« Le rêve américain » ou la preuve que rien n’est impossible

Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi à la conquête de l'Amérique et de la NBA. (c) Mika Cotellon - ANDP - Gaumont - France 2 cinéma

Il y a des films qui sont là pour distraire, véhiculer des émotions, passer des messages, faire réfléchir… « Le rêve américain », c’est un peu tout cela en même temps. Un film « feel-good », dont on ressort avec la banane, mais que l’on traverse parfois le cœur noué face aux multiples embûches qui se dressent sur la route des deux principaux protagonistes. Un film qui redonne aussi du sens à la valeur travail, à une époque où celle-ci a un peu trop tendance à disparaître. Un film, enfin, qui rappelle qu’à force de persévérance, rien n’est impossible. D’autant qu’il ne s’agit pas ici que de cinéma, mais bien d’une histoire vraie : celle de deux Nordistes, Jérémy Medjana et Bouna Ndiaye, deux fondus de basket qui ont franchi tous les obstacles pour devenir aujourd’hui des agents réputés travaillant avec les meilleurs joueurs du monde en NBA, dont un certain Victor Wembanyama.

« Le rêve américain, ce n’est pas de partir découvrir les États-Unis, c’est de rêver en très grand, de tout mettre en œuvre pour faire ce à quoi on est prédestinés », confie le réalisateur Anthony Marciano. Ne pas compter ses heures, sacrifier sa vie personnelle, s’endetter, rebondir après les désillusions et les trahisons… ça a été le quotidien des deux hommes pendant de longs mois, et le film retranscrit toutes ces étapes. « Leur histoire est d’autant plus incroyable qu’au départ, ils subissent une succession d’échecs, mais ils n’ont jamais renoncé et ils ont apporté la preuve qu’en se donnant les moyens, rien n’est impossible », insiste Anthony Marciano.

Davantage passionnés de football que de basket-ball, Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi ont, malgré tout, eux aussi, été séduits par ces trajectoires hors normes : « On a eu la chance de pouvoir les côtoyer et les assaillir de questions, confient les deux comédiens. Ils ont toujours été disponibles pour nous conseiller sur la façon d’appréhender le métier qu’ils exercent et ils nous ont permis de rentrer dans leur monde en nous emmenant assister à la Draft aux États-Unis ou encore en nous conviant à venir voir le match NBA des Spurs à Paris. »

« Le rêve américain », un film d’Anthony Marciano, en salle ce mercredi 18 février. Avec Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi.

Garou retrouve l’intimité et la fragilité de ses débuts

Garou sera en concert pour deux soirées à LIlle, les 3 et 4 mars.

Il y a un peu moins de trente ans, le public français découvrait l’incroyable timbre de voix de Garou dans la comédie musicale « Notre-Dame de Paris ». Le triomphe fut immédiat. L’artiste a ensuite fait son chemin, parfois seul, parfois en duo, avec par exemple Michel Sardou et Céline Dion, ou même en bande avec Corneille et Roch Voisine pour les Forever Gentlemen. Aujourd’hui, c’est vraiment en solo, avec juste sa guitare pour l’accompagner, qu’il a décidé de monter sur scène pour revisiter trois décennies de carrière. Il sera en concert les 3 et 4 mars au Lille Grand Palais.

Garou, 30 ans de carrière, c’était le bon moment pour regarder un peu dans le rétro et raconter tout ce que vous avez vécu ?
« Sincèrement, je n’avais même pas envie de faire ça. Des amis m’avaient dit : “Tu devrais faire un spectacle comme ça”, mais j’avais peur de me raconter, je trouvais ça un peu égocentrique. Mais je me suis rendu compte que les gens en avaient envie. Je me raconte comme jamais. Je n’ai jamais autant travaillé sur un show : ça fait deux ans que je suis dessus, que je refais des arrangements. En fait, je me suis amusé comme un fou. »

Comment avez-vous procédé pour construire ce spectacle ?
« Le point de départ, c’est cette symbiose avec la nature. J’ai vécu une vie tellement folle pendant des années, à bouger tout le temps, à voyager dans tellement de pays, que ça m’a fait du bien, ces dernières années, de me poser, de prendre le temps. C’est une grande obsession chez moi. Et puis j’ai décidé de complètement revisiter toutes mes anciennes chansons. Ça fait un peu peur, mais le public qui me suit depuis des années sait que j’aime prendre des risques. »

