France 2 lance, ce jeudi 15 avril (21 h 10), Phoenix, sa nouvelle série en 6 épisodes. Un éco-thriller que le comédien principal, Léo Legrand, n’hésite pas à comparer à « un cri d’alerte ». Dans cette fiction, le jeune homme incarne le leader d’un groupe de jeunes activistes écologistes venus de différents pays d’Europe, qui kidnappent les enfants de quatre patrons de très grandes entreprises prétendant lutter contre le réchauffement climatique et réunis pour un forum dans les Alpes. Le but étant de les forcer à réellement s’impliquer dans la sauvegarde de la planète.
Une action inspirée par une phrase de l’anthropologue américaine Margaret Mead : « Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde ». Une citation qui résonne aussi dans l’esprit de Léo Legrand. « J’ai été moi-même militant végan, j’ai été dans des associations, j’ai beaucoup manifesté et j’ai participé à quelques actions. Alors forcément, ça me tient à cœur, confie-t-il. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut accepter un projet qui nous plaît sur le plan scénaristique, aussi bien écrit et qui s’accorde autant avec nos valeurs. Je prends du plaisir à le défendre dans tous les festivals, toutes les interviews, parce que j’y crois à 100 %. C’est vraiment un rôle important pour moi. »
S’il ne cautionne évidemment pas des actions aussi radicales que celles menées dans la fiction par le groupe Phoenix, Léo Legrand espère que la série pourra servir à véhiculer quelques messages. « Je n’ai pas croisé, dans mon parcours, des gens qui menaient des actions aussi poussées ; c’étaient plutôt des actions coup de poing dans des poulaillers ou des abattoirs, précise-t-il. En revanche, sans aller aussi loin, c’est bien d’alpaguer les pouvoirs publics, de leur montrer ce qui pourrait arriver s’ils continuent à ne pas écouter les militants et les scientifiques qui leur rabâchent à longueur de journée que l’on fait face à une crise majeure. C’est bien de faire pipi sous la douche et de manger moins de viande à l’échelle individuelle, mais les seuls qui puissent vraiment changer les choses, ce sont les politiques, car on est dans un système ultra-polluant, un système de surconsommation qu’il faudrait absolument réformer. »
Pendant le tournage, tout le monde a montré l’exemple : « On avait une référente Ecoprod sur le plateau, qui s’assurait que l’on fasse le tournage le plus écologique possible, que ce soit au niveau des déplacements, de l’alimentation, du logement ou de l’utilisation des décors, énumère-t-il. Je pense qu’inconsciemment, ça a joué sur l’engagement de chacun. »
Le comédien n’a, en tout cas, pas eu besoin de se plonger dans ses souvenirs pour incarner le personnage de Mathias Boissel. « Il était très bien écrit, extrêmement détaillé, même au niveau de sa relation avec sa sœur (jouée par Marie Colomb). Il se fait un peu dépasser par son ego. » Il a aussi beaucoup apprécié qu’il s’agisse d’un tournage international, ce qui donne un impact encore plus fort au message véhiculé, témoigne de la nécessité de traiter ce problème écologique à l’échelle européenne, pour ne pas dire mondiale, et a apporté une ambiance « auberge espagnole » sur le plateau, extrêmement plaisante. « Je crois que tout le monde a fait des progrès en anglais. »
Ravi que le service public s’empare de sujets aussi importants, Léo Legrand espère avoir d’autres opportunités de ce type dans sa carrière : « Ce serait bien que tous les projets soient comme celui-là. Après, on ne peut pas faire que des projets engagés, admet-il. Il faut aussi de belles histoires à raconter aux gens, qui les fassent penser à autre chose. Mais si on arrive à conscientiser les gens et à les divertir en même temps, c’est le jackpot. »
« Phoenix », série en 6 épisodes, à partir de ce jeudi 15 avril (21 h 10) sur France 2.