Linda Hardy qui fut mannequin quelques années avant de devenir comédienne, a retrouvé un univers, celui de la mode, qu’elle connaît donc bien pour ce double épisode de la série « Le Nounou » avec Booder..
Est-ce que vous aviez vu les premiers épisodes de « Le Nounou » et est-ce que vous connaissiez Booder avant ce tournage ?
« Nous nous étions croisés sur des tournages d’émissions de télévision, mais nous ne nous connaissions pas vraiment. En revanche, j’avais déjà regardé la série, dont je trouvais l’idée très chouette. J’aime bien cette ligne éditoriale et, si on a des enfants, on connaît tous la complexité de trouver une bonne nounou. »
Dans l’une des premières scènes, votre personnage se dit justement qu’elle attendait plutôt une femme comme nounou. À une époque de combat contre les professions genrées, l’idée d’un nounou homme, c’est aussi ce qui vous a intéressée ?
« Je sais ce que c’est car j’ai moi-même eu un nounou homme pour mon fils, c’était assez rigolo. En tant que femme, ce n’est pas quelque chose qui me gênait, au contraire, je trouvais ça assez sympa. Il venait de Nouvelle-Zélande, ça permettait de parler anglais, mais c’est vrai que le papa avait au départ un peu plus de réticences. »
Cet épisode évoque le problème des parents absents, car trop absorbés par leur métier, ou qui transfèrent leur passion sur leurs enfants. Ce sont des phénomènes que vous avez pu observer ou auxquels vous avez peut-être été confrontée durant votre carrière en naviguant dans ces milieux artistiques, qui sont souvent des métiers-passion comme la mode, la télévision ou le cinéma ?
« Je ne veux pas vous mentir, quand on est divorcé, le fait de pouvoir exercer sereinement un métier de passion nécessite de très bons rapports avec son ex-conjoint, et j’ai la chance que ce soit le cas. Je me suis retrouvée le week-end sur les planches de théâtre ou sur les tournages de la série quotidienne DNA à Sète, et j’ai eu la chance de compter sur un papa extrêmement présent, qui prenait le relais dès que nécessaire. J’en ai parlé avec des partenaires de scène pour qui les relations étaient plus compliquées. En revanche, je n’ai pas connu de parents qui projettent leurs rêves, leurs envies sur leurs enfants au détriment du bien-être de ceux-ci. Mon personnage projette un peu ses envies, ses propres passions sur sa fille, mais elle évolue. En ce qui me concerne, je suis très exigeante avec mon fils sur les études, c’est important qu’il apprenne le goût de l’effort, la rigueur, mais lorsqu’il a fallu faire le choix de laisser davantage de place à sa passion du tennis, j’ai accepté pour qu’il puisse s’épanouir. »
Vous avez fait un peu de mannequinat. Dans l’épisode, il y a aussi une spécialiste avec Mademoiselle Agnès. Est-ce que vous avez été consultées pour donner votre avis toutes les deux sur cet univers de la mode que vous connaissiez bien ? Et à défaut, est-ce que cela vous a servi pour ce rôle ?
« Mademoiselle Agnès, je l’avais sans doute croisée dans des soirées, mais nous ne nous fréquentions pas. Elle était journaliste et moi mannequin de 1993 à 2000, j’ai voyagé à travers le monde, mais je n’étais pas tellement un mannequin de défilé. C’était très chouette de se rencontrer, c’est une très jolie personne, une belle comédienne, elle était dans son élément. Le réalisateur et la production étaient très ouverts à nos remarques. J’ai aussi envie de glisser un mot sur les enfants, deux bouts de chou adorables qui ont été très bons alors que ce n’est pas évident pour eux de se retrouver avec des adultes. »
Votre personnage doit aussi composer avec les effets de la préménopause, est-ce un clin d’œil des auteurs à votre livre sur le sujet ?
« C’était un clin d’œil dès le départ, j’ai trouvé ça chouette, ça fait partie de l’évolution des femmes quand elles approchent la cinquantaine, ça fait partie du quotidien, ce n’est pas anecdotique. Cléo, mon personnage, a du mal à accepter une nouvelle page qui se tourne, c’était bien de l’intégrer dans la série. Avec Thomas, on avait parlé de cette idée de faire défiler des femmes matures à la fin. Je trouve cette série moderne. »
« Le Nounou, la mode », lundi 23 février (21 h 10) sur TF1 et en replay sur TF1+. Avec Booder, Linda Hardy, Mademoiselle Agnès.