C’est votre premier album avec la casquette d’auteur-compositeur-interprète. Qu’est-ce qui fait que vous n’avez jamais écrit vos chansons avant ?
« Je vivais tellement à fond que je ne prenais pas le temps de m’asseoir, de me consacrer à l’écriture. Et puis j’avais tellement de super auteurs-compositeurs autour de moi qui m’envoyaient plein de chansons que mon métier, c’était plutôt de choisir ce que j’allais interpréter. Et là, alors que je m’étais dit que je ne sortirais plus d’albums, je me suis mis à écrire sans que ce soit un mandat, juste pour le plaisir. Au bout du compte, je me suis dit que ce serait dommage, pour une fois que j’avais un propos, de ne pas en faire quelque chose. En réalité, mon premier véritable album sera en fait le dernier. »

Du coup, pourquoi vous arrêtez alors que vous y prenez du plaisir ?
« C’est vrai, je pourrais aussi écrire pour les autres, mais je crois que je vais d’abord faire une énorme tournée. J’ai beaucoup de dates pour les deux prochaines années et je pense qu’ensuite j’aurai envie de continuer avec des musiciens, notamment pour des pays non francophones. »

À quoi faut-il donc s’attendre ?
« On est partis sur des arrangements électro, mais en gardant en même temps pas mal de sons organiques et même des sons de la nature. Il y aura des images projetées sur scène, mais les images sont aussi dans la musique et je crois que, même en fermant les yeux, le public les verra. »

Cette expérience en solo, ça procure d’autres sensations ?
« Oui, ce sont de nouvelles sensations, mais c’est aussi un retour à mes débuts, quand je chantais dans des bars. On retrouve une intimité, une fragilité. Je n’ai jamais eu peur de la scène, mais là, je me suis senti vulnérable. »

Garou sera en concert à Lille Grand Palais les mardi 3 et mercredi 4 mars (20 h).

Vincent Ebaz attendait depuis longtemps de jouer avec Sophie Marceau

Vincent Elbaz n'a pas caché son plaisir de tourner avec Sophie Marceau dans Lol 2.0 © 2026 CURIOSA FILMS – LOVE IS IN THE AIR - APOLLO FILMS DISTRIBUTION - FRANCE 2 CINÉMA - M6 FILMS 10

LOL 2.0 a réussi son démarrage en se plaçant d’entrée au premier rang du box-office. En salle depuis bientôt une semaine, le film de Lisa Azuelos réunit une grande partie du casting du premier opus, mais aussi un nouveau venu, Vincent Elbaz, qui a adoré l’expérience…

Vincent, aviez-vous vu le premier LOL ?
« Oui, et j’avais beaucoup aimé l’amour qui se dégageait de ce film, le fait qu’il soit connecté à la jeunesse de l’époque tout en restant grand public, familial. C’est une grande qualité. Ça m’a fait penser, dans un autre genre, aux films de Cédric Klapisch. »

Entre les deux films, cette jeunesse a beaucoup évolué…
« Oui, et le film a bien capté ces évolutions, ces transformations sociétales, le fait de faire corps avec cette technologie qui est très envahissante. »

Aviez-vous déjà eu l’occasion de travailler avec Lisa Azuelos et Sophie Marceau ?
« Non, jamais. J’ai découvert Lisa sur le tournage et j’ai beaucoup aimé cette femme, sa générosité. J’ai vite vu qu’elle allait faire un super film. En ce qui concerne Sophie Marceau, c’était un souhait que j’avais depuis longtemps de jouer avec elle. C’est une super actrice dont j’ai vu beaucoup de films, qui m’a inspiré. Être dans ce film, ça n’a été que du bonheur. »

Parlez-nous de votre rôle dans le film ?
« Je suis le mec qui va amener un peu de légèreté. C’est une rencontre amoureuse : on a eu de jolies scènes de comédie romantique avec Sophie. Et même si ce n’est pas le thème central du film, leur histoire correspond à la société d’aujourd’hui, avec les familles recomposées, les gens qui se séparent après avoir eu des enfants et qui doivent composer avec cela pour refaire leur vie. Les deux personnages sont dans la même situation, car lui aussi est grand-père. Pour tout dire, ce film m’a donné envie de faire un film sur ces gens, une comédie romantique de quinquagénaires. »

