Ilyes Djadel en toute authenticité sur W9

Ilyes Djadel a pu compter sur le soutien sans faille de Kev Adams. Photo Djadel Family - Jab

L’humoriste nordiste Ilyes Djadel sera à l’honneur ce mercredi sur W9, avec d’abord la diffusion de son spectacle « Vrai », puis, en deuxième partie de soirée, le documentaire « En vrai de vrai », qui revient sur l’incroyable parcours de cet enfant de Roubaix, qui a grandi à Hazebrouck et qui a désormais sa place à la table des humoristes français remplissant les grandes salles.

On dit parfois que des fées se sont penchées sur le berceau d’une personne qui a réussi sa vie. Pour le coup, les fées avaient plutôt des allures de magiciens du rire, en la personne de Kev Adams, qui a accepté de le prendre en première partie de son spectacle, puis de le guider dans le métier et même de le produire. L’autre, c’est Jamel Debbouze, qui l’a intégré dans la troupe du Jamel Comedy Club et lui a offert son premier grand passage à la télévision, à l’occasion du Marrakech du rire en 2022.

« Ce sont toujours des grands frères pour moi. Jamel va d’ailleurs produire mon premier film en tant qu’acteur principal, “Tombé du ciel”, avec Josiane Balasko et Fred Testot, qui devrait sortir durant l’été, précise-t-il. Kev, lui, m’a appris le métier, il m’a même hébergé. »

Tout cela, le grand public pourra le découvrir, images à l’appui, car Ilyes Djadel a eu la bonne idée de quasiment tout filmer depuis des années. « Comme j’étais un fou, j’avais un gars qui me suivait avec une caméra, même si je jouais devant quatre personnes dans la salle. Les gens me demandaient pourquoi j’étais filmé, et je leur disais que c’était pour un futur documentaire sur moi. »

La prémonition est donc devenue réalité et, tout au long de la soirée, les téléspectateurs de W9 vont découvrir qu’aucun rêve n’est impossible si l’on s’en donne vraiment les moyens. « Je me dis vraiment, avec le recul, que si l’on croit très fort en ce que l’on fait, les choses finissent par se manifester. C’est vrai que j’ai beaucoup travaillé, beaucoup persévéré, mais tout est fou dans mon parcours. Je crois que j’avais un destin. »

Comment Ilyes Djadel a-t-il réussi à entrer dans l’univers de Kev Adams ? Grâce à quel coup du sort a-t-il intégré le Jamel Comedy Club ? Toutes les réponses seront dévoilées ce mercredi soir sur W9. On verra aussi comment un débrief musclé avec Kev Adams après un spectacle à Lille a marqué un véritable tournant dans sa carrière. « Il y a eu un déclic ce jour-là. S’il n’y avait pas eu cette discussion, si je n’avais pas mis en place tous ses conseils, nous ne serions sans doute pas en train de faire cette interview », confie-t-il.

Le jeune homme de 28 ans espère que cette soirée qui lui est consacrée sur W9 lui apportera un nouveau public qui ne le connaît pas encore, mais aussi qu’elle rendra fiers les gens du Nord.

Spectacle « Vrai » d’Ilyes Djadel, ce mercredi 11 février (21 h 25), suivi du documentaire « En vrai de vrai » vers 22 h 40 sur W9.

Les Biskotos initient les enfants à la bonne musique

Les Biskotos seront au centre culturel Paul Lequimme à Haubourdin le 21 février

Et si vous sortiez des sentiers battus pour ces vacances de février en emmenant vos enfants assister à leur premier concert de rock ? Les Biskotos, qui tournent depuis plus d’un quart de siècle, vous donnent rendez-vous à l’espace culturel Paul-Lequimme d’Haubourdin, le samedi 21 février (16 h), pour leur spectacle « Sauvage ».

« Notre volonté, c’est de faire découvrir à des gamins de 6 à 10 ans les codes d’un concert, du rock, avec du bon son, de la musique jouée en live, des lumières. Ce n’est pas un spectacle au rabais », assure Grégory Allaert, le chanteur.

Si les enfants sont la cible prioritaire, le spectacle se veut familial. « Il s’adresse aussi aux parents, il y a différents degrés de lecture et d’écoute. » Soucieux de ne pas délivrer des messages de manière frontale, mais plutôt en sous-texte, « Sauvage » est une invitation à se reconnecter à la nature et à soi-même : « On ne parle pas de pollution ou d’écologie, on prend le contrepied en disant qu’on a le droit de tout polluer, de bouffer la planète avec une consommation à outrance, sans jamais éteindre les lumières, en ayant une piscine, une grosse bagnole. On avait envie de prendre les choses à l’envers, avec un côté décalé, poursuit-il. On s’interroge néanmoins sur ce que serait une planète sans internet, sans wifi, sans écrans, où l’on aurait l’obligation de se parler. »

Si les Biskotos ont fait appel à Marie Liagre, avec laquelle ils travaillent depuis des années, pour la mise en scène, ils préfèrent se présenter dans un décor relativement épuré. « Nous sommes des musiciens : il y a une basse, une batterie et une guitare. Nous ne sommes pas des comédiens », rappelle-t-il. Depuis 1998, date du premier concert, les Biskotos ont vu la société et les enfants évoluer, et chaque spectacle est donc adapté à l’auditoire, tout comme le niveau de la puissance du son et des lumières. Avec, au final, l’espoir de donner de bonnes vibrations, d’initier la jeunesse à la musique et, pourquoi pas, de susciter quelques vocations.

