Francesco Cherillo et Jean-Luc Drion, un duo d’artistes « Hors pistes » qui ne fait pas fausse route

Francesco Cherillo sera aux côtés de Jean-luc Drion pour leur concert Hors pistes ce vendredi à La Chapelle d'Armentières

Dans le milieu du sport, lorsque l’on veut s’aventurer à faire du hors pistes, il vaut mieux être un skieur déjà très confirmé pour éviter les accidents. Dans la musique, c’est un peu pareil avec le nouveau duo « Hors pistes », créé par Francesco Cherillo et Jean-Luc Drion. Ces deux là se connaissent depuis plus de quarante ans et ont marqué, chacun à leur façon, le domaine artistique.

Le premier a connu un franc succès dans les années 1980, sous le nom de Monte Kristo, en pleine mode de l’italo-dance, signant quelques tubes placés parmi les dix meilleures ventes du Top 50 comme « The girlf of Lucifer » ou encore « Lady Valentine ». Des titres qui l’ont amené sur les plateaux de toutes les grandes émissions de télévision de l’époque et même au festival de Cannes.

Jean-Luc Drion a, de son côté, connu de multiples casquettes (arrangeur, compositeur, musicien, chef d’orchestre, producteur) qui lui ont permis de travailler avec de nombreuses célébrités de Michel Sardou à Johnny Hallyday en passant par Alain Delorme, Karen Cheryl, Claudia Cardinale ou encore Magazine 60 et d’être ainsi associé à 17 disques d’or. L’un de ses principaux tubes « Don Quichotte » a d’ailleurs été repris dans la bande originale du film « Happy gilmore 2 », avec Adam Sandler, qui fait un carton depuis cet été sur Netflix.

Récemment, les deux hommes ont donc décidé d’unir leur talent. « Je voulais chanter avec un musicien, j’ai proposé à Jean-Luc Drion de m’accompagner. Il m’a dit qu’il était partant mais pas pour faire un énième piano-voix. Il voulait pousser le projet un peu loin », se souvient Francesco Cherillo.

C’est ainsi qu’est née l’idée de « Hors pistes ». « Je commence une chanson, les gens la reconnaissent mais finalement Francesco en chante une autre. Par exemple, je commence à jouer « Stranger in the night » et il enchaîne en chantant sur « Les gens du Nord », ça créé un effet de surprise à chaque fois », précise Jean-Luc Drion.

Un exercice qui suscite de vrais moments de convivialité avec le public, comme les deux hommes aiment en partager, que ce soit autour d’un bon repas (Planète Lille qui a rencontré le duo un midi à la brasserie L’Gaiette, rue Masséna à Lille peut en témoigner) ou au cours d’un spectacle. « On fait des choses assez courtes, on passe d’une chanson à l’autre, les gens n’ont pas le temps de s’ennuyer », assurent-ils. Plusieurs medleys sont au menu, notamment un qui rend hommage aux femmes. Il y a aussi des tarentelles italiennes, des chansons rigolotes mais le duo s’autorise tout de même quelques tubes en intégralité. Aznavour, Legrand, Lama, Renaud, Gainsbourg… Les grands noms de la chanson française défilent les uns après les autres pour le plus grand plaisir d’un public qui, généralement, n’hésite pas à donner de la voix.

Un concept original mais forcément plus risqué, presque un exercice de funambule pour passer d’une chanson à l’autre, sans se laisser embarquer. « Ce n’est pas simple ni pour l’un, ni pour l’autre, poursuit Francesco Cherillo. Déjà, il faut qu’il y ait une concordance dans le rythme, dans l’harmonisation. Il faut trouver les bons assemblages. J’apporte des idées de chansons mais c’est Jean-Luc qui valide si c’est possible au niveau du tempo. Ça requiert aussi une grande concentration. »

Le duo « Hors pistes » se produira chez Clo, avenue Kennedy à La Chapelle d’Armentières, ce vendredi 3 octobre à 19 h. Places limitées sur réservations au 06 30 37 18 83

Jean-Luc Drion sera au piano.

Ce qu’il faut retenir de la nouvelle saison de la Star Academy

Le corps professoral de la Star Academy a été dévoilé ce lundi à Paris.

La Star Academy se prépare à faire son grand retour sur TF1 le samedi 18 octobre. Des retrouvailles fêtées comme il se doit lundi soit au Grand Rex avec un show case où plusieurs anciens candidats sont venus chanter des titres qu’ils ont créés avec un succès indéniable depuis leur sortie du château.

Charles Doré, Lennie, Victorien, Marguerite, Julien Lieb, Helena et bien évidemment les deux derniers grands gagnants, Pierre Garnier et Marine ont enflammé l’enceinte parisienne dans laquelle avaient pris place de nombreuses personnalités de la chaîne et notamment des comédiens des différentes séries quotidiennes (notamment Tout pour la lumière et Ici tout commence).

