Sarah Stern, de miss Bouzolles à présidente du jury au festival CineComedies de Lens-Liévin

Sarah Stern sera présidente du jury de la compétition format court au festival CineComedies Lens-Liévin. (c) Matthieu Dortomb

Actuellement en préparation de son premier long métrage en tant que réalisatrice, Sarah Stern sera le week-end prochain dans le Pas-de-Calais en qualité de présidente du jury de la compétition format court du festival CineComedies de Lens-Liévin. La comédienne, bien connue du grand public pour son rôle de Stéphanie Tuche, la fille de la famille Tuche qui fait rire des millions de Français depuis près de quinze ans et cinq films, a accepté de répondre à nos questions…

Connaissiez-vous ce festival avant d’être conviée et que vous inspire-t-il ?

« Je trouve ça formidable de mettre à l’honneur la comédie, qui a tendance à être considérée comme un art moins noble et utile en France, alors qu’il y a un superbe vivier d’artistes. J’adore les comédies, j’adore en voir, j’adore en faire, c’est vraiment une superbe initiative. »

Vous allez être présidente du jury des courts métrages, un rôle que vous avez déjà occupé l’an passé au festival de Liège, qu’est-ce qui vous plaît dans cette mission ?

« Je suis flattée, honorée, ça doit être parce que je prends de l’âge (rires). Le format court c’est idéal pour les réalisateurs et réalisatrices en herbe, il y a des possibilités de soutiens financiers pour réaliser ses premiers films et tout un réseau de festivals que j’ai découverts quand mon court-métrage « Même pas mal » (2023) a été sélectionné. C’est une manière de faire ses armes et ça m’a permis de découvrir pas mal de nouveaux talents. Après en ce qui concerne ce rôle, comme je suis pour la démocratie, je ne compte pas utiliser mon pouvoir de présidente pour influencer le jury. »

Les anniversaires de plusieurs comédies cultes seront fêtés cette année dont « Trois hommes et un couffin », « Brice de Nice » ou encore  « Retour vers le futur ». Est-ce que ces films ont marqué votre jeunesse ?

« Je dois avoir un terrible manque : je n’ai jamais vu Brice de Nice. Les deux autres appartiennent au panthéon de mon enfance. Je serai très heureuse de revoir Retour vers le futur que je n’ai plus regardé depuis mes dix ans. »

Quelles sont vos comédies de référence ?

« Le spectre est très large, ça va des films de De Funès, aux Bronzés que j’ai d’ailleurs découverts sur le tard, en passant par les comédies de Woody Allen, j’aime beaucoup les films avec Adam Sandler et les frères Farrelly, notamment Mary à tout prix que j’avais adoré quand j’étais jeune. Cela dit, il n’y a pas de films que je revois en boucle. »

Impossible de ne pas évoquer avec vous le phénomène Tuche. Parlez-nous du succès de cette famille et de votre personnage ?

« On m’en parle évidemment très souvent. Au fil du temps, il y a eu une forme d’attachement de beaucoup de gens à cette famille. C’est monté graduellement, au point de devenir un peu culte. C’est toujours surprenant de voir que des films touchent autant même si ce n’est pas non plus apprécié de tout le monde. Stéphanie est un personnage qui jalonne ma carrière depuis une quinzaine d’années. Je ne sais pas si on peut vraiment parler d’évolution au fil du temps mais il y a justement ce côté un peu indéboulonnable qui plaît. J’ai beaucoup plus évolué qu’elle. J’ai bien sûr envie d’aller vers d’autres rôles qui sont à l’opposé de celui de Stéphanie Tuche mais je n’ai rien contre le fait qu’elle m’accompagne encore quelques années. »

Qu’aimeriez-vous qu’il lui arrive s’il devait y avoir d’autres opus ? 

