Vincent Ebaz attendait depuis longtemps de jouer avec Sophie Marceau

Vincent Elbaz n'a pas caché son plaisir de tourner avec Sophie Marceau dans Lol 2.0 © 2026 CURIOSA FILMS – LOVE IS IN THE AIR - APOLLO FILMS DISTRIBUTION - FRANCE 2 CINÉMA - M6 FILMS 10

LOL 2.0 a réussi son démarrage en se plaçant d’entrée au premier rang du box-office. En salle depuis bientôt une semaine, le film de Lisa Azuelos réunit une grande partie du casting du premier opus, mais aussi un nouveau venu, Vincent Elbaz, qui a adoré l’expérience…

Vincent, aviez-vous vu le premier LOL ?
« Oui, et j’avais beaucoup aimé l’amour qui se dégageait de ce film, le fait qu’il soit connecté à la jeunesse de l’époque tout en restant grand public, familial. C’est une grande qualité. Ça m’a fait penser, dans un autre genre, aux films de Cédric Klapisch. »

Entre les deux films, cette jeunesse a beaucoup évolué…
« Oui, et le film a bien capté ces évolutions, ces transformations sociétales, le fait de faire corps avec cette technologie qui est très envahissante. »

Aviez-vous déjà eu l’occasion de travailler avec Lisa Azuelos et Sophie Marceau ?
« Non, jamais. J’ai découvert Lisa sur le tournage et j’ai beaucoup aimé cette femme, sa générosité. J’ai vite vu qu’elle allait faire un super film. En ce qui concerne Sophie Marceau, c’était un souhait que j’avais depuis longtemps de jouer avec elle. C’est une super actrice dont j’ai vu beaucoup de films, qui m’a inspiré. Être dans ce film, ça n’a été que du bonheur. »

Parlez-nous de votre rôle dans le film ?
« Je suis le mec qui va amener un peu de légèreté. C’est une rencontre amoureuse : on a eu de jolies scènes de comédie romantique avec Sophie. Et même si ce n’est pas le thème central du film, leur histoire correspond à la société d’aujourd’hui, avec les familles recomposées, les gens qui se séparent après avoir eu des enfants et qui doivent composer avec cela pour refaire leur vie. Les deux personnages sont dans la même situation, car lui aussi est grand-père. Pour tout dire, ce film m’a donné envie de faire un film sur ces gens, une comédie romantique de quinquagénaires. »

Vous évoquiez tout à l’heure les films de Cédric Klapisch. En voyant tous ces jeunes comédiens, cela vous a-t-il rappelé la bande que vous formiez dans « Le péril jeune » avec notamment Romain Duris ?
« Oui, totalement. Même si je n’avais pas de scènes avec eux, j’ai découvert plein d’acteurs formidables, notamment Thaïs Alessandrin, la fille de Lisa, qui porte le film. J’ai beaucoup aimé son travail de comédienne et de coscénariste. Ça m’a rappelé que, lorsque l’on est un jeune acteur, on a besoin d’être bien accompagné, avec l’exigence d’un réalisateur ou d’une réalisatrice qui sait vous regarder, vous canaliser, vous diriger. En revanche, je ne leur donne pas de conseils : on l’a fait pour moi quand j’étais jeune et je n’avais pas aimé cette démarche, car cela créait une hiérarchie. Je fais juste en sorte d’être dans le partage du jeu d’acteur avec l’autre, tout en laissant les jeunes faire leurs expériences. »

« LOL 2.0 », un film de Lisa Azuelos et Thaïs Alessandrin. Avec Sophie Marceau, Vincent Elbaz, Thaïs Alessandrin, Alexandre Astier, Nathan Japy…

Al.Hy a décidé de donner vie à des projets anciens

Al-Hy va sortir un album qui aurait déjà pu être délivré à son public depuis dix ans. (c) La Roiselle

Rarement un album aura mis autant de temps à sortir que celui que la Nordiste Al.Hy devrait dévoiler dans les prochains mois et qui portera le même nom que le premier single, « Alarmonie », présenté en fin d’année.

