« Heroes », un hommage à Bowie pour faire du boucan à Haubourdin

Heroes, le tribute David Bowie sera en concert ce samedi à Haubourdin. (c) Syrine Aissaoui

Le festival Boucan est de retour ce vendredi 21 et samedi 22 novembre à l’espace culturel Lequimme d’Haubourdin. Sam Sauvage, Ofé et Anaysa seront sur scène dès vendredi, tandis que la deuxième soirée, samedi, sera assurée par Radioclub et Heroes.

Créateur et chanteur du dernier groupe nommé, un tribute à David Bowie, Philippe Kirmser sera accompagné de sept musiciens pour revisiter une partie du répertoire de l’artiste britannique, décédé il y a quasiment dix ans. « En une heure, on ne peut évidemment pas faire des titres de ses 32 albums mais on va balayer toutes les époque », indique-t-il.

Si le groupe a vu le jour en 2013, Philippe Kirmser baigne lui dans le milieu de la musique depuis son plus jeune âge : « J’ai commencé à chanter à 13 ans et je suis devenu professionnel à 17 ans dans diverses formations de rock, de jazz ou de chansons françaises, précise-t-il. J’ai été choriste de studios, j’ai fait beaucoup de messages publicitaires ». La voix du slogan musical, ancré dans toutes les mémoires, d’une grande enseigne de bricolage, « Chez Casto, y’a tout ce qui faut… », c’était lui !

Professeur de chant pendant plus de vingt ans au sein de l’école « La voie lactée » qu’il avait créée, l’artiste a depuis quelques années de se consacrer pleinement à la montée en puissance de son groupe Heroes. « Même si j’avais dit que je n’étais fan de personne en particulier car j’écoute vraiment de tout, je l’étais quand même pas mal de David Bowie. Il existe aussi beaucoup de tribute mais peu le concernant. On a commencé les premières années en faisant beaucoup de concerts dans la région. L’idée ce n’est pas de se déguiser pour lui ressembler mais de lui rendre hommage en conservant nos personnalités. Il y a pas mal de monde qui vient voir nos concerts et on commence à faire moins de dates mais on s’attaque à de plus grandes salles. »

Le groupe promet une vraie immersion dans l’univers du talentueux auteur de Space Oddity, inoubliable interprète de Ziggy Stardust grâce à « un rock coloré, grave ou poétique ».

Concert de « Heroes », tribute David Bowie dans le cadre du Festival Boucan 2 !, ce samedi 22 novembre. Début de la soirée à 19 h, à l’espace culturel Paul André Lequimme à Haubourdin. Prix : 13 € (tarif réduit 9 € , 5 € pour les moins de 6 ans). Billetterie sur www.haubourdin.fr

Didier Bourdon, un « Daron » qui prend son rôle vraiment à coeur

Didier Bourdon (au centre) retrouve son rôle de maître Daron avec plaisir. (c) Baptiste Langinier-JLA Productions - TF1

Après avoir découvert dans la première saison qu’il avait une fille, Pauline (Mélanie Bernier), dont il avait toujours ignoré l’existence, l’avocat maître Vincent Daron (Didier Bourdon) va devoir faire face dans cette deuxième saison à un conflit familial avec ses enfants légitimes. Esther (Audrey Pirault) et Grégory (Ludovik), furieux des mensonges de leur père et de l’arrivée de cette demi-sœur, décident de lui faire la guerre en ouvrant un cabinet concurrent. Et ce n’est pas la seule difficulté à laquelle sera confrontée le Daron.

« C’est sympa à jouer, même s’il y a quand même des passages un peu durs. On a beau dire que c’est une série, on s’en prend quand même plein la gueule, sourit Didier Bourdon Il y a des situations très poussées que j’adore mais aussi beaucoup de scènes cocasses, notamment avec Frédérique Bel. Ce qui fait aussi le succès de cette série, c’est qu’il y a plein de tonalités différentes, on passe du léger au grave, je n’irai pas jusqu’à parler de thriller mais il y a du suspense ».

