Le football à l’honneur de la dixième édition du Festival CineComedies

L'édition 2026 du Festival CineComedies aura pour thématique le football.

Le voile a été levé ce mardi sur la majeure partie de la programmation de la dixième édition du Festival CineComedies, qui se tiendra du 4 au 7 juin à Lens. On savait déjà depuis quelques semaines que le football serait la thématique principale.

Parmi les films retenus : l’inoubliable Coup de tête avec Patrick Dewaere ; 3 Zéros, en présence du réalisateur fan de ballon rond Fabien Onteniente ; deux films mettant à l’honneur le football féminin, avec le précurseur Joue-la comme Beckham et Une belle équipe, un film tourné dans le Nord avec, là aussi, la venue du réalisateur Mohamed Hamidi. Enfin, une soirée événementielle a été imaginée autour du stade Félix-Bollaert, avec la diffusion sur écran géant de Shaolin Soccer et de nombreuses animations (DJ, quiz, concours de jonglage, démonstrations de foot freestyle).

Une grande conférence sur le thème du football et de la comédie sera également organisée le samedi après-midi, avec des artistes comme Fabien Onteniente et Gustave Kervern, mais aussi des personnalités du monde du football, dont les noms restent à confirmer.

Parmi les autres comédiens attendus au mois de juin à Lens, on retrouvera Gérard Jugnot, qui recevra un prix d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, mais aussi Vincent Dubois, plus connu sous le nom de Maria Bodin, pour une soirée spéciale autour des Bodin’s.

Habitué à célébrer des anniversaires, le festival ne pouvait pas passer à côté des 50 ans de L’Aile ou la Cuisse, qui avait marqué la rencontre cinématographique entre Louis de Funès et Coluche. Laurent de Funès, petit-fils du premier nommé, devenu lui aussi comédien, viendra évoquer la carrière de son grand-père.

La musique sera à l’honneur lors de la soirée d’ouverture, le jeudi 4 juin au Colisée de Lens : le pianiste Jean-François Zygel accompagnera la projection d’une version restaurée de la comédie Monte là-dessus avec Harold Lloyd.

L’exposition « Some Like It Pop ! » sera proposée au Trait d’Union à Vendin-le-Vieil pour célébrer les 100 ans de la naissance de Marilyn Monroe, avec en bonus la diffusion du film Les hommes préfèrent les blondes.

Enfin, un concours de courts métrages sera de nouveau organisé, avec sept films en compétition, réunissant à la réalisation ou au casting quelques jolis noms (Martin Jauvat, Tamara Vittoz, Nicole Ferroni, Julien Pestel, Bérénice Béjo, Alysson Paradis…). Tous seront soumis à l’œil d’un jury de jeunes et d’un jury professionnel, présidé par la réalisatrice Léa Lando (Super papa).

Yann Marchet, directeur général, et Jérémie Imbert, directeur artistique du festival, ont encore quelques surprises sous le coude, en attente de confirmation, qu’ils dévoileront dans les prochaines semaines.

La billeterie est ouverte sur https://www.festival-cinecomedies.com/billetterie-fcc/

Un rodéo tout en finesse pour Verino

Verino a ravi le public lillois le week-end passé.

Il se fait rare dans les médias, il a volontairement choisi de ne pas se tourner vers la télévision ou le cinéma, ce qui lui évite, de son propre aveu, d’avoir à supporter les effets pervers d’une trop grande notoriété mais sur scène, Verino ne boude pas son plaisir de retrouver son public avec lequel il prend plaisir à interagir.

En attendant de passer par Arras (9 octobre), Béthune (16 octobre) ou encore Le Touquet (17 octobre), il était le week-end passé à Lille, pour deux dates, où il a conquis le public du théâtre Sébastopol avec son dernier spectacle, Rodéo, un petit bijou d’écriture tout en finesse, plein de second degré, d’ironie, d’auto-dérision aussi, qui ne sombre jamais dans la facilité ou la vulgarité.

Un spectacle bien rythmé, sans temps mort, où Verino dénonce sans chercher à donner de leçons certains travers de la société. Il utilise également volontiers les aléas de sa vie quotidienne pour faire mouche. On se régale quand il évoque son déménagement d’un appartement à une maison et ses déboires manuels qui lui font regretter ses anciens copropriétaires et qui font les beaux jours de son plombier.

On se délecte lorsqu’il se présente comme un homme déconstruit, féministe, qui n’hésite pas à donner de sa personne pour mettre ses actes en adéquation avec ses propos.

