Pour Maël Leurèle, le théâtre a été une révélation

C'est en jouant la comédie que Maël Leurèle se sent le plus à sa place dans la vie. Photo Hugo Meslin

Planète Lille a décidé d’aller à la rencontre des élèves du Studio 8 de l’école du Nord, reliée au théâtre du Nord à Lille. Chaque mois, jusqu’à la fin de leur cursus, en juin 2027,nous vous présenterons l’un(e) de ces dix-neuf artistes en herbe. On ouvre le bal avec Maël Leurèle

Depuis son entrée à l’école du Nord, à la rentrée 2024, Maël Leurèle a tout le loisir d’étancher sa soif d’apprendre. Entre les rencontres avec différents intervenants, les créations de spectacle, les cours de comédie mais aussi de chant, de danse, de cirque, de cascades, le jeune homme n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer. « C’est vrai que le rythme est assez fou, on passe d’un projet à l’autre, c’est hyper challengeant, sourit-il. On suit des stages intensifs. En quelques jours, en cirque, j’ai appris à tenir quelqu’un debout sur mes épaules ou à être moi-même debout sur les épaules de quelqu’un. En rentrant dans cette école, j’avais hâte de me plonger pleinement dans ce milieu et de voir comment je réagissais en faisant du théâtre du matin au soir. »

Presque une révolution pour ce jeune homme qui n’a jamais été très scolaire : « Ce n’était pas trop mon truc, j’étais toujours à côté de la plaque , renfermé, pas du tout à l’aise avec les mots. Jusqu’au jour où on a eu un atelier théâtre et ça a été la révélation, s’enthousiasme-t-il. C’était le seul endroit où je me sentais moi-même, à l’aise, ou je pouvais exprimer ma folie, communiquer différemment avec les autres par des jeux, des regards, le toucher. »

Installé dans le Sud, il a décidé, il y a sept ans, de monter à Paris, tirant un trait sur ses études pour tenter le conservatoire et passer des concours dans plusieurs écoles de France. Celle de Lille avait particulièrement retenue son attention pour son aspect familial avec une seule promotion de dix-neuf élèves sur trois ans et pour la présence de quatre élèves spécialisés dans l’écriture et la mise en scène. « J’avais envie de travailler avec des gens de mon âge avec lesquels je collaborerai sans doute de nouveau plus tard pour découvrir comment ils voient le théâtre de demain », précise-t-il.

Un rôle dans Emily in Paris

Avant de rejoindre Lille, Maël avait déjà connu quelques expériences artistiques dont l’une particulièrement marquante avec un petit rôle dans un épisode de la deuxième saison de la série à succès « Emily in Paris ». « En arrivant à Paris, j’ai décidé de tenter des castings, de démarcher des agences artistiques et on m’a proposé cet essai. Comme j’étais nul en Anglais, je l’ai passé en étant convaincu que je ne l’aurais jamais mais on m’a rappelé le lendemain en me disant que j’étais dans la « short-list » et j’ai finalement été pris, se souvient-il. Je me suis retrouvé sur le plateau avec Lily Collins en face de moi. J’avais quelques phrases à dire, ma petite loge. Je n’avais jamais vu des plateaux aussi grands. L’expérience était folle. »

S’il espère rééditer ce genre d’aventures au cinéma ou à la télévision, le théâtre conserve sa préférence. « Pendant une à deux heures, on est plonge dans une pièce, dans quelque chose, à cet instant et nul part ailleurs avec le public qui est là, poursuit-il. C’est assez unique comme sensation »

Celle d’être récompensé de plusieurs prix, dont celui de meilleur acteur, dans différents festivals, pour le court métrage « Battant », qu’il a réalisé et dans lequel il joue, en est une autre tout aussi agréable.

Même dans la difficulté, le jeune comédien a appris à trouver son plaisir, comme ce fut le cas récemment avec la création du Studio 8 « 15 Trumps en colère » (1). « Au début, c’était chouette mais quand on est vraiment rentré dans le travail, ça a été difficile pour moi, j’avais du mal avec ce code de jeu, du mal à trouver ma place, admet-il. J’en ai beaucoup parlé avec Marlène Saldana, qui faisait la mise en scène avec Jonathan Drillet, ainsi qu’avec mes camarades. Petit à petit, on a trouvé cet équilibre où les personnages qui ne parlent pas ont aussi leur importance. C’était aussi compliqué lors de l’écriture au plateau de trouver le bon dosage sur ce que l’on pouvait dire ou pas mais au final je suis très heureux du rendu, de ce que nous avons fait, ça été un apprentissage hyper intéressant. »

La pièce « 15 Trumps en colère » sera encore jouée au théâtre du Nord à Lille, le mercredi 21 et jeudi 22 janvier ainsi que le jeudi 2 et le vendredi 3 avril, à chaque fois à 18 h.

