Olivier de Benoist, Laurent Baffie ou encore Eric Baert renouent avec le festival Humour en Weppes

Le festival Humour en Weppes promet encore de beaux moments de rire.

Que de chemin parcouru depuis la première édition en 2013 ! Si le Festival Humour en Weppes, organisé à La Bassée, Hantay, Aubers et Sainghin-en-Weppes, doit composer avec des contraintes matérielles et financières, Jean-Pierre Rabouin et son équipe ont réussi à installer l’événement dans le paysage artistique régional.

Plusieurs grands noms de l’humour y sont passés et, preuve de la qualité de la manifestation, ils sont nombreux à y revenir. Ce sera le cas cette année de pointures comme Olivier de Benoist (28 février, salle Vox à La Bassée), Laurent Baffie (8 mars à La Gallicante à Hantay) ou encore Érick Baert (21 février à La Bassée). On n’ose même pas ranger dans cette catégorie Les Jumeaux, Steeven et Christopher, tant les deux hommes sont étroitement liés au festival, dont ils sont les parrains de la première heure. Outre leur spectacle à La Gallicante à Hantay le samedi 7 mars, ils animeront aussi une soirée de gala le vendredi 27 février, qui réunira plusieurs talents venus tout droit de la voisine Belgique : Zidani, Fabien Le Castel, Pierre-Emmanuel et, le dernier mais pas le moindre, Alex Vizorek.

Si les grandes stars du moment ne sont pas accessibles financièrement, plusieurs valeurs sûres comme Mathieu Madénian (vendredi 6 mars, espace culturel des Étangs à Aubers), Thomas Angelvy (dimanche 1er mars à La Bassée) ou encore Thomas Marty, qui aura l’honneur d’ouvrir le bal ce jeudi 19 février à La Bassée, figurent au casting de cette édition 2026.

Des humoristes régionaux réputés comme Émilie Deletrez (dimanche 22 février, à La Scène à Sainghin-en-Weppes) et Jojo Bernard (vendredi 20 février à La Bassée) complètent l’affiche, sans oublier la soirée des jeunes talents, durant laquelle le public verra notamment à l’œuvre Hugo Pêcheur, récemment désigné « révélation scène » de l’année à la cérémonie des Auguste du rire.

Construire un tel programme n’est jamais chose aisée, même si l’expérience et la réputation du festival facilitent un peu le travail. « On connaît plus d’artistes, plus de productions, donc ça aide forcément, mais la complexité, c’est que les dates sont établies tellement à l’avance que les artistes, surtout les plus connus, ont déjà des tournées calées sur plusieurs années », indique Jean-Pierre Rabouin.

Le Festival Humour en Weppes a d’ailleurs déjà posé quelques options, mais son fonctionnement étant dépendant des subventions publiques et l’événement étant disséminé sur quatre villes, il faudra attendre le verdict des élections municipales le mois prochain pour connaître exactement le budget dont le festival disposera, mais aussi les conditions de mise à disposition des salles. Certaines communes frappent à la porte, mais là aussi, tout dépendra des élections et de la capacité des organisateurs à continuer à faire grandir un rendez-vous déjà étalé sur onze jours.

Festival Humour en Weppes 2026, du 19 février au 8 mars. Informations et billetterie sur le site de l’événement : https://humourenweppes.ville-labassee.fr/

La bible d’une MILF : Elena Nagapetyan à cœur ouvert

Elena Nagapetyan était ce samedi à la Fnac de Lille pour dédicacer son livre.

Elena Nagapetyan vient de passer plusieurs jours dans la région. Après avoir rempli le Zénith de Lille mercredi avec son spectacle « Ça valait le coup », l’humoriste est aussi passée par Lens et Boulogne avant de revenir à Lille, ce samedi après-midi, pour dédicacer son premier livre, « La bible d’une MILF », paru il y a quelques semaines aux éditions Michel Lafon.

Un ouvrage dans lequel la jeune femme, née en Ouzbékistan et qui a grandi en Russie avant de rejoindre la France à 22 ans, raconte sa vie de mère célibataire qui doit jongler entre ses obligations d’artiste, son rôle de maman et ses relations amoureuses et sexuelles. Un livre qui s’adresse aux femmes mais aussi aux hommes, avec beaucoup d’humour, une façon assez crue de parler — sa marque de fabrique — mais aussi pas mal d’émotion.

