Enfance, notoriété, projets, rap… Les confidences de Jean-Pascal Zadi

28/03/2026 | A l'affiche, Ciné, Festivals, Mais aussi ..., Séries, Télé

Jean-Pascal Zadi en pleine masterclasse à Séries Mania. (c) Arnaud Loots

Le comédien Jean-Pascal Zadi était présent jeudi à Lille pour donnerune masterclasse dans le cadre du festival Séries Mania. Actuellement à l’affiche du film Le Rêve américain aux côtés de Raphaël Quenard et, prochainement, dans la série Surveillant ! sur Disney+, avec Audrey Lamy et Benjamin Tranié, il en a profité pour livrer quelques confidences pleines de spontanéité et de franc-parler.

La reconnaissance du milieu : une fierté ?
« J’ai l’impression que c’est un honneur d’être invité à faire une masterclasse, je le prends comme un partage d’expérience. Si je peux aider des gens en parlant de moi, de mon parcours, si je peux donner quelques clés, tant mieux, mais ce qui compte vraiment pour moi, c’est d’avoir de bons projets. Je me considère comme un artisan qui travaille, qui fait des trucs bien, qui fait des trucs nuls, qui apprend tous les jours, de tout le monde. »

Les séries
« Pour être honnête, je ne suis pas spécialement fan de films ni de séries. Je vois ce qui existe, mais j’en regarde peut-être deux par an. Ce qui me tient, ce sont les séries d’horreur, le suspense, quand quelqu’un va mourir, style Dahmer. En revanche, je ne regarde pas les histoires de gangsters ni les comédies, je rigole déjà toute