« Pom Pom Pidou », une histoire renversante de l’art moderne au Tri Postal

Ces oeuvres du Centre Pompidou ont été rapatriés au Tri Postal à Lille.
Dasha   fut la première à enflammer la scène principame vendredi. @ Mainsquare Festival 2025

Si depuis le 26 avril , vous n’avez pas encore pris le temps de faire un tour par le Tri Postal à Lille pour découvrir l’exposition « Pom Pom Pidou », on vous rassure rien n’est perdu. Jusqu’au 9 novembre, il est possible de venir admirer environ 250 œuvres d’une centaine d’artistes, toutes issues du Centre Pompidou à Paris, qui a fermé plusieurs étages pour cause de travaux.

Directrice adjointe en charge des collections au sein du musée parisien, Jeanne Brun s’est réjouie de voir ses œuvres s’offrir une nouvelle vie et surtout une nouvelle visibilité pour quelques mois au Tri Postal. « L’exposition ayant lieu dans le cadre de Lille 3000 et du thème fédérateur de la fête, on a cherché un axe d’entrée pour présenter certaines pièces de nos collections au public, indique-t-elle. On s’est permis de jouer avec le nom de notre musée pour le titre de cette exposition, afin de lui donner justement cet air de fête. »

Une exposition sur trois étages à travers les œuvres ;, entre autres de Marcel Duchamp, Frantisek Kupka, Luigi Russolo ou encore Robert Delaunay et son fameux « Manège de cochons » qui font voyager les visiteurs à travers plus d’un siècle d’art moderne. « C’est une histoire de renversement, de révolution esthétique mais qui a porté aussi bien dans le corps social que dans le domaine politique », poursuit Jeanne Brun.

Une exposition qui a pour vocation de montrer, de façon chronologique, comment l’art a été renversé, bouleversé, secoué dans tous les sens au fil du temps.

Exposition « Pom Pom Pidou » au Tri Postal à Lille, du mardi au dimanche (12 h à 18 h). Prix : 8/12 € pour les visites libres ; 10/14 € pour les visites guidées le samedi et le dimanche à 16 h.

 

Agustin Galiana revisite les grands tubes de Claude François avec la chorale Spectacul’art 

Agustin Galiana a rejoint la chorale Spectacul'art pour un superbe show sur Claude François. (c) Laurent Marti

La première ville française qu’Agustin Galiana a visité, c’est Lille ; à l’occasion d’un échange culturel avec son lycée. Depuis l’artiste, révélé dans différentes séries comme Clem ou encore Ici tout commence, y est revenu à plusieurs reprises, notamment pour le festival Séries Mania. 

C’est avec beaucoup d’impatience qu’il attend désormais de monter sur la scène du théâtre Sébastopol, le jeudi 11 septembre (20 h), sous sa casquette de chanteur, avec « Spectacul’art chante Cloclo », un show où il reprend les plus grands titres de Claude François. « On m’a dit que c’était une superbe salle, j’ai hâte », sourit-il. 

L’homme est impatient d’y être, tant ce spectacle constitue à la fois un défi et un plaisir de partager l’aventure avec 4 000 choristes. « J’avais déjà chanté dans une chorale de ma ville quand j’avais 14 ans, on se prend vraiment une vague d’énergie, poursuit-il. Ma mère a eu une montée d’émotions rien qu’en assistant aux répétitions à Paris. » 

Une maman très fière que son rejeton interprète le répertoire d’une star française très connue en Espagne mais dont Agustin Galiana a véritablement découvert les chansons en arrivant en France. « La radio et la télévision sont les meilleurs moyens pour apprendre une langue, poursuit-il. Claude François faisait partie des chanteurs que j’ai écoutés. » 

Pourquoi une telle expérience ? « C’est vrai que c’était assez improbable de faire appel à un Espagnol pour reprendre les chansons d’une icône française mais j’aime sortir de ma zone de confort, aller dans des projets où on ne m’attend pas, précise-t-il. Il y a quelque chose de décalé, de festif, de solaire dans son univers, ça correspond un peu au mien. »