« Hormis la séance chez le psy, qui est de la fiction, tout ce que j’écris dans ce livre est vrai, assure-t-elle. Et encore, j’ai rencontré des psys un peu fous et je me suis inspirée de ces conversations. » Tout comme elle se nourrit du monde qui l’entoure : « Je pense que tous les gens qui créent observent beaucoup et regardent autour d’eux, car si on ne parle que de soi, si on est trop égocentré, ce n’est pas bien », estime-t-elle.

Les tickets d’entrée au spectacle d’Elena Nagapetyan ou l’achat de son livre devraient sans doute être remboursés par la Sécurité sociale tant, à en juger par les avis exprimés sur les différents forums, l’artiste fait du bien à ceux qui la regardent ou qui la lisent. « Ce serait prétentieux de dire que je suis là pour aider les gens, je raconte simplement mon parcours et si ça peut aider quelqu’un, tant mieux. Des gens, notamment des femmes qui élèvent seules leurs enfants, me disent que ça leur fait du bien. Si je peux les faire déculpabiliser quelques heures, quelques jours ou pour la vie, c’est merveilleux. »

L’humoriste admet que parler de tout ça lui fait également du bien : « Il faut que ça sorte, j’ai toujours eu besoin de raconter des histoires. Si j’arrêtais d’écrire des spectacles ou des livres, je crois que je saoulerais trop mon entourage, sourit-elle. Après, je ne pense pas que ce soit le fait d’avoir vécu toutes ces choses difficiles qui me donne aujourd’hui la liberté d’en parler. Des gens qui souffrent, bien plus que moi, ont tendance à se renfermer. Je crois simplement que je suis constituée comme ça. »

Ce livre, Elena Nagapetyan en rêvait depuis très longtemps : « Après trois ou quatre ans de stand-up, je me sentais enfin prête à le faire et la rencontre avec la maison d’édition a été l’élément déclencheur. »

Amour, divorce, sexualité, maternité : Elena Nagapetyan n’élude aucun thème. Elle les enrichit avec des extraits de ses chroniques radio, des vidéos réalisées pour ses réseaux, des retranscriptions d’interactions marquantes de ses spectacles.

La différence entre l’écriture d’un livre et celle d’un spectacle ? « Quand tu écris un spectacle, tu as la possibilité de rapidement tester tes blagues dans un comedy club, alors que pour un livre, tu as la tête dans le guidon, insiste-t-elle. Tu te relis, ça te paraît bien, puis le lendemain tu te dis qu’en fait c’est nul et le surlendemain tu estimes que finalement ce n’est pas mal, mais le vrai retour, tu l’as au moment de la publication. »

Le cerveau en ébullition permanente, Elena Nagapetyan revendique un besoin constant de créer : « J’ai toujours des histoires qui naissent dans ma tête, j’ai des idées de fiction pour un film, une série, indique-t-elle. Un roman de fiction, je ne sais pas, mais écrire quelque chose de plus profond que ce que j’ai déjà fait, oui, j’en ai envie. »

« La bible d’une MILF », par Elena Nagapetyan, aux éditions Michel Lafon. 167 pages. Prix : 17,95 €.

Notre sélection de spectacles du 16 au 22 février 2026

Agenda 2 fevrier 2026

 Chaque samedi, nous vous livrons désormais nos suggestions de sorties dans la métropole lilloise pour la semaine suivante…

 Nos 5 coups de cœur du 16 au 22 février

 1. Orelsan

De retour sur scène, Orelsan a promis à ses fans un concert avec plein de surprises. Pendant trois soirs de lundi à mercredi, il pose ses valises au Zénith de Lille, qui affiche complet de longue date. Du grand show en perspective.

2. Dance theatre of Harlem

Compagnie new yorkaise historique, le Dance Theatre of Harlem n’avait plus posé pied sur le sol français depuis plus de quarante ans. C’est donc un événement qui attend le public du Colisée de Roubaix en fin de semaine avec deux spectacles différents au choix, l’un joué jeudi soir et samedi après-midi (15 h), l’autre vendredi et samedi soir.

3. Redouane Bougheraba

Après avoir beaucoup tourné ces dernières années pour le cinéma, l’humoriste marseillais signe son grand retour sur scène avec « Mon premier spectacle » et investit pour trois soirées consécutives le théâtre Sébastopol de Lille, du vendredi 19 au dimanche 21 février.

