En immersion dans l’univers des polars à l’école nationale de police de Roubaix-Hem

L'école nationale de police de Roubaix-Hem lance ce samedi son premier salon du polar.

Quel meilleur lieu qu’un bâtiment comme celui de l’école nationale de police de Roubaix-Hem pour découvrir des polars et échanger aussi bien avec ceux qui font la police qu’avec ceux qui la racontent. L’amicale des cadres de la police nationale et de la sécurité intérieure a eu cette brillante idée de profiter de la journée portes ouvertes de l’école pour y organiser un premier salon du polar, qui réunira une trentaine d’auteurs, qui se verront ainsi offrir « une immersion au sein de leur univers littéraire ».

Parmi eux des écrivains « classiques », mais aussi pas mal de personnes encore en activité dans la police et la justice ou y avant travaillé pendant de longues années à différents postes. Que ce soit des brigadiers, des membres de la BAC, de la PJ, un vice-président de tribunal ou encore un ancien directeur d’une cellule antiterroriste.

Des auteurs de la région seront bien sûr au rendez-vous comme Thibaud Benoit, professeur d’histoire dans le Pas-de-Calais ou André Soleau, ancien rédacteur en chef de La Voix du Nord mais aussi Luc Watteau, qui a fait toute sa carrière de policier dans le Nord, ce qui l’a inspiré pour son roman « Roubaix 70’s » ou encore Sacha Erbel, qui sera vraiment comme à la maison, puisqu’elle a été formée à l’école de police de Roubaix.

Certains invités ont déjà un joli parcours : Audrey Brière a été saluée par de nombreux libraires pour son premier roman « Les malvenus », Pierre Pichairet a vu son livre « Mortels trafics » adapté par Olivier Marchal, Didgé a travaillé pour Spirou et a dessiné les BD de la série « Caméra café » et on peut également citer, l’ex-commissaire divisionnaire Danielle Thiéry, scénariste pour la télévision (Quai n°1) et le cinéma.

Salon du polar, ce samedi 11 octobre de 10 h à 17 h, à l’école nationale de police de Roubaix-Hem.

DNA : Maxime Lélue voue une vraie tendresse au personnage de Jordan

Jordan (Maxime Lelue) est de nouveau très proche de Judith (Alice Varela) dans DNA. (c) Nicolas Lefevre - Capa Pictures

Le cœur des fans de Demain nous appartient vibre bien évidemment au rythme des intrigues policières mais aussi à celui des histoires d’amour des différents protagonistes. Sur ce point, le dossier brûlant du moment concerne le rapprochement de Jordan (Maxime Lélue) et Judith (Alice Varela). Les deux anciens amoureux se tournent autour depuis des semaines et nombreux sont ceux qui attendant la réunification de ce couple glamour.

Au lancement de la série, c’est pourtant pour un autre rôle que Maxime Lélue avait passé le casting : « J’étais allé assez loin pour le personnage de Bart mais c’est finalement Hector Langevin qui a été choisi, confie-t-il. Pendant quelques années, j’ai fait d’autres castings et puis un jour il y a eu cette opportunité d’intégrer une nouvelle famille, les Roussel. Ce qui est drôle, c’est que lorsque j’ai appris que j’étais retenu, je tournais avec Michèle Bernier sur un épisode de « Joséphine, ange gardien » et j’étais à coté d’elle quand elle a su que sa fille, Charlotte Gaccio était aussi prise, je me suis doutais qu’elle allait incarner ma maman. »

Rejoindre DNA en petit groupe a été, il le reconnaît, une véritable chance : « Même si tout le monde est d’une bienveillance extrême, c’était quand même plus simple de découvrir cette grosse machine ensemble, on était là pour s’épauler les uns les autres et je dois admettre qu’on a mis un peu de temps à s’ouvrir, on est beaucoup restés ensemble les premières semaines. »