Agustin Galania dans Spectacul'art chante Cloclo, le 11 septembre au Sébastopol à Lille. (c) Laurent Marti

L’artiste a bien évidemment mis sa patte sur les chansons : « Je n’ai pas voulu revoir des images de lui sur scène pour m’approprier les chansons, pour que le public les redécouvre. J’en connaissais déjà quelques-unes dont « Alexandrie Alexandra », entendue dans énormément de soirées arrosées, s’amuse-t-il. On a pas mal échangé avec le directeur artistique Vincent Fuchs et l’arrangeur de Spectacul’art, Antoine Lefort, sur le choix des titres. On a fait une version très rythmée de « Toi et le soleil », j’ai aussi pris du plaisir à reprendre « Sha la la » mais ma plus belle découverte a été « Le chanteur malheureux » que je trouve très mélodieux. » 

Télévision, cinéma, théâtre, chant, danse : Agustin Galiana est un artiste aux multiples talents. « Je n’ai pas envie de choisir, j’étudie tous les projets que l’on me propose, confie-t-il. J’ai dit non à plein de fictions, pas pour faire des caprices mais parce que j’ai besoin d’avoir le cœur qui bat, l’envie, des vibrations ». 

« Spectacul’art  chante Cloco », le jeudi 11 septembre (20 h) au théâtre Sébastopol de Lille. Places de 41,50 à 62 euros. 

Kenza Saïb-Couton se réjouit de figurer parmi « Les dinosaures » de la série Demain nous appartient

Kenza Saïb-Couton (à gauche, aux côtés de Solène Hébert) fait partie de l'aventure DNA depuis le premier épisode. (c)Guilhem Canal / Capa Pictures

« Demain nous appartient » vient de fêter son 2000e épisode et ses huit ans d’existence. Des chiffres exceptionnels pour la série de TF1 qui n’avait pas forcément vocation, à l’origine, à devenir une quotidienne et à s’inscrire dans le temps. « Quand on avait passé le casting, il était question d’une saga de l’été, rappelle Kenza Saïb-Couton, qui incarne le personnage de Soraya Beddiar depuis le premier épisode, diffusé le 17 juillet 2017. On savoure cette chance quasi-unique pour des comédiens d’avoir cette régularité dans le travail, de pouvoir faire évoluer un personnage sur autant de temps. Avec les autres rescapés du début, on aime se définir comme les dinosaures de DNA. »

Serveuse à la Paillote au début de l’aventure, elle est désormais une avocate reconnue. « Mon personnage a connu une sacrée évolution. Soraya était caractérisée par sa timidité, son côté un peu coincée mais elle a vécu tellement de choses atroces au fil des saisons qu’elle s’est forgée dans l’adversité. Elle a surmonté toutes les épreuves et s’est affirmée dans sa vie professionnelle et personnelle. Après personne n’est épargné, Sète est une ville vraiment dangereuse dans la série », s’amuse-t-elle.

Il est vrai que les auteurs ont eu la main lourde avec Soraya. Dès le premier épisode, elle perdait son frère. Elle a ensuite dû endurer le décès de sa mère, l’envoi de son père mais aussi de plusieurs de ses petits amis en prison, sachant que l’un deux (Rémy Valski) est en cavale depuis quelques années. Elle a également été prise plusieurs fois en otage et a dû gérer une embrouille avec sa petite sœur Noor, après lui avoir piqué son mec (Gabriel Guého).