« C’est un projet qui a mis du temps à mûrir, confirme la jeune femme. Les chansons étaient prêtes depuis une dizaine d’années, mais moi, je ne l’étais pas. Et puis, après le Covid, je me suis rendu compte que cet album parlait justement un peu de l’enfermement et qu’il fallait qu’il existe. »

Des titres qu’Al.Hy a longtemps refusé de rendre publics par peur de décevoir : « C’est un album un peu étrange, avec une construction osée, quelques chansons qui dépassent les cinq minutes, des structures particulières, indique-t-elle. Du coup, j’avais peur de ne pas donner aux gens ce qu’ils attendaient de moi. Je voulais imposer mes chansons, avoir du temps pour les faire, mais quand tu fais une émission comme The Voice, les attentes sont élevées et pressantes, donc ça ne permet pas de développer ton univers. »

Après son album « Alphabet », Al.Hy a donc voulu opérer une rupture franche : « Je me suis enfermée dans ma cave pour faire de la musique pendant deux ans, sans aucune règle à suivre. Ce qui est marrant, c’est qu’il va s’agir de mon troisième album, alors que, dans la réalité, c’est le deuxième. »

Malgré leur « ancienneté », les différents titres n’ont pas eu besoin d’être modifiés : « Il n’y a eu aucune modification, ni des textes ni des mélodies, assure-t-elle. C’est d’ailleurs parce qu’on a vu qu’on pouvait sortir l’album tel quel qu’on a décidé de le faire. On a juste choisi de le remixer pour amener un peu de fraîcheur. »

Pour cette étape, Al.Hy a accompli le plus long voyage de sa vie en se rendant à New York. Elle a surtout pu le faire avec quelqu’un avec qui elle rêvait de travailler depuis des années : Mark Plati. « C’est un super réalisateur, il a bossé avec David Bowie, The Cure, plein de grands noms, se réjouit-elle. Des amis m’avaient convaincue de le contacter. Je lui ai envoyé un e-mail comme une bouteille à la mer, en étant convaincue que ça resterait perdu dans l’océan de sa messagerie, mais il m’a répondu. Il m’a dit qu’il aimait mes chansons, il a proposé qu’on se voie à Paris, où il était de passage. Le contact est bien passé et il m’a donc conviée à venir mixer à New York. » Un album réalisé avec Achille Thomas au sein de leur label Planète B, signé en distribution chez Jo & Co, qui appartient en partie à Believe.

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, Al.Hy qui écrit aussi beaucoup pour les autres, a signé une chanson qui a plu à Florent Pagny et qu’elle va même interpréter en duo avec l’artiste sur le prochain album de celui-ci. « J’écris aussi pour Giulia Falcone, enchaîne-t-elle. Je fais partie de ces gens qui aiment s’occuper des autres, qui aiment faire des albums à Noël. Je suis plus efficace pour les autres que pour moi. Je sais que ma façon de vivre ne correspond pas au fonctionnement de la société, je suis décalée, mais j’en ai conscience depuis longtemps et j’ai appris à composer avec ça. »

Un prochain single devrait sortir au mois de mars : « Ce sera dans un tout autre registre que le premier. Ce qui est génial dans cet album, c’est que toutes les chansons sont très différentes. C’est une sorte d’opéra rock. Je suis en train de réfléchir à la scénographie », annonce l’artiste, qui aimerait un jour « réaliser un film avec plein d’effets spéciaux ».

Le single « Alarmonie » d’Al.Hy est disponible sur toutes les plateformes d’écoute.

Olivier de Benoist, Laurent Baffie ou encore Eric Baert renouent avec le festival Humour en Weppes

Le festival Humour en Weppes promet encore de beaux moments de rire.

Que de chemin parcouru depuis la première édition en 2013 ! Si le Festival Humour en Weppes, organisé à La Bassée, Hantay, Aubers et Sainghin-en-Weppes, doit composer avec des contraintes matérielles et financières, Jean-Pierre Rabouin et son équipe ont réussi à installer l’événement dans le paysage artistique régional.

Plusieurs grands noms de l’humour y sont passés et, preuve de la qualité de la manifestation, ils sont nombreux à y revenir. Ce sera le cas cette année de pointures comme Olivier de Benoist (28 février, salle Vox à La Bassée), Laurent Baffie (8 mars à La Gallicante à Hantay) ou encore Érick Baert (21 février à La Bassée). On n’ose même pas ranger dans cette catégorie Les Jumeaux, Steeven et Christopher, tant les deux hommes sont étroitement liés au festival, dont ils sont les parrains de la première heure. Outre leur spectacle à La Gallicante à Hantay le samedi 7 mars, ils animeront aussi une soirée de gala le vendredi 27 février, qui réunira plusieurs talents venus tout droit de la voisine Belgique : Zidani, Fabien Le Castel, Pierre-Emmanuel et, le dernier mais pas le moindre, Alex Vizorek.

