Louvia Bachelier, du commissariat de Sète à la brigade de Léo Mattéï

Louvia Bachelier a intégré la brigade de Léo Mattéï pour cette treizième saison. (c) Jean-Philippe Baltel - Big Band Story - TF1

Il y a quelques mois, Jean-Luc Reichmann, créateur et acteur principal de la série Léo Mattéï, avait effectué un petit passage dans une autre série à succès de TF1, Demain nous appartient. Cette fois, c’est, dans le sens inverse, Louvia Bachelier, transfuge de DNA, qui a rejoint la brigade des mineurs pour la treizième saison de Léo Mattéï.

Dans le rôle de la lieutenante Justine Martin, fraîchement sortie de l’école de police, la jeune comédienne n’est pas totalement dépaysée, elle qui est également devenue flic dans DNA en intégrant le commissariat de Sète.

« Là, je n’ai pas l’uniforme, je suis un peu plus gradée et j’ai davantage de responsabilités, sourit Louvia Bachelier. Mon personnage est assez scolaire : elle veut appliquer les règles qu’elle a apprises et, du coup, elle n’adhère pas toujours au fonctionnement de Léo Mattéï. La brigade des mineurs, ça la touche, car elle est très famille et elle ramène de la fraîcheur dans l’équipe. J’ai essayé d’amener ma sensibilité au personnage. »

Elle a aussi découvert une série qu’elle connaissait de nom : « Je n’ai pas la télé chez moi, avoue-t-elle. Quand j’ai su que j’étais prise, j’ai quand même regardé la saison 12. » Sur le tournage, elle s’est rapidement sentie à l’aise : « Jean-Luc Reichmann et Nathalie Lecoultre, la réalisatrice, m’ont réservé un accueil chaleureux. Ça a été tout de suite rassurant, car c’est vrai qu’il y a toujours la pression d’être bien acceptée sur un tournage, surtout quand la série est déjà bien installée. »

Ravie d’avoir goûté à un autre rythme de tournage, Louvia Bachelier estime que c’est une bonne chose de se faire connaître du grand public pour d’autres rôles que celui de Manon Daunier-Jacob, même si elle adore son personnage dans Demain nous appartient. « Je suis reconnaissante que ça dure aussi longtemps. Neuf ans, c’est fou. J’ai l’impression que Julie Debazac et Kamel Belghazi sont mes vrais parents. Les gens m’identifient vraiment à Manon, car tout le monde a grandi avec elle, moi la première, reconnaît-elle. Je suis arrivée à 18 ans pour remplacer une autre comédienne (Maïna Grézanlé) sur ce rôle, et il s’en est passé des choses depuis. Je me suis fiancée avec Nordine, j’ai un métier, je suis passée de l’adolescente à la jeune femme adulte qui construit sa vie. »

Pendant plusieurs mois, son personnage s’est même retrouvé en fauteuil roulant, sans avoir la certitude de pouvoir remarcher. « Ça a été la période la plus forte : il fallait être beaucoup dans l’émotion et, physiquement, c’étaient de gros efforts, d’autant que ce ne sont pas des gestes naturels. Ça m’a permis de réaliser davantage à quel point cela pouvait être compliqué de se déplacer en fauteuil, avec des obstacles sur les trottoirs ou dans des rues en montée ou en descente. »

Suite de la treizième saison de Léo Mattéï, ce jeudi 26 février (21 h 10) sur TF1.

Karim Duval : « Une intelligence artificielle n’a pas d’humour »

Karim Duval va jouer son spectacle Entropie le 4 mars au théâtre Pasteur de Lille Grand Palais.

L’humoriste Karim Duval sera ce mercredi 4 mars (20 h) au théâtre Louis Pasteur de Lille Grand Palais avec son spectacle « Entropie » où il aborde des grands thèmes sociétaux comme les progrès techniques, l’IA, l’environnement…

 Karim, depuis le début de votre carrière, vos spectacles sont réputés pour la qualité de l’écriture et le fait qu’ils fassent réfléchir. Avec « Entropie », vous avez passé un cap en obligeant pas mal de monde à consulter le dictionnaire dès le titre…

« Ce n’était pas le but (rires), le titre est venu a posteriori. Ce n’est pas une conférence de vulgarisation scientifique. L’entropie, c’est la mesure du degré de désordre d’un système, mais ça fait partie de la vie. On gaspille énormément de temps en essayant d’en gagner. On a aussi tendance à vouloir tendre vers une forme de perfection, un ordre total. Alors ce spectacle, c’est aussi un peu une ode au désordre. »

Après l’étude des générations dans votre précédent spectacle « Y », qu’est-ce qui vous a poussé à vous intéresser à ce sujet et comment fonctionne votre analyse ? Est-ce que, finalement, aucune conversation avec vous n’est banale ?

