Secrets de famille, lutte de classes, meurtre : bienvenue dans l’été 36

18/05/2026 | A vos télécommandes, Actualités, Séries, Télé

Julie De Bona et Sofia Essaidi, deux des principales protagonistes de la série L'été 36. (c) Jean-Philippe Baltel - Quad Drama- TF1

Après Le Bazar de la Charité et Les Combattantes, TF1 dégaine ce lundi (21 h 10) sa troisième série d’époque, intitulée L’Été 36. La France découvre les congés payés et des salariés débarquent sur la Côte d’Azur, où ils vont se confronter à la bourgeoisie. Quatre femmes de milieux différents vont se retrouver mêlées à un meurtre commis dans un hôtel de luxe, faisant resurgir des affaires de famille.
« Là où les deux séries précédentes partaient d’une période dramatique de l’histoire, cette fois, c’est le contraire, indique le réalisateur Fred Garson. Ça évoque une bulle, une parenthèse heureuse qui a duré quelques mois. Le challenge était de conduire quatre merveilleuses actrices dans leurs personnages, qui vivent chacune une forme différente d’émancipation. »
Après avoir incarné une femme de chambre puis une religieuse dans les autres volets de cette trilogie, Julie De Bona prend du galon en se glissant dans la peau de Blanche Ackermann, une dame de la haute bourgeoisie. « Il était temps, sourit-elle. Je n’avais jamais joué une bourgeoise, une femme très sûre d’elle. J’adore me projeter dans une autre époque, redécouvrir les conditions de la société, de la femme, le climat politique et social. C’est une vraie magie de revenir dans le temps, d’autant que l’été 1936 était une période de joie, juste avant la montée du nazisme, et correspondait au démarrage de l’émancipation de la femme. »

Séduite par l’atmosphère de la série, « un mélange de Cluedo, de fresque romanesque avec un petit côté Agatha Christie », Julie De Bona est aussi ravie de faire partie d’une trilogie qui met en avant des héroïnes aux énergies, aux classes sociales et aux aspérités différentes.

« Au départ, Blanche n’est pas très moderne, elle reste un peu dans un carcan social, mais elle le devient en étant authentique dans ses émotions, en osant les exprimer, indique-t-elle. La bourgeoisie demande qu’on les cache vis-à-vis de l’extérieur, mais elle s’en fiche. Au départ, elle a des failles narcissiques, une problématique égocentrée avec un besoin d’être aimée, et la jalousie n’est pas une valeur noble, mais elle va aller vers une forme de résilience. »

Déjà présente au casting des Les Combattantes, Sofia Essaïdi (alias Eugénie Berthier) est tout aussi heureuse de poursuivre l’aventure : « J’ai tourné pour la première fois une série d’époque avec Les Combattantes, et j’ai adoré, s’enthousiasme-t-elle. J’aimais déjà cela comme spectatrice, mais c’est aussi le cas en tant qu’actrice. C’est très enrichissant d’être transportée dans une époque que l’on ne connaît pas ; on se documente, on creuse, ça permet de mieux comprendre d’où l’on vient. »

Femme d’un riche patron industriel dans l’opus précédent, elle évolue aussi, cette fois, dans un autre registre : « En fait, je suis une femme complexe qui a fui son milieu aisé pour basculer dans une famille ouvrière où elle n’est pas totalement acceptée, explique la comédienne. Elle a donc une sorte de tiraillement intérieur, une fêlure que j’avais vraiment envie de raconter. Elle a choisi de changer son destin, elle a donc une certaine force, mais cette liberté n’est qu’une apparence. »

Grande fan de Downton Abbey, Sofia Essaïdi adore ces grandes sagas familiales avec de beaux décors et de beaux costumes, et ne boude pas son plaisir de « voir quatre têtes de femmes à l’affiche, même si les rôles masculins ne sont pas moins bien écrits ».

Pour les accompagner, deux nouveaux visages intègrent cette bande. Celui de Constance Gay, récemment vue sur TF1 dans la deuxième saison de Flashback, qui joue le rôle de Léonie Morel, « une jeune femme heureuse d’enquêter, d’être à Nice, très solaire, qui voit toujours le bon côté des choses dans les drames comme dans les joies. Ce que j’ai tout de suite perçu dans mon personnage, c’est son émerveillement dès qu’elle rentre quelque part. Mais, sans trop en dévoiler, elle va avoir tendance à se refermer au fil de la série. »

Enfin, après ses premiers pas remarqués dans Brocéliandre, Nolwenn Leroy intègre aussi le casting en tant que Giulia Vincent, la gouvernante du palace Riviera, lieu central de l’intrigue. « C’est une femme rigoureuse, droite, assez austère. Elle est maman d’une adolescente et elle travaille dur pour payer à sa fille le plus beau pensionnat de la région. Elle est assez intrigante, mystérieuse ; elle ne s’autorise pas beaucoup de plaisirs ni de liberté, mais elle aussi va évoluer au fil de la série. »

« L’Été 36 », série en six épisodes de 52 minutes, diffusée à partir de ce lundi 18 mai (21 h 10) sur TF1. Avec Julie De Bona, Sofia Essaïdi, Constance Gay et Nolwenn Leroy.

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