis. »

Vous avez fait la première partie de Dua Lipa à Wembley, quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

« J’étais étrangement calme, tout le monde se demandait pourquoi je ne paniquais pas. En fait j’étais tellement honorée de vivre cette expérience, tellement excitée de faire ça, ça me semblait tellement enrichissant de jouer dans ce stade immense en attendant un jour d’être, à mon tour, la tête d’affiche d’un concert aussi grandiose. »

Big Flo et Oli ont fait trembler le Main Square

Big flo et Oli ont mis le feu au Main Square. @ Mainsquare Festival 2025 - Jerome Pouille
Dasha   fut la première à enflammer la scène principame vendredi. @ Mainsquare Festival 2025

« Ici, ici, c’est le Main Square », « Ici, ici, c’est le Main Square ». Il n’a pas fallu pousser bien longtemps les spectateurs de cette journée d’ouverture du Main Square Festival pour se laisser embarquer par l’énergie communicative de Big Flo et Oli. Les frangins toulousains, déjà passés il y a quelques années, par Arras, ont véritablement mis le feu sur la scène du Main stage avec une set list mixant des titres de différentes époques de leur carrière.

Avec une scénographie soignée et l’apparition d’un grand monstre violet gonflable en plein milieu du concert, ils ont su fédérer les différentes générations, notamment avec « Coup de vieux ». Malicieux, ils ont multiplié les appels du pied pour rallier à leur cause les fans du groupe de métal américain Deftones qui attendaient leurs chouchous programmés un peu plus tard dans la soirée sur la scène principale. « Même vous les fans de Deftones vous connaissez les paroles », lança ainsi Big Flo avant d’attaquer leur premier tube « Dommage », auquel ils ont ajouté quelques couplets pour évoquer la Palestine et lancer un message de paix.

Les deux frangins, habitués aux grosses ambiances, ont visiblement été eux-mêmes bluffés par celle du public nordiste dont ils n’ont cessé de challenger la réputation : « La légende dit que le meilleur public de France est dans le Nord », avait d’entrée clamé Big Flo pour chauffer l’assistance. « On aurait aimé rester plus longtemps mais on doit respecter les horaires », regrette Oli, qui s’offrit tout de même quelques passages au sein de la foule dont un ultime pour aller escalader l’échaffaudage faisant face à la scène principale, à la grande inquiétude de son grand frère mais pour le plus grand bonheur des fans, nullement éreintés par cette heure passée à jumper, chanter et taper des mains.

Dès le début de la journée, une foule moins nombreuse n’avait pas eu besoin du soleil pour se chauffer et se trémousser en assistant au show de Dasha, une chanteuse américaine, alternant musique pop et country, très généreuse dans l’interaction avec un public qu’elle n’attendait pas forcément si réceptif. « Je ne m’attendais pas à ce que vous soyez aussi chaud, je réalise mes rêves de petite fille », indiqua-t-elle, amusée également par les regards énamourés de certains festivaliers qui découvraient la jeune artiste de Nashville dans le Tenessse « Tu as le cœur qui va exploser pour moi ? », « j’adore voir les regards plein d’amour des Daddy’s »

De l’amour, il y en eut aussi énormément lors de la prestation en fin d’après-midi de Clara Luciani, « tellement heureuse d’être enfin programmée dans ce grand festival ». Dès les premières notes de ses plus grands titres, le public se mit au diapason. L’artiste glissa un bel hommage à Françoise Hardy mais sans surprise c’est en dégoupillant sa « Grenade » qu’elle fit littéralement exploser le Main Square.

Des moments de liesse dont rêvent les jeunes talents régionaux programmés, quelques mètres plus loin, au Bastion. Hamada, Adhay, Jungle sauce ont eux aussi déjà une communauté d’aficionados qui ne demandent qu’à grandir et nul doute que leurs passages, vendredi, dans ce Festival favorisera cette croissance.

Julien Doré, Folamour, Gracie Abrams, Martin Garix ou encore Pierre Garnier prennent le relais ce samedi pour une deuxième journée que l’on espère tout aussi enthousiasmante.

 

Tina Arena écrit un nouveau chapitre de son histoire avec la France

Tina Arena s'apprête à revenir sur les scènes françaises. (c) Bernard Gueit

Il y a quelques semaines, la plus française des artistes australiennes, Tina Arena, était présente pendant deux jours au Stade Pierre-Mauroy pour prendre part à la grande bataille musicale entre les stars des années 1980 et des années 1990. Ce fut l’occasion pour Planète Lille d’évoquer avec elle ses souvenirs, ses projets, sa vision de l’évolution de l’industrie de la musique avant son retour en octobre 2026 au théâtre Sébastopol à Lille.

Tina, pourquoi avoir accepté de prendre part à ces soirées événementielles ?