Vous évoquiez tout à l’heure les films de Cédric Klapisch. En voyant tous ces jeunes comédiens, cela vous a-t-il rappelé la bande que vous formiez dans « Le péril jeune » avec notamment Romain Duris ?
« Oui, totalement. Même si je n’avais pas de scènes avec eux, j’ai découvert plein d’acteurs formidables, notamment Thaïs Alessandrin, la fille de Lisa, qui porte le film. J’ai beaucoup aimé son travail de comédienne et de coscénariste. Ça m’a rappelé que, lorsque l’on est un jeune acteur, on a besoin d’être bien accompagné, avec l’exigence d’un réalisateur ou d’une réalisatrice qui sait vous regarder, vous canaliser, vous diriger. En revanche, je ne leur donne pas de conseils : on l’a fait pour moi quand j’étais jeune et je n’avais pas aimé cette démarche, car cela créait une hiérarchie. Je fais juste en sorte d’être dans le partage du jeu d’acteur avec l’autre, tout en laissant les jeunes faire leurs expériences. »

« LOL 2.0 », un film de Lisa Azuelos et Thaïs Alessandrin. Avec Sophie Marceau, Vincent Elbaz, Thaïs Alessandrin, Alexandre Astier, Nathan Japy…

Al.Hy a décidé de donner vie à des projets anciens

Al-Hy va sortir un album qui aurait déjà pu être délivré à son public depuis dix ans. (c) La Roiselle

Rarement un album aura mis autant de temps à sortir que celui que la Nordiste Al.Hy devrait dévoiler dans les prochains mois et qui portera le même nom que le premier single, « Alarmonie », présenté en fin d’année.

« C’est un projet qui a mis du temps à mûrir, confirme la jeune femme. Les chansons étaient prêtes depuis une dizaine d’années, mais moi, je ne l’étais pas. Et puis, après le Covid, je me suis rendu compte que cet album parlait justement un peu de l’enfermement et qu’il fallait qu’il existe. »

Des titres qu’Al.Hy a longtemps refusé de rendre publics par peur de décevoir : « C’est un album un peu étrange, avec une construction osée, quelques chansons qui dépassent les cinq minutes, des structures particulières, indique-t-elle. Du coup, j’avais peur de ne pas donner aux gens ce qu’ils attendaient de moi. Je voulais imposer mes chansons, avoir du temps pour les faire, mais quand tu fais une émission comme The Voice, les attentes sont élevées et pressantes, donc ça ne permet pas de développer ton univers. »

Après son album « Alphabet », Al.Hy a donc voulu opérer une rupture franche : « Je me suis enfermée dans ma cave pour faire de la musique pendant deux ans, sans aucune règle à suivre. Ce qui est marrant, c’est qu’il va s’agir de mon troisième album, alors que, dans la réalité, c’est le deuxième. »

Malgré leur « ancienneté », les différents titres n’ont pas eu besoin d’être modifiés : « Il n’y a eu aucune modification, ni des textes ni des mélodies, assure-t-elle. C’est d’ailleurs parce qu’on a vu qu’on pouvait sortir l’album tel quel qu’on a décidé de le faire. On a juste choisi de le remixer pour amener un peu de fraîcheur. »

Pour cette étape, Al.Hy a accompli le plus long voyage de sa vie en se rendant à New York. Elle a surtout pu le faire avec quelqu’un avec qui elle rêvait de travailler depuis des années : Mark Plati. « C’est un super réalisateur, il a bossé avec David Bowie, The Cure, plein de grands noms, se réjouit-elle. Des amis m’avaient convaincue de le contacter. Je lui ai envoyé un e-mail comme une bouteille à la mer, en étant convaincue que ça resterait perdu dans l’océan de sa messagerie, mais il m’a répondu. Il m’a dit qu’il aimait mes chansons, il a proposé qu’on se voie à Paris, où il était de passage. Le contact est bien passé et il m’a donc conviée à venir mixer à New York. » Un album réalisé avec Achille Thomas au sein de leur label Planète B, signé en distribution chez Jo & Co, qui appartient en partie à Believe.