Ses trois fils, tous très différents, sont également de formidables sources d’inspiration et lui donnent une belle matière à exploiter pour évoquer les tracas de la paternité à différents âges.

De « L’Amour ouf » à « Recalé », Ellie Genvo saisit toutes les opportunités

Ellie Genvo était conviée comme créatrice de contenu au festival Séries Mania.

Depuis son plus jeune âge, la Dunkerquoise Ellie Genvo a toujours eu de l’attrait pour le monde des séries et du cinéma. À l’âge de seize ans, elle faisait déjà partie d’un jury au Festival Cinemed à Montpellier et lors de son baccalauréat, elle avait pris une option cinéma. Des études qui lui ont donné l’opportunité de jouer des petits rôles dans des courts métrages, puis de faire un peu de figuration, ce qui l’a amené à tourne dans l’un des fils événements de l’année 2025, L’Amour ouf, avec un casting 5 étoiles de François Civil à Adèle Exarchopoulos en passant par Alain Chabat, Benoît Poelvoorde ou Raphaël Quenard. « ça a été un tournage marquant, c’était quand même un gros film et souvent les gens ne voient pas le travail qu’il y a derrière de tous les figurants présent parfois plusieurs jours pour des scènes de quelques secondes. »

Pour l’anecdote, la jeune femme a été reprise par Gilles Lellouche dans une scène de boîte de nuit : « Je devais passer devant François Civil et prendre un verre au niveau du bar mais je l’avais pris de la mauvaise main et du coup je cachais les acteurs. Ce sont des petits détails importants auxquels on ne pense pas forcément », sourit-elle.

Plus récemment, elle a été retenue pour la série « Recalé », également tournée dans la région et diffusée sur Netflix avec là aussi une belle distribution, de Laurence Arné à Alexandre Kominek en passant par Fred Testot ou Joséphine Le Meaux. « J’ai été prise pour jouer une étudiante. »

De quoi lui donner envie d’aller plus loin dans le milieu ? « Pour l’instant, la figuration ça me suffit mais je ne ferme aucune porte. » Ellie Genvo a, il est vrai, un emploi du temps bien rempli puisque la jeune femme est une créatrice de contenus très suivie avec quasiment 83 000 followers sur Tik Tok et près de 57 000 sur Instragram) mais aussi une étudiante en communication, qui travaille en alternance pour certaines marques.

La jeune femme s’efforce de véhiculer des messages importants : « J’ai fait du mannequinat il y a quelques années, j’étais blonde, très fine, je correspondais aux critères de beauté du milieu mais ça m’a vite déplu et j’ai arrêté du jour au lendemain, explique-t-elle. Je me suis rasée la tête, j’ai fait des piercings, des tatouages, j’ai pris du poids et je me sens mieux dans ma peau et sur les réseaux j’essaie de montrer davantage cette image de fille normale. J’essaye aussi de dénoncer des faits de société comme récemment l’histoire d’un homme qui se masturbait sur un pont, ma vidéo est devenue virale. » Preuve de son engagement, Ellie Genvo est aussi devenue ambassadrice de Lyynk, une application pour la santé mentale des jeunes.

Mamadou Sall, la scène comme une évidence

Mamadou Sall a toujours perçu comme une évidence qu'il écrirait son avenir sur scène.

Chaque mois Planète Lille va à la rencontre d’un élève du studio 8 de l’école du Nord. Ce mois-ci : découverte de Mamadou Sall

Il aurait pu opter pour la prestigieuse classe libre du Cours Florent dans laquelle il avait été accepté mais c’est finalement à l’école du Nord à Lille que Mamadou Sall a décidé de poser ses valises à la 2024. «Même si c’est le Graal de tous les «Florentins », c’est surtout un lieu d’excellence pour préparer les concours donc ça n’aurait pas forcément été pertinent de la faire alors que j’avais été accepté à Lille, estime-t-il. En plus j’avais beaucoup apprécié l’atmosphère du concours ici, la façon dont nous avions été accueillis, le cadre de vie. J’avais envie de venir apprendre ici, c’était un peu une évidence. » Tout comme son choix de se tourner très jeune vers le domaine artistique. « Ma grand-mère me disait que déjà tout petit j’avais tendance à imiter les gens au Sénégal, où j’ai vécu jusqu’à mes 7 ans, et que ça m’avait parfois mis dans de beaux draps. »