« Je trouve ce concept très amusant, très divertissant, aussi bien pour le pubic que pour nous. C’était une occasion de se reconnecter tous ensemble, d’autant que je pense que nous sommes la dernière génération qui a vécu les vrais derniers jours de gloire de la musique. Avec le monde digital, le changement qui s’est opéré a été radical. »

Vous connaissiez bien vos camarades de scène ?

« Je connaissais surtout ceux des années 1990, notamment Hélène Segara avec qui j’ai fait beaucoup de plateaux de télévision ou encore Michael Jones avec qui je faisais Les Enfoirés. J’ai travaillé pour la première fois en France en 1995 mais je connaissais aussi Renaud et Patrick Hernandez. En Australie, « Born to be alive » était aussi un tube énorme et encore aujourd’hui quand la chanson est diffusée là-bas, tout le monde va sur la piste de danse. »

Ces concerts au stade Pierre-Mauroy étaient les prémisses de vos prochaines retrouvailles avec le public français ?

« Je ne sais pas si on peut vraiment parler de retour car je n’ai jamais vraiment quitté la France, j’y suis revenue à plusieurs occasions mais c’est vrai que je me suis réinstallée en Australie en 2012 et ça fait une quinzaine d’années que je n’étais pas montée sur scène ici. Le temps passe tellement vite. »

Malgré les années, votre cote est toujours aussi haute…

« Je le ressens, en effet, mais l’histoire que j’ai avec la France ce n’est pas une aventure d’un soir, c’est le résultat de beaucoup d’années de travail. Quand je suis arrivée, je ne parlais pas le Français, j’ai ressenti énormément de frustrations pendant des semaines et des mois. J’ai besoin de comprendre ce que les gens disent, je suis curieuse. Ma langue maternelle c’est l’Italien puis j’ai appris l’Anglais et ensuite le Français. Je comprends aussi un peu l’Espagnol. Les langues étrangères me fascinent, elles font partie de mon ADN. »

Vous serez notamment en octobre 2026 au théâtre Sébastopol à Lille. A quoi faut-il s’attendre ?

« On va entendre bien sûr les tubes incontournables mais c’est aussi une occasion de mieux faire connaître mon univers musical, la France c’est une partie de ma carrière. Je vais présenter des chansons de mon répertoire de différentes époques, ce sera un petit voyage dans le temps. »

Quels souvenirs gardez-vous de vos passages dans le Nord ?

« J’ai des chtis dans la famille. C’est drôle, non ? J’ai toute une branche de la famille Arena, qui s’est installée en France, à Tourcoing en particulier. Les gens du Nord sont chaleureux, très accueillants, c’est un public qui n’a pas peur de montrer ses émotions, je trouve ça fabuleux. Tu le sens, dès que tu montes sur la scène, tu sens une vraie excitation. C’est très humain. C’est un très bel échange ».

Un nouvel album est en cours ?

« Oui, je viens juste de finir en studio, il y a quelques semaines. Je chante cette fois en Espagnol et en Italien, je pense que ça va sortir en fin d’année. »

Vous disiez en préambule que vous faisiez partie de la dernière génération qui a vécu les belles heures de la musique. Vous ne vous y retrouvez plus aujourd’hui ?

« Le cadre est différent, les gens consomment différemment. Ce n’est pas mon truc, je n’écoute pas la musique en streaming, je l’écoute chez moi, à l’ancienne, si possible avec un vinyle. J’ai besoin de toucher l’objet. Je sais que mes chansons sont disponibles sur les plateformes mais j’espère que les gens vont finir par se rendre compte que l’intelligence artificielle est un vrai danger, ça me fait peur, ça va tuer la création. J’alerte depuis un moment, j’ai toujours été considérée en Australie comme quequ’un qui parlait trop mais des artistes commencent à se mobiliser. La musique c’est un travail artisanal, ça prend des années. Ce que je trouve rassurant, c’est le succès de ces soirées années 1980-années 1990 avec tous ces gens qui connaissent les paroles de toutes les chansons, ça prouve que les gens restent sensibles à la musique de cette période. »

Tina Arena sera en concert le samedi 17 octobre 2026 (20 h) au théâtre Sébastopolo de Lille.

Jean-Baptiste Maunier s’épanouit dans sa vie de comédien

Jean-Baptiste Maunier (ici avec Helena Noguerra) figure au casting de la série quotidienne de M6. (c) Elodie Legay/M6

Le grand jour approche pour M6. Ou plutôt devrait-on dire le «Nouveau jour » puisqu’il s’agit du nom du feuilleton quotidien que la chaîne diffusera du lundi au vendredi à 20 h 35, à partir de ce 30 juin. Le décor principal de cette nouvelle série sera un grand hôtel 4 étoiles. Suite à la disparition en mer du propriétaire des lieux, Lucien Bartoli, c’est sa fille Louise (interprétée par Helena Noguerra) qui reprend les commandes du domaine. Ce qui n’est pas forcément du goût de tout le monde dans une famille déjà déchirée par un lourd secret.