« Je n’y ai pas trop réfléchi mais peut-être qu’elle pourrait entrer en fac de droit et devenir une grande pénaliste, un peu en mode revanche d’une blonde. »

Vous parliez d’autres rôles, quelles sont vos prochaines actualités ?

« J’ai joué dans « Braqueuses malgré elles », un film sur trois copines un peu bras cassées qui braquent un supermarché alors qu’elles n’étaient pas préparées à ça et aussi dans une adaptation pour TF1 de « La belle et le boulanger », où je joue la copine un peu envahissante d’Amir. Je suis enfin surtout en train de préparer mon premier long métrage comme réalisatrice, une comédie sensible. »

Festival CineComedies Lens-Liévin du jeudi 29 mai au dimanche 1er juin.

L’ARA fait sa kermesse et accompagne les talents de demain

L'ARA accompagne de jeunes artistes comme Gveni, Ostrrah et Wäve, dans leur développement musical.

Si vous êtes passionnés de musique et que vous n’avez jamais poussé les portes de l’association Autour des Rythmes Actuels, on ne saurait que vous conseillez de faire un tour par Roubaix ce samedi 24 mai pour la grande kermesse annuelle.

Ce sera l’occasion d’apprécier le travail des élèves musiciens mais aussi de découvrir les différentes actions menées à l’ARA, notamment dans le domaine de la prévention de la santé auditive avec des interventions auprès de jeunes publics et des distributions de bouchons auditifs ou de casque anti-bruit pour une meilleure expérience lors des concerts.

L’ARA propose aussi un accompagnement musical pour quelques artistes régionaux repérés chaque année dans le cadre du dispositif double dièse. Cette année, trois projets, tous issu du milieu du rap, ce qui fut rarement le cas par le passé, ont été retenus parmi une soixantaine de candidats. Les heureux élus sont ainsi soutenus par Quentin Parret et son équipe, notamment pour toute la partie artistique, qui s’efforce de répondre à toutes leurs interrogations, mais aussi de les aider à progresser et les emmener, dans la mesure du possible, là où ils veulent aller.

Le groupe Wäve, composé de deux frangins, Max2Sens et Ivresse Gallagher, « en hommage à tous les Gallagher, celui d’Oasis comme celui de la série Shameless », a également sorti un premier EP intitulé « La lune est belle aussi ». Un duo qui fait de la 2-step UK garage, après une première expérience mal maîtrisée dans un autre groupe, malgré des passages sur de grosses scènes comme le Splendid et l’Aéronef. « Le projet n’était pas abouti, ce que l’on produisait sur scène n’était pas au niveau souhaité, confie Max2Sens. On est en pleine restructuration du projet, je découvre un milieu en mettant une pièce à la fois avec l’objectif d’assembler le puzzle ».

Son camarade « Ivresse Gallagher » apprécie de pouvoir échanger sur son travail : « Dans le groupe précédent, on avait trop le nez dans le guidon. Il nous manquait un avis extérieur et des gens pour nous pousser et construire un projet scénique. »

L’haubourdinois Gveni, dix-neuf ans, vient lui aussi de sortir un EP « Searching4+ » : « Je fais de la musique plus sérieusement depuis maintenant deux ans , nous confiait-il il y a quelques semaines. J’ai postulé à ce dispositif pour me professionnaliser, gagner un peu en Indépendance et préparer un show qualitatif ». Sous influence rock du côté de la mère et reggae par le père, Gveni s’est laissé imprégner durant son parcours de la musique de Bob Marley, Horace Andy avant d’être guidé vers le rap par sa sœur. Kendrick Lamar, Laylow, Young Thug ou encore Ateyaba figurent parmi ses inspirations.

