Il a joué dans la série Gossip Girl, dans des films comme Redemption Day, La Désintégration ou encore Les Derniers Parisiens, mais c’est aussi pour une autre œuvre que l’acteur Yassine Azzouz sera présent ces prochains jours à Cannes. Il viendra représenter Guru, une mini-série de 2 x 35 minutes, inspirée d’un court métrage qu’il avait réalisé et dans lequel il tenait le rôle principal en 2014. Cette œuvre lui vaut aujourd’hui une nomination au titre de meilleur showrunner pour une série internationale indépendante lors de la cérémonie des I Success Awards.
« La série parle d’un mec qui découvre qu’il a un don lorsqu’il est sous substance : celui de pouvoir lire dans les pensées des femmes », explique-t-il. « Un pouvoir qu’une firme mystérieuse va vouloir utiliser pour satisfaire les besoins d’un émir, largué par sa petite amie, qui va s’avérer ne pas être exactement celle qu’il croit. »
Si la série n’a pas encore été achetée en France, elle fait un véritable carton aux États-Unis. « Elle est disponible sur trois plateformes : Amazon Prime Video, Apple TV et Tubi, et comptabilise des millions de vues », se réjouit-il. Obtenir une distinction sur la Croisette, le mercredi 20 mai, serait forcément une belle opportunité de mettre la série en lumière et ainsi, peut-être, de trouver un acquéreur pour une diffusion en France.
Le comédien est aussi pressenti pour être récompensé, deux jours plus tard, lors de la soirée des Global Travel Awards. « C’est un dîner qui met en lumière des gens qui ont travaillé hors de leur continent d’origine et qu’on ne voit pas nécessairement dans la presse. J’ai été convié car j’ai travaillé en Europe (France), en Afrique (Maroc) et en Amérique (États-Unis). »
Yassine Azzouz se réjouit également d’assister à la projection de deux courts métrages de Sébastien Abdelhamid, dont Ice Ice Bye Bye, dans lequel il joue et qui a déjà été sélectionné dans une vingtaine de festivals. « Le film évoque la plus grande campagne de déportation aux États-Unis, un sujet vraiment d’actualité avec la politique menée par Donald Trump », précise le comédien, impatient de découvrir le deuxième, tourné au Japon. « Pour le coup, je ne suis concerné ni en tant qu’acteur ni en tant que producteur, mais simplement pour découvrir son travail en tant que passionné de cinéma. »