La chorale À bout de souffle a de la voix mais aussi du cœur

La chorale A bout de souffle sera les 4 et 5 juin au Colisée de Roubaix. (c) Benoît Dochy

Tout a commencé avec une vingtaine de personnes en 2015 dans un salon, celui d’Alice Dalle. Créatrice de la chorale À bout de souffle, dont elle a été la cheffe de chœur jusqu’à la fin de l’année dernière, elle l’a amenée jusqu’à la scène du Colisée de Roubaix.

En fin d’année, l’artiste a décidé de passer la main pour se consacrer à d’autres projets professionnels. Les 4 et 5 juin, c’est donc l’une de ses connaissances, Olivier Decrouille, qui guidera la chorale croisienne, désormais riche d’environ 150 membres, sur la scène du Colisée, un rendez-vous désormais régulier qui ne laisse jamais insensible le directeur des lieux, Bertrand Millet, lui-même ancien pensionnaire de cette chorale il y a quelques années.

Pour ceux qui ne le connaissent pas bien, Olivier Decrouille est un artiste accompli, un pianiste de premier plan qui a travaillé avec Thomas Dutronc ou encore Michaël Gregorio, mais aussi sur des comédies musicales comme Hair et The Full Monty, où il a occupé les fonctions de directeur musical.

Récemment, il a aussi été sollicité pour réorchestrer quelques titres pour la Garde républicaine à l’occasion de la finale de la Coupe de France de football entre Lens et Nice.

Plutôt féminine (les deux tiers de la troupe), multigénérationnelle, la chorale fourmille de projets pour l’avenir (concert dans une église, participation à un festival de chorales…). Elle a de la voix, mais aussi du cœur, puisque l’intégralité des bénéfices sera reversée à l’association Laurette Fugain, avec l’espoir d’accueillir au moins 1 800 spectateurs au cumul des deux soirées.

Point d’orgue de l’année, ces concerts d’environ 1 h 30 proposeront un set plutôt éclectique : « Il n’y a pas de répertoire classique ni de chants sacrés, mais pour le reste, il y en a pour tous les goûts, de Queen à Francis Cabrel en passant par Joe Cocker, Juliette Armanet ou encore Jean-Jacques Goldman », précise Jérôme Cartel, membre de la chorale et chargé de la communication. La chorale sera accompagnée de quatre musiciens : guitare, batterie, clavier et basse. »

La chorale À bout de souffle sera au Colisée de Roubaix les 4 et 5 juin à 20 h. Prix : 19 €.

La Bretagne ça vous gagne mais ça n’épargne pas les scènes de ménages

Cap sur la Bretagne pour le mariage d'Emma et Fabien. (c) Cécile Rogue-Noon-M6

Déjà dix-sept ans que Scènes de ménages fait, chaque soir de semaine, les beaux jours de M6. Régulièrement, depuis quelques années, la production offre une petite récréation et un bol d’air à ses comédien(ne)s en imaginant des soirées événementielles avec un prime où les différents couples sortent des studios et de leurs décors habituels.

Ce mardi 26 mai (21 h 10), c’est cap sur la Bretagne pour tout le monde. Certains s’y rendent pour une escapade amoureuse (Liliane et José), d’autres pour découvrir un investissement immobilier (Camille et Philippe), participer à une chasse au trésor (Leslie et Léo) ou suivre un stage dans une prestigieuse école afin d’apprendre à bien faire les crêpes (Alice et Sofiane). Mais le gros rendez-vous concerne Emma et Fabien, déjà parents de trois enfants, qui décident d’officialiser leur union sous le regard de Raymond, leur témoin de mariage.

