Simon Fache embarque Novecento sur scène

Séduit par la lecture de Novecento, Simon Fache a décidé d'en faire un spectacle.

À quoi tient un spectacle ? Parfois à un simple cadeau. Novecento, que le musicien tourquennois Simon Fache joue depuis le début de la semaine et jusqu’au 14 février au théâtre de La Virgule à Tourcoing, en est le parfait exemple. « Mon régisseur, sur des spectacles précédents, m’avait offert ce livre. L’histoire est racontée par un trompettiste, qui parle d’un pianiste, et l’action se passe sur un bateau. Or, il se trouve que je suis pianiste et trompettiste, mais que je suis aussi marin : j’ai un bateau et, en faisant un tour de Bretagne, j’ai eu envie d’adapter ce livre pour en faire du théâtre musicalisé », confie l’intéressé.

Habitué à faire des spectacles musicaux, souvent humoristiques, comme Pianistologie (plus de 300 dates) ou Pianiste tout-terrain, qui a fêté sa 150e représentation il y a presque un an au Colisée de Roubaix, Simon Fache avait toutefois une petite réticence, n’étant pas comédien. « J’en ai parlé à Béatrice Agenin, une grande dame du théâtre, ancienne sociétaire de la Comédie-Française, connue du grand public pour son rôle de Reine dans la série Une famille formidable, mais aussi pour celui de Roxane dans Cyrano de Bergerac, où elle donnait la réplique à un certain Jean-Paul Belmondo, confie-t-il. Elle m’a dit qu’elle avait déjà vu cette pièce jouée par des comédiens, mais qu’il était en effet important que ce soit raconté par un musicien. C’était tout nouveau pour moi de reprendre un texte qui n’a pas été écrit par moi et d’interpréter un personnage qui n’est pas moi. Je suis accompagné par Fabrice à la contrebasse, mais le texte est un monologue. Fabrice fait aussi la machinerie, car il y a un décor magnifique à base de voiles qui sont hissées ou baissées au fil du spectacle. Il y a aussi des mâts, des écoutes. »

Simon Fache raconte donc l’histoire de Novecento, né sur un paquebot, adopté par l’équipage avec lequel il a grandi. Il n’a jamais quitté le bateau et y est devenu un pianiste de grand talent. Dans le livre, ce destin extraordinaire est conté par Tim Tooney, trompettiste de l’orchestre, qui fut le témoin privilégié de cette vie pas comme les autres. « J’ai créé une bande originale musicale pour le spectacle en m’inspirant d’œuvres composées dans les mêmes années, entre 1946 et 1947 », précise le musicien, qui a travaillé avec Béatrice Agenin puis avec Alexandre Carrière, comédien, metteur en scène mais aussi musicien. « J’ai appliqué leurs conseils. Après, étant sur scène depuis plus de quarante ans, je connaissais déjà pas mal de choses comme l’occupation du plateau, la voix, le regard. »

Créé en juin 2024, Novecento a été joué deux fois de suite au Festival d’Avignon. Il poursuit sa vie en tournée, ce qui n’empêche pas Simon Fache de déjà travailler sur sa prochaine création et de se lancer, pour le plaisir, dans des sessions d’enregistrement live dans son studio avec son big band, un orchestre de jazz, en conviant à chaque fois un invité. La captation sera ensuite diffusée sur les réseaux et la chaîne YouTube de l’artiste.

« Novecento » avec Simon Fache, jusqu’au 14 février au salon de théâtre de la Virgule à Tourcoing. Représentation mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 20 h, samedi à 17 h. Places de 10 à 20 €.

Christophe Gans fait son retour à Silent Hill

James va devoir se confronter à son moi profond. (c) Aleksandar Letic - 2025 Room - 318 productions.

C’est l’une des sagas les plus célèbres de l’univers vidéoludique. Plus de dix millions de gamers à travers le monde ont frissonné en se plongeant dans l’univers de Silent Hill, ce jeu de type survival horror édité par la société japonaise Konami. Parmi eux, un certain Christophe Gans, réalisateur et scénariste à succès, à qui l’on doit, entre autres, Crying Freeman, Le Pacte des loups ou encore La Belle et la Bête.

