Carême, une série qui possède tous les ingrédients d’une bonne recette

Benjamin Voisin incarne le personnage de Carême. Photo AppleTV+

De la cuisine, des intrigues politiques et des relations amoureuses, voici les principaux ingrédients du succès de la série Carême, choisie pour faire l’ouverture du festival Séries Mania à Lille, au mois de mars, et dont les premiers épisodes sont disponibles depuis quelques jours sur la plateforme AppleTV+.

La série est construite autour du personne d’Antonin Carême, le premier grand chef de l’histoire, qui au-delà de ses compétences culinaires possède l’art de séduire les femmes et de s’attirer les faveurs des hauts placés, ce qui lui valut d’être un formidable espion politique à la solde du redoutable Talleyrand, un homme d’église qui occupa de nombreux postes à pouvoir sous différents régime à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle.

Inspirée du livre de Ian Kelly « Cooking for Kings : The Life of Antonin Carême, the First Celebrity Chef », cette série en 8 épisodes a été produite par Dominique Farrugia et réalisée par Martin Bourboulon. « Vanessa Van Zuylen avec qui j’avais déjà travaillé sur le projet Eiffel m’en a parlé et j’ai trouvé excitant de repartir sur la réflexion d’un série qui se passe sous l’ère napoléonienne, de faire une reconstitution historique tout en se demandant quelle vision on allait avoir sur le sujet, quel pas de côté, on allait pouvoir effectuer, confie le réalisateur. Quand on sait à quel point la gastronomie a servi aux grandes étapes de la diplomatie française, c’était intéressant d’avoir cette approche sensuelle et politique de la cuisine. »

Pour être crédible, il fallait évidemment que le personnage de Carême sonne juste. Benjamin Voisin est parfait dans le rôle et le comédien n’a rien laissé au hasard dans sa préparation : « J’ai travaillé pendant un mois avec le chef Christophe Haton qui m’a appris le début du geste et quand celui-ci a été suffisamment acquis à son goût, il m’a emmené dans l’école Ferrandi, où j’ai d’abord travaillé sur des petites choses, des miniardises avant de monter en gamme et de découvrir l’énergie d’une brigade pour la restituer au mieux à l’écran. »

Le travail a été un peu différent pour Jérémie Rénier qui s’est, lui, attaché, à creuser le personnage de Talleyrand : « On a beaucoup travaillé sur les relations entre les personnages. Je connaissais mal celui de Talleyrand, un homme d’église plein de pouvoirs, qui a traversé un siècle politique, qui savait toujours ce qui allait se passer et possédait donc presque à chaque fois un coup d’avance. Il y avait quelque chose d’assez versatile à trouver, on a cherché comment le moderniser pour qu’il ne soit pas trop ennuyeux. »

L’acteur belge a délivré une partition très réussie et le reste du casting étant au diapason, Carême est une série à déguster sans modération d’ici cet été.

« Carême », une série en 8 épisodes de 52 minutes. Les deux premiers épisodes déjà disponibles sur AppleTV+, les autres à venir chaque mercredi. Avec Benjamin Voisin, Lyna Khoudri et Jérémie Renier.

Romane Serda poursuit son introspection en musique

Romane Serda délivre un nouvel album authentique, sincère, sensible.

Jusqu’où un artiste peut-il se dévoiler dans ses chansons ? Romane Serda ne s’est visiblement pas posée la question : « Je n’ai mis aucun frein, je parle d’absolument tout, assure-t-elle. Depuis le dernier album, j’ai écrit un livre, je suis rentrée dans une véritable introspection et c’était une suite logique de faire un album dans cette même veine d’authenticité, d’intimité. Je le vois comme quelque chose que j’avais envie de partager avec une amie. J’ai besoin d’établir ce rapport de complicité, que les gens puissent éventuellement se reconnaître dans certaines de mes chansons. »

La musique a toujours été à ses yeux le meilleur vecteur d’émotions et même un formidable moyen de communiquer : « Je m’amuse souvent à envoyer des chansons comme on envoie des émojis, j’essaie de trouver la chanson qui va correspondre exactement à ce que j’ai envie de dire à telle ou telle personne. Je me dis que c’est une manière de passer des messages. J’ai besoin de ressentir des émotions et quand ça se fait via la musique, ça me donne une certaine énergie mélancolique ou joyeuse. »

