Alex Brasseur aime avant tout les scènes chorales dans DNA

Alex Brasseur, ici avec Kévin Levy (Bruno), dans Demain Nous Appartient. (c) TELSETE - TF1

Avec Ingrid Chauvin, sa compagne à l’écran, Alex Brasseur forme depuis 2017 le couple phare de « Demain nous appartient », la série quotidienne de TF1. Le comédien y incarne le personnage d’Alex Bertrand qui, après avoir repris la gestion du mas ostréicole de sa mère biologique, tient un stand de vente d’huîtres aux halles de Sète. En couple avec Chloé Delcourt (Ingrid Chauvin), il a trois enfants : Maxime (parti travailler comme chef cuisinier aux États-Unis), Judith et Céleste. Planète Lille est allé à la rencontre de ce pilier de DNA…

Alex, on fait un petit voyage dans le temps en 2017 : annoncée comme une saga de l’été, Demain nous appartient est devenue une quotidienne qui fait toujours les beaux jours de TF1 presque neuf ans plus tard. Quand avez-vous pris conscience que l’aventure allait durer ?
« L’histoire de la saga de l’été, c’était de la communication. Cela dit, on a eu très peu de temps, car après un bon démarrage en juillet, où on avait suscité la curiosité des gens, il y a eu un tassement des audiences en août, mais c’est reparti à la hausse en septembre-octobre. Il y avait un engouement dingue autour de la série. »

Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette série au départ ?
« Le challenge : on arrivait sur une case, à 19 h 30, où il y avait habituellement des jeux, avec la mission d’aspirer du monde sur TF1 avant le journal télévisé. Il y avait un côté un peu OVNI dans le paysage audiovisuel français. Le projet était hétéroclite, avec beaucoup de gens très différents, comme Ariane Séguillon, Juliette Tresanini ou encore Atmen Kelif ; des personnes qui avaient un peu mordu la poussière, qui ne vivaient pas la meilleure période de leur carrière, que ce soit Laure Pester, Ingrid Chauvin ou moi-même. Charlotte Valandrey avait été frappée par cette saleté de maladie. Ça nous a pétris d’humilité. Et puis il y a eu cette première journée, dont je me souviendrai toute ma vie, et qui a été fondatrice de la série. »

Racontez-nous ?
« Le producteur de la série, Guillaume de Menthon, nous a accueillis à la sortie du train. Il nous a accompagnés toute la journée pour nous faire visiter les studios et les décors. Il nous a bien expliqué tout le travail réalisé depuis un an et, à la fin de la journée, il nous a donné la main en nous faisant clairement comprendre que c’était à nous de jouer. Ça nous a énormément soudés et, comme dans un relais, il nous a transmis le témoin. »

Certains artistes hésitent à s’engager dans une série quotidienne par crainte d’être trop enfermés, d’être étiquetés. C’est une réflexion que vous avez eue avant d’accepter ?
« Mon agent de l’époque, qui avait ce côté un peu snobinard des Parisiens, n’était pas trop favorable, mais je crois que j’ai eu le nez fin. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, on ne fait pas un métier facile. J’étais donc bien content d’avoir du boulot sur la durée. Les salaires ont baissé de 30 à 50 %, les jours de tournage aussi. J’étais donc très content d’avoir un boulot sur la durée et je peux vous dire que de beaux noms passent des castings pour essayer de nous rejoindre. »

Comment jugez-vous l’évolution de votre personnage au fil des années ?
« J’adore naviguer à vue, mais ce que je retiens, c’est la possibilité de s’exprimer, même si on ne décide de rien. Il y a eu des choses qui m’ont moins plu, où je me suis parfois un peu ennuyé, mais il y a aussi eu des tas d’arches extraordinaires : l’accident de bus, l’explosion au lycée, l’incendie dans le mas, la grotte, le tremblement de terre… J’aime les scènes chorales, les scènes de groupe, les arches un peu exceptionnelles. Et je crois que celle que je viens de vivre, avec l’annonce de ma tumeur que je cache à tout le monde, est l’une de mes préférées. Ça a été une intrigue au long cours, puissante, avec des répercussions pour toute la famille, mais que l’on a essayé de traiter d’une manière lumineuse, sans aller dans le pathos. »

Et quelle a été l’arche la plus difficile à jouer ?
« Toute la période de la séparation avec Chloé, de l’aventure avec Flore Vallorta. Ça n’a rien à voir avec Flore Caillon, qui est une actrice remarquable, mais je pense après coup que ce n’était pas une bonne idée. Je voyais bien un conflit dans le couple, mais une séparation, c’était trop violent, ce n’est pas l’esprit de la série. J’aime quand on est ensemble, qu’on accueille du monde chez nous. Les Delcourt, c’est une famille généreuse, dans l’empathie. »

« Demain nous appartient », du lundi au vendredi (19 h 10) sur TF1.