Jean-Christophe Cheneval, un artiste en perpétuelle créativité

Jean-Christophe Cheneval vient de sortir son nouvel album.

Quatorze ans après « Ma vie en rose », Jean-Christophe Cheneval vient de sortir son nouvel album, le troisième, intitulé « Que sombrent les hommes (regards éperdus et amours illusoires) ».  Un album réalisé avec son complice de longue date, Simon Fache. « On se connaît depuis très longtemps, il m’a accompagné au piano et on se complète bien, confie-t-il. Il m’a dit que j’étais un optimiste triste et lui un pessimiste joyeux. Je suis arrivé avec les maquettes et les arrangements et Simon a réussi à mettre dans les instruments et dans la direction musicale mes intentions artistiques. »

Le mixage de l’album a été effectué par Dominique Blanc-Francard, son idole d’adolescence : « C’est une légende vivante, il a travaillé avec Pink Floyd, David Bowie, Elton John, il a mixé des albums qui sont des références pour moi comme Gainsbourg, Dick Annegarn ou encore Camille et Benjamin Biolay, une pop française exigeante, précise-t-il. Quand j’étudiais le métier d’ingénieur du son, j’écoutais ses disques, j’en achetais certains juste parce que je savais que c’était lui qui les avait mixés. Je rêvais qu’il y ait une chanson de l’album qui soit mixée par lui. J’ai osé lui envoyer une maquette, il a accepté et finalement il a tout mixé. »

Un album que Jean-Christophe Cheneval a voulu organique : « Il y a beaucoup de cordes, on a fait venir de vrais musiciens, précise-t-il. Il y a du saxophone, du tuba, du trombone, de la trompette ». Un album dont il a écrit toutes les chansons au fil des années sans savoir s’il allait les sortir ou pas. « Il y a la question de la nécessité, du besoin, poursuit-il. Mes albums sont tous différents dans la forme mais sur le fond, on retrouve cette volonté de faire exister un imaginaire dans lequel je me sens heureux et libre. Toutes les chansons sont nées d’une émotion. Ce n’était pas voulu à l’avance mais j’ai vraiment l’impression que les chansons se répondent les unes aux autres comme des miroirs, comme un kaléidoscope. L’idée c’était toujours de se plonger dans des états émotionnels mais si je n’arrivais pas à y mettre de la lumière, je n’en faisais pas une chanson. Il n’y a jamais de complaisance à la noirceur. »

Une ambivalence que l’on retrouve jusqu’à la pochette de l’album avec un piano en flammes : « La flamme amoureuse, celle qui éclaire mais aussi celle qui détruit et qui en même temps cautérise », explique-t-il.

Un album que l’artiste va défendre sur scène, lui qui pendant une trentaine d’années a beaucoup travaillé à mettre en valeur les autres : « à la base, je suis musicien et ingénieur du son, rappelle-t-il. J’ai eu la chance au sortir de mes études d’accompagner les tournées de Jean-Jacques Goldman, Patrick Bruel et Michel Fugain en tant que stagiaire. »

L’homme a aussi travaillé comme arrangeur ou directeur artistique avec des artistes régionaux : le groupe « Presque Oui » de Thibaud Defever, Natacha Tertone ou encore Les Biskotos.

Son processus créatif ne s’est toutefois pas limité à la musique. Jean-Christophe Cheneval a écrit des romans, créé des spectacles pour enfants et ces dernières années, il a surtout écrit beaucoup de musique pour la télévision, essentiellement des documentaires. Il aimerait désormais travailler aussi sur des fictions mais également sur des longs métrages pour le cinéma et rêve de porter à l’écran l’un de ses livres.

L’album de Jean-Christophe Cheneval « Que sombrent les hommes (regards éperdus et amours illusoires) » est sorti le 14 novembre.

Chantal Goya : « Barbara m’avait prédit que je deviendrai une institution »

Chantal Goya sera ce dimanche à Lille pour fêter ses 50 ans de carrière.