Pour construire cet album, Romane Serda a fait appel à la plume de son ami Mathieu Boogaerts et à Patxi Garat : « Patxi, je l’ai rencontré, il n’y a pas si longtemps mais on s’est tout de suite bien entendus, se réjouit-elle. On a discuté, je lui ai expliqué la direction que je voulais qu’il prenne car l’album était déjà pratiquement terminé. Je lui ai dit que j’avais envie de quelque chose de léger, de frais, d’optimiste et ensuite j’ai laissé libre cours à son imagination. Il a un don d’écriture évident. En ce qui concerne, Mathieu, c’est un ami de longue date, on discute beaucoup donc il me connaît par cœur. Il m’a écrit Mini, un texte sur mesure et il m’a aidée à co-écrire un autre texte très personnel. »

Au final, réaliser cet album était plus qu’une évidence : une nécessité : « J’ai beaucoup de choses à dire et j’ai besoin de sortir en mots ce que j’ai à l’intérieur, ce sont des histoires et des émotions que j’habite. » Musicalement, Romane Serda a également souhaité prendre un nouveau virage plus électro : « Je faisais jusque-là des albums organiques, avec de vrais instruments mais je voulais ce son plus électro, épuré et puissant, qui correspond à ce que j’écoute actuellement comme par exemple Billie Eilish. J’ai fait appel à des jeunes arrangeurs comme Jules Jaconelli, Augustin Charnet ou encore Hugo Sturny qui étaient capables de m’apporter ça ».

L’artiste se prépare désormais à retrouver le public sur scène avec ses musiciens nordistes, Maxime Mené (au clavier), Cédric Goossens (guitariste) et Yann Chapoutier (batteur) : « La connexion qui peut se faire avec les gens, c’est beaucoup plus fort que d’être dans mon studio à composer, avoue-t-elle. J’adore les petits théâtres, les salles à taille humaine » ; des lieux intimistes pour évoquer ces sujets sensibles.

« Sujet sensible », l’album de Romane Serda, est disponible depuis le 25 avril.

Francis Huster bouleversé par son passage dans « Les traîtres »

Francis Huster a déjà eu des discussions animées avec les autres candidats. (c) PIerre Olivier-M6

Ses coups de gueule ont marqué les premiers épisodes de la quatrième saison de l’émission « Les traîtres seront-ils démasqués ? », diffusée chaque jeudi soir (21 h 10) sur M6. Forte personnalité du casting 2025, Francis Huster paiera-t-il son caractère très affirmé et ses prises de position ? Lors de la dernière table ronde, son nom a été cité à plusieurs reprises mais il avait finalement conservé sa place dans le jeu. En sera-t-il de même ce jeudi soir ? Seule certitude, l’homme a été profondément marqué par cette expérience télévisuelle.

«Quand on m’a proposé de faire Les traîtres, j’ai regardé la saison avec Laurent Ruquier et j’ai été fou de rage contre lui. Je le connais bien dans la vie et j’ai été choqué de le voir se comporter comme un salaud tout le temps de l’émission, avouait-il avant le lancement du programme. Je me suis dit que j’allais y participer mais en me conduisant exactement comme je suis dans la vie. Je me suis rendu compte que j’ai joué près de deux cents rôles dans ma carrière mais que les gens ne savent pas qui je suis vraiment. »

Très vite, le comédien s’est complètement laissé happer, semblant totalement oublier qu’il ne s’agissait que d’un jeu : « Dès le deuxième ou le troisième jour, il y a des rapports humains incroyables, confie-t-il. On assiste à des moments de vérité, des moments de cruauté, des choses bouleversantes, émouvantes, certains ont vraiment pleuré, certains avaient envie de se taper sur la gueule. Il y avait beau avoir des tas de caméras dans le grand salon où on se réunit pour discuter, on les oublie totalement. »