Depuis, Maxime Lélue a appris à découvrir et apprécier les autres membres de cette grande famille : « ça fait quatre ans que je suis là, s’il n’y avait pas une si belle ambiance, ça ferait longtemps que je serais parti », assure-t-il. L’évolution de son personnage l’a également convaincu de rester. « J’ai une vraie tendresse pour Jordan. Lors de mes premières interviews, je disais que je n’aurais pas pu être copain avec lui au lycée car il était très différent de moi mais avec le temps j’y ai mis de plus en plus de ma personnalité, poursuit-il. Jordan était un gamin avec beaucoup de problèmes au départ, que ce soit avec la police, la justice mais grâce à ses proches, il a su en tirer les leçons pour évoluer dans le bon sens. Ses différentes histoires d’amour avec Jahia, Judith puis Violette lui ont permis de se remettre dans le droit chemin. »

Le comédien tient à ce qu’au-delà de divertir, la série puisse coller le plus possible à des phénomènes de la vraie vie et véhiculer des messages positifs « J’ai beaucoup apprécié des arches qui parlaient de grossophobie avec ma sœur Lizzie (Juliette Mabillat) et d’homophobie avec mon frère Jack (Dimitri Fouque). Je n’étais pas le personnage central mais j’étais là, à l’écoute, en soutien. »

Amusé par la décision des auteurs de le faire basculer un peu vers le mannequinat, Maxime Lélue apprécie aussi le rôle de soutien scolaire qui a été confié à Jordan « Je trouvais bien de donner cette mission à un garçon qui a été en difficulté avec l’école, même s’il a toujours eu de bonnes notes. Je l’aurais bien vu devenir prof mais déjà donner des cours de soutien, c’est intéressant. »

En revanche, il n’attend pas spécialement que les auteurs exploitent sa passion pour la musique à l’écran : « Si ça devait arriver, ce n’est pas un souci mais j’aime autant cloisonner, d’autant qu’on a jamais mis en avant dans la série l’intérêt de Jordan pour la musique », souligne-t-il. En parallèle des tournages de Demain nous appartient, il y consacre volontiers du temps. «  Je ne veux pas trop en dire par superstition mais j’ai déjà fait pas mal de choses, je suis en train de travailler avec des gens talentueux sur un projet avec une influence pop britannique et j’espère avoir quelque chose à proposer en 2026 ». Une année vraiment riche, en perspective, pour le jeune homme, qui pourrait également remonter sur les planches dans une version longue de la pièce « Faites mon enterrement », de Théophile Clément.

« Demain nous appartient », du lundi au vendredi à 19 h 10 sur TF1.

«C’était mieux demain », un voyage dans le temps salutaire pour Elsa Zylberstein et Didier Bourdon

Didier Bourdon et Elsa Zylberstein, un couple des années 1950 qui va être subitement catapulté à notre époque dans le film C'était mieux demain © 2024 - LES FILMS DU 24 - UMEDIA - TF1 FILMS PRODUCTION

Les voyages dans le temps, on le sait, sont propices aux situations comiques. En transportant un couple des années 1950 jusqu’en 2025, la réalisatrice Vinciane Millereau a utilisé un formidable terrain de jeu pour son premier long métrage, « C’était mieux demain », sorti en salle ce mercredi 8 octobre.

Ses héros ne font certes pas un bond dans le temps aussi conséquent que dans « Retour vers le futur » ou « Les visiteurs » mais ça n’empêche pas les anachronismes et l’objet du film n’est pas de comparer deux époques pour déterminer laquelle est la meilleure mais bien d’offrir un voyage initiatique à ses personnages pour renforcer, au final, leur relation.

Hélène (Elsa Zylberstein) et Michel (Didier Bourdon) coulaient globalement déjà des jours heureux dans les années 1950 avec leur deux enfants mais leur séjour en 2025 va totalement bousculer leur vie et leur vision de la place de chacun dans la société et dans le foyer. « Je voulais écrire sur les rapports hommes-femmes, l’évolution au fil du temps sans émettre de jugements sur les époques et je souhaitais absolument y mettre beaucoup d’humour, de l’humanité et même de la magie comme dans E.T. le premier film que j’ai vu au cinéma. »