Si les grandes stars du moment ne sont pas accessibles financièrement, plusieurs valeurs sûres comme Mathieu Madénian (vendredi 6 mars, espace culturel des Étangs à Aubers), Thomas Angelvy (dimanche 1er mars à La Bassée) ou encore Thomas Marty, qui aura l’honneur d’ouvrir le bal ce jeudi 19 février à La Bassée, figurent au casting de cette édition 2026.

Des humoristes régionaux réputés comme Émilie Deletrez (dimanche 22 février, à La Scène à Sainghin-en-Weppes) et Jojo Bernard (vendredi 20 février à La Bassée) complètent l’affiche, sans oublier la soirée des jeunes talents, durant laquelle le public verra notamment à l’œuvre Hugo Pêcheur, récemment désigné « révélation scène » de l’année à la cérémonie des Auguste du rire.

Construire un tel programme n’est jamais chose aisée, même si l’expérience et la réputation du festival facilitent un peu le travail. « On connaît plus d’artistes, plus de productions, donc ça aide forcément, mais la complexité, c’est que les dates sont établies tellement à l’avance que les artistes, surtout les plus connus, ont déjà des tournées calées sur plusieurs années », indique Jean-Pierre Rabouin.

Le Festival Humour en Weppes a d’ailleurs déjà posé quelques options, mais son fonctionnement étant dépendant des subventions publiques et l’événement étant disséminé sur quatre villes, il faudra attendre le verdict des élections municipales le mois prochain pour connaître exactement le budget dont le festival disposera, mais aussi les conditions de mise à disposition des salles. Certaines communes frappent à la porte, mais là aussi, tout dépendra des élections et de la capacité des organisateurs à continuer à faire grandir un rendez-vous déjà étalé sur onze jours.

Festival Humour en Weppes 2026, du 19 février au 8 mars. Informations et billetterie sur le site de l’événement : https://humourenweppes.ville-labassee.fr/

La bible d’une MILF : Elena Nagapetyan à cœur ouvert

Elena Nagapetyan était ce samedi à la Fnac de Lille pour dédicacer son livre.

Elena Nagapetyan vient de passer plusieurs jours dans la région. Après avoir rempli le Zénith de Lille mercredi avec son spectacle « Ça valait le coup », l’humoriste est aussi passée par Lens et Boulogne avant de revenir à Lille, ce samedi après-midi, pour dédicacer son premier livre, « La bible d’une MILF », paru il y a quelques semaines aux éditions Michel Lafon.

Un ouvrage dans lequel la jeune femme, née en Ouzbékistan et qui a grandi en Russie avant de rejoindre la France à 22 ans, raconte sa vie de mère célibataire qui doit jongler entre ses obligations d’artiste, son rôle de maman et ses relations amoureuses et sexuelles. Un livre qui s’adresse aux femmes mais aussi aux hommes, avec beaucoup d’humour, une façon assez crue de parler — sa marque de fabrique — mais aussi pas mal d’émotion.

« Hormis la séance chez le psy, qui est de la fiction, tout ce que j’écris dans ce livre est vrai, assure-t-elle. Et encore, j’ai rencontré des psys un peu fous et je me suis inspirée de ces conversations. » Tout comme elle se nourrit du monde qui l’entoure : « Je pense que tous les gens qui créent observent beaucoup et regardent autour d’eux, car si on ne parle que de soi, si on est trop égocentré, ce n’est pas bien », estime-t-elle.

Les tickets d’entrée au spectacle d’Elena Nagapetyan ou l’achat de son livre devraient sans doute être remboursés par la Sécurité sociale tant, à en juger par les avis exprimés sur les différents forums, l’artiste fait du bien à ceux qui la regardent ou qui la lisent. « Ce serait prétentieux de dire que je suis là pour aider les gens, je raconte simplement mon parcours et si ça peut aider quelqu’un, tant mieux. Des gens, notamment des femmes qui élèvent seules leurs enfants, me disent que ça leur fait du bien. Si je peux les faire déculpabiliser quelques heures, quelques jours ou pour la vie, c’est merveilleux. »

L’humoriste admet que parler de tout ça lui fait également du bien : « Il faut que ça sorte, j’ai toujours eu besoin de raconter des histoires. Si j’arrêtais d’écrire des spectacles ou des livres, je crois que je saoulerais trop mon entourage, sourit-elle. Après, je ne pense pas que ce soit le fait d’avoir vécu toutes ces choses difficiles qui me donne aujourd’hui la liberté d’en parler. Des gens qui souffrent, bien plus que moi, ont tendance à se renfermer. Je crois simplement que je suis constituée comme ça. »