« Tout ce qu’on fait, ça part de nous, d’un petit truc qu’on va mettre dans un contexte. Le décalage est plus sincère quand on a vécu, traversé ce dont on parle. On va chercher dans les tripes. Je pars de mon quotidien banal et je vois ce qui, d’un constat personnel, peut devenir quelque chose d’universel. Après, c’est à nous de trouver les bonnes vannes, les bonnes phrases. En fait, ça me fait rire parce que ça m’angoisse. »

Les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle sont redoutées par de plus en plus d’artistes. Est-ce aussi une peur chez vous ?

« Ça ne m’angoisse pas pour mon métier, mais je trouve ça dangereux pour la société, pour les générations futures. Quand je vois le nombre d’élèves qui utilisent ChatGPT pour faire leurs devoirs, c’est inquiétant. Au-delà du fait d’effacer la capacité d’écrire, c’est la volonté de faire qui est en danger. Il ne faut pas oublier que le chemin qui mène à l’objectif est plus important que l’objectif lui-même. Quand on envoie un mail, on écrit différemment selon la personne à qui on s’adresse. Par principe, je ne vais pas sur ChatGPT et je crois que je douterai toujours des réponses qui me sont données. Je ne crains pas pour ma profession, car une intelligence artificielle n’a pas d’humour. »

Ne pensez-vous pas que les réseaux sociaux ont déjà créé le désordre ? Est-ce plus difficile de capter un auditoire sur un spectacle d’1 h 30 à une époque où les gens scrollent et enchaînent les vidéos de moins d’une minute ?

« Bien sûr. Le pire, c’est Instagram, car tout est ordonné, les couleurs sont belles. C’est l’incarnation du désordre créé par l’ordre. On scrolle un contenu démesuré, infini. Tout prend le même niveau d’importance. »

Vous avez dit qu’il n’y a plus d’artiste très grand public, aimé de tous, que l’humour est devenu communautaire. Est-ce que ça veut dire qu’avec la profusion de comedy clubs, des vidéos sur les réseaux, un humoriste doit forcément définir son créneau et le sécuriser aujourd’hui plutôt que de chercher à toucher le plus grand nombre ?

« Le terme communautaire n’est pas à prendre ici au sens racial, comme certains peuvent l’entendre. Ce que je veux dire, c’est que nous sommes tentés, moi le premier, de consolider notre communauté. J’essaie de trouver un équilibre, mais un artiste doit sortir de sa zone de confort. Le fond et la forme sont à dissocier. On a trop tendance à faire les mêmes choses, ce qu’on sait faire. Dans mon cas, j’essaie de ne plus trop parler de choses liées à l’entreprise, tout en gardant toujours un ton un peu sophistiqué. Après, malgré son titre un peu pompeux, mon spectacle parle davantage du quotidien. Je veux qu’il touche tout le monde. C’est pour ça qu’avant l’Olympia, je vais aussi dans des centres culturels au fond de la campagne. Je n’ai pas envie que mon humour soit excluant. »

Karim Duval dans « Entropie », le mercredi 4 mars (20 h), au théâtre Louis-Pasteur de Lille Grand Palais.

Anne Roumanoff a gardé intact son plaisir de monter sur scène

Anne Roumanoff sera le 21 mars au Zéphyr à Hem. (c) Pascalito

Elle a beau entrer sur scène avec des gants de boxe dans son dernier spectacle, « L’expérience de la vie », qu’elle jouera le 21 mars (20 h) au Zéphyr à Hem, Anne Roumanoff ne considère pas qu’il faut forcément se battre pour rester en haut de l’affiche mais l’humoriste, qui fêtera l’an prochain ses quarante ans de carrière, ne laisse toutefois rien au hasard.