« Quand on reçoit les scénarios, par vague de cinq épisodes, chaque lundi, on se demande toujours ce qui va nous tomber sur la tête, confirme la comédienne. C’est toujours gratifiant de jouer des arches dramatiques mais j’avoue que je prends aussi beaucoup de plaisir à tourner des scènes de comédie. L’installation en collocation avec Victoire a permis de créer des situations cocasses. On s’amuse beaucoup mais on se fait aussi taper sur les doigts de temps en temps car avec Solène Hébert on est aussi très copines dans la vraie vie. Nous ne sommes pas blasées au bout de huit ans, on s’en donne toujours à cœur joie. »

Le fait d’incarner un personnage récurrent prend forcément du temps, tout comme sa vie de maman, mais ça ne l’empêche pas de mener en parallèle d’autres projets : « J’ai tourné il y a quelques mois dans un épisode des séries « Le fil d’Ariane » avec Chantal Ladesou et Florent Peyre et « Le négociateur » avec François-Xavier Demaison, souligne-t-elle. Après c’est vrai que ce serait plus compliqué de se lancer dans une pièce de théâtre ou de prendre part à un long tournage au cinéma mais s’ils sont prévenus bien à l’avance, les auteurs de DNA peuvent créer des situations qui nous font disparaître pendant quelques temps. »

Kenza Saïb-Couton , en revanche, toujours du mal à réaliser la notoriété que Demain nous appartient a pu lui apporte. Pourtant, lors de son passage au Festival Séries Mania de Lille, au mois de mars, il y avait encore foule pour lui demander un selfie ou un autographe. « Les gens du Nord sont incroyablement chaleureux et bienveillants mais j’avoue que je reste toujours étonnée de voir autant de gens me reconnaître dans la rue, au parc, au supermarché, indique-t-elle. C’est probablement l’effet quotidienne qui veut ça. On rentre tous les soirs dans les foyers et je me dis qu’on a beaucoup de chances d’être aimés par autant de gens, de toujours exister depuis huit ans grâce à eux ».

« Demain nous appartient », du lundi au vendredi, vers 19 h 10, sur TF1.

Le familistère de Guise a même inspiré une bande dessinée

Une vue de l'intérieur du familistère de Guise.
Une vue de l'intérieur du familistère de Guise.

Pour tous ceux qui n’ont pas la possibilité ou l’envie de partir loin en vacances, les congés estivaux sont souvent une belle opportunité de dénicher quelques trésors pas si éloignés de chez soi. Il y a quelques semaines, Planète Lille a ainsi fait la découverte du Familistère de Guise, un bâtiment majestueux situé dans l’Aisne, à moins de 2 heures de voiture de Lille.

Un lieu qui vaut le coup d’œil et dont l’histoire mérite d’être connue. Construit entre 1859 et 1884 par l’industriel Jean-Baptiste Godin, il fut le fruit d’une utopie, un lieu de vie pour des dizaines de familles ouvrières qui y vivaient en communauté, bénéficiant à proximité de magasins coopératifs, d’une école, d’un théâtre… Le but étant d’offrir aux ouvriers des conditions de vie et de logement quasiment équivalentes à celles des bourgeois mais à moindre coût. Un fonctionnement qui perdura jusqu’en 1968.

Classé monument historique depuis 1991 et réhabilité, le familistère est désormais à visiter et il a même inspiré une bande dessinée « Rue de la grande truanderie » au scénariste Jean-David Morvan et au dessinateur Romain Rousseaux Perin. Un tome 2 est même en cours de réalisation.

« Je me suis intéressé à l’utopie de façon générale et j’ai découvert l’histoire de ce Godin qui avait créé le familistère de Guise, je suis allé le visiter et j’ai appris que la fin du familistère avait été causée par l’arrêt de l’usine Godin quand les poêles et les cuisinières ont commencé à ne plus se vendre, explique Jean-David Morvan. Je me suis dit que seul le crime ou le vice existerait toujours et permettrait alors que ce type de fonctionnement devienne pérenne ; ça m’a donc donné l’idée de cette bande dessinée. »

Dans « Rue de la grande truanderie », Glannes, une jeune indigente parisienne est adoptée par Godin et grandit au familistère de Guise. Consciente que les progrès techniques sonneront la fin de cette utopie, au moment où elle est renvoyée sur Paris au milieu des mendiants, voleurs ou autres prostituées, elle reprend les pratiques de Godin mais à partir des « activités » de ces rebuts de la société qui seront, elles, éternelles. Une initiative qui lorsqu’elle sera découverte au familistère de Guise ne sera pas jugée très morale ; le fils de Godin se donnant alors l’objectif d’y mettre un terme.