En 2006, l’homme avait déjà signé une première adaptation cinématographique de Silent Hill. Qu’est-ce qui l’a motivé à remettre le couvert vingt ans plus tard ? « Quand on aime Silent Hill, ça peut facilement devenir une obsession, c’est mon cas. C’est un univers extrêmement étrange, complexe, qu’on ne cesse de découvrir, confie-t-il. J’y rejoue beaucoup et, chaque fois, j’ai l’impression qu’il y a des couches souterraines, des sens que je n’avais pas vus jusqu’à maintenant. C’est un univers qui se prête à beaucoup d’interprétations, assez cryptique, très codifié. »

En réalisant Silent Hill, Christophe Gans n’avait pas hésité, pour composer sa bande originale, à faire appel au talent d’Akira Yamaoka, l’un des membres majeurs de la franchise Silent Hill, d’abord compositeur de la bande-son du jeu puis producteur dès le troisième volet. Une collaboration qui lui a permis d’en savoir davantage sur cette saga culte.

Pour ce deuxième opus, Retour à Silent Hill, en salle depuis ce mercredi 4 février, le réalisateur a tout disséqué : « J’ai refait le jeu et j’ai couché l’intégralité sur le papier. Je me suis aperçu que cela faisait 400 pages. Ça m’a confirmé que 12 à 15 heures de jeu ne pouvaient pas être transférées dans un film de moins de 120 minutes. J’ai écarté ce qui m’intéressait le moins et j’ai décidé de me consacrer à l’histoire d’amour entre James et Mary. »

C’est en recevant une étrange lettre de son épouse Mary, pourtant décédée d’une maladie, l’implorant de venir la retrouver, que James retourne à Silent Hill, une bourgade au bord d’un lac, qui n’a plus son charme d’antan et qui est, à l’inverse, infestée de monstres effrayants. « J’ai toujours fait des films très distincts les uns des autres et là, j’avais la crainte de faire un film qui ressemblait trop au premier Silent Hill, explique-t-il. Celui-là, je l’ai voulu plus organique. Je me suis intéressé à cette histoire d’amour qui est, en partie, le fragment d’une mémoire malade. À un moment donné, on peut se demander si l’on n’est pas en train de voir une hallucination générée par le personnage principal. »

Fan de David Lynch, Christophe Gans s’est inspiré du maître : « Je devais déplacer le curseur vers quelque chose que je n’avais jamais fait, une narration éclatée, avec ce moment où tout devient hallucinatoire, où les décors s’enchaînent, où il n’y a plus aucune logique spatio-temporelle. J’avais envie de me frotter à ça. »

Malgré les progrès de la technologie, le réalisateur a préféré opter pour de vrais comédiens, des danseuses et des acrobates pour incarner les créatures. « Je trouvais intéressant que les acteurs puissent interagir avec des monstres dont les mouvements sont restitués par des chorégraphies et non par la technique. Je me suis juste contenté d’altérer certaines formes en post-production », assure-t-il.

Pour son casting, Christophe Gans indique avoir songé à Hannah Anderson, qui incarne Mary, pour sa beauté symétrique, ces deux parties du visage exactement similaires qu’ont les personnages de jeux vidéo mais qui existent rarement dans la réalité. « Jérémy Irvine, je l’avais repéré dans Cheval de guerre de Spielberg, puis je l’ai revu dans la série Treadstone. J’ai trouvé qu’il avait une capacité à transmettre la panique qui l’envahit quand il ne comprend pas ce qui lui arrive, poursuit Christophe Gans. Au début du film, il a une bonne bouille, mais dans la dernière partie, il devient inquiétant, quand il est seul à se promener à travers ses souvenirs, quand il commence à réaliser qu’il est fou et se retrouve confronté à sa vérité. En plus, il avait vu le premier film, il avait joué au jeu. C’était beaucoup plus simple cette fois, car quasiment tout le monde connaissait Silent Hill, alors qu’en 2006, j’avais dû tout expliquer aux acteurs. »

Le deuil, la dépression et les dérives sectaires sont autant de thèmes sombres abordés dans le jeu et donc dans le film, des éléments que le réalisateur contrebalance par la beauté de ses images et de ses lumières.
« J’ai toujours voulu amener de la beauté dans la monstruosité, j’essaie de rendre mes monstres fascinants, parfois même étrangement sensuels, reconnaît Christophe Gans. J’ai toujours aimé ces sensations paradoxales où l’on se dit que c’est franchement inquiétant, mais beau en même temps. C’est la force du cinéma japonais, qui arrive à coller des éléments absolument antinomiques. »

Retour à Silent Hill, de Christophe Gans, est en salle depuis ce mercredi 4 février, avec Jérémy Irvine et Hannah Anderson.