« Je m’étonne parfois que les gens viennent encore me voir, que ça dure depuis 39 ans, avoue-t-elle. C’est un petit miracle, mais en même temps je travaille beaucoup, j’évolue, je ne fais plus les mêmes choses qu’en 1987. Je suis à l’affût de ce qui se passe et surtout je prends toujours le même plaisir à monter sur scène. C’est une chance de faire le métier que l’on aime et que ça marche depuis si longtemps. »

Le secret de sa longévité ? « Je crois que je suis bien ancrée dans l’époque, indique-t-elle. J’ai des enfants, je côtoie des gens plus jeunes que moi et j’ai une curiosité. J’observe beaucoup, je m’intéresse aux gens, aux changements. »

Les évolutions de la vie, de la société nourrissent une partie de son spectacle. « Je me nourris de ce que je vois, des gens qui s’expriment en vidéo sur Internet, et j’y ajoute mon ressenti, poursuit-elle. Je raconte ce que je ressens, mais je ne juge pas, car ça ne sert à rien. Je fais des constats. Il y a beaucoup de problèmes et il n’est donc pas difficile de trouver des thèmes à aborder, mais il faut trouver comment rendre drôles des choses qui ne le sont pas. En même temps, on ne fait pas rire avec le bonheur. »

Sur scène, Anne Roumanoff varie les genres : elle attaque avec du stand-up, mais elle a aussi des sketches avec des personnages et n’hésite pas à interagir avec le public. Elle finit également avec un peu de politique, en essayant de toujours coller à l’actualité : « Je parle évidemment de l’instabilité depuis les élections européennes, j’évoque Barnier, mais aussi Trump, Macron ou Poutine, poursuit-elle. Après, ce n’est pas parce qu’il y a de la matière, des choses incongrues, que c’est forcément facile d’écrire des choses drôles dessus. »

Formée à Sciences Po, davantage pour s’assurer un avenir au cas où sa carrière d’artiste ne fonctionnerait pas que par appétence pour la politique, Anne Roumanoff utilise en revanche son cursus pour « prendre du recul et mesurer les conséquences de ce que je dis. Ça permet aussi d’éviter les travers démagogiques comme le “tous pourris”, “tous des cons”, sachant que ça n’a aucun intérêt. »

L’artiste a toujours cherché à donner du sens à ce qu’elle faisait et c’est aussi pour cela qu’elle espère mener à bien le projet de film qu’elle a dans les tiroirs depuis quelques années. « Je suis prête, j’ai le scénario, les acteurs, il faut les financements, se désole-t-elle. Je suis un peu frustrée que ça prenne tant de temps. Dans l’art, c’est important qu’il y ait une nécessité à dire les choses. Pour moi, ce film est nécessaire dans ce que j’ai envie de raconter. J’espère donc qu’on va me laisser le faire. »

En attendant, c’est toujours sur scène que l’artiste véhicule ses messages, bien consciente de la responsabilité qui lui incombe d’être à la hauteur du temps que les gens veulent bien lui accorder en lui consacrant leur soirée.

Anne Roumanoff sera au Zéphyr d’Hem, le samedi 21 mars (20 h), avec son spectacle « L’expérience de la vie ».

Linda Hardy a apprécié la modernité du Nounou

Linda Hardy a partagé sa connaissance de l'univers de la mode avec Booder dans Le Nounou. (c) Nicolas Roucou - TF1

Linda Hardy qui fut mannequin quelques années avant de devenir comédienne, a retrouvé un univers, celui de la mode, qu’elle connaît donc bien pour ce double épisode de la série « Le Nounou » avec Booder..

Est-ce que vous aviez vu les premiers épisodes de « Le Nounou » et est-ce que vous connaissiez Booder avant ce tournage ?
« Nous nous étions croisés sur des tournages d’émissions de télévision, mais nous ne nous connaissions pas vraiment. En revanche, j’avais déjà regardé la série, dont je trouvais l’idée très chouette. J’aime bien cette ligne éditoriale et, si on a des enfants, on connaît tous la complexité de trouver une bonne nounou. »