« On voulait un truc un peu folklorique qui colle à l’ambiance de la Bretagne, donc la cérémonie est célébrée par un druide », annonce David Mora, qui incarne Fabien. « Forcément, rien ne va se dérouler comme prévu, poursuit Anne-Elisabeth Blateau, alias Emma. Pour Fabien, c’est l’aboutissement d’une vie, beaucoup trop d’émotions, et il va assez mal gérer cette journée-là et être très tendu avec tout le monde. »

Même si elle estime qu’il y a de moins en moins d’eux dans leurs personnages, la comédienne ne cache pas que ce tournage a été assez particulier pour elle. « Au début, quand les personnages n’étaient pas encore trop écrits, on a mis pas mal de nos personnalités. Mais plus le temps passe, plus nos personnages ont grandi et s’éloignent de ce que nous sommes réellement, estime-t-elle. On ne devient pas fou en rentrant chez nous en se demandant qui on est, mais je dois dire que, sur ce prime, j’ai été réellement très émue par ces scènes de mariage. David évoquait cette option depuis le début, je ne voulais absolument pas en entendre parler et, tout d’un coup, on y était. J’avais l’impression que l’on recommençait la série. »

Une série dont la longévité repose, selon eux, sur le flair des producteurs et des équipes de casting. « Ils ont fait des paris sur des couples de comédiens qui ne se connaissaient pas forcément avant de jouer ensemble, avant le casting, et ces paris ont fonctionné, apprécie Anne-Elisabeth Blateau. Il faut quand même avoir beaucoup d’intuition et beaucoup d’intelligence humaine pour se dire : “Ces deux-là, j’y crois, ça va marcher.” Et je pense qu’ils ne se sont pas beaucoup trompés. »

« Il y a la thématique du couple, qui est universelle, et puis ce fonctionnement avec des séminaires chaque année avec les auteurs, abonde David Mora. Sur le quotidien pur du couple, on a fait tout ce qui était possible, donc tout le monde est preneur de nouvelles pistes d’écriture, d’une nouvelle arène ou d’une thématique à traiter. »

« Ces séminaires sont des espaces pour se réinventer. Nous, comédiens et comédiennes, sommes les gardiens du temple de nos personnages, nous sommes leurs meilleurs avocats. Cela nous donne une légitimité pour nous exprimer, même si les auteurs écrivent bien sûr 99 % de ce que l’on joue », indique Anne-Elisabeth Blateau, qui aimerait que l’un des prochains primes ait pour cadre un bateau de croisière.

« Scènes de ménages : Cap sur la Bretagne », ce mardi 26 mai (21 h 10) sur M6 mais aussi au quotidien du lundi au vendredi à 20 h 40.

Sam Karmann a retrouvé l’enfance du jeu en tournant L’été 36

Sam Karmann est l'un des principaux rôles masculins de l'été 36. (c) Jean-Philippe Baltel-Quad Drama-TF1

TF1 poursuit, ce lundi 25 mai (21 h 10), la diffusion de sa grande série L’Été 36, portée par Julie De Bona, Sofia Essaïdi, Constance Gay et Nolwenn Leroy. Après avoir recueilli les confidences des quatre comédiennes dans un article précédent, Planète Lille s’intéresse, cette fois, à Sam Karmann, qui incarne Henri Pontavice-Caron, grand industriel et patriarche d’une famille en déliquescence.

Sam, qu’est-ce qui vous a donné envie de jouer dans cette série féministe, portée par des femmes ?
« J’ai été séduit par ce rôle d’un gars qui est le représentant du patriarcat total, familial et financier. C’est un patron qui a beaucoup de pouvoir, mais c’est un type droit, avec une vraie humanité. Il a l’obsession de transmettre son patrimoine, mais il n’a que deux filles et, à cette époque-là, cela ne se faisait qu’avec un garçon. Au fil de son parcours, il va revoir un peu ses fondamentaux et chercher des solutions pour filer les rênes de son héritage. »

Aviez-vous regardé les deux opus précédents, Le Bazar de la Charité et Les Combattantes ?
« Oui, et j’avais adoré. Je savais qu’Iris Bucher était la productrice, j’avais eu des échos très positifs du travail du réalisateur Fred Garson, mais ce qui m’a surtout plu quand on m’a contacté, c’est qu’on m’a donné, deux ou trois mois avant le tournage, un scénario remarquablement écrit et qui était, à quelques détails près, la version finale, ce qui n’est pas souvent le cas à la télévision. Et, comme je le disais, je trouvais très beau le parcours du personnage qu’on me proposait. »

