Paul Dewandre aide toujours les couples à mieux se comprendre

02/03/2026 | Actualités, Spéctacles, Théâtre/Humour

20 ans après ses débuts, Paul Dewandre propose une version 2.0 du spectacle Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus.

En adaptant en 2006 le livre à succès de John Gray « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus » pour en faire un spectacle, Paul Dewandre n’aurait jamais imaginé continuer à le jouer vingt ans plus tard. Une version 2.0 a été écrite pour la nouvelle tournée qui fait étape à Lille le 18 mars et à Arras le 24 mars.

Paul, vous avez créé votre spectacle en 2006. En vingt ans, avec l’évolution de la société, peut-on dire que les hommes viennent toujours de Mars et les femmes toujours de Vénus ?

« Les choses ont effectivement pas mal changé. Les hommes s’impliquent davantage dans les tâches ménagères, dans l’éducation des enfants. Il y a trente ans, quand j’allais chercher mes enfants à l’école, nous étions trois pères ; aujourd’hui, c’est presque la moitié. Les hommes prennent davantage de temps partiel que par le passé. Malgré tout, il y a des choses qui n’ont pas bougé, qui demeurent d’actualité vingt ans plus tard, comme le fait que les hommes n’aiment toujours pas parler de leurs problèmes. »

Cette version 2.0 que vous jouez actuellement, est-ce uniquement une mise à jour ou y avait-il d’autres motivations ?

« Il y a eu plusieurs motivations. La première, c’était effectivement d’enlever ou de rectifier ce qui ne fonctionnait plus, comme le fait que les hommes n’aimaient pas demander leur chemin quand ils étaient en voiture. Avec les GPS, cette question ne se pose plus. Mais mon objectif, c’est de montrer le côté féminin et masculin qu’il y a en chacun de nous. Le but, c’est d’aider les gens à comprendre le langage de l’autre, à devenir en quelque sorte bilingues. Si on fait l’erreur de penser que nous sommes pareils, on peut s’énerver quand on constate que l’autre ne réagit pas comme nous le ferions. Mais si on comprend qu’une réaction différente est juste liée au fait qu’on parle une langue différente, alors on l’accepte mieux et on peut essayer de comprendre pourquoi ça fonctionne différemment. »

Peut-on dire qu’en plus de divertir le public, vous êtes une sorte de thérapeute de couple ?

« J’ai appris que certains passaient des extraits de mon spectacle, que c’était aussi utilisé dans des préparations au mariage. Tant mieux. Si je fais ce spectacle avec toujours autant de plaisir, c’est qu’il a du sens, qu’il peut être utile. C’est aussi un outil de prévention pour les couples qui vont bien. Les messages passent plus facilement par l’humour, dans un spectacle, que si je faisais une simple conférence sur le couple. »

La scène n’était pas votre métier. Vous vous y êtes vite senti à l’aise ?

« Le fait de parler devant un public n’était pas un problème, je faisais déjà des conférences. Après, je n’ai jamais pris de cours de théâtre, mais avec le metteur en scène, on a beaucoup travaillé sur le fait de faire monter des gens sur scène. Je ne savais pas si j’allais maîtriser les improvisations. Au début, je n’osais pas, mais c’est venu relativement vite et ça m’a donné envie de travailler sur d’autres projets, de continuer à partager des informations que je trouve utiles de manière légère et ludique. Je suis authentique et sincère quand je diffuse mes messages sur scène, donc je n’ai pas besoin de rentrer dans un personnage, de faire l’acteur. Je reste moi-même. »

Pouvez-vous parler de vos nouveaux projets ?

« J’ai un spectacle avec un ex-délinquant marseillais, un jeune qui, à seize ans, avait déjà fait quatre mois de prison pour mineur, mais qui a réussi à se sortir des trafics, de la drogue. On a construit un spectacle-témoignage d’environ une demi-heure sur son parcours, comment il est entré dans la délinquance et surtout comment il en est sorti en effectuant un travail personnel de reconstruction, de guérison de ses blessures d’enfance. On l’a joué dans des prisons devant des jeunes incarcérés, mais aussi devant des procureurs, des avocats, des juges. Ça prend vraiment et on est donc en train de développer tout ça pour en faire un spectacle musical, car il chante un peu, il aime le rap. Ce spectacle va englober nos deux histoires, car au départ nous n’avons rien en commun. Il a 20 ans, j’en ai plus de soixante. Il est Marseillais, je suis Belge. On n’a pas les mêmes origines, pas le même vécu, mais pourtant il y a des choses qui nous réunissent. Sinon, je travaille aussi sur un spectacle sur les oppositions, non plus entre hommes et femmes, mais entre jeunes et vieux, sur ces générations qui ne se comprennent pas toujours. Là aussi, il y a des choses à dire. »

« Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus 2.0 », par Paul Dewandre, à Lille Grand Palais le mercredi 18 mars (20 h) et au Casino d’Arras le mardi 24 mars (20 h).

Sahelle de Figueiredo est fière de l’évolution de Noor dans DNA

L’épisode 2161 de Demain nous appartient, qui sera diffusé ce lundi 16 mars (19 h 10), s’annonce riche en émotions pour le...

70 ans de carrière et des géants à célébrer pour Isabelle Aubret

« On n’empêche pas un oiseau de chanter ». Cette phrase, devenue le titre du double spectacle exceptionnel qu’elle...

Zèbre a entamé un nouveau cycle musical

Artiste déjà reconnu de la scène régionale, Maxime Faivre, alias Zèbre, avait dessiné en 2022 les prémices de son nouveau...

Viktor Vincent plonge son public dans un univers « Fantastik »

Dès le mois d’octobre, le célèbre mentaliste valenciennois Viktor Vincent va s’atteler à la réalisation de son premier long...

Jean-Benoît Diallo soigne les mots plutôt que les maux

Il était parti pour faire du bien physiquement aux gens et c’est finalement psychologiquement qu’il contribue au bien-être...

Virtuose des mots, Félix Radu sublime l’amour en chanson

Dans quelques mois, Félix Radu sera sur la scène mythique de l’Olympia. Non pas pour y jouer son dernier spectacle, mais...

Laurent Baffie a pleinement réussi à apprivoiser la scène

L’édition 2026 du festival Humour en Weppes s’est achevée, ce dimanche à Hantay, avec un onzième spectacle, celui de...

Umut Köker, un colosse pour tordre le cou aux préjugés

L’édition 2026 du festival Rire à Marcq débute ce jeudi 12 mars au théâtre Charcot, avec un plateau d’artistes (Yazid...

Maison de retraite devient aussi une série

Fort du succès des deux premiers films, Kev Adams, coproducteur et coauteur, aurait facilement pu s’embarquer dans un...

L’humour coule de source avec Rey Mendes

Les adeptes des rendez-vous d’humour de la région l’ont probablement déjà vu à l’œuvre. Que ce soit au sein de la troupe du...
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x