Gwendal Marimoutou a voulu créer des moments inédits sur cette tournée I Gotta Feeling

Gwendal Marimoutou se charge avec Séverine Ferrer de faire monter la température dans la salle. (c) Tommy Photographies

Dans trois jours, le mercredi 25 février, le Zénith de Lille va s’enflammer au rythme des tubes des années 2000 avec le passage de la deuxième saison de la troupe I Gotta Feeling. Nous en avons déjà parlé sur ce site : l’événement réunira beaucoup de stars de l’époque, des L5 aux Worlds Apart, en passant par Alizée, Helmut Fritz, Nadîya, Faudel, Assia et bien d’autres encore.

Également présent sur scène pour faire grimper la température puis coanimer avec Séverine Ferrer, Gwendal Marimoutou a beaucoup œuvré en coulisses en prenant en charge la direction artistique de ce show.

Un rôle qui a toujours séduit ce jeune homme, révélé par des émissions comme La France a un incroyable talent (2009) et The Voice (2014), avant de tracer son chemin dans différentes comédies musicales comme Résiste, Saturday Night Fever ou encore Le Roi Lion, et que l’on retrouve aujourd’hui dans le spectacle Les Comédies musicales, qui sera d’ailleurs présenté au théâtre Sébastopol le 30 juin 2026.

C’est néanmoins sur une autre comédie musicale à plus petit budget, Madiba, un spectacle hommage à Nelson Mandela, que Gwendal Marimoutou a connu sa première expérience de direction artistique. « On jouait régulièrement, mais dans de petites salles, et j’avais une vision pour en faire quelque chose de plus grand. Ce n’est pas facile quand on est jeune, car il faut faire ses preuves, mais la production m’a fait confiance, confie-t-il. Ensuite, dans tous les shows auxquels j’ai pu participer, je me suis toujours intéressé aux différents corps de métier. Je regardais ce que chacun faisait et j’ai surtout observé Stéphane Jarny (directeur artistique de Miss France, The Voice, Mask Singer…) qui faisait la mise en scène de Saturday Night Fever, puis Ladislas Chollat sur Résiste. »

C’est finalement tout naturellement qu’il a fini, ces dernières années, par prendre la direction artistique du spectacle Les Comédies musicales, et désormais de I Gotta Feeling, même si les contextes sont très différents : « Les artistes des comédies musicales, c’est déjà ma famille à la base, mais pour I Gotta Feeling, j’ai retrouvé des artistes que j’admirais sans forcément les connaître personnellement. Lors de la première saison, il y avait donc un peu d’appréhension au départ, mais tout s’est super bien passé. »

La mission de Gwendal Marimoutou, c’est un peu celle d’un grand cuisinier. Il dispose de nombreux ingrédients de qualité et il lui faut faire les bons assemblages, trouver les bonnes recettes et faire en sorte que la sauce prenne pour répondre à la gourmandise du public, en évitant l’indigestion ou le sentiment de rester un peu sur sa faim.

« C’est quand même trois heures de spectacle et l’idée, c’est de créer des moments inédits à travers des duos, des trios, des collégiales, pour que les spectateurs puissent voir leurs idoles comme ils ne les ont jamais vues ailleurs, en concert ou à la télévision, insiste-t-il. La volonté, c’est de transmettre des émotions, de permettre aux gens de s’évader le temps du spectacle et, pour beaucoup, de retrouver leur adolescence, les boutons et les hormones en moins. »

De toutes ses observations et expériences, il a surtout retenu qu’il fallait toujours avoir un coup d’avance. « J’ai une idée sur laquelle je travaille, mais je fais en sorte d’avoir toujours plusieurs options à proposer aux artistes, car au final, ce sont eux qui décident de ce qu’ils vont faire sur scène. Il faut donc toujours avoir des solutions et ne pas attendre les problèmes. »

Gwendal Marimoutou s’adapte aussi aux talents qui font partie de la troupe. Sans dévoiler ce qu’il se passera mercredi, il nous confie avoir voulu amener quelques touches de danse et d’humour. Et puisque l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, il lancera fin novembre son propre show, un seul-en-scène musical, « Une vie par jour », qu’il viendra forcément présenter à Lille ou dans ses alentours.