Il y a beaucoup de rôles importants dans L’Été 36. Êtes-vous un adepte des séries chorales ?
« C’est vrai qu’il y a une quinzaine de personnages majeurs qui ont été très bien écrits et interprétés. Il y a les quatre héroïnes principales, bien sûr, mais il y a aussi beaucoup de rôles masculins très intéressants. Sur le plateau, il y a eu tout le talent de chef d’orchestre de Fred Garson, qui voit tout le monde et ne laisse personne de côté. Il a un rapport très simple, très respectueux et très intime avec les acteurs ; il est le garant de la psychologie de tous les personnages. »

Endosser des costumes d’époque, évoluer dans des décors inhabituels, ça permet d’entrer plus facilement dans son personnage ?
« Bien sûr, on a tourné dans des endroits magnifiques, on retrouve l’enfance du jeu. Un acteur, au fond, c’est un enfant qui s’amuse professionnellement. Dès qu’on enfile le costume, on est dans l’époque. »

L’Été 36, diffusion des épisodes 3 et 4 ce lundi 25 mai (21 h 10) sur TF1. Également disponible en replay depuis le début.

Vilain cœur donne une deuxième vie colorée à Madame Caprice

Cris et Sofi ont fait appel à Amanda pour le nouveau clip de Vilain coeur. (c) Christian Juillard

Les choix du public ne sont pas forcément ceux auxquels les artistes s’attendent. Cris et Sofi, les membres du groupe Vilain cœur, le reconnaissent volontiers : ils n’avaient pas anticipé le formidable accueil accordé à la chanson Madame Caprice, issue de leur EP Le Cimetière des chats.

« Ce n’était pas le titre que l’on avait prévu de mettre en avant à la base, mais on a eu tellement de bons retours en streaming qu’on a décidé de faire un remix où Sofi chante beaucoup plus », confie Cris.

Madame Caprice, c’est une histoire inspirée d’une connaissance de Cris : « Une personne qui, par un comportement très grandiloquent, cache des failles, des blessures, des souffrances », précise-t-il. « Madame Caprice, ce n’est pas moi, même si on peut tous l’être un peu parfois », enchaîne en souriant Sofi, qui s’est chargée de la mélodie. « J’aime bien les airs très pop qui se retiennent, qui restent en tête, c’est ma marque de fabrique. Ça contraste avec les paroles qui font réfléchir et ça illustre bien la dualité que l’on incarne en tant qu’artistes. »  

Devant le succès de la chanson, Vilain cœur a donc décidé de l’illustrer par un clip très réussi, très coloré. « Le côté rose acidulé, très pop, girly, c’était tout de suite une évidence, indique Cris. On a eu un choix très difficile pour la deuxième couleur. On a finalement opté pour un bleu très foncé, marine, abyssal, qui peut faire penser à la nuit, au côté torturé d’une personne qui peut paraître enjouée mais qui est bien plus sombre quand on gratte le vernis. »

Pour ce clip, Cris et Sofi ont fait appel à Amanda, une comédienne transgenre : « Je ne me sentais pas d’incarner Madame Caprice, explique Sofi. Elle est très grande, elle a un corps magnifique, une féminité très exacerbée, elle n’a pas eu peur de porter des tenues choisies pour le personnage. J’en aurais été incapable. Rien n’a été évident dans son parcours, elle s’est reconnue dans les paroles. » Cris et Sofi sont néanmoins bien présents dans le clip : « On s’est mis un peu en retrait, genre petits diables », s’amuse Cris.

Après avoir multiplié les concerts depuis plus d’un an, Vilain cœur a décidé de faire une pause sur scène : « On va entrer de nouveau dans une phase créative, révèle Sofi. Ce n’est pas évident de le faire quand on est en tournée. On verra les titres qui vont émerger. »

L’esprit piquant du Grand cactus débarque au Zénith de Lille

L'équipe de l'émission belge Le grand cactus sera en juin au Zénith de Lille. Photo RTBF

Depuis plus de dix ans, l’émission « Le Grand Cactus » s’est installée dans le paysage audiovisuel belge, et même francophone, puisqu’ils sont visiblement nombreux, de notre côté de la frontière, à avoir été conquis par l’humour, l’ironie et la satire proposés par une bande d’humoristes menée par Jérôme de Warzée et Adrien Devyver.