Vinciane Millereau a apporté un soin tout particulier à la direction artistique, aux lumières, aux décors : « J’avais été très claire avec le producteur et les partenaires financiers, je voulais un film chic et élégant, poursuit-elle. Il était hors de question que je maltraite l’image. On l’a beaucoup travaillée pour y mettre ce grain qui plonge d’emblée le spectateurs dans les années 1950. »

Le film est porté par deux comédiens remarquables, Didier Bourdon et Elsa Zylberstein. «  Je me suis beaucoup interrogée sur le parcours émotionnel de cette petite femme parfaite des années 1950, qui fait des petits gestes, qui est corsetée dans des costumes serrés, qui est peut-être frustrée, indique l’actrice. Pour citer Simone de Beauvoir, « on ne naît pas femme, on le devient ». Je me suis donc demandée ce à quoi elle rêvait et quand elle est catapultée à notre époque, on voit qu’au départ elle a peur de cette liberté qu’elle découvre mais elle va finir par s’épanouir et avec son mari ils vont vraiment se découvrir, mieux s’envisager, se rendre la vie meilleure pour tous les deux. »

« Ce qui fait la beauté du film, c’est que mon personnage n’est pas non plus un homme très libre, il est engoncé dans son costume et sous la coupe d’un patron à son travail . Je me suis un peu inspiré de mon père, notamment dans le rapport aux enfant. Avec mon père, les rapports physiques étaient compliqués au début mais ça n’empêchait pas que les sentiments étaient là. En vieillissant, il nous a davantage pris dans ses bras, confie Didier Bourdon. À la base, Mon personnage a ce relationnel un peu compliqué, il dit même à un moment des horreurs à sa fille ».

« C’est aussi un film sur la famille et je voulais qu’il y ait de l’amour un peu partout », confirme Vinciane Millereau, qui a mis un point d’honneur « à ne pas enfermer ses comédiens principaux dans un huis clos mais à les entourer de très jolis seconds rôles. » La réalisatrice livre donc une comédie féministe, qui réussit le double pari de divertir tout en faisant réfléchir.

« C’était mieux demain », une comédie de Vinciane Millereau avec Elsa Zylberstein et Didier Bourdon, en salle depuis ce mercredi 8 octobre 2025.

Billie Marten, Marguerite et Clinton Fearon en approche au Grand Mix

La Britannique Billie Marten et sa musique folk sont attendus ce jeudi 9 octobre au Grand Mix.

Lancée depuis quelques semaines avec le concert du rappeur Jewel Usain le 18 septembre, le premier trimestre de la nouvelle saison du Grand Mix à Tourcoing est encore marqué par une grande diversité musicale.

Le programmateur Julien Guillaume avec de la folk anglophone incarnée dès ce jeudi 9 octobre par la Britannique Billie Marten, petit phénomène de précocité, révélée sur Youtube à 12 ans, qui a sorti son premier EP à 15 ans et qui compte déjà cinq albums au compteur à seulement 26 ans. L’Américaine Alela Diane (3 novembre) et la Canadienne Tamara Linderman, alias The Weather Station (18 novembre) sont aussi très attendues.

Les amateurs de pop n’ont pas traîné à prendre leur billet pour la révélation française Marguerite, issue de la dernière promotion de la Star Academy (4 décembre). La Nordiste Blue Katrice sera, elle, sur scène, le vendredi 28 novembre, avec le groupe Vendredi sur mer dans le cadre du festival Haute Fréquence.

Autre date majeure à noter, celle du vendredi 7 novembre, avec la venue du Jamaicain Clinton Fearon, ancien membre des Gladiators, accompagné de son groupe, The Riddim Source pour une soirée reggae.

Fidèle à son ouverture à un large public, le Grand Mix a reconduit ses après-midi goûter-concert avec des shows d’environ 30 minutes à destination du jeune public et de leurs parents. Au programme Totorro (15 octobre), La Luz (29 octobre) ou encore Catastrophe (8 novembre).

Des concerts gratuits (mais avec réservations) en after work à 19 h sont également reconduits avec Erotic Secrets of PompeII (rock apocalyptique) le 24 octobre et Centre aéré (solo batterie), le 19 novembre.