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, Al.Hy qui écrit aussi beaucoup pour les autres, a signé une chanson qui a plu à Florent Pagny et qu’elle va même interpréter en duo avec l’artiste sur le prochain album de celui-ci. « J’écris aussi pour Giulia Falcone, enchaîne-t-elle. Je fais partie de ces gens qui aiment s’occuper des autres, qui aiment faire des albums à Noël. Je suis plus efficace pour les autres que pour moi. Je sais que ma façon de vivre ne correspond pas au fonctionnement de la société, je suis décalée, mais j’en ai conscience depuis longtemps et j’ai appris à composer avec ça. »

Un prochain single devrait sortir au mois de mars : « Ce sera dans un tout autre registre que le premier. Ce qui est génial dans cet album, c’est que toutes les chansons sont très différentes. C’est une sorte d’opéra rock. Je suis en train de réfléchir à la scénographie », annonce l’artiste, qui aimerait un jour « réaliser un film avec plein d’effets spéciaux ».

Le single « Alarmonie » d’Al.Hy est disponible sur toutes les plateformes d’écoute.

Olivier de Benoist, Laurent Baffie ou encore Eric Baert renouent avec le festival Humour en Weppes

Le festival Humour en Weppes promet encore de beaux moments de rire.

Que de chemin parcouru depuis la première édition en 2013 ! Si le Festival Humour en Weppes, organisé à La Bassée, Hantay, Aubers et Sainghin-en-Weppes, doit composer avec des contraintes matérielles et financières, Jean-Pierre Rabouin et son équipe ont réussi à installer l’événement dans le paysage artistique régional.

Plusieurs grands noms de l’humour y sont passés et, preuve de la qualité de la manifestation, ils sont nombreux à y revenir. Ce sera le cas cette année de pointures comme Olivier de Benoist (28 février, salle Vox à La Bassée), Laurent Baffie (8 mars à La Gallicante à Hantay) ou encore Érick Baert (21 février à La Bassée). On n’ose même pas ranger dans cette catégorie Les Jumeaux, Steeven et Christopher, tant les deux hommes sont étroitement liés au festival, dont ils sont les parrains de la première heure. Outre leur spectacle à La Gallicante à Hantay le samedi 7 mars, ils animeront aussi une soirée de gala le vendredi 27 février, qui réunira plusieurs talents venus tout droit de la voisine Belgique : Zidani, Fabien Le Castel, Pierre-Emmanuel et, le dernier mais pas le moindre, Alex Vizorek.

Si les grandes stars du moment ne sont pas accessibles financièrement, plusieurs valeurs sûres comme Mathieu Madénian (vendredi 6 mars, espace culturel des Étangs à Aubers), Thomas Angelvy (dimanche 1er mars à La Bassée) ou encore Thomas Marty, qui aura l’honneur d’ouvrir le bal ce jeudi 19 février à La Bassée, figurent au casting de cette édition 2026.

Des humoristes régionaux réputés comme Émilie Deletrez (dimanche 22 février, à La Scène à Sainghin-en-Weppes) et Jojo Bernard (vendredi 20 février à La Bassée) complètent l’affiche, sans oublier la soirée des jeunes talents, durant laquelle le public verra notamment à l’œuvre Hugo Pêcheur, récemment désigné « révélation scène » de l’année à la cérémonie des Auguste du rire.

Construire un tel programme n’est jamais chose aisée, même si l’expérience et la réputation du festival facilitent un peu le travail. « On connaît plus d’artistes, plus de productions, donc ça aide forcément, mais la complexité, c’est que les dates sont établies tellement à l’avance que les artistes, surtout les plus connus, ont déjà des tournées calées sur plusieurs années », indique Jean-Pierre Rabouin.

Le Festival Humour en Weppes a d’ailleurs déjà posé quelques options, mais son fonctionnement étant dépendant des subventions publiques et l’événement étant disséminé sur quatre villes, il faudra attendre le verdict des élections municipales le mois prochain pour connaître exactement le budget dont le festival disposera, mais aussi les conditions de mise à disposition des salles. Certaines communes frappent à la porte, mais là aussi, tout dépendra des élections et de la capacité des organisateurs à continuer à faire grandir un rendez-vous déjà étalé sur onze jours.

Festival Humour en Weppes 2026, du 19 février au 8 mars. Informations et billetterie sur le site de l’événement : https://humourenweppes.ville-labassee.fr/