Une soirée qui fut l’occasion aussi de découvrir une deuxième candidate de la nouvelle promotion. Après Théo, le kinésithérapeute lillois de 24 ans ; la production a révélé le visage d’une deuxième élève, Sarah, images du casting à l’appui, qui a déjà bluffé le public par sa voix extraordinaire. Un signe annonciateur « d’une promotion exceptionnelle », selon le directeur de la Star Academy, Michael Goldman.

Quelques heures auparavant, les dirigeants de TF1 et Endemol avaient tenu une conférence de presse de lancement de cette nouvelle saison, voilà ce qu’il faut en retenir…

Deux nouveaux professeurs

L’information avait déjà fuité depuis quelques semaines mais c’est désormais officiel Malika Benjelloun et Hugues Hamelynck ne seront plus de l’aventure cette année. Pour les remplacer, la production a fait appel à Jonathan Jenvrin pour les cours de danse et à Alain Degois, surnommé « Papy » pour ceux de théâtre. Deux artistes qui ont déjà largement fait leurs preuves.

Le premier, danseur-chorégraphe, a travaillé ces dernières années avec, entre autres, Shym, Kylie Minogue, Rihanna ou encore Dua Lipa. Ancien disciple de Kamel Ouali, il ne cache pas son impatience de transmettre son savoir et sa passion aux élèves, même ceux « qui ont deux pieds gauches ».

Dans un tout autre registre, Alain Degois, spécialiste de l’improvisation, s’est taillé une solide réputation de découvreur de talents en faisant éclore des humoristes comme Jamel Debouzze, Sophia Aram, Arnaud Tsamère ou encore Issa Doumbia. Il s’occupe aussi de la mise en scène de nombreux spectacles dont ceux de Blanche Gardin ou encore Sebastian Marx.

Pour le reste, les télespectateurs retrouveront dans le corps professoral Sofia Morgavi au chant, Marlène Schaff pour l’expression scénique, Ladji Doucouré pour le sport et les répétitrices Lucie Bernardoni et Fanny Delaigue. Enfin Karima Charni continuera d’accompagner les élèves, notamment dans le bus qui les ramène au château après chaque prime. Enfin, petite nouveauté, les élèves bénéficieront cette année de quelques cours d’anglais.

Une marraine et un parrain de renom

Là encore, pas de surprises. On savait depuis déjà quelques semaines que Charlotte Cardin et Ed Sheeran prendraient la succession de Clara Luciani au soutien des élèves. Forcément convaincue par l’impact de l’émission, les chiffres d’écoute de son single ayant explosé après son passage à la Star Ac, Charlotte Cardin semble bien décidée à être une marraine très investie. Un prime sera consacré à ces deux artistes au cours de la saison.

 

Une saison rallongée ?

Le nombre de candidats n’a volontairement pas été annoncé, tout comme la date de la finale. Ceci pour visiblement laisser de la marge à la production qui ne s’interdit pas de prolonger un peu le plaisir. Le nombre d’élèves sera-t-il à la hausse. On ne le saura que le 18 octobre. Ce qui est certain, c’est que les chiffres de la saison écoulée donnent de l’appétit. 54 millions de Français ont vu ne serait-ce qu’un petit passage de la Star Academy et que ce soit par le biais de la télévision ou via les réseaux sociaux, ce sont même, d’après les statistiques fournies lundi, 100 % des 15-34 ans qui ont eu au moins un contact avec le programme ! Plus d’un million de spectateurs sont allés en salle voir la tournée collégiale ou les concerts d’anciens élèves et on atteint carrément le milliard de vidéos vues en lien avec la Star Academy.

 

Un hymne gardé secret

Davantage par volonté de réserver la surprise aux élèves que pour faire des cachoteries, la production n’a pas daigné dévoiler l’hymne de cette nouvelle saison. Tout juste sait-on qu’à l’inverse de la saison passée où un nouveau titre de Santa « Recommence-moi » avait été retenu, ce sera le retour à un grand standard de la chanson.

  

Une mécanique inchangée

On ne change pas une formule qui gagne. Le principe de cette saison ne bouge pas avec trois nominés chaque semaine après les évaluations, une « batte » entre les trois meilleurs élèves de la semaine pour gagner une immunité pour la semaine suivante et un défi chanté-dansé avec un tableau concocté sur mesure par Jonathan Jenvrin permettra de mettre en avant les artistes les plus complets. Sauf exception (miss France, match de rugby des Bleus), les primes auront lieu chaque samedi, certains seront événementialisés ; les téléspectateurs pourront suivre l’actualité des élèves dans la quotidienne sept jours sur sept et les plus acharnés pourront s’abonner à la chaîne qui diffuse la vie du château en continu. Enfin, la production promet encore davantage d’interactivité.