Que ce soit à l’école primaire puis dans une troupe de la région bordelaise, Mamadou Sall a toujours eu le goût de la scène. Depuis son arrivée à Lille, il a pu explorer diverses disciplines : « J’ai découvert le cirque, la voltige, les marionnettes et même si j’ai eu la lucidité de ne pas faire de plan de carrière dans certains domaines comme le cirque, je me donne à fond à chaque stage, assure-t-il. Je n’ai pas eu de révélation pour un art en particulier mais les cours de danse, par exemple, m’ont été très bénéfiques. »

Au-delà de l’enrichissement artistique, Mamadou Sall met surtout en exergue le développement humain. « On est là pour faire du théâtre, rencontrer des intervenants, élargir sa palette, bref grandir en tant qu’artiste mais partager cette aventure pendant trois ans, à dix-neuf dans une promotion unique ça nécessite d’aiguiser des qualités humaines déjà existantes et d’en faire naître de nouvelles, insiste-t-il. On a dû apprendre à vivre en communauté, à communiquer à dix-neuf pour que l’entente soit toujours intacte. Rien que pour ça, pour l’homme que je serai en sortant, je suis reconnaissant. C’est top de composer avec la singularité de chacun, de mettre en lumière nos aptitudes respectives au service d’un même projet. »

Ravi d’avoir travaillé avec des grands noms du théâtre comme Armel Roussel ou Marlène Saldana, d’avoir rencontré le danseur et chorégraphe Boris Charmatz, d’avoir pris part au stage Munstrum avec Lionel Lingelser, Mamadou Sall cite aussi et surtout cet incroyable voyage au Congo, « l’expérience d’une vie » et, bien sûr, la création de la pièce 15 Trumps en colère se noyant dans leur propre merde, parmi les temps forts depuis son entrée à l’école du Nord. L’écriture et la mise en scène sont aussi des choses qui l’intéressent aussi mais qu’il a mis en sourdine pour le moment pour se consacrer à sa formation  dans le parcours interprète.

Courant juin, dans le cadre des « labos classiques » des élèves inscrits dans le parcours écriture et mise en scène, il jouera ainsi le personnage de Trigorine dans La mouette de Tchekhov, le projet dévolu à Prince Sadjo Barry, avant d’attaquer sa dernière année de formation en piaffant d’impatience de découvrir la thématique du spectacle de sortie.

Pierre-Vitor Pereira, le seul PV qui vous donnera le sourire

PV revient dans le Nord avec un immense plaisir. (c) Alex DINAUT

Certains ont découvert l’humoriste PV, il y a près d’un an au Spotlight, où il a présenté son spectacle deux soirs de suite ; beaucoup l’ont soutenu en fin d’année 2025 dans la dernière édition de l’émission La France a un incroyable talent sur M6 dont il fut demi-finaliste ; d’autres, enfin, ont fait sa connaissance fin janvier, au Nouveau Siècle où se tenait le gala d’ouverture du festival Lillarious, dont il a l’immense d’honneur d’être le maître de cérémonie.

Pendant deux soirée, Pierre-Vitor Pereira, son vrai nom, a eu la grande mission de mettre le festival sur de bons rails aux côtés de quelques camarades de jeu comme Doully, Lala Sagna, Amandine Lourdel ou encore Lola Dubini. « C’était une grande responsabilité mais ça a été une super expérience, au-delà de nos espérances, se souvient-il. Je n’avais pas vraiment puisé dans mon spectacle pour ce Festival donc ceux qui viendront le 23 mai au Splendid vont découvrir beaucoup de nouvelles choses.  Je parle beaucoup de l’imaginaire, de l’enfance, comment je suis devenu celui que je suis. » Entre stand-up, personnages et improvisations, PV entraîne le public dans son univers avec beaucoup d’humour mais aussi une touche d’émotion.

Le passage par La France a un incroyable talent fut forcément un véritable accélérateur de carrière : « J’ai eu la chance d’être l’un des artistes ayant eu le plus de retours par rapport à mes passages et j’ai tout de suite vu l’effet télévision sur le nombre de réservations à mes spectacles et d’abonnés sur mes réseaux sociaux », sourit PV, qui se réjouit deux revenir dans le Nord, une ville où vivent ses cousins et où il a l’habitude de venir se promener. 

« Presque Vrai », le spectacle de PV, le samedi 23 mai (20 h) au Splendid à Lille.