Ses chansons ont bercé l’enfance de plusieurs générations. « Bécassine », « Pandi Panda », « Voulez vous danser grand-mère », « Un lapin » sont des titres connus de tous. Après cinquante ans de carrière de chanteuse, Chantal Goya continue de faire rêver petits et grands. Elle sera ce dimanche 7 décembre (15 h) au Zénith de Lille pour un spectacle anniversaire « Cinquante ans d’amour. »

Chantal, si on se replongeait 50 ans en arrière, auriez-vous pu imaginer réussir une telle carrière ?

« Absolument pas mais j’ai une anecdote à ce sujet. Lors de mon spectacle « La Planète » merveilleuse » en 1982, j’étais au palais des Congrès, c’était aux alentours de Noël. Louis de Funès était dans la salle, c’était quelques semaines avant son décès. Il y avait aussi Barbara, qui était très amie avec mon mari Jean-Jacques (Debout). Elle est venue dans ma loge et m’a dit : « Ma petite Chantal, ce que tu es en train de faire est incroyable et dans 40 ans tu seras encore là, tu deviendras une institution. Elle avait eu raison mais elle était très médium, elle ressentait les gens. »

Avec le recul, comment expliquez-vous aujourd’hui cette longévité ?

« En fait, il y a presque deux carrières. Il y a une première partie dans les années 1960-1970 où je faisais du cinéma avec Jean-Luc Godard, Pierre Tchernia. Alfred Hitchcock m’avait contactée pour « L’étau » mais je n’ai pas pu le faire car j’étais enceinte. J’ai joué avec des grands acteurs comme Philippe Noiret et Gérard Depardieu : c’était une parenthèse dans ma vie. La musique c’est grâce à Maritie et Gilbert Carpentier. Un jour, en 1975, Brigitte Bardot étant malade, il leur manquait quelqu’un en dernière minute pour leur émission. Maritie m’a contactée mais je n’avais pas de chanson, elle m’a alors dit de demander à Jean-Jacques de m’en écrire une en urgence et qu’elle m’envoyait une équipe pour l’enregistrer dans les studios de la SFP (Société Française de Production). C’est ainsi que j’ai chanté « Adieu les jolis foulards ». Ma mère et mes grands-parents étant de La Martinique, ils m’ont conçu ce décor de maîtresse d’école qui quitte son île et ça a tellement bien fonctionné que TF1 a reçu les jours suivants plus de 500 000 lettres. Maritie m’a dit que j’étais faite pour les spectacles pour enfants. J’ai enregistré un disque qui, au début, n’intéressait personne, j’allais laisser tomber jusqu’à ce que le président de chez RCA ne vienne me proposer de le sortir tout de suite. En trois jours, on en a vendu un million d’exemplaires. Comme quoi c’était écrit. J’ai souvent chanté à Beyrouth et les gens du Liban me disaient que ce n’était pas du show-business mais une mission. »

J’imagine que faire un tri parmi des centaines de chansons pour monter ce spectacle des 50 ans de carrière n’a pas été chose simple. Comment avez-vous procédé ?

« J’ai un hangar où j’ai gardé tous les décors de mes précédents spectacles : monsieur le chêne, le carrosse escargot, le soulier qui vole. On a gardé les plus beaux décors. Pour les chansons, le choix n’était pas facile mais on a mis quelques medleys pour en faire davantage. Il y en a un sur des chansons que je ne chante plus du tout comme « Allons chanter avec Mickey », « Riri, Fifi, Loulou » ou « Les malheurs de Sophie » et un autre avec des personnages qu’on ne voit plus comme le professeur Nimbus, Zig et Puce ou Felix le chat. »

Vous aviez encore toutes vos chansons en tête ou a-t-il fallu en retravailler certaines ?

« Tout était dans ma tête, dès que la première note arrive c’est bon. Même mes gestes reviennent tout de suite. Je reprends des titres que je n’avais plus chantés depuis longtemps. ll y a aussi quelques inédits dont « 50 ans d’amour », qui est très jazz avec douze danseurs et j’ai renoué avec la tradition en remettant une dizaine d’enfants sur scène. C’est la plus belle école de la vie. Certain(e)s seront peut-être un jour des professionnel(le)s du chant, de la danse, de la comédie. »

Dans le public, il y a des gens qui étaient des enfants à vos débuts qui sont les parents et même les grands-parents d’aujourd’hui. Vous êtes une madeleine de Proust pour beaucoup de gens, vous en avez conscience ?