4. Erick Baert

Enfant du pays, le performeur vocal dunkerquois fait partie de la programmation de l’édition 2026 du Festival Humour en Weppes. De Barry White à Freddy Mercury en passant par Mika, Céline Dion et Coldplay, Erick Baert va convier de nombreuses stars de la musique, le samedi (21 h) à la salle Vox de La Bassée.

5. Grease is the word

Ca risque de déménager le dimanche 22 (17 h) dans le Grand théâtre de Lille Grand Palais. Qatorze chanteurs, accompagnés de quatre musiciens et de danseurs reprendront les plus grands tubes de la comédie musicale Grease que plusieurs générations de fans chantent depuis près de cinquante années.

Mais aussi…

Humour : comme c’est souvent le cas au Spotlight, il sera possible cette semaine de (re)découvrir des talents de la scène locale comme Jojo Bernard (18 février, 21 h) ou Mickaël Louchart (20 février, 19 h) mais aussi des nouveaux talents de la scène française comme Hugo Pêcheur (lundi 16) et Tristan Lucas

Musique : pour les vacances scolaires, les enfants pourront aller rêver avec la comédie musicale « La reine des neiges », le dimanche 22 février (11 h) au Grand théâtre de Lille Grand Palais. Invitation au voyage le même jour (18 h) au Zénith de Lille avec les sonorités pop et latino du groupe portugais Calema. Dans un autre registre, metal ou punk, le Splendid de Lille accueillera, toujours le dimanche 22, Napalm Death, Whiplash et The Varukers.

Avec « Clochette », Hugo Pêcheur livre un regard qui sonne juste sur les relations humaines

Hugo Pêcheur sera ce lundi 16 février au Spotlight.

Dans le spectacle « Clochette », qu’il vient jouer ce lundi 16 février au Spotlight à Lille, Hugo Pêcheur évoque son désir permanent de plaire aux autres, sa quête pour obtenir l’approbation de son père. Il y a quelques jours, toujours dans la capitale des Flandres, mais cette fois au Nouveau Siècle, c’est la reconnaissance de ses pairs qu’il a obtenue en décrochant l’Auguste de la révélation scène de l’année.

Une récompense qui fait suite à beaucoup d’autres obtenues ces derniers mois dans différents festivals, aussi bien de la part du public que des professionnels. « Forcément, ça met du baume au cœur. Je ne m’y attendais vraiment pas, car il y avait du beau monde parmi les nommés. On se base généralement sur les rires des gens pour savoir si on fait du bon travail ; ce genre de prix donne de la confiance. »

Le public lillois aura donc l’occasion de le voir pour la première fois à l’œuvre dans un show qu’il définit comme « un mélange entre le stand-up et le seul-en-scène, un spectacle qui parle des différentes façons de dire “je t’aime”, comment on exprime son amour à travers les différentes générations, à quel point c’est difficile, ou à l’inverse trop facile, de le dire, pourquoi je peux le dire à une fille le premier soir mais que je n’ai jamais été capable de le dire à mon père », énumère-t-il. « Ça parle de relations familiales, de savoir qui on est, de savoir se placer en tant que personne dans la société, mais aussi de réussir à ne pas s’oublier au profit des autres. »

Un spectacle qui s’est construit petit à petit : « Ce sont à la base différentes histoires mises bout à bout, qui me faisaient marrer. En prenant un peu de recul sur ce que j’avais écrit, je me suis aperçu qu’il y avait un fond commun. Le liant n’était pas trop difficile à trouver ; après, il fallait faire une introspection pour voir ce que je voulais raconter. »

En parallèle, Hugo Pêcheur a aussi écrit et produit une websérie en seize épisodes pour les réseaux sociaux, qu’il devrait diffuser au mois de mars. « Ça devrait s’appeler “Incasable”. Ça parle d’un personnage un peu perdu dans la société actuelle, qui cherche à rencontrer quelqu’un mais qui foire toutes ses rencontres. » L’objectif de l’humoriste étant de vendre une saison 2 pour la télévision.

« Clochette », un spectacle d’Hugo Pêcheur, ce lundi 16 février (21 h), au Spotlight à Lille.

Séries Mania lève une partie du voile sur l’édition 2026

Une grande partie de la programmation de l'édition 2026 du Festival Series Mania a été dévoilée ce jeudi.