Arrivée dans la région pour ses études, depuis environ quatre ans, en provenance de la région parisienne, Ostrah, 24 ans, a, pour sa part, profité de son arrivée à l’ARA pour « prendre des cours de chant et de musique assistée par ordinateur afin d’être plus autonome », après avoir déjà suivi des ateliers d’écriture au Flow à Lille. Après un premier single « Spirale » en fin d’année, elle a sorti en mars son deuxième titre «Insomnifère »

Titulaire d’un Masters en marketing, communication et culture, elle a eu le déclic lorsque sa mère l’a emmenée au Stade de France, en 2013, assister à un grand concert de rap avec notamment Soprano et la Sexion d’assaut même si aujourd’hui ses références se nomment Chila, Rilès, Moussa ou encore Easah Yasuke . La jeune femme qualifie sa musique de « rap sensible ». « Ce sont des textes qui parlent beaucoup de moi, précise-t-elle. De mes émotions pas toujours joyeuses, des choses sensibles ».

La grande kermesse de l’ARA, ce samedi 24 mai, dès 13 h 30 au 301 avenue des nations unies à Roubaix. Entrée libre. Concert du groupe Rayo de Son en fin de journée.

Attendu le 31 mai au stade Pierre-Mauroy, Soprano plus proche que jamais de ses fans

Soprano est de retour le samedi 31 mai à la Décathlon Arena - stade Pierre-Mauroy.

La feuille de route est toute tracée. Soprano n’est pas en campagne électorale mais il n’a pas hésité l’an passé à publier un plan quinquennal censé le guider vers la fin de sa carrière avec en bouquet final un grand concert sur le Champ de Mars en 2029 pour fêter ses 50 ans. « Javais envie de donner aux fans qui me suivent depuis longtemps mon programme avec les albums, les projets un peu spécifiques, les EP… Tout ce que je veux faire avant de m’arrêter. J’ai toujours un peu fonctionné comme ça, en mettant souvent dans mes albums le titre du suivant, mais je ne le disais pas. Là, j’avais envie de dire ce qu’on allait faire pendant cinq ans avant de lever le pied. »

Il y a quelques jours est sorti un EP, « Renaissance » qui est en fait l’ultime volet d’un tryptique initié par « Freedom », en juin 2024, puis par « Émancipation » en décembre. La perte de la liberté, l’émancipation et la renaissance sont les éléments clefs du concert que s’apprêtent à découvrir les spectateurs nordistes le samedi 31 mai dans une enceinte à laquelle l’artiste est particulièrement attachée après des passages mémorables en 2019 et 2023 : « Je ne le dis pas pour faire plaisir mais les meilleurs shows que l’on a faits, ce sont ceux à Bruxelles et à Lille, assure-t-il. Pour l’anecdote, sur une précédente tournée, on avait décidé de faire le stade Vélodrome à Marseille, un moment mythique pour un artiste urbain, mais on avait ouvert en même temps une date pour Lille et là on apprend que le stade Pierre-Mauroy est le premier à afficher complet. On ajoute une deuxième date et c’est de nouveau complet, avant même le Vélodrome ! On ne comprenait pas ce qui se passait. Ce n’est pas pour rien si j’ai insisté pour que la captation du spectacle se fasse à Lille. »

Très proche de son public, Soprano met tout en œuvre pour que celui-ci y trouve son compte sur chaque spectacle. « Comme je le dis toujours, si je fais des disques c’est pour partir en tournée, insiste-t-il. J’essaie à chaque fois de trouver une astuce pour que les gens puissent entendre un maximum de morceaux, je ne chante pas toujours exactement les mêmes chansons chaque soir, ce qui permet quand on fait deux ou trois jours de suite dans ville de proposer des concerts un peu différents. »

L’artiste a aussi prévu, dans le programme qu’il a dévoilé, de laisser la main aux fans sur deux albums en mai 2026 et mai 2028 : « Je souhaite qu’ils choisissent non seulement le titre mais aussi la ligne directrice, que l’on construise réellement ces projets ensemble. »