Lancement de la nouvelle saison, le samedi 18 octobre (21 h 10) sur TF1.

Alice Dufour gravit de nouvelles marches avec « Montmartre »

Alice Dufour occupe le rôle principal de la nouvelle série Montmartre. (c) Julien Panié - Athentic Prod - Banjay - TF1

« Montmartre », la nouvelle série de TF1 débarque sur vos écrans, ce lundi 29 septembre (21 h 10) avec un casting pharaonique de 94 comédien(ne)s, petits et grands rôles confondus. Parmi eux, des visages très connus du grand public comme Mathilde Seigner, Cristiana Reali, Valérie Karsenti, Benjamin Baroche ou encore Hugo Becker mais aussi de nombreuses valeurs montantes dans les rôles principaux dont Alice Dufour, tout émerveillée de se retrouver propulser en première ligne. « Mon agent m’a proposé le casting et tout s’est bien passé. C’est magique, j’ai vu les premiers épisodes et le résultat est au-delà de mes espérances. Je n’arrive pas trop à réaliser mais dans ce métier assez compliqué, il faut juste apprécier les opportunités qui se présentent  », confie la comédienne, qui incarne Céleste.

« C’est une jeune femme qui a vu son père assassiné sous ses yeux quand elle était toute petite et qui a été séparée de son frère et de sa sœur, tous ayant été vendus à des familles différentes, précise-t-elle. Forcément ça forge un caractère. Son combat au début de la série, c’est de retrouver la fratrie. Elle a mis sa vie personnelle de côté pour y parvenir et même si au fil des épisodes, on va assister à son émancipation, son souhait initial n’est pas de bouleverser les conventions ou la situation des femmes de cette époque. »

Un choix scénaristique qu’Alice Dufour juge plus pertinent : « ça aurait été moins intéressant d’avoir tout de suite affaire à une héroïne très rebelle, comme pouvaient l’être Sarah Bernhardt, Suzanne Valadon ou Blanche Cavelli, des figures artistiques féministes de l’époque même si Céleste a aussi du caractère et sait ce qu’elle veut. »

Se replonger dans la vie du début du XXe siècle fut un vrai bonheur pour la comédienne.;« C’était un rêve de jouer un rôle d’époque. Dès qu’on avait les costumes et qu’on arrivait dans les décors, on se sentait transportés dans un autre temps mais chaque jour c’était environ deux heures de maquillge , habillage, coiffure ».

Sensible, déterminée (quand elle a un but), courageuse (quand quelque chose la passionne), Alice Dufour se retrouve dans quelques caractéristiques de Céleste. Petit clin d’oeil du destin, elle a vécu, elle-même, plusieurs années dans le quartier de Montmartre. « C’est un quartier qui me parle et que j’adore », poursuit celle qui a pu mettre à profit ses années de gymnastique et de danse pour se fondre dans ce rôle , où elle est amené à monter sur la scène d’un cabaret.

« Montmartre », série en 8 épisodes, dès ce lundi 29 septembre (21 h 10) sur TF1

Musique, comédie, écriture : Zoé Clauzure arpente avec succès tous les terrains d’expression

Zoé Clauzure était en dédicaces à la Fnac de Lille pour ses deux livres (c) Lily Violette.

Du haut de ses quinze ans, Zoé Clauzure a déjà un parcours artistique qui sort du commun. Demi-finaliste de The Voice Kids, la jeune femme fut ensuite la grande gagnante de l’Eurovision juniors en 2023. Un succès qui lui a ouvert de nouvelles portes : celles, par exemple, du Paradis latin, où elle fut choisie comme meneuse de revue du spectacle familial « Mon premier cabaret », monté par Kamel Ouali ou encore celles du métier comédienne avec un petit rôle dans « Cat’s eyes », la série événement de TF1.

Loin de s’arrêter en si bon chemin, elle vient de sortir deux livres « Tout donner » et « Mon journal », aux éditions Michel Lafon, qu’elle est venue dédicacer, il y a quelques jours, à la Fnac de Lille. « Le livre permet de mieux me connaître. Je reste assez secrète sur les réseaux sociaux. Là, j’ai mis énormément de moi, de mon intimité, de ma famille, des coulisses de mes activités, confie-t-elle. Le journal, ce sont davantage des conseils, des tips, des astuces sur différentes choses comme la façon de gérer le stress mais aussi sur le harcèlement scolaire. »

Une thématique que la jeune artiste évoque également dans sa dernière chanson « Invisible », prémisce d’un EP dont elle devrait communiquer prochainement la date de sortie : «Les chansons sont prêtes. Il reste juste à les peaufiner, faire le mix, le mastering, indique-t-elle. J’en suis hyper fière. J’ai mis tout mon cœur dans chacune et elles me ressemblent beaucoup. Je pense même que certains seront surpris en se disant que tout ça ne peut pas sortir d’un si petit bout de femme mais j’ai beaucoup d’émotions en moi. Et c’est important pour moi d’avoir des thèmes forts qui peuvent impacter comme le harcèlement scolaire, je n’écris pas pour ne rien dire ou pour faire des chanson sur la pluie et le beau temps ».