Plus habitué aux plateaux de cinéma, le comédien ne boude pas son plaisir de pouvoir installer un personnage dans le temps : «  La série permet d’aller dans des petits chemins de traverse, ce qu’on ne peut pas se permettre de faire dans un film ; on peut montrer des personnages dans des situations qui seraient un peu superflues dans un long métrage mais qui sont très agréables dans une série, poursuit-il. Après l’essentiel c’est le texte, le scénario. On a eu la chance d’avoir de très bons auteurs. »

Didier Bourdon apprécie ce personnage de Vincent Daron « brillant dans une plaidoirie pour défendre un inconnu mais qu ne sait pas y faire dans sa propre vie, même s’il a des circonstances atténuantes. Dans cette deuxième saison, on en saura un peu plus sur son passé. Il n’a pas peur des gens violents mais il est désarmé face aux remarques blessantes de ses enfants. »

Ravi d’avoir pu également côtoyer sur cette saison quelques guests brillants comme Frédérique Bel, Valérie Kaprisky ou Sébastien Castro, « qui ont vite saisi le ton de la série », le comédien apprécie aussi le lien qu’il peut tisser avec ses jeunes partenaires de jeu. « Je me souviens qu’à mes débuts dans Les Inconnus, Jean Poiret et Pierre Mondy étaient venus nous voir, j’étais impressionné. Ils nous avaient ouvert les portes du théâtre du Palais Royal et si à mon tour, je peux transmettre un peu de mon expérience à la nouvelle génération, j’en suis très heureux. »

« Le Daron », saison 2, le jeudi à 21 h 10 à partir du 20 novembre sur TF1. Avec Didier Bourdon, Mélanie Bernier, Audrey Pirault, Ludovik, Sophie Duez…

D’jal : « J’ai parlé à l’enfant qui était en moi pour écrire ce spectacle »

Heureux d'être sur scène, D'jal a eu envie d'offir un spectacle positif à son public.

Être heureux et rendre les gens heureux, c’est ce qui fait avancer l’humoriste D’jal, programmé ce vendredi 21 novembre au Zénith de Lille. « J’essaie d’être un peu la carte vitale des gens, de leur faire du bien », sourit-il. Un simple prolongement, en quelque sorte, de ce qu’il faisait déjà dans une autre vie, où il œuvrait comme aide médico-psychologique dans un centre pour personnes en situation de handicap.

Dans son troisième spectacle « En pleine conscience », D’jal a ainsi totalement voulu changer de ton : « Quand j’ai commencé à écrire, je le faisais sous le coup de la colère, j’étais imprégné de la négativité des réseaux sociaux, confie-t-il. Aujourd’hui, j’ai conscience d’avoir la chance de faire un métier que j’aime, d’être en bonne santé, d’avoir mes proches autour de moi et de vivre en France, un pays avec ses qualités et ses défauts et je me suis di qu’il fallait donc aborder les choses de façon bien plus positives. Ce qui est dingue, c’est que ça m’a demandé plus d’efforts. »

Pour y parvenir, l’humoriste avoir trouvé une astuce : « J’ai fait en sorte de parler à l’enfant qui est en moi car c’est celui qui est toujours émerveillé, qui a l’œil qui pétille, alors que l’adulte est plus souvent blasé, poursuit-il. J’ai cherché des trucs enfantins, c’est pour ça que quand je fais un truc sur Macron, je l’appelle Titeuf, un enfant gâté, pas content quand on touche à ses jouets. C’est la première fois que je fais des vannes sur la politique mais avec tout ce qui s’est passé dernièrement avec les différents Premiers ministres, ce Airbnb de l’Élysée, où tout le monde rentre et sort. C’est un super terreau pour les humoristes mais malheureusement pas pour le peuple français. »

Un spectacle que D’jal a choisi d’écrire seul : « C’est une mécanique d’auto-défense, j’ai toujours eu le syndrome de imposteur, je n’étais pas le meilleur à l’école mais le rire m’a sauvé et m’a permis de me faire des amis. J’écris donc seul et je me dis que ce n’est pas grave si on voit mes lacunes, car c’est moi, ça me ressemble. »

Les fans seront, eux, ravis de retrouver des personnages qu’ils aiment et notament le Portugais : « Je m’étais dit que je ne le mettrai pas dans ce spectacle mais bon c’est un peu comme dire à Dany Boon de ne pas faire le ch’ti. Et puis un jour, je l’ai fait en improvisation et c’était parti, je venais de remettre les doigts dans le pot de Nutella. Comme le public, j’aime ce personnage. »

« En pleine conscience », un spectacle de D’jal, ce vendredi 21 (20 h) au Zénith de Lille.