Une collaboration avec un artiste surprise et un projet avec son ancien groupe Psy4 figurent également sur la liste de ses envies pour 2027. En parallèle, le Marseillais s’offre quelques escapades dans d’autres arts. On le retrouvera notamment début juillet au cinéma dans le rôle principal du film « Marius et les gardiens de la cité phocéenne », où il incarne un guide touristique embarqué, avec une bande de jeunes, dans une palpitante chasse au trésor. « Je ne suis pas acteur mais j’ai toujours voulu faire du cinéma, sourit-il. J’ai attendu un projet qui me parle, un vrai film familial, un peu dans l’esprit des « Goonies », un film des années 1980 que j’adorais. »

Le « Freedom Tour » de Soprano fait étape le samedi 31 mai (20 h) à la Décathlon-Arena Stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq.

Booder étoffe son expérience théâtrale avec « Le casse de l’année »

Booder et ses camarades de jeu dans la pièce Le casse de l'année. (c) Les Lucioles Production

Il le dit lui-même, Booder est un touche-à-tout. Son seul en scène « Ah l’école » tourne toujours, on l’a vu récemment dans des épisodes de la fiction « Le nounou » sur TF1 et le comédien joue également au théâtre la pièce « Le casse de l’année », programmé ce vendredi 23 mai au Zéphyr à Hem et dimanche au Casino d’Arras.

« J’adore l’exercice du one man show mais dans un souci de rester sur scène et de me diversifier un peu, j’aime également faire du théâtre », précise-t-il. Il y a quelques années, il avait déjà écrit et joué « La Grande Évasion » avec ses camarades Paul Sere et Wahid Bouzid. Plus récemment, on l’a vu dans « Pour le meilleur et pour le pire » avec Rebecca Hampton. À l’exception de cette dernière, c’est d’ailleurs exactement avec la même troupe qu’il s’est lancé dans l’aventure puisque on retrouve dans la distribution Audrey Garcia, Florence Savignat, Amélie Robert et Thomas Hoff. « Mes camarades de jeu sont des professionnels du théâtre et de la comédie et je suis très heureux de retrouver cette super bande, apprécie Booder. J’apprends beaucoup avec eux, le théâtre est un art exceptionnel, ça étoffe mon expérience et ça élargit mon public. »

Le comédien est tout aussi heureux de retrouver Guillaume Mélanie, auteur et metteur en scène, qui lui offre une vraie plage de liberté. « Avec l’autre auteur, Jean Franco, ils sont assez souples, ouverts aux idées des comédiens. On fait des lectures, on propose des choses. Artistiquement, c’est très enrichissant. »

Dans la pièce, Booder incarne Sam, un petit cambrioleur amateur qui pénètre un soir dans la somptueuse villa d’un joueur du PSG et qui tombe nez à nez avec une professionnelle, guère ravie d’avoir un boulet dans les jambes. Toute une galerie de personnages loufoques (l’ex-petite amie du footballeur ou encore la gardienne de la villa) vont venir créer encore davantage la pagaille. « C’est intéressant car j’ai mon rôle à jouer, je ne peux pas trop sortir du texte et faire de l’improvisation, quoi qu’il se passe dans la salle. C’est un exercice différent de mon spectacle où j’interagis avec mon public. »

« Le casse de l’année », une pièce de théâtre de Guillaume Mélanie et Jean Franco, avec Booder, Audrey Garcia, Florence Savignat, Thomas Hoff et Amélie Robert, ce vendredi 23 mai (20 h) au Zéphyr à Hem et le dimanche 25 mai (16 h) au Casino d’Arras.

« On n’a qu’une vie, il faut foncer », assure Caroline Estremo

Caroline Estremo a décidé de raconter sa vie privée dans son nouveau spectacle. (c) Pierre Beteille

Toute sa vie, Caroline Estremo a eu à cœur de faire du bien aux gens. Dans sa première carrière professionnelle, c’est dans la peau d’une infirmière urgentiste qu’elle s’est occupée des autres mais depuis quelques années, c’est sur scène et par le rire qu’elle met son talent au service de ceux qui viennent la voir en quête d’une dose de bonne humeur. Après le succès de son premier seule en scène, elle revient avec un spectacle très intime, « Normalement », qu’elle jouera le 23 mai à Aulnoye Aymeries puis le 19 novembre à Lille.