« Oui je demande dès mon arrivée sur scène où sont les petits d’hier et puis je parle beaucoup avec le public et je m’efforce de faire rire aussi bien les adultes que les enfants avec mes histoires. Si les gens me considèrent comme leur madeleine de Proust, c’est formidable, c’est précieux pour moi, ça veut dire que malgré toutes ces années, ils ne m’ont pas oubliée. Dans cette période un peu troublée, je crois que les gens ont aussi besoin de cette parenthèse de l’enfance, cette respiration d’innocence, de fraîcheur… Ma force, c’est que je représente un peu la famille, des souvenirs d’enfance. »

Quel est le secret de votre énergie ?

« J’ai toujours eu cette espèce de joie de vivre. Petite mais encore aujourd’hui, je suis émerveillée de tout. Même si parfois la vie est dure, je suis une battante, je ne laisse pas tomber. J’ai été élevée comme ça. Quand j’ai quitté le Vietnam à l’âge de 4 ans, on aurait dû être assassinés avec ma famille mais on s’en est sortis par miracle et ma force doit venir de là. J’ai toujours beaucoup de recul sur les choses graves ; je suis toujours positive, même quand mon mari m’a annoncé qu’il avait un cancer, je lui ai dit qu’on allait se battre et le vaincre ensemble. »

Avez-vous encore envie de faire de nouveaux albums ?

« On verra. Pour l’instant, on a déjà sorti l’album des 50 ans d’amour mais aussi un livre musical aux éditions Gründ. C’est en train de faire un carton et j’en suis très heureuse. »

Y-a-t-il un souvenir de ces cinquante ans plus marquant que les autres ?

« Le plus fort, c’est quand j’étais au Liban, c’était la guerre et Jean-Jacques m’avait écrit une très belle chanson « Les enfants du Liban ». Nous sommes allés voir l’église Saint-Georges à Beyrouth. Elle était fermée, il y avait des fils barbelés mais nous avons quand même réussi à entrer et quand nous sommes ressortis, l’armée libanaise m’a dit que j’étais complètement cinglée, que l’église était minée. On était, en effet, totalement inconscients mais ça reste un souvenir très fort. »

Le spectacle de Chantal Goya « 50 ans d’amour » est programmé ce dimanche 7 décembre (15 h) au Zénith de Lille et le mercredi 10 décembre (15 h) au théâtre Jean Ferrat de Fourmies.

Maoussi rapproche les visions romantiques et pragmatiques de l’amour

Pour son premier long métrage, Maoussi, Charlotte Schioler a déjà obtenu de nombreux prix.

Déjà récompensé d’une douzaine de prix dans différents festivals, « Maoussi », le premier long métrage de Charlotte Schioler pourra convoiter un nouveau trophée, celui du public européen, à partir de ce lundi 1er décembre, puisqu’il figure dans une liste de douze films retenus dans le cadre de l’ArteKino Festival.

« Maoussi » évoque la rencontre entre une danseuse Babette (Charlotte Schioler) et Edo, un musicien percussionniste, réfugié congolais, qu’elle accepte d’héberger chez elle. Babette voit, en revanche, d’un moins bon œil l’arrivée concomitante dans son logement d’une souris de laboratoire en fuite.

« Ce film interroge sur le dilemme entre deux visions différentes de l’amour : l’une romantique, l’autre pratique, confie la réalisatrice. Pour les gens de notre génération, on a plutôt la vision du mariage d’amour mais il n’y a pas si longtemps que ça le mariage de raison était la norme. Ma mère vient du Nord du Danemark, un endroit où il était préférable d’épouser un enfant de fermier pour mettre ses terres en commun. Dans le film, Edo se trouve dans une position de survie que les gens ont souvent du mal à prendre en considération, on parle généralement mal de ceux qui se marient pour des papiers. D’ailleurs Babette a, elle aussi, du mal à concevoir la panique dans laquelle Edo se trouve. »

La présence dans le film de cette petite souris, baptisée Maoussi n’est pas anecdotique : « Elle symbolise la fragilité de ceux dont on ne veut pas, alors que l’immigration enrichit énormément, insiste-t-elle. On le voit en France avec Marc Chagall, Marie Curie ou encore Yves Saint-Laurent. Il y a une diversité que nous n’avons pas au Danemark, son pays natal. »