Francis Huster a connu des moments très compliqués mais il ne regrette pas un instant cette aventure : « J’ai été foudroyé par quelqu’un qui me trahissait et je n’aurais jamais pensé que cette personne puisse le faire. J’ai été effondré, j’ai pleuré mais c’était incroyable, j’ai gardé un souvenir merveilleux de ce tournage, assure-t-il. Je crois que nous sommes tous sortis de ce jeu avec la sensation de mieux se connaître soi-même »

L’impact n’a visiblement pas été que provisoire pour le comédien qui a totalement revu sa conception du métier depuis la fin de l’émission : « J’ai pris la décision de ne plus jouer de rôle où je ne suis pas moi-même, j’ai d’ailleurs refusé sept pièces de théâtre », a-t-il indiqué. Le comédien aurait même demandé à faire évoluer son personnage du commissaire Antoine Keller, lors du tournage du troisième volet de la saga Zodiaque, prochainement de retour sur TF1. 

« Les traîtres seront-ils démasqués ? », tous les jeudis (21 h 10) sur M6.

Clovis Cornillac, invité d’honneur du festival CineComedies Lens-Liévin

Le programme de l'édition 2025 du festival CineComedies a été dévoilée.

En attendant de fêter, on l’imagine, en grandes pompes son dixième anniversaire en 2026, le festival CineComedies, installé depuis trois ans dans le Pas-de-Calais, a dévoilé ce mardi l’alléchant programme de la neuvième édition, prévue du 29 mais au 2 juin. Un rendez-vous dont l’invité d’honneur sera Clovis Cornillac, dont la filmographie compte plusieurs comédies (Brice de Nice, Astérix et Obélix aux Jeux olympiques, Un p’tit truc en plus). 

La thématique : « Drôle de guerre ». – Alors que l’on célèbre cette année les 80 ans de la fin de la deuxième guerre mondiale, Jérémie Imbert, le directeur artistique, et Yann Marchet, le directeur général du festival, ont décidé de programmer plusieurs comédies sur la guerre, à commencer par Le dictateur de Charlie Chaplin, mais aussi La vache et le prisonnier, en présence du petit fils de Fernandel. Parmi les films retenus, on retrouve aussi Mais où est donc passée la septième compagnie… Anne Mondy, la fille de Pierre Mondy, inoubliable chef Chaudard, sera présente pour évoquer le film et la carrière de son père. Enfin, Rachid Ferrache viendra partager ses souvenirs de tournage avec Jean-Paul Belmondo pour le film L’as des as.

Les avant-premières. – Deux films seront présentés en avant-première : Avignon avec Baptiste Lecaplain et Alison Wheeler avec la participation du réalisateur Johann Dionnet et Vacances forcées avec l’invité d’honneur du festival, Clovis Cornillac, dans le rôle principal.

Les séances anniversaires. – Pour fêter les 40 ans de Retour vers le futur, une expérience particulière sera proposée aux spectateurs. La fameuse DeLorean, la voiture qui permet à Mary Mc Fly (Michael J. Fox) et au doc Emmet Brown (Christopher Lloyd) de voyager dans le temps est annoncée dans le Pas-de-Calais avec son créateur, l’Américain Kevin Pike, spécialiste des effets spéciaux, qui a travaillé sur plusieurs grandes productions avec Steven Spielberg sur des films comme Les dents de la mer, Indiana Jones ou encore Jurassic Park.

Autre temps fort très attendu : la rencontre avec Coline Serreau, André Dussolier et Michel Boujenah pour les 40 ans de Trois hommes et un couffin. Le festival fêtera aussi les 20 ans de Brice de Nice, avec la venue du réalisateur James Huth. Un film auquel avait d’ailleurs également pris part Clovis Cornillac.

Une « Tuche » dans le jury. – Un jury a été créé pour une compétition de courts métrages avec notamment le comédien Yannick Choirat (Homejacking, Tout pour Agnès…) et dans le rôle de la présidente Sarah Stern que le grand public connaît notamment pour son rôle de Stéphanie dans la saga Les Tuches.

Le film qui lancera le festival et l’identité de quelques invités doivent encore être annoncés mais le rendez-vous a déjà fière allure.