Samuel Bambi, l’humour en mouvement

Samuel Bambi (entre les danseuses) est aux commandes du spectacle De rien Lille, joué trois soirs de suite cette semaine.

Depuis deux jours, Samuel Bambi ouvre la soirée « De rien Lille » par quelques pas de danse. Pas pour faire la promotion de son aventure dans l’émission « Danse avec les stars », où il a d’ailleurs plutôt bien réussi son premier passage, mais essentiellement par passion pour cet art.

Convié par les organisateurs du gala, Lillarous a joué les maîtres de cérémonie de trois soirées au théâtre Sébastopol, la dernière étant programmée ce mercredi soir. L’humoriste a choisi son nom de scène en hommage à son idole, Michael Jackson. « J’ai toujours aimé la danse, il m’arrive parfois de ponctuer mes vannes par un petit pas chaloupé, sourit-il. Participer à Danse avec les stars, c’était une forme de logique dans mon parcours. Pour l’instant, je suis dans le haut du classement, mais ce n’est pas gagné : chaque semaine, il faut apprendre de nouvelles danses. »

Même s’il a un peu travaillé en visio avec sa partenaire, Anna Riera, Samuel Bambi reconnaît avoir eu de la chance que le festival Lillarious soit organisé pile la semaine où il n’y a pas de prime de l’émission. « Sinon, je ne sais pas comment j’aurais fait, il aurait fallu qu’Anna vienne à Lille », poursuit-il. Et que le duo trouve le temps de travailler un peu entre les répétitions, l’écriture des intersketchs et les soirées de gala. D’autant qu’il s’agissait d’une première dans ce genre d’exercice pour le jeune homme, découvert en duo avec son camarade Younes, et que le grand public a aussi pu voir récemment dans des séries comme « Terminal », aux côtés de Jamel Debbouze et Ramzy Bedia, ou encore « R.I.P. », avec Claudia Tagbo.

« Je suis très honoré que l’on m’ait confié ce rôle. On m’a donné carte blanche pour choisir les artistes. J’ai pris des gens que j’ai déjà vus sur scène, certains qui ont fait mes premières parties. L’idée, c’était de faire quelque chose qui nous ressemble, mais en proposant des artistes qui ont des univers différents les uns des autres, indique-t-il. J’ai proposé aux organisateurs du festival de faire quelque chose qui ramène de l’humour, des paillettes et du glamour à Lille. »

À ses côtés, des talents à (re)découvrir, comme Elsa Barrère, Nadège 100 Gêne, Fiona G, Sara Connard, Jean-Benoît Diallo, Nco en vrai, Lofti Abdelli, Sofiane Soch, et un vrai coup de cœur pour le Québécois Anas Hassouna.

Pour découvrir davantage Samuel Bambi, il faudra en revanche patienter jusqu’au dimanche 6 décembre (18 h) pour le voir à l’œuvre en solo au théâtre Pasteur de Lille Grand Palais avec son spectacle « Machine ». Il y interprète « un personnage grandiloquent, un loser magnifique pour qui rien ne va dans le bon sens ».

Un spectacle qui tourne déjà depuis deux ans avec une belle adhésion du public, même si Samuel Bambi reconnaît avoir mis un peu de temps à s’habituer au fonctionnement du seul-en-scène : « Quand ton pote avec qui tu fais des spectacles depuis dix ans n’est plus à tes côtés, c’est là que tu mesures le côté vertigineux de porter seul le spectacle sur tes épaules, avoue-t-il. En même temps, il fallait le faire, car nous étions arrivés à une forme de maturité, avec une envie de raconter des choses plus personnelles et sous un prisme différent de “l’arabe et du juif”, comme on le faisait depuis des années avec Younes. » En attendant, l’humoriste compte sur vos votes pour s’offrir un beau parcours dans l’émission Danse avec les stars.