Caroline, après votre vie professionnelle, vous nous faîtes pénétrer dans votre sphère privée, qu’est-ce qui vous a décidée à opter pour cette thématique ?

« Dans mon premier spectacle, « J’aime les gens », je parlais des conditions de travail des infirmières avec humour. J’aurais pu continuer sur ce thème mais je ne voulais pas prendre le risque d’être redondante et comme j’ai vécu une histoire d’amour qui a chamboulé ma vie, je me suis dit que la raconter pourrait aider les gens à prendre des décisions mêmes difficiles quel que soit le domaine, privé ou professionnel. On n’a qu’une vie, il faut foncer, ne pas avoir peur de tout plaquer et repartir à zéro. »

Lorsque l’on touche à des choses intimes, est-ce que l’on valide tout avec ses proches et avez-vous posé des limites avant d’écrire ?

« Je suis spontanée et je n’ai pas de tabous donc j’aurais pu tout raconter. C’est ma femme qui a servi de garde fou, qui a mis les limite. Je parle d’homosexualité, d’homoparentalité, je ne savais pas trop comment ça allait être reçu par le public même si les gens ne sont pas majoritairement homophobes, j’ai quand même vu ce qui pouvait circuler sur les réseaux sociaux de certains sur ces sujets. »

Quels principaux enseignements avez-vous tiré du premier spectacle pour construire le deuxième ?

« J’ai appris à être plus concise, plus efficace. Dans le premier spectacle, j’avançais avec le public au fur et à mesure, j’apprenais à peaufiner le texte, à voir si je tenais le bon ressort comique et je me sens aussi plus légitime. J’avais la sensation d’être l’infirmière qui faisait des blagues, là je suis moins gênée de dire que je suis humoriste. »

Au-delà de divertir, j’imagine qu’il y a l’espoir que ce spectacle amène plus de tolérance dans les familles qui apprennent l’orientation sexuelle d’un des leurs. Avez-vous déjà eu des retours en ce sens depuis que vous jouez le spectacle ?

« J’ai un peu de tout. Des gens plus âgés, qui ont vécu cette situation à une époque où c’était encore mal vu et qui trouvent ça bien de pouvoir donner une visibilité à ces orientations sexuelles qu’on ne choisit pas ; il y a des personnes qui sont en transition, encore en questionnement, et ça les rassure de voir ce qui est possible et puis il ya ceux qui n’y arrivent pas encore, qui ne sont pas prêts ; les familles qui ont encore besoin d’un temps de digestion, celles qui ont digéré ; des mères qui avouent avoir mal réagi au début… Si ce spectacle peut envoyer des messages de tolérance, l’objectif sera atteint. »

Vous dîtes qu’il a fallu du temps pour vous sentir légitime, cette envie de faire de l’humour est arrivée à quel moment ?

«  Depuis toute petite, j’aime faire rire, j’avais fait un peu de théâtre plus jeune mais ça me semblait inaccessible d’être humoriste et puis on me disait de faire un vrai métier. En fait, un jour, j’ai balancé une première vidéo sur les réseaux sociaux, juste pour faire marrer le copines et puis ça a fait le buzz, il y a eu un effet boule de neige, des portes se sont ouvertes et aujourd’hui je réalise un rêve d’enfant et au moins mon diplôme est un bon filet de sécurité. Si un jour je ne fais plus rire, je retournerais à l’hôpital. »  

Caroline Estremo sera ce mardi 27 mai (20 h 30) au théâtre Léo Ferré à Aulnoye Aymeries et le mercredi 19 novembre (20 h) au théâtre Sébastopol à Lille.