Le casting est très prometteur avec notamment Laëtitia Milot, Bruno Solo, Vincent Desagnat ou encore Jean-Baptiste Maunier qui joue le fils de Louise Bartoli. Ce dernier a bien voulu nous accorder un entretien à quelques jours du lancement de la série…

Jean-Baptiste, qu’est-ce qui vous a séduit dans ce projet ?

«  J’avais déjà eu une expérience dans une série quotidienne (« Demain nous appartient », où il incarnait Benoît Letellier, un tueur en série) et j’avais adoré l’exercice. On s’amuse beaucoup, on peut faire évoluer son personnage dans la durée, il nous arrive plein de choses. Depuis j’avais cet espoir d’intégrer le casting d’une quotidienne. J’ai passé le casting et j’ai été retenu. L’histoire m’a comblé et le casting également. »

Vous rejoignez en effet quelques noms prestigieux…

« On forme déjà une petite troupe. On est contents de se retrouver à chaque fois en plateau. On a su créer une vraie famille et on s’écrit des messages tous les jours, même avec ceux qui ne sont pas présents sur le tournage. »

Que pouvez-vous nous dire sur votre personnage ? La série commence avec le mariage de sa mère, ce qui ne semble pas le réjouir…

« Comme tout fils à maman, il n’est pas ravi qu’un autre homme débarque dans sa vie, d’autant qu’il ne lui fait pas forcément confiance. Il a une relation vraiment particulière avec sa mère, ils sont très fusionnels. On voit que mon personnage n’est pas forcément très sympathique. Ce genre de personnage est plaisant à jouer car on se permet des choses qu’on ne se permettrait pas forcément dans la vie parce que je ne suis pas comme ça. Cela dit, Gabriel a un humour très pince sans rire, qui se rapproche du mien. Il va se passer plein de choses assez folles, j’ai hâte que les téléspectateurs découvrent son évolution. »

Il paraît que les décors dans lesquels vous évoluez sont superbes ?

« Oui, le domaine est superbe, le château en lui-même est un personnage à part entière de la série. L’équipe qui gère les décors a fait un boulot monstre. Même si c’est un peu loin de Montpellier, où se trouvent d’autres décors de la série, mais on adore y aller. On est au bord d’une rivière, on a la piscine, on a les magnifiques jardins, le domaine viticole. Il y a vraiment tout, c’est un vrai plaisir, une chance de pouvoir tourner dans ce décor. »

Votre rôle devrait vous permettre d’être en interaction avec pas mal de gens ?

« Oui, c’est aussi la force de pouvoir tourner ça dans un hôtel, c’est qu’il va y avoir du passage. Il va y avoir les employés, les clients, des fêtes y seront organisées. Et puis, ça change du côté hôpital ou commissariat que l’on voit dans beaucoup de séries. On voit aussi un peu les dessous de ce métier, quels sont les problèmes avec les clients, et comment se gère un hôtel. C’est super intéressant, même pour nous, on apprend plein de choses. Il y a eu plein de formations pour les différents rôles, que ce soit pour plier le linge, faire les lits correctement, apprendre la gestuelle d’un chef cuisinier. De mon côté, je n’ai pas fait de formation mais je suis suffisamment allé dans des hôtels pour voir comment ça se passait et ça reste quand même, avant tout, une histoire familiale. »

L’avantage d’une série c’est de pouvoir faire évoluer son personnage, est-ce stressant à l’inverse de découvrir à chaque fois ce que les auteurs vous ont réservé ?

« On sait à peu près vers quoi on tend au début, on connaît le passé, les secrets de notre personnage mais on ne sait pas comment ça va interagir avec les autres. C’est un peu chaque semaine une sorte de pochette surprise. On ouvre l’enveloppe et on voit ce qu’il va se passer. C’est excitant. »

Depuis quelques années, on vous voit davantage au théâtre, à la télévision, beaucoup moins dans la musique…

« Oui, je n’ai plus envie, je n‘en ressens plus le besoin pour le moment. Je chante juste avec « Les Enfoirés ». Ça fait dix-neuf ans que je le fais et on adore se retrouver mais j’aimerais ne plus le faire, ça voudrait dire qu’il n’y en a plus besoin. Pour l’instant, je suis beaucoup plus épanoui dans ma vie de comédien. Je fais beaucoup de doublage, de séries et de films. J’ai une série à la rentrée sur France 2, un épisode de Simon Coleman. J’ai aussi tourné deux films : une comédie avec Amanda Lear et Nadia Farès, qui s’appelle « Toujours possible » et « Les âmes en peine » avec Thierry Frémont et Ophelia Kolb.

« Nouveau jour », série du lundi au vendredi (20 h 35) sur M6 avec Helena Noguerra, Jean-Baptiste Maunier, Gabrielle Ather, Bruno Solo, Vincent Desagnat, Aurélie Konaté, Jean-Baptiste Shelmerdine…