« I Gotta Feeling », mercredi 25 février (20 h) au Zénith de Lille. Avec Alizée, les L5, les Worlds Apart, Assia, Faudel, Nadîya, Helmut Fritz, Organiz, Tribal King, Priscilla, Kamini, Amine, Tragédie…

Notre sélection de spectacles du 23 février au 1 mars 2026

Agenda 2 fevrier 2026

 Chaque samedi, nous vous livrons désormais nos suggestions de sorties dans la métropole lilloise pour la semaine suivante…

 Nos 5 coups de cœur du 23 février au 1er mars

1. I gotta feeeling

Prêts pour un shoot de trois heures d’énergie, de nostalgie, de bonne humeur et surtout de tubes, ceux des années 2 000 en présence de nombreuses stars de l’époque des L5 aux Worlds Appart en passant par Alizée, Faudel, Organiz, Helmut Fritz, Assia, Kamini et bien d’autres encore. Une immense fête programmée le mercredi 25 février au Zénith de Lille.

2. Chantal Ladesou

Le temps ne semble pas avoir de prise sur elle. Iconique, le titre de son spectacle, Chantal Ladesou l’est assurément avec son timbre de voix reconnaissable entre mille. Sur scène, l’humoriste nordiste continue de s’éclater et tourne en dérision tous nos travers et les petits tracas de la vie. A déguster le dimanche 1er mars (18 h) au Casino Barrière de Lille.

3. Star Academy

Ils sont à peine sortir du château que les voilà déjà prêts à se lancer dans une tournée de plus de 70 dates qui affichent déjà complet presque partout, comme ce sera le cas ce samedi 28 février au Zénith de Lille. Ambre, Sarah, Anok, Victor, Léa et leurs camarades marchent déjà dans les pas des promotions précédentes.

4. Marvel Infinity Saga

Là encore la nostalgie va tourner à plein de régime. Plus de 100 musiciens seront réunis dimanche 1er mars (17 h), au Zénith de Lille, pour rejouer les bande-originales les plus cultes de la saga Marvel pendant que des extraits des films de vos super-héros préférés seront diffusés sur écran géant.

5. Nicolas Ribs

Demi-finaliste de la France a un incroyable talent et finaliste de la version américaine du programme, le magicien et mentaliste Nicolas Ribs, récompensé d’un Mandrake d’or, est parti à la rencontre de son public. Il sera le dimanche 1er mars (19 h) au Spotlight à Lille.

Maud Baecker redonne vie à Monet au théâtre

Maud Baecker, une muse dans la pièce Dans les Yeux de Monet. ©Cyril Bruneau

Le grand public l’a probablement découverte dans la série quotidienne de TF1, Demain nous appartient, où elle incarne Anna Delcourt, la sœur du personnage principal Chloé Delcourt (jouée par Ingrid Chauvin). Pourtant, Maud Baecker avait déjà un beau vécu, notamment au théâtre à ses débuts.

C’est donc avec un immense plaisir que la comédienne a renoué avec les planches ces derniers mois. D’abord aux côtés de Clovis Cornillac dans « Dans les yeux de Monet », une pièce mise en scène par Tristan Petitgirard, puis dans « Une équipe formidable » d’Ivan Calbérac.

Les sessions parisiennes achevées, c’est avec la première pièce qu’elle part désormais en tournée et fera halte au théâtre Sébastopol de Lille le jeudi 5 mars (20 h). « La pièce se passe à une période que je ne connaissais pas de la vie de Monet, où il était perdu, où il n’avait plus d’inspiration, plus de goût pour la vie. Pour lui redonner la foi, un marchand d’art va l’installer dans un atelier à Rouen, d’où l’on voit la cathédrale. J’incarne une cliente qui vient essayer un corset dans la boutique de lingerie juste en dessous. Cette jeune femme va d’abord l’insupporter, puis progressivement le sortir de sa dépression et lui redonner l’envie de peindre. »

Maud Baecker, qui n’avait encore jamais joué avec Clovis Cornillac, a été ravie de découvrir « quelqu’un de merveilleux dans le jeu, mais aussi humainement ». Elle est tout aussi heureuse du thème de la pièce. « Je viens d’une famille de peintres, j’ai été bercée dans cet univers. Je suis souvent allée au musée, notamment à celui de Marmottan, qui lui est consacré, mais aussi dans sa maison à Giverny. » Son plus grand bonheur est néanmoins de renouer avec les spécificités et les sensations du théâtre : « J’ai fait plein de choses géniales en télévision, dans des séries, dans des unitaires, mais le théâtre, c’est tellement magique : ce contact direct avec le public, cet instant présent à son summum, retrouver un texte, des petits rituels et ressentir les rires, les émotions du public. »

La pièce Dans les yeux de Monet a aussi renforcé l’attrait de l’artiste pour certains aspects de son métier. « Je pose un regard différent sur la lumière, même si on a souvent un chef opérateur qui nous sensibilise à ça, sur la façon dont on doit se positionner par rapport aux projecteurs, à quel point ça peut changer une scène, un regard, une émotion, poursuit-elle. Même à titre personnel, quand on veut prendre des photos, il faut saisir des moments : la lumière change vite. Il faut réussir à immortaliser des instants qui durent à peine quelques secondes. »