Fidèle à ses habitudes, Laurence Heszberg, la directrice du Festival Séries Mania (du 20 au 27 mars 2026 à Lille), n’a pas divulgué ce jeudi l’intégralité du programme et surtout des invités de cette édition 2026. Les noms les plus prestigieux sont généralement annoncés dans les dernières semaines pour tenir les fans en haleine, mais aussi parce que certaines validations sont encore en cours. La conférence de presse organisée à l’UGC Ciné-Cité de Lille a néanmoins permis d’avoir déjà une belle vision d’ensemble. Planète Lille y était…

L’exposition

C’est toujours un temps fort. Le Tri Postal n’avait pas désempli en 2025 pour l’exposition consacrée aux séries des années 1980. En charge de cet événement, Charlotte Blum a cette année décidé de vous faire frissonner en consacrant l’exposition à ceux que l’on adore détester dans les séries : les méchants.

Maître du thriller et auteur de romans policiers à succès, l’écrivain Maxime Chattam sera le parrain, et plusieurs invités en lien avec la thématique sont prévus, dont un chasseur de fantômes et une profileuse.

Les cérémonies

Les stars se pressent généralement sur le tapis violet de Séries Mania pour les cérémonies d’ouverture et de clôture au Nouveau Siècle. Si le casting des invités n’est pas encore connu, on sait en revanche déjà que Daphné Bürki sera, de nouveau, aux commandes de la soirée d’ouverture, alors que l’humoriste Pablo Mira se chargera de celle de clôture.

La série d’ouverture sera « The Testaments », une suite de « La Servante écarlate » (« The Handmaid’s Tale »), programmée sur Disney+, proposée en avant-première mondiale. Une série dans laquelle on retrouvera Ann Dowd, la terrible Tante Lydia, attendue dans le Nord pour l’occasion, tout comme le showrunner Bruce Miller, mais aussi les actrices phares de cette suite, Chase Infinity et Lucy Halliday.

Conférences et masterclasses

Producteur et scénariste de plusieurs séries comme « Queer as Folk » ou « Doctor Who », le Britannique Russell T Davies livrera une masterclass, tout comme les comédien Jean-Pascal Zadi et Thomas Ngijol. Après François Hollande, un autre homme politique, Dominique de Villepin, a été convié pour témoigner lors d’une conférence sur « La diplomatie dans les séries ».

La mannequin, designeuse et comédienne Jeanne Damas interviendra sur « La haute couture et les séries ». Autre thème programmé : « La prison dans les séries ».

Les rencontres fans

Dédicaces, selfies : les rencontres fans avec plusieurs comédiens de différentes séries sont toujours des moments très appréciés du public. Cette année, TF1 amènera quelques membres du casting de « Ici tout commence » et « Plus belle la vie, encore plus belle ». Du côté de M6, ce sont des interprètes de « Scènes de ménages » qui feront le déplacement.

Pour les plus anciens, Véronique Jannot viendra se remémorer les bons souvenirs de « Pause Café », et une partie de l’équipe de « Caméra Café » fera également un passage au festival.

Les séries

Une cinquantaine de séries ont été sélectionnées par les équipes du festival. Parmi celles très attendues dans la compétition française, on retrouvera « L’Été 36 », avec un quatuor féminin composé de Julie de Bona, Sofia Essaïdi, Constance Gay et Nolwenn Leroy, mais aussi une autre fiction de TF1, « Grandiose », avec Catherine Frot et Claudia Tagbo.

Hors compétition, le public découvrira aussi « Lucky Luke », avec Alban Lenoir dans le rôle du célèbre cow-boy. Une « watch party » de « Peaky Blinders: The Immortal Man », au lendemain de sa sortie sur Netflix, devrait également susciter un véritable engouement.

Les invités

Parmi les personnalités qui devraient honorer de leur présence cette édition, on retrouvera les comédiennes du casting de « L’Été 36 »  mais aussi Vincent Elbaz en compétition avec « Camarades », Marie Colomb qui viendra défendre « Eldorado », Alex Kominek avec  «Recalés» ou encore Enzo Rose avec « Enchaînés ».

On retrouvera avec grand plaisir Florence Longré, formidable « docteur Bien-Aimé » de la série « Empathie », qui avait marqué le public l’an passé. Laurence Arné, Fred Testot, Louis Farge et Sabrina Ouazani sont aussi annoncés, et on espère la venue de Catherine Frot. Mais là encore, la liste devrait s’allonger au cours des prochaines semaines.

Les projections, conférences et masterclasses sont cette année encore gratuites mais avec accès uniquement sur réservation. La billetterie en ligne se fera en deux temps le lundi 9 mars et le mercredi 11 mars, à chaque fois à 12 h 30.