L’actrice et réalisatrice sait de quoi elle parle, elle qui a grandi jusqu’à l’âge de neuf ans à Copenhague avant de déménager dans le Nord : « un endroit où les gens parlaient avec un autre accent, à l’école je passais pour une extra-terrestre. Je n’ai même pas eu à partir à l’étranger pour ressentir ce que ça fait d’être mal accepté  ». Ce qui ne l’a pas empêchée d’énormément voyager durant sa vie, passant par Londres, Bruxelles, New York, l’Afrique du Sud mais ayant fait de Paris son camp de base depuis l’âge de dix-sept ans. « J’avais eu une note de 5 en Français à l’école, c’est ce qui m’a incitée à partir en France, où je me suis construite. »

Un pays où elle a bâti sa carrière artistique et où « Maoussi » devrait sortir en 2026, après avoir déjà reçu un formidable accueil dans des festivals partout dans le monde. « C’est une comédie insolite et décalée, l’humour ne s’exporte pas toujours bien mais il a été heureusement très bien compris à Shanghai, Nairobi, Chicago. Il est sorti au Brésil, au Danemark, un distributeur va le prendre aux États-Unis. »

Les spectateurs pourront regarder et voter pour « Maoussi » à partir de ce lundi 1er décembre sur https://artekinofestival.arte.tv/

Anne-Sophie Girard et François Levantal s’amusent comme des gamins sur le tournage de « La petite histoire de France »

Anne-Sophie Girard et François Levantal, un couple de noble en quête de réhabilitation à la cour de Louis XIV. (c) Sven Etcheverry/M6

Vous pensez tout savoir sur l’histoire de France mais connaissez-vous bien « La petite Histoire de France ». Pas celle de Vercingétorix, Jeanne d’Arc, Louis XIV et Napoléon mais celle de leurs cousins et cousines. Créée il y a dix ans par Jamel Debbouze, Laurent Tiphaine et Franck Cimière, cette série tournée sous forme de saynètes humoristiques nous fait voyager d’une époque à l’autre à travers une formidable galerie de personnages.

Lors de la dernière édition du festival Séries Mania à Lille, plusieurs comédiens avaient fait le déplacement pour rencontrer leurs fans et leur annoncer une excellente nouvelle : le tournage d’une sixième saison, que W9 va diffuser chaque samedi à 17 h 30, à partir de ce 29 novembre.

Le casting est d’excellente facture avec des personnages récurrents interprétés par Ophélia Kolb, Karina Marimon, Maxime Gasteuil, Alban Ivanov, Paul Scarfiglio et bien d’autres encore. Il sera encore renforcé cette saison par les apparitions de guests de premier plan comme Zabou Breitman, Jamel Debbouze, Arnaud Ducret, PEF ou encore Julie Ferrier.

« Cette série devait s’achever après trois saisons et grâce à l’adhésion du public ils l’ont fait renaître de ses cendres et on est repartis pour une quatrième, une cinquième et maintenant une sixième saison. Les gens sont autant attachés à nos personnages que nous », s’enthousiasme Anne-Sophie Girard, qui incarne la comtesse Marie-Louise de Roche Saint-Pierre, épouse de Philippe de Roche Saint-Pierre, le cousin de Louis XIV.

« Le pitch de base, c’est notre obsession à revenir au château de Versailles duquel nous avons été évincés par le roi, indique François Levantal, qui interprète ce fameux cousin. Rien qu’aux séances de lecture, on rigole énormément car on a la chance d’avoir de très bons auteurs qui nous font le cadeau de nous écrire à chaque fois de très bons textes. »

« Nos personnages sont attachants parce que ce sont de grands gamins et on prend un malin plaisir à jouer parce que nous en sommes nous aussi, poursuit Anne-Sophie Girard. Sans trop spoiler, je peux vous dire que Marie-Louise, qui était déjà très branchée science, va aller encore plus loin en explorant l’occulte pour dialoguer avec les morts. Ça va être bien barré. »

L’Histoire n’était initialement pas la matière préférée de son camarde de jeu mais celui-ci avoue s’y être intéressé davantage depuis qu’il a commencé la série : « Je n’étais pas très féru d’Histoire à l’école mais aujourd’hui je regarde beaucoup de documentaires historiques et je dois dire que ça me plaît énormément. »

« On a le luxe d’avoir de très beaux costumes et de très beaux décors, ça nous aide à nous fondre dans le rôle et s’il y a la moindre petite erreur, on est vite au courant car les téléspectateurs sont de vrais gendarmes de l’Histoire, conclut la comédienne. Ils nous signalent tout de suite si un passage est anachronique, impossible. »

« La petite Histoire de France », saison 6, chaque samedi (17 h 30) à partir du 29 novembre.