« Sauvage », un concert des Biskotos, le samedi 21 février (16 h), à l’espace culturel Lequimme à Haubourdin. Prix : de 5 à 13 €.

Majid Berhila et ses camarades vont exceptionnellement faire leurs scènes de ménages chez les autres

Majid Berhila forme depuis plus d'un an un couple avec Elodie Poux dans Scènes de ménages. (c) Capture d'écran - Noon

Gros chamboule-tout dans Scènes de ménages. Dans le cadre d’un nouveau prime spécial, ce mardi 10 février (M6, 21 h 10), les différents couples vont être amenés, pour diverses raisons, à passer un week-end les uns chez les autres et ainsi découvrir l’environnement dans lequel chacun vit au quotidien.

Habitués à leur épicerie de montagne, Alice (Élodie Poux) et Sofiane (Majid Berhila) vont, par exemple, être amenés à s’installer dans le petit appartement de Leslie et Léo, Sofiane ayant été sélectionné pour concourir au salon des épiciers indépendants à Paris avec sa spécialité : le croc-chèvre. Euphoriques à leur arrivée, ils vont rapidement voir leur enthousiasme un peu douché par le comportement et les fonctionnements des Parisiens. « On voit comment des provinciaux habitués à un type de relations avec les habitants de leur petit village vont être confrontés à l’ambiance de la grande ville et comment ils vont s’adapter », confie Majid Berhila, qui s’est forcément servi de son expérience. Débarqué de la Picardie de sa jeunesse, il a lui aussi vécu un petit choc en descendant dans la capitale : « Ça avait été un petit choc à l’époque, se souvient-il. J’avais l’impression d’être bizarre quand je disais bonjour, c’était pire quand je souriais. »

Son arrivée dans « Scènes de ménages » fut, en revanche, un vrai bonheur : « C’est un programme que je regardais tout le temps, avec mes parents, avec mes enfants, alors quand j’ai eu le casting, c’est comme un rêve qui se réalisait », admet-il. Cerise sur le gâteau, il est tombé sur une partenaire extraordinaire en la personne d’Élodie Poux : « Elle est drôle, bienveillante. On s’était déjà croisés sur des plateaux d’humour, mais là on a eu un vrai coup de foudre artistique, se réjouit-il. Les auteurs ont fait un travail exceptionnel en créant ce couple attachant qui vit 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 au même endroit, avec leur appartement au-dessus de l’épicerie, dans leur petit village de montagne où ils ont leurs clients réguliers, un peu loufoques. Nous, on ajoute notre patte d’humoristes. »

Le personnage est tellement entré dans les foyers de millions de Français que lorsqu’il fait ses courses, certaines personnes l’interpellent en lui disant : « Ben alors Sofiane, vous n’êtes pas dans votre épicerie ? »

« Scènes de ménages… Les uns chez les autres », ce mardi 10 février (21 h 10) sur M6.

« À pied d’œuvre », le prix de la liberté artistique

Bastien Bouillon est remarquable dans le film de Valérie Donzelli (c) Christine Tamalet

Quel est le prix à payer pour garder sa liberté artistique ? Peut-on accepter d’aller jusqu’au déclassement social pour faire ce qui nous anime profondément ? Toutes ces questions font l’objet du nouveau film de Valérie Donzelli, une adaptation du roman de Franck Courtès À pied d’œuvre, sorti en salle le mercredi 4 février.

Remarquable, comme souvent, Bastien Bouillon y incarne le rôle principal, celui de Paul Marquet, qui décide de quitter son métier pour se consacrer pleinement à sa passion : l’écriture. Très vite, l’homme se heurte à la réalité de la vie et à la nécessité d’enchaîner des petits boulots mal payés pour subsister. Pas toujours bien considéré et souvent invisibilisé, son personnage sombre dans la pauvreté sans pour autant s’en plaindre ni renoncer à ses objectifs.