Dans la tête de Jean-Baptiste Morvan dès sa visite à Guise dans les années 1990, la bande dessinée n’a finalement vu le jour que très récemment. Il fallu une rencontre, il y a 7 ans avec le dessinateur Romain Rousseaux Peron, pour franchir le pas. « Je suis content car je m’étais déjà dit par le passé et je me dis encore aujourd’hui que c’est un lieu tellement en avance sur son temps, un endroit hyper inspirant qui montre hélas que notre société n’est toujours pas au niveau du familistère, confie l’auteur. Quand je découvre quelque chose, j’aime le partager avec mes lecteurs et je trouve que le familistère et son histoire devraient être connus partout. Je crois que lorsqu’on y passe, on se souvient de ce lieu toute sa vie. »

Familistère de Guise, cité familisère à Guise. Visite possible 7 jours 7 d’avril à septembre (10 h à 19 h). Visites libres 8 à 11 €, visites guidées 11 à 14 €. Gratuit pour les moins de 9 ans.

 

Vincent Desagnat a tout de suite apprécié la modernité de « Nouveau jour »

Vincent Desagnat (ici avec Bruno Solo), ravi d'avoir rejoint la série quotidienne Nouveau jour sur M6. (c) Eloïse Legay-M6

Depuis près d’un mois, Vincent Desagnat est entré dans les foyers des téléspectateurs de M6 en intégrant le casting de la nouvelle série quotidienne « Nouveau jour ». « En lisant les premières pages et en passant les essais, j’ai tout de suite été séduit par l’écriture moderne et fluide, avoue-t-il. J’étais attiré par le format quotidien mais c’était difficile de rejoindre une quotidienne déjà existante. Là, c’est en plus hyper agréable d’être au départ d’un nouveau projet. »

Loin du personnage de trublion qu’il pouvait avoir à ses débuts avec ses camarades Michaël Youn et Benjamin Morgaine dans le Morning live et les différents films qui ont suivi, Vincent Desagnat incarne cette fois un père de famille plutôt posé et fédérateur, qui s’efforce de calmer les tensions qui ont pu naître entre sa femme, sa belle sœur et ses enfants depuis les premiers épisodes. « Je joue le rôle d’Erwann, un coiffeur-barbier qui essaie de relancer son activité, précise-t-il. Je suis marié à Audrey, la sœur de Louise, cheffe du clan Bartoli et directrice de l’hôtel familial. Je suis aussi papa de trois enfants : un policier, une tik-tokeuse et Théa, dont le retour a semé la pagaille à l’hôtel et donc à la maison. »

Ravi d’avoir rejoint cette grosse machine et de tourner dans de superbes décors, réels (l’hôtel) ou en studios (les rues d’une ville ont été construites à l’emplacement d’un ancien entrepôt), le comédien a dû, en revanche, s’adapter à un nouveau rythme de vie, multipliant les aller-retour entre Paris et Montpellier pour les tournages : « C’est assez sportif comme organisation avec deux enfants en bas âge mais j’ai la chance d’avoir une femme formidable et compréhensive », apprécie-t-il.

Vincent Desagnat n’est pas arrivé en terrain totalement inconnu puisqu’il avait déjà côtoyé Mhamed Arzeki, Helena Noguerra, Bruno Solo, Jean-Baptiste Maunier ou encore Aurélie Konaté sur des tournages ou des plateaux de télévision.

Quotidienne oblige, il se réjouit aussi à l’avance de découvrir ce qui attend son personnage : « On sait que chacun a une facette cachée et qu’il y aura des évolutions que nous ne connaissons pas encore, s’amuse-t-il. C’est assez jouissif comme sensation de découvrir ce qui va sortir du cerveau malade de nos scénaristes ».

« Nouveau jour », une série à suivre du lundi au vendredi (20 h 40) sur M6.