Samuel Bambi sera encore ce mercredi 4 février (20 h) le maître de cérémonie du gala « De rien Lille » au théâtre Sébastopol. Il reviendra au théâtre Pasteur de Lille Grand Palais le dimanche 6 décembre (18 h).

Auguste de l’humour : Muriel Robin, des absents et du franc-parler

Marianne James, Alex Ramires et Eliott Doyle étaient lundi soir au Nouveau Siècle pour la cérémonie des Auguste de l'humour.

Le rendez-vous aurait dû exister depuis des décennies mais, étrangement, à la différence du cinéma, du théâtre ou de la chanson, l’humour ne possédait pas, jusqu’à l’an passé, sa cérémonie de remise des prix.

Depuis l’an passé, c’est chose faite à l’initiative de l’association « La Communauté de l’humour » et c’est encore à Lille, au Nouveau Siècle, qu’a été organisée lundi soir la deuxième édition, avec une invitée de prestige : Muriel Robin, accompagnée de son épouse, la comédienne Anne Le Nen, qui s’est vue remettre un Auguste d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.

« Ce prix, je le prends comme une preuve que tout ce qu’on a partagé depuis 40 ans a compté, c’est grâce au public qui a toujours été fidèle. Ça veut dire que vous avez aimé mes accessoires et mes coiffures ratées », s’amusait-elle. « Je ne suis pas montée sur scène pour être connue mais pour me sentir vivante et, comme j’ai promis à mon épouse de vivre jusqu’à 104 ans, vous aurez l’occasion de me remettre un autre prix d’ici une vingtaine d’années. »

« Je ne dis pas ça pour faire plaisir mais mon premier fou rire devant un humoriste, c’était avec un sketch de Muriel Robin », confie Alex Ramires. « Je suis tellement heureux d’être contemporain de cette femme, d’avoir eu la chance de la côtoyer un peu en coulisses, elle est toujours aussi drôle. »
L’humoriste, qui a beaucoup tourné avec son spectacle Panache, s’est aussi réjoui d’avoir assisté à cette cérémonie dans la capitale des Flandres. « Je viens souvent à Lille, pour Séries Mania, pour Lillarious, pour les Auguste et, petit scoop, même si je prépare déjà la suite, je vais repartir en tournée en septembre et j’espère évidemment refaire une date à Lille, une ville qui pèse de plus en plus sur le plan culturel. »

Cette soirée, animée par Marianne James, aidée par quelques pitreries d’Eliott Doyle, a été marquée par le franc-parler et le ton grinçant des différents remettants, dont les chroniqueurs radio Sébastien Thoen et Daniel Morin ou le présentateur de l’émission belge Le Grand Cactus, Jérôme de Warzée. Le jury de la cérémonie n’a d’ailleurs pas été épargné pour avoir choisi, dans deux catégories, de ne nommer aucune femme.

Petit regret : la plupart des lauréats n’étaient pas de la fête. Il a donc fallu se contenter de vidéos pour Élodie Poux (artiste de l’année), Marine Léonardi (vidéos sur le web), Yann Marguet (meilleur chroniqueur), ainsi que du discours du co-auteur de Constance (spectacle de l’année).

Tout juste sortie de scène, puisqu’elle jouait son spectacle Craquages à La Rose des Vents (une nouvelle représentation est prévue au même endroit, ce mardi 3 à 20 h), Marion Mezadorian (meilleur texte de spectacle) est arrivée sur le fil pour récupérer son trophée.

Hugo Pêcheur (révélation scène) et Inès (co-révélation scène francophone avec la Québécoise Mégan Brouillard) furent ainsi, avec Muriel Robin, les seuls récompensés présents.

Présentes pour remettre des prix, Anne de Petrini et la Nordiste Mélodie Fontaine ont néanmoins apprécié le moment. « C’est magnifique de faire rire et c’est légitime de récompenser ceux qui le font. Je trouve d’ailleurs très mystérieux que l’humour soit tellement méprisé artistiquement », confie la première, en espérant bien revenir jouer dans le Nord son spectacle À côté.
« On n’avait pas l’habitude mais c’est chouette. Comme disait Louis de Funès, il n’y a rien de plus dur que de faire rire », confirme la Nordiste, attendue en fin de semaine sur le gala Lillarious d’Élodie Poux, le 10 avril en solo à Lille Grand Palais, mais aussi, dès ce samedi, en première partie de Diane Segard au Zénith de Lille, un lieu qu’elle connaît par cœur pour y avoir travaillé il y a quelques années. « Me dire que je vais être sur cette scène, c’est complètement dingue.