En partenariat avec leurs amis du Tourcoing Jazz Festival, le jazz a évidemment aussi sa place dans cette programmation avec Butcher Brown (16 octobre), Too Many Zooz (31 octobre), le groupe qui s’est fait connaître dans le métro à New York mais aussi Lagon Nwar (13 novembre) et les Britanniques de Vega Trails (29 novembre).

La programmation complète est à retrouver sur https://legrandmix.com/

Michaël Cohen de retour sur les planches dans « Le bourgeois gentilhomme »

Michael Cohen a aussi tenté l'expérience de la série quotidienne avec Tout pour la lumière. (c) Olivier Martino/Capa Pictures/TF1

Depuis quelques jours, Michaël Cohen a renoué avec les planches et revisite « Le bourgeois gentilhomme » de Molière, aux côtés de Jean-Paul Rouve, au théâtre Antoine à Paris. Presque un retour aux sources pour le comédien qui a appris le métier dans la classe d’Isabelle Nanty, au cours Florent, aux cotés de celui que toute la France connaît désormais grâce au personnage de Jeff Tuche et qui a fait du classique à ses débuts, dans la pièce « La Mouette » de Tchekhov.

« C’est une comédie de Molière totalement déjantée que j’avais lue quand j’étais jeune mais que je n’avais pas vue à ‘époque. C’est intemporel, ça parle à tous », explique-t-il. « Monsieur Jourdain est un bourgeois qui rêve de noblesse mais il n’a pas du tout les codes, poursuit-il. Il essaie de les acheter, ce qui le rend à la fois grotesque et touchant. » Michaël Cohen incarne Dorante, un comte désargenté qui se lie d’amitié avec monsieur Jourdain dans le but de lui taxer son argent. « On n’a pas changé une ligne du dialogue mais on a l’impression que c’est moderne. Jérémie Lippmann a fait une mise en scène incroyable et on se délecte chaque soir de la jouer. C’est quand même une pièce du patron », sourit-il.

Les fans de « Tout pour la lumière » peuvent également le retrouver du lundi au vendredi à 17 h 30 dans la série quotidienne de TF1, dont la première saison s’achève le 17 octobre,

Une deuxième saison n’a pas encore été actée mais le comédien qui incarne Eric Verzeroli, patron du bar « Le comète » dans lequel se retrouvent les apprentis artistes à la fin de leurs cours. Prêt à rempiler, Michaël Cohen est ravi d’avoir pris part à ce projet qui lui a fait penser au film « Fame » qui avait marqué sa jeunesse : « J’avais dû le voir dix fois et ça m’avait donné envie de devenir un artiste », admet-il. Heureux de retrouver des camarades de jeu comme Joy Esther, Isabel Otero, Flore Bonaventura, Lannick Gautry ou encore Aurélien Wiik et… son cousin Gilles Cohen, il se réjouit tout autant de transmettre un peu de son expérience avec les jeunes talents qui l’ont bluffé en possédant déjà plusieurs cordes à leur arc avec notamment le chant et la danse. « Ils ont apporté de l’énergie, de la lumière et j’avais aussi envie de découvrir le rythme d’une série quotidienne. Je trouve que c’est bien écrit, les personnages sont touchants et comme le tournage se faisait sur quatre mois, ça m’a permis de ne pas me couper du théâtre trop longtemps. Quand j’ai rejoint le cours Florent, je me suis senti chez moi, à ma place et ça ne s’est jamais arrêté depuis. J’ai toujours la même passion, la même excitation, le même trac. »

A l’aise sur différents terrains d’expression, l’artiste a aussi écrit des pièces de théâtre et des romans dont « La fraction du désordre » dont il vient de finir d’écrire le scénario pour adapter le roman en film et on le retrouvera dans quelques mois dans la saison 3 de la série « Master crimes » avec Muriel Robin et Anne Le Nen.

Michaël Cohen est au théâtre Antoine à Paris dans « Le bourgeois gentilhomme » jusqu’au 20 novembre, aux cotés de Jean-Paul Rouve. On le retrouve également du lundi au vendredi, à 17 h 30, dans la série de TF1, « Tout pour la lumière », jusqu’au 17 octobre.