Ce livre, Elena Nagapetyan en rêvait depuis très longtemps : « Après trois ou quatre ans de stand-up, je me sentais enfin prête à le faire et la rencontre avec la maison d’édition a été l’élément déclencheur. »

Amour, divorce, sexualité, maternité : Elena Nagapetyan n’élude aucun thème. Elle les enrichit avec des extraits de ses chroniques radio, des vidéos réalisées pour ses réseaux, des retranscriptions d’interactions marquantes de ses spectacles.

La différence entre l’écriture d’un livre et celle d’un spectacle ? « Quand tu écris un spectacle, tu as la possibilité de rapidement tester tes blagues dans un comedy club, alors que pour un livre, tu as la tête dans le guidon, insiste-t-elle. Tu te relis, ça te paraît bien, puis le lendemain tu te dis qu’en fait c’est nul et le surlendemain tu estimes que finalement ce n’est pas mal, mais le vrai retour, tu l’as au moment de la publication. »

Le cerveau en ébullition permanente, Elena Nagapetyan revendique un besoin constant de créer : « J’ai toujours des histoires qui naissent dans ma tête, j’ai des idées de fiction pour un film, une série, indique-t-elle. Un roman de fiction, je ne sais pas, mais écrire quelque chose de plus profond que ce que j’ai déjà fait, oui, j’en ai envie. »

« La bible d’une MILF », par Elena Nagapetyan, aux éditions Michel Lafon. 167 pages. Prix : 17,95 €.

Notre sélection de spectacles du 16 au 22 février 2026

Agenda 2 fevrier 2026

 Chaque samedi, nous vous livrons désormais nos suggestions de sorties dans la métropole lilloise pour la semaine suivante…

 Nos 5 coups de cœur du 16 au 22 février

 1. Orelsan

De retour sur scène, Orelsan a promis à ses fans un concert avec plein de surprises. Pendant trois soirs de lundi à mercredi, il pose ses valises au Zénith de Lille, qui affiche complet de longue date. Du grand show en perspective.

2. Dance theatre of Harlem

Compagnie new yorkaise historique, le Dance Theatre of Harlem n’avait plus posé pied sur le sol français depuis plus de quarante ans. C’est donc un événement qui attend le public du Colisée de Roubaix en fin de semaine avec deux spectacles différents au choix, l’un joué jeudi soir et samedi après-midi (15 h), l’autre vendredi et samedi soir.

3. Redouane Bougheraba

Après avoir beaucoup tourné ces dernières années pour le cinéma, l’humoriste marseillais signe son grand retour sur scène avec « Mon premier spectacle » et investit pour trois soirées consécutives le théâtre Sébastopol de Lille, du vendredi 19 au dimanche 21 février.

4. Erick Baert

Enfant du pays, le performeur vocal dunkerquois fait partie de la programmation de l’édition 2026 du Festival Humour en Weppes. De Barry White à Freddy Mercury en passant par Mika, Céline Dion et Coldplay, Erick Baert va convier de nombreuses stars de la musique, le samedi (21 h) à la salle Vox de La Bassée.

5. Grease is the word

Ca risque de déménager le dimanche 22 (17 h) dans le Grand théâtre de Lille Grand Palais. Qatorze chanteurs, accompagnés de quatre musiciens et de danseurs reprendront les plus grands tubes de la comédie musicale Grease que plusieurs générations de fans chantent depuis près de cinquante années.

Mais aussi…

Humour : comme c’est souvent le cas au Spotlight, il sera possible cette semaine de (re)découvrir des talents de la scène locale comme Jojo Bernard (18 février, 21 h) ou Mickaël Louchart (20 février, 19 h) mais aussi des nouveaux talents de la scène française comme Hugo Pêcheur (lundi 16) et Tristan Lucas

Musique : pour les vacances scolaires, les enfants pourront aller rêver avec la comédie musicale « La reine des neiges », le dimanche 22 février (11 h) au Grand théâtre de Lille Grand Palais. Invitation au voyage le même jour (18 h) au Zénith de Lille avec les sonorités pop et latino du groupe portugais Calema. Dans un autre registre, metal ou punk, le Splendid de Lille accueillera, toujours le dimanche 22, Napalm Death, Whiplash et The Varukers.