Amandine Lourdel renverse le public lillois avec son humour grinçant

Amandine Lourdel sera encore jeudi dans une soirée du festival Lillarious (c) Alex Dinaut

Attendue en fin d’année, le samedi 14 novembre, au théâtre Sébastopol pour l’une des dernières dates de la belle tournée de son premier spectacle « Renversée », Amandine Lourdel va devenir une experte des salles lilloises, elle qui a déjà conquis le Spotlight et le théâtre Pasteur de Lille Grand Palais.

« J’avais bien discuté avec des gens après mon passage au Spotlight, c’était très chaleureux. Bon, il y a une particularité là-bas : les gens se lèvent pendant le spectacle pour aller aux toilettes parce qu’ils boivent de la bière, mais c’est une sorte d’accord tacite avec tout le monde, sourit-elle. Sinon, j’ai aussi un souvenir merveilleux de Lillarious l’an passé. Je jouais avec Aymeric Lompret et Pierre-Emmanuel Barré, c’était mon tout premier gros gala et ma première fois à Lille, ça avait été magique. »

Alors forcément, quand PV et Tania Dutel l’ont conviée à prendre part, pour cette nouvelle édition, le week-end passé, aux soirées d’ouverture du festival, puis ce jeudi 5 février à une soirée Cheer Up de meufs aux Enfants terribles à Marquette-lez-Lille, la jeune femme n’a pas hésité.

Nommée dans la catégorie « vidéo web » à la deuxième édition des Auguste du rire, dont la cérémonie se tient ce lundi soir au Nouveau Siècle, elle aurait presque pu passer toute sa semaine à Lille, mais ses obligations radio mardi matin la contraignent à faire un aller-retour sur Paris. Chroniqueuse sur France Inter, Amandine Lourdel véhicule son humour grinçant sur différents terrains.

Ceux qui ne la connaissaient pas encore, mais qui ont assisté aux galas d’ouverture de Lillarious, ont pu avoir un petit aperçu de son univers. « Ce n’est pas un exercice facile, car dans ce type de plateaux collectifs, les gens ne viennent pas spécialement pour vous ; il faut donc les faire marrer en quelques minutes. En plus, quand t’as un style un peu particulier, il faut choisir des choses qui parlent au plus de monde possible. »

Dans son spectacle, l’humoriste a évidemment plus de temps pour installer son propos, jauger ce qui fonctionne le mieux. La chronique radio est plus éphémère, tout comme les vidéos sur Internet. « Les réseaux sociaux, c’est un peu obligatoire, ça fait désormais partie du métier si tu veux que les gens viennent à toi, poursuit-elle. La radio, j’en rêvais depuis longtemps, c’est très intéressant, c’est un stress différent ; ce n’est pas du tout la même énergie que la scène. Jouer assis ou debout, devant un public, dans la lumière, c’est autre chose. »

De plus en plus reconnue, Amandine Lourdel ne compte évidemment pas s’arrêter en si bon chemin. Les idées fourmillent déjà pour son prochain spectacle : « Je n’ai pas fini d’écrire, mais ça tourne déjà dans ma tête, je sais de quoi je veux parler, indique-t-elle. Je finis ma tournée en janvier 2027, mais je pense que je ne vais pas m’arrêter deux ans ; je vais vite revenir dans les comedy clubs et les cafés-théâtres. »

Amandine Lourdel sera, ce jeudi 5 février (20 h), dans le cadre du Festival Lillarious, aux Enfants terribles à Marquette-lez-Lille, dans une « Soirée de meufs : Cheer Up ! », animée par Tania Dutel, avec Juste Inès, Sofi Belabbes et Audrey Baldassare. Elle reviendra en solo le samedi 14 novembre, au théâtre Sébastopol de Lille, pour son spectacle « Renversée ».