Matthieu Nina s’efforce de casser les tabous sur le handicap

Matthieu Nina va passer par Lille et Dunkerque. (c) Pascal Ito

Sa vie à basculé suite à une chute du haut d’une échelle alors qu’il n’avait que dix ans. Handicapé suite à cet accident, Matthieu Nina a, malgré tout, réussi à force d’audace et de persévérance à se faire une place dans le milieu de l’humour. Avant ses passages dans le Nord, à la comédie de Lille (27 novembre) et au casino de Dunkerque (30 janvier), il a accepté de revenir sur son parcours…

Matthieu, à quel moment vous avez envisagé de faire une carrière dans l’humour ?

« C’est un peu particulier, étant handicapé depuis l’âge de 10 ans, je pensais que je ne pourrais pas être sur scène mais tout a basculé suite à différentes rencontres. Il y a notamment eu une discussion avec Helmut Fritz dans les coulisses d’une émission, auxquelles j’avais pu accéder car je connaissais des gens de la production. Il m’a dit que j’étais drôle,qu’il fallait que j’écrive, ça m’est resté en tête et je me suis dit que j’allais essayer. »

Comment frappe-t-on à la porte de ce milieu, aviez-vous déjà des connexions ?

« Non, j’ai grandi à Tours et mes parents n’étaient pas du tout dans ce domaine . En fait, j’étais passionné par la Star Academy et j’ai appris que Philippe Lelievre, qui y était professeur de théâtre donnait des cours dans une école à Paris. J’ai contacté l’école, la directrice lui a transmis mon message, il m’a rappelé le lendemain et on a parlé pendant une demi-heure. Ensuite, j’ai pu obtenir des stages sur certaines émissions, comme Secret Story. Comme je suis quelqu’un d’avenant, qui a parle facilement, j’ai rencontré petit à petit pas mal de gens et un jour je me suis incrusté dans un cocktail où je n’étais pas invité, j’ai discuté avec Arnaud Viard, on a sympathisé et il m’a proposé de jouer dans un de ses films. Je suis donc entré dans ce milieu à l’audace, au culot, grâce à des rencontres. »

Vous dites avec humour que ça a mis du temps pour percer car il n’y avait pas de rampe d’accès mais avez-vous ressenti une vraie discrimination en lien avec votre handicap…

« Quand je bossais en prod télé, je sentais des gens un peu réticents, pas mal de portes étaient fermées et beaucoup d’entreprises préfèrent payer des taxes plutôt que d’embaucher des personnes de situation de handicap. En revanche, je n’ai pas senti de gens spécialement fermés en tant qu’humoriste. »

Il y a de plus en plus de personnes en situation de handicap qui font des spectacles, de Doully à Florence Mendez en passant par Lilia Benchabane et, avant eux, le regretté Guillaume Bats. Avez-vous le sentiment que l’inclusion gagne du terrain ?

« On va dire qu’on avance petit à petit dans le bon sens. »

Vous partagez l’écriture de votre spectacle avec Pierre-Emmanuel Barré et Arsen. Comment fonctionnez vous ensemble ?

« Pierre-Emmanuel Barré, je l’ai rencontré via un ami en commun et Arsen travaillait déjà avec lui. J’ai amené beaucoup de ma vie, Pierre-Emmanuel a transformé cette narration en quelque chose de drôle et Arsen amène des punch line. »

Qu’avez-vous souhaité mettre dans ce spectacle ?

« Je raconte mon parcours, ma vie qui n’est pas banale mais je voulais montrer que malgré mon handicap, je suis quelqu’un comme tout le monde avec ses qualités, ses défauts. Je parle du travail, de mes relations amoureuses… »

Vous avez joué dans une série (« Handicops ») et au cinéma (« Arnaud fait son deuxième film ») , est-ce que ce sont des terrains d’expression que vous avez envie d’explorer davantage ?

« Je suis ouvert à toutes les opportunités, j’ai des envies je ne m’interdis pas de présenter des projets à des productions. J’aime bien faire des choses totalement différentes. J’ai déjà coorganisé et coanimé un défilé handifashion avec des mannequins valides et handicapés. Si je peux amener ma pierre à l’édifice, faire des choses pour mettre le handicap sur le devant de la scène, pour qu’il y ait moins de tabous, moins de regards bizarres. »

Vous allez jouer à Lille et à Dunkerque, vous connaissez déjà le public du Nord ?