« Il se trouve que je connais beaucoup d’artistes qui ne vivent pas de leur art, pour qui chaque sou compte, surtout quand ils ont des enfants, indique Valérie Donzelli. Je me suis aussi identifiée à titre personnel, déjà en tant que cinéaste. Quand j’ai fait mon premier film, j’ai eu une super presse, mais je n’ai pas été payée : j’étais totalement fauchée, endettée. Et puis, j’ai aussi eu un grand-père sculpteur et peintre qui a vécu dans une grande pauvreté et qui a découragé mon père de la voie artistique. Quand j’étais petite, j’ai vu mon père changer souvent de travail, faire des dépressions, car il était malheureux dans ce qu’il faisait, mais il fallait bien faire bouillir la marmite avec quatre enfants à la maison. Mon père était en colère quand j’ai arrêté mes études d’architecture, mais je n’avais pas foi dans ce métier et je m’étais toujours dit qu’il fallait que je travaille dans une profession qui me plaise. »

Convaincue par le propos du livre de Franck Courtès, Valérie Donzelli a également été intéressée par la démarche artistique. « J’avais envie de montrer, grâce aux différents outils du cinéma, la difficulté d’écrire et ce personnage qui n’attend rien de personne, quelque chose qui n’est dramaturgiquement pas évident à raconter. Ce qui me plaît quand je fais des films, c’est d’essayer des choses par la mise en scène, avec des formes différentes. »

Selon la réalisatrice, au-delà de la difficulté de la création artistique, ce film était aussi l’occasion d’évoquer « le monde dans lequel on vit, dans lequel on ne se reconnaît plus, poursuit-elle. C’est aussi donner du sens à ce que l’on fait, le lien aux autres, l’amour… »

À pied d’œuvre, de Valérie Donzelli. Avec Bastien Bouillon, Virginie Ledoyen. En salle depuis le 4 février.

Notre sélection de spectacles du 9 au 15 février 2026

Agenda 2 fevrier 2026

 Chaque samedi, nous vous livrons désormais nos suggestions de sorties dans la métropole lilloise pour la semaine suivante…

 Nos 5 coups de cœur du 9 au 15r février

 1. Clara Luciani

L’artiste est attendue mardi au Zénith de Lille pour défendre les chanson de son dernier album, « Mon sang », écrit et composé alors qu’elle attendait son premier enfant, et sorti en fin d’année 2024.

2. Elena Nagapetyan

Ses vidéos sur les réseaux sociaux et ses chroniques à la radio font toujours mouche. Avec son franc parler et son délicieux accent, Elena Nagapetyan noue des interactions savoureuses à son public. Ne ratez pas l’occasion de la voir sur scène, ce mercredi 11 février (20 h) au Zénith de Lille.

3. La vérité

Un casting de premier plan sera sur la scène du Colisée de Roubaix, le jeudi 12 février, pour la pièce « La Vérité », sur le thème du mensonge. Stéphane De Groodt, Clotilde Coreau et Sylvie Testud s’en donnent à coeur joie.

4. Dany Boon

Après y avoir déjà joué son dernier spectacle « Clown n’est pas un métier » plusieurs fois l’année dernière, l’humoriste from Armentières Dany Boon est de retour le samedi 14 février (20 h) au Colisée de Roubaix.

5. Fabien Olicard

Le célèbre mentaliste passe mercredi 11 et jeudi 12 au Spotlight pour le début de la tournée de son nouveau spectacle « 1 h de mentalisme », où il mêle humour et mentalisme, embarquant le public dans un show interactif.

Mais aussi…

Humour : Après voir enchanté le public du théâtre Sébastopol en menant trois soirées de gala du Festival Lillarious, Élodie Poux revient déjà dans le Nord le samedi 14 février pour son spectacle « Le syndrome du papillon ». Plus tôt dans la semaine, Régis Laspalès vient rôder son seul en scène « Régis parle enfin » au Spotlight lundi 9 et mardi 10. Le théâtre Sébastopol accueillera mercredi 11 Tanguy Pastureau puis deux soirs de suite Pierre-Emmanuel Barré. Enfin, Donel Jack’sman sera mardi 10 Aux Enfants terribles à Marquette.

Musique : Chacun de ses retours dans sa région est un événement, Louane sera au Zénith de Lille ce jeudi 12 février pour son « Solo tour ». Cette semaine sera aussi consacrée aux tributes avec Abba Gold qui fera revivre les grands tubes du mythique groupe suédois le mercredi 11 février au Zéphyr de Hem, puis avec « Génération Céline » le vendredi 13 (20 h 30) au Zénith de Lille pour reprendre les plus belles chansons de la diva canadienne. Enfin, Mika vient de lancer sa tournée européenne et sera lui aussi au Zénith le dimanche 15 (19 h).

Théâtre : Deuxième semaine de représentation pour le fantasque pianiste Simon Fache de son spectacle musical théâtralisé, « Novecento », au salon de théâtre de la compagnie La Virgule à Tourcoing. Pour fêter la Saint-Valentin, la pièce « Chéri on se dit tout » sera le samedi 14 au programme du théâtre Sébastopol.