Plutôt à l’aise face à la notoriété, bien entourée par ses proches et notamment sa maman, qui est devenue sa manager, Zoé Clauzure appréhende tour ce qui lui arrive avec beaucoup de sérénité et ce n’est certainement pas un hasard si elle a été retenue comme ambassadrice de l’association « Non violence pour la paix » et si elle a été nommée « Girl of the year » par le prestigieux magazine américain « Time ».

Un sacré honneur pour une jeune femme qui s’interroge sur sa capacité à mener de front dans les années à venir sa carrière artistique et ses études. « J’accorde beaucoup d’importance à l’école. Pour l’instant, tout va bien, je suis en seconde dans un lycée spécialisée avec des horaires aménagés mais j’aimerais suivre des études d’astronomie et partir un peu dans un pays anglophone, à Londres ou à New York », avoue-t-elle.

La tête dans les nuages lorsqu’elle s’amuse avec son téléscope, Zoé Clauzure a, en revanche, les pieds bien sur terre et savoure chaque moment de sa jeune mais déjà riche existence. « J’aime les différentes facettes de ce métier, affirme-t-elle. L’inspiration seule dans sa chambre, ce moment où tout naît dans ma tête ; les moments de création en comité restreint mais aussi les concerts devant des milliers de personnes et le lien avec les gens lors des séances de dédicaces. »

Deborah François : « J’ai un projet d’écriture en solo qui est en train de prendre forme »

Deborah François, ici aux côtés de Niels Schneider, dans Les tourmentés.

Après le biopic sur Frantz Fanon, psychiatre théoricien de l’anticolonialisme pendant la guerre d’Algérie, un film un petit buget ayant réussi à cumuler environ 250 000 entrées en trois mois d’exploitations, la comédienne Deborah François est depuis dix jours toujours à l’affiche au cinéma mais, cette fois, dans l’adaptation du livre « Les tourmentés » de Lucas Belvaux.

Un film dans lequel l’actrice belge incarne Manon, l’ancienne femme de Skender (Niels Schneider), un ancien légionnaire sollicité par Max (Ramzy Bedia) pour servir d’appât dans la partie de chasse organisée par « Madame », une riche veuve, incarnée par Linh-Dan Pham. « Manon est à la fois un personnage central au proopos du film car tout ce que va faire Skender, cette chasse à l’homme qu’il va accepter, c’est justement pour donner de l’argent à sa famille, laisser quelque chose alors qu’il est devenu clochard. En même temps, elle est extérieure car c’est la seule qui ne sait pas ce qui se passe. Comme le dit Lucas Belvaux, au début du film, il y a trois personnages sur les quatre qui sont  un peu « morts ». Elle est la seule encore dans la vie car elle a ses deux enfants. »

Séduite dès la lecture du livre, Deborah François était curieuse de voir l’adaptation : « Le résultat est assez saisissant car Lucas (Delvaux) arrive à nous faire rentrer dans la tête des personnages en comprenant toutes leurs ambiguïtés, la tension émotionnelle qu’i y a entre eux, s’enthousiasme-t-elle. On n’est jamais dans le noir ou le blanc mais toujours dans le gris, ça colle bien au titre « Les tourmentés ».J’ai chopé des petits détails dans le livre pour nourrir les personnages, sur leur passé, sur les raisons pour lesquelles ils ne sont plus ensemble avec Skender et comment elle se bat contre ses sentiments pour protéger ses enfants. C’est une mère louve. »

Le genre de rôle que la comédienne a adoré jouer : « Quand un personnage est trop entier, j’essaie d’y apporter des petites complexités car on a tous des contradictions. Quand un personnage est très lumineux, il faut lui apporter une face sombre et inversement. »

Deborah François a aussi plusieurs projets d’écriture : « J’ai co-écrit un film espagnol avec Mario Casas, qui s’appelle « Ma solitude a des ailes » et qui est sorti sur Netflix et on repart en écriture avec le même réalisateur. J’ai aussi un projet en solo qui a commencé à prendre forme, c’est mon bébé. Jy mets tout ce que j’ai dans les tripes et je me sers beaucoup de ce que je suis en tant qu’actrice dans ma façon de travailler, de construire des personnages. »

« Les tourmentés » de Lucas Belvaux, actuellement au cinéma. Avec Deborah François, Niels Schneider, Ramzy Bedia et Linh-Dan Pham.