« Je l’aime beaucoup, j’ai joué deux fois au Spotlight, j’ai participé au festival Lillarious en janvier dernier, le public était incroyable, chaud, chaleureux. Si tous les publics étaient comme à Lille, ce serait trop cool, tous les humoristes ont envie de jouer dans le Nord. J’ai hâte. En plus, je parle de Dunkerque dans mon spectacle mais pour savoir pourquoi il faudra venir le voir. »

« En bas de l’échelle », un spectacle de Matthieu Nina, le jeudi 27 novembre (20 h) à la comédie de Lille et le vendredi 30 janvier (21 h) au casino de Dunkerque.

Lola Dubini a construit le spectacle auquel elle aurait aimé assister

Lola Dubini sera au Spotlight ce vendredi et samedi dans le cadre de la tournée de rodage de son spectacle Prélude (c) Julie Michelet

Lola Dubini possède-t-elle le don d’ubiquité ? La question pourrait se poser tant la jeune femme semble incontournable en cette année 2025. Lauréate d’une « Murder party au musée » organisée par M6 et victorieuse de l’émission Mask Singer sur TF1 dans son costume de girafe, elle a aussi fait apprécier sa voix en sortant deux single, « Saisons » et plus récemment « Fantômes ».

Dans le registre de la comédie, elle fait également depuis la rentrée scolaire partie du casting de  « Demain nous appartient » et en cette fin de semaine, elle est attendue jeudi au Pont de singes à Arras puis vendredi et samedi au Spotlight à Lille pour trois étapes de la tournée de rodage de son nouveau spectacle « Prélude ».

« Je vends également des vêtements à Barbès », plaisante-t-elle lorsque l’on évoque ses multiples activités. « Mon malheur, c’est que j’aime tout faire et que j’ai décidé de prendre au pied de la lettre le sens du mot artiste, poursuit-elle. Je trouve ça galvanisant d’être attendue au tournant par beaucoup de monde dans différents arts, c’est un challenge. »

Découverte par le grand public en 2009, en tant que chanteuse dans l’émission « La France a un incroyable talent », en atteignant les demi-finales, Lola Dubini y reviendra le 25 novembre en tant qu’invitée spéciale dans le jury avec un golden buzzer à attribuer. De quoi mesurer le chemin parcouru en une quinzaine d’années même si un burn-out l’a mis à terre pendant environ deux ans à l’approche de la trentaine. « Je pensais avoir fait des choix dans ma vie mais j’ai réalisé qu’en fait j’avais plutôt suivi les choix des autres, accompli ce que l’on attendait de moi », confie-t-elle.

Une période compliquée qui est venue nourrir son spectacle. Remonter sur scène est devenu une évidence avec l’envie de partager son vécu. « J’ai essayé de faire ce que j’aimerais voir en tant que spectatrice, quelque chose qui me ressemble, qui me plaît, à la croisée des mondes entre la musique et l’humour. »

Lola Dubini ne cache pas une certaine excitation à l’idée de jouer pour la première fois en solo à Lille, « une ville festive où ma sœur a fait ses études de commerce », précise-t-elle. Un enthousiasme qui l’avait également envahie en rejoignant il y a quelques mois la série quotidienne de TF1, « Demain nous appartient » dans la peau de Marguerite Perraud, « la professeure que j’aurais pu être, rigolote, un peu gaffeuse avec des méthodes d’enseignement particulières, qui n’a pas le sens des convenances, qui n’a pas peur d’être ridicule ». 

« C’était un truc de zinzin de débarquer dans cette grosse machine. Ils avaient quand même fêté le 2000e épisode juste avant, souligne-t-elle. J’ai découvert un rythme de tournage éprouvant mais j’ai déjà beaucoup appris aux côtés de supers partenaires ». à commencer par Jennifer Lauret, qui incarne l’avocate Raphaëlle Perraud, sa cousine dans la série. « Je pense que l’arrivée de mon personnage a permis à Jennifer de trouver une autre lecture de jeu, de donner un côté un peu moins sérieux au sien » estime la comédienne dont le prochain objectif pourrait être de « présenter un jeu télévisé ».  

« Prélude », un spectacle de Lola Dubini, vendredi 21 et samedi 22 novembre (21 h) au Spotlight à Lille.