Dans l’une des premières scènes, votre personnage se dit justement qu’elle attendait plutôt une femme comme nounou. À une époque de combat contre les professions genrées, l’idée d’un nounou homme, c’est aussi ce qui vous a intéressée ?
« Je sais ce que c’est car j’ai moi-même eu un nounou homme pour mon fils, c’était assez rigolo. En tant que femme, ce n’est pas quelque chose qui me gênait, au contraire, je trouvais ça assez sympa. Il venait de Nouvelle-Zélande, ça permettait de parler anglais, mais c’est vrai que le papa avait au départ un peu plus de réticences. »

Cet épisode évoque le problème des parents absents, car trop absorbés par leur métier, ou qui transfèrent leur passion sur leurs enfants. Ce sont des phénomènes que vous avez pu observer ou auxquels vous avez peut-être été confrontée durant votre carrière en naviguant dans ces milieux artistiques, qui sont souvent des métiers-passion comme la mode, la télévision ou le cinéma ?
« Je ne veux pas vous mentir, quand on est divorcé, le fait de pouvoir exercer sereinement un métier de passion nécessite de très bons rapports avec son ex-conjoint, et j’ai la chance que ce soit le cas. Je me suis retrouvée le week-end sur les planches de théâtre ou sur les tournages de la série quotidienne DNA à Sète, et j’ai eu la chance de compter sur un papa extrêmement présent, qui prenait le relais dès que nécessaire. J’en ai parlé avec des partenaires de scène pour qui les relations étaient plus compliquées. En revanche, je n’ai pas connu de parents qui projettent leurs rêves, leurs envies sur leurs enfants au détriment du bien-être de ceux-ci. Mon personnage projette un peu ses envies, ses propres passions sur sa fille, mais elle évolue. En ce qui me concerne, je suis très exigeante avec mon fils sur les études, c’est important qu’il apprenne le goût de l’effort, la rigueur, mais lorsqu’il a fallu faire le choix de laisser davantage de place à sa passion du tennis, j’ai accepté pour qu’il puisse s’épanouir. »

Vous avez fait un peu de mannequinat. Dans l’épisode, il y a aussi une spécialiste avec Mademoiselle Agnès. Est-ce que vous avez été consultées pour donner votre avis toutes les deux sur cet univers de la mode que vous connaissiez bien ? Et à défaut, est-ce que cela vous a servi pour ce rôle ?
« Mademoiselle Agnès, je l’avais sans doute croisée dans des soirées, mais nous ne nous fréquentions pas. Elle était journaliste et moi mannequin de 1993 à 2000, j’ai voyagé à travers le monde, mais je n’étais pas tellement un mannequin de défilé. C’était très chouette de se rencontrer, c’est une très jolie personne, une belle comédienne, elle était dans son élément. Le réalisateur et la production étaient très ouverts à nos remarques. J’ai aussi envie de glisser un mot sur les enfants, deux bouts de chou adorables qui ont été très bons alors que ce n’est pas évident pour eux de se retrouver avec des adultes. »

Votre personnage doit aussi composer avec les effets de la préménopause, est-ce un clin d’œil des auteurs à votre livre sur le sujet ?
« C’était un clin d’œil dès le départ, j’ai trouvé ça chouette, ça fait partie de l’évolution des femmes quand elles approchent la cinquantaine, ça fait partie du quotidien, ce n’est pas anecdotique. Cléo, mon personnage, a du mal à accepter une nouvelle page qui se tourne, c’était bien de l’intégrer dans la série. Avec Thomas, on avait parlé de cette idée de faire défiler des femmes matures à la fin. Je trouve cette série moderne. »

« Le Nounou, la mode », lundi 23 février (21 h 10) sur TF1 et en replay sur TF1+. Avec Booder, Linda Hardy, Mademoiselle Agnès.