Festival Cinecomedies Lens-Liévin, du jeudi 29 mai au dimanche 2 juin.

Bruno Sanches : « Le succès d’HPI nous dépasse un peu »

Bruno Sanches a vu sa carrière prendre un nouvel élan avec la série HPI. (c) Philippe Leroux/TF1

Alors que les premiers épisodes de la cinquième et, a priori, dernière saison de la série HPI sont annoncés pour le jeudi 15 mai sur TF1, Bruno Sanches qui y incarne le personnage de Gilles est très présent sur les écrans. Il était récemment dans Clean une fiction diffusée M6, accessible, en replay, qui n’a pas eu le succès d’audience qu’elle aurait mérité. « C’est une chouette série avec des femmes de ménage qui deviennent des espionnes, même un peu des escrocs en trouvant des combines pour profiter de la vie », explique-t-il.

On peut aussi le voir actuellement dans la version française de Ghosts : fantômes en héritage sur la plateforme Disney+. « C’est un divertissement familial, une comédie fantastique sur un château hanté dont hérite un couple joué par Camille Chamoux et Hafid Benamar, précise-t-il. Suite à un accident et plusieurs mois de coma, elle se réveille avec le pouvoir de voir les fantômes des occupants des différentes époques. C’est vraiment drôle. »

Le comédien a visionné quelques épisodes des versions anglaises et américaines : « Je n’ai pas trop accroché à l’adaptation américaine. En revanche, j’ai trouvé la série britannique vraiment bien mais je me suis vite arrêté car je n’avais pas envie d’être trop inspiré par ce que je voyais, je voulais faire mon rôle à ma sauce et ne pas tomber dans l’imitation.

Son personnage est celui d’un chef scout, tué d’une flèche dans le cou, ce qui a donc obligé le comédien à tourner avec une flèche pas forcément pratique pour se mouvoir, notamment lorsque les fantômes se déplacent en groupe. « C’était assez complexe quand je me déplaçais sur le plateau, j’ai mis un jour ou deux à m’habituer mais c’était marrant. Et, en ce qui concerne le scoutisme, je n’en ai jamais fait mais j’ai des potes qui en faisaient et j’ai toujours trouvé leur costume rigolo. »

Au sein d’un casting de premier choix avec notamment Natacha Lindinger, Fred Testot, Monsieur Poulpe, Typhaine Daviot, Camille Combal ou encore Paul Deby, Bruno Sanches reconnaît que l’ambiance sur le tournage a été parfois un peu dissipée mais que chacun a su trouver sa place : « On a beaucoup rigolé mais Athur , le réalisateur, nous tenait bien. Il y avait beaucoup de gens qui aiment faire rire donc c’est vrai que ça aurait pu tourner à la « battle » de blagues et même être très chiant mais pour le coup chacun a été l’écoute de l’autre. On avait plaisir à être ensemble comme une troupe de théâtre. »

La joie de se retrouver, c’est ce qu’il ressent également à chaque fois que reprennent les tournages de la série HPI avec peut-être un sentiment particulier cette fois car il s’agit de la cinquième et dernière saison ? « Je n’y pense pas trop en fait, je pense qu’on commencera à se le dire sur les deux derniers jours puisque le tournage se fait en deux blocs. Pour le premier, j’ai vraiment vécu le moment présent et puis même si ce sera bientôt la fin d’un aventure, ça ne va pas nous empêcher de nous voir en dehors par la suite et qui sait on va peut-être se retrouver sous un autre format, des petites portes peuvent toujours s’ouvrir. »

Si Audrey Fleurot confiait récemment que HPI avait changé sa vie, Bruno Sanches estime, lui, que cette série a forcément aidé son parcours : « Je ne vais pas dire que ça a changé ma carrière mais ça a permis que le chemin continue, s’allonge. On est encore dedans donc on a du mal à prendre du recul mais c’est vrai que ça a fait des audiences incroyables. On va dire que le succès nous dépasse un peu. »

Son prochain rendez-vous ?  « Les aventurières, une mini-série d’espionnage, d’aventure pour France 2 que je tourne actuellement avec Fanny Cottençon, Charlie Bruneau et Lionel Astier ».