Radieuse au théâtre, Maud Baecker ne délaisse pas les autres projets pour l’instant. Si elle ne ferme aucune porte, son retour dans « Demain nous appartient » n’est pas d’actualité (son personnage est parti vivre loin de Sète). En revanche, ses fans nordistes vont être gâtés début mars puisqu’en plus de sa venue à Lille le 5 mars, elle sera, cette même semaine, par deux fois sur les petits écrans. D’abord le 2 mars sur TF1, aux côtés d’Arnaud Ducret, Barbara Cabrita et Élodie Poux dans la fiction Papa malgré lui, « un très beau film sur le harcèlement scolaire qui évoque notamment comment les parents peuvent aider leurs enfants », précise-t-elle. Puis, le jeudi 5 mars, toujours sur TF1, ce sera la saison 2 de Erica. « J’y retrouve Julie De Bona, ma sœur dans la série et ma sœur de cœur dans la vie, confie-t-elle. Ça va parler de relations entre sœurs, de violences conjugales ; de lourds secrets vont être dévoilés et on verra comment les deux vont pouvoir s’entraider. »

« Dans les yeux de Monet », le jeudi 5 mars (20 h) au théâtre Sébastopol de Lille.

Avec « Drache », MDNS déverse son Lille intime dans un nouvel EP

MDNS sort son EP ce vendedi 20 février.

Moins de deux ans après son premier album « Posthume », le Lillois MDNS(prononcez Madness) sort ce vendredi un nouvel EP généreux (7 titres) qu’il a baptisé « Drache », en forme de clin d’œil à la région. « On avait pas mal de titres, on aurait presque pu faire un deuxième album, mais on voulait quelque chose de plus léger à réaliser, précise-t-il. J’ai pris le temps d’aller à la rencontre des gens, et ce que je raconte dans cet EP, c’est tout mon état d’esprit de ces dernières années, ma vie de Lillois. J’ai habité sept ans au-dessus d’un bar, je descendais tous les soirs boire un verre et discuter avec des gens de tous les âges, de toutes les classes sociales, ça a été hyper enrichissant et une vraie source d’inspiration. »

Si la musique est entrée très tôt dans sa vie, MDNS a longtemps refusé l’idée d’y faire carrière : « J’étais passionné de musique, mais comme mon père était guitariste et qu’il jouait tout le temps, ça me saoulait, sourit-il. Et puis au collège, j’étais assez révolté et j’ai commencé à écrire des textes sur plein de sujets différents, et j’ai décidé de les mettre en musique, en commençant par du rap, car c’était mes influences de l’époque, même si mon père m’avait fait écouter plein d’autres choses. »

Son évolution s’est faite grâce à un voisin, Corentin, qui lui a filé plein de CD, du métal, du néo-métal. « J’ai écouté Korn, Pantera, Motörhead et puis, très vite, je suis tombé dans le punk. J’ai voulu faire du rap extrême avec des influences punk, explique-t-il. J’ai posté mes sons sur la plateforme SoundCloud, j’ai essayé de ramener en France des sons qui me plaisaient, comme ceux de XXXTentacion ou $uicide Boy$, et rapidement une communauté s’est créée. Les gens me suivaient, et c’est là que j’ai réalisé qu’il y avait quelque chose à faire. »

Après une première expérience avec le groupe Syndrome, MDNS a noué des liens avec Train Fantôme. « Ils m’ont convié à des shows à Paris, je les ai invités à des concerts à Lille, et on a remanié le groupe en le transformant en un véritable collectif d’artistes. On a encore des morceaux qui dorment, mais le projet est un peu en pause, car on se concentre tous un peu sur des projets solos en ce moment. »

Initialement soucieux de rester indépendant, le Lillois ne regrette pas aujourd’hui d’avoir rejoint le label Cinq7 de chez Wagram. « Ce sont des gens motivés qui croient au projet, qui ne me disent pas que je dois faire de la pop, ils me laissent une vraie liberté, apprécie-t-il. Humainement, ce sont des gens bien, pas des producteurs véreux comme j’ai pu en rencontrer au début. »

D’ici quelques semaines, MDNS va réaliser l’un de ses rêves en se lançant dans une tournée qui passera notamment par l’Aéronef de Lille le 3 avril. « Je suis juste trop excité, je viens dans cette salle depuis que j’ai 14 ans, s’enthousiasme-t-il. J’y ai vu tous mes groupes préférés. C’est un truc de fou, une consécration, c’est une salle qui fait partie de la culture alternative lilloise et qui fait passer tous les groupes de rock. »

« Drache », le nouvel EP de MDNS, est disponible. MDNS sera en concert le vendredi 3 avril à l’Aéronef de Lille (complet) et le samedi 18 avril au Théâtre de poche à Béthune.