 

Alex Brasseur aime avant tout les scènes chorales dans DNA

Alex Brasseur, ici avec Kévin Levy (Bruno), dans Demain Nous Appartient. (c) TELSETE - TF1

Avec Ingrid Chauvin, sa compagne à l’écran, Alex Brasseur forme depuis 2017 le couple phare de « Demain nous appartient », la série quotidienne de TF1. Le comédien y incarne le personnage d’Alex Bertrand qui, après avoir repris la gestion du mas ostréicole de sa mère biologique, tient un stand de vente d’huîtres aux halles de Sète. En couple avec Chloé Delcourt (Ingrid Chauvin), il a trois enfants : Maxime (parti travailler comme chef cuisinier aux États-Unis), Judith et Céleste. Planète Lille est allé à la rencontre de ce pilier de DNA…

Alex, on fait un petit voyage dans le temps en 2017 : annoncée comme une saga de l’été, Demain nous appartient est devenue une quotidienne qui fait toujours les beaux jours de TF1 presque neuf ans plus tard. Quand avez-vous pris conscience que l’aventure allait durer ?
« L’histoire de la saga de l’été, c’était de la communication. Cela dit, on a eu très peu de temps, car après un bon démarrage en juillet, où on avait suscité la curiosité des gens, il y a eu un tassement des audiences en août, mais c’est reparti à la hausse en septembre-octobre. Il y avait un engouement dingue autour de la série. »

Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette série au départ ?
« Le challenge : on arrivait sur une case, à 19 h 30, où il y avait habituellement des jeux, avec la mission d’aspirer du monde sur TF1 avant le journal télévisé. Il y avait un côté un peu OVNI dans le paysage audiovisuel français. Le projet était hétéroclite, avec beaucoup de gens très différents, comme Ariane Séguillon, Juliette Tresanini ou encore Atmen Kelif ; des personnes qui avaient un peu mordu la poussière, qui ne vivaient pas la meilleure période de leur carrière, que ce soit Laure Pester, Ingrid Chauvin ou moi-même. Charlotte Valandrey avait été frappée par cette saleté de maladie. Ça nous a pétris d’humilité. Et puis il y a eu cette première journée, dont je me souviendrai toute ma vie, et qui a été fondatrice de la série. »

Racontez-nous ?
« Le producteur de la série, Guillaume de Menthon, nous a accueillis à la sortie du train. Il nous a accompagnés toute la journée pour nous faire visiter les studios et les décors. Il nous a bien expliqué tout le travail réalisé depuis un an et, à la fin de la journée, il nous a donné la main en nous faisant clairement comprendre que c’était à nous de jouer. Ça nous a énormément soudés et, comme dans un relais, il nous a transmis le témoin. »

Certains artistes hésitent à s’engager dans une série quotidienne par crainte d’être trop enfermés, d’être étiquetés. C’est une réflexion que vous avez eue avant d’accepter ?
« Mon agent de l’époque, qui avait ce côté un peu snobinard des Parisiens, n’était pas trop favorable, mais je crois que j’ai eu le nez fin. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, on ne fait pas un métier facile. J’étais donc bien content d’avoir du boulot sur la durée. Les salaires ont baissé de 30 à 50 %, les jours de tournage aussi. J’étais donc très content d’avoir un boulot sur la durée et je peux vous dire que de beaux noms passent des castings pour essayer de nous rejoindre. »

Comment jugez-vous l’évolution de votre personnage au fil des années ?
« J’adore naviguer à vue, mais ce que je retiens, c’est la possibilité de s’exprimer, même si on ne décide de rien. Il y a eu des choses qui m’ont moins plu, où je me suis parfois un peu ennuyé, mais il y a aussi eu des tas d’arches extraordinaires : l’accident de bus, l’explosion au lycée, l’incendie dans le mas, la grotte, le tremblement de terre… J’aime les scènes chorales, les scènes de groupe, les arches un peu exceptionnelles. Et je crois que celle que je viens de vivre, avec l’annonce de ma tumeur que je cache à tout le monde, est l’une de mes préférées. Ça a été une intrigue au long cours, puissante, avec des répercussions pour toute la famille, mais que l’on a essayé de traiter d’une manière lumineuse, sans aller dans le pathos. »

Et quelle a été l’arche la plus difficile à jouer ?
« Toute la période de la séparation avec Chloé, de l’aventure avec Flore Vallorta. Ça n’a rien à voir avec Flore Caillon, qui est une actrice remarquable, mais je pense après coup que ce n’était pas une bonne idée. Je voyais bien un conflit dans le couple, mais une séparation, c’était trop violent, ce n’est pas l’esprit de la série. J’aime quand on est ensemble, qu’on accueille du monde chez nous. Les Delcourt, c’est une famille généreuse, dans l’empathie. »

« Demain nous appartient », du lundi au vendredi (19 h 10) sur TF1.