Alex Brasseur aime avant tout les scènes chorales dans DNA

23/02/2026 | A vos télécommandes, Actualités, Séries, Télé

Alex Brasseur, ici avec Kévin Levy (Bruno), dans Demain Nous Appartient. (c) TELSETE - TF1

Avec Ingrid Chauvin, sa compagne à l’écran, Alex Brasseur forme depuis 2017 le couple phare de « Demain nous appartient », la série quotidienne de TF1. Le comédien y incarne le personnage d’Alex Bertrand qui, après avoir repris la gestion du mas ostréicole de sa mère biologique, tient un stand de vente d’huîtres aux halles de Sète. En couple avec Chloé Delcourt (Ingrid Chauvin), il a trois enfants : Maxime (parti travailler comme chef cuisinier aux États-Unis), Judith et Céleste. Planète Lille est allé à la rencontre de ce pilier de DNA…

Alex, on fait un petit voyage dans le temps en 2017 : annoncée comme une saga de l’été, Demain nous appartient est devenue une quotidienne qui fait toujours les beaux jours de TF1 presque neuf ans plus tard. Quand avez-vous pris conscience que l’aventure allait durer ?
« L’histoire de la saga de l’été, c’était de la communication. Cela dit, on a eu très peu de temps, car après un bon démarrage en juillet, où on avait suscité la curiosité des gens, il y a eu un tassement des audiences en août, mais c’est reparti à la hausse en septembre-octobre. Il y avait un engouement dingue autour de la série. »

Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette série au départ ?
« Le challenge : on arrivait sur une case, à 19 h 30, où il y avait habituellement des jeux, avec la mission d’aspirer du monde sur TF1 avant le journal télévisé. Il y avait un côté un peu OVNI dans le paysage audiovisuel français. Le projet était hétéroclite, avec beaucoup de gens très différents, comme Ariane Séguillon, Juliette Tresanini ou encore Atmen Kelif ; des personnes qui avaient un peu mordu la poussière, qui ne vivaient pas la meilleure période de leur carrière, que ce soit Laure Pester, Ingrid Chauvin ou moi-même. Charlotte Valandrey avait été frappée par cette saleté de maladie. Ça nous a pétris d’humilité. Et puis il y a eu cette première journée, dont je me souviendrai toute ma vie, et qui a été fondatrice de la série. »

Racontez-nous ?
« Le producteur de la série, Guillaume de Menthon, nous a accueillis à la sortie du train. Il nous a accompagnés toute la journée pour nous faire visiter les studios et les décors. Il nous a bien expliqué tout le travail réalisé depuis un an et, à la fin de la journée, il nous a donné la main en nous faisant clairement comprendre que c’était à nous de jouer. Ça nous a énormément soudés et, comme dans un relais, il nous a transmis le témoin. »

Certains artistes hésitent à s’engager dans une série quotidienne par crainte d’être trop enfermés, d’être étiquetés. C’est une réflexion que vous avez eue avant d’accepter ?
« Mon agent de l’époque, qui avait ce côté un peu snobinard des Parisiens, n’était pas trop favorable, mais je crois que j’ai eu le nez fin. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, on ne fait pas un métier facile. J’étais donc bien content d’avoir du boulot sur la durée. Les salaires ont baissé de 30 à 50 %, les jours de tournage aussi. J’étais donc très content d’avoir un boulot sur la durée et je peux vous dire que de beaux noms passent des castings pour essayer de nous rejoindre. »

Comment jugez-vous l’évolution de votre personnage au fil des années ?
« J’adore naviguer à vue, mais ce que je retiens, c’est la possibilité de s’exprimer, même si on ne décide de rien. Il y a eu des choses qui m’ont moins plu, où je me suis parfois un peu ennuyé, mais il y a aussi eu des tas d’arches extraordinaires : l’accident de bus, l’explosion au lycée, l’incendie dans le mas, la grotte, le tremblement de terre… J’aime les scènes chorales, les scènes de groupe, les arches un peu exceptionnelles. Et je crois que celle que je viens de vivre, avec l’annonce de ma tumeur que je cache à tout le monde, est l’une de mes préférées. Ça a été une intrigue au long cours, puissante, avec des répercussions pour toute la famille, mais que l’on a essayé de traiter d’une manière lumineuse, sans aller dans le pathos. »

Et quelle a été l’arche la plus difficile à jouer ?
« Toute la période de la séparation avec Chloé, de l’aventure avec Flore Vallorta. Ça n’a rien à voir avec Flore Caillon, qui est une actrice remarquable, mais je pense après coup que ce n’était pas une bonne idée. Je voyais bien un conflit dans le couple, mais une séparation, c’était trop violent, ce n’est pas l’esprit de la série. J’aime quand on est ensemble, qu’on accueille du monde chez nous. Les Delcourt, c’est une famille généreuse, dans l’empathie. »

« Demain nous appartient », du lundi au vendredi (19 h 10) sur TF1.

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