Le succès est tel que cette joyeuse bande a décidé d’aller tester son public sur scène dans un spectacle qui sera proposé au Zénith Arena le jeudi 11 juin à 20 h. « On avait déjà commis un spectacle scénique en 2023 en Belgique et ça nous avait donné l’idée de faire encore plus grand, plus fort, confie Jérôme de Warzée. D’après ce que l’on sait, on a une grosse base de fans dans les Hauts-de-France. Ce sera complètement différent de l’émission, plus proche du cabaret, du music-hall. On va faire des sketchs, s’amuser avec le public. Il y aura une quinzaine de tableaux ; on y retrouvera les personnages (Donald Trump, les Tuche…) qui ont marqué les dernières saisons. Le plus compliqué sera d’équilibrer les rôles pour que chacun ait suffisamment d’espace pour s’exprimer et donner de la valeur à son passage. »

Toute l’équipe du Grand Cactus est attendue dans le Nord : « On délocalise la Belgique à Lille, c’est une annexion », affirme Cécile Giroud, qui sera accompagnée de son partenaire habituel Yann Stotz. « C’est un petit cadeau pour nous et pour le public qui nous suit depuis onze ans, poursuit Kody. C’est un super rendez-vous dans une grosse salle. On va ressentir l’énergie de chacun et s’amuser avec les gens. On a monté le train, fabriqué les rails. On marchait d’abord à la vapeur, on tourne désormais au nucléaire. On va de plus en plus vite, de plus en plus loin. Certains se demandent où l’on va s’arrêter. La Chine est à nos portes. »

Bonne nouvelle pour ceux qui découvriront l’équipe du Grand Cactus à cette occasion : s’ils adhèrent à ce type d’humour, quelques-uns reviendront ensuite avec des projets personnels. Kody jouera ainsi « Évolué » à la Comédie de Lille, le dimanche 18 octobre à 18 h. « Mon spectacle, c’est du stand-up. Je parle de moi, de la Belgique, du Congo, de mes origines, de ce qui me fait peur dans l’évolution de la société. »

Cécile Giroud et Yann Stotz prendront le relais le 6 novembre au théâtre Sébastopol. « Le spectacle s’appelle “Classe”. Ce sont deux personnages qui veulent fournir le spectacle de music-hall le plus classe du monde, mais qui échouent lamentablement », indique-t-elle.

Enfin, le 10 avril 2027, c’est Jérôme de Warzée qui sera à l’affiche du théâtre Sébastopol avec « Va au Diable ! » : « J’ai décidé de parler du diable, des origines à nos jours, explique-t-il. On ne sait pas très bien d’où il vient. C’est aussi un prétexte pour parler d’actualité, d’anachronisme ; ce n’est pas une conférence luciférienne extrêmement ciblée. Je reste dans la déconne la plus complète. Dans l’esprit Cactus. »

Pour en revenir à la grande soirée du mois de juin au Zénith, un franc succès permettrait sans doute de reposer la question d’une diffusion ou d’une transposition de l’émission en France. « Il y avait eu des discussions avec M6 il y a quelques années ; ça ne s’était pas fait pour différentes raisons, rappelle Jérôme de Warzée. Depuis, il y a régulièrement des sociétés de production qui reviennent vers nous, mais elles ont une idée assez précise de ce qu’elles veulent, et on ne trouve pas que cela corresponde à ce que l’on voudrait faire ici. » « Il faut accepter l’esprit Cactus, accepter que ce soit un arbre avec des petits pics, renchérit Cécile Giroud. En France, c’est plus compliqué de faire une émission irrévérencieuse. »

Une grande tournée n’est pas non plus à l’ordre du jour : « On est quand même dix comédiens sur scène ; ce serait une grosse logistique à mettre en place », estime Jérôme de Warzée. « Cela dit, les Bodin’s ont su le faire », ajoute Kody. Et quand on souligne que les Bodin’s le font avec des animaux, la réplique fuse : « Nous aussi, je peux vous dire qu’on a dix animaux, non apprivoisés, en liberté totale », s’esclaffent-ils, impatients de monter sur scène avec leurs camarades de jeu.

« Le Grand Cactus », le jeudi 11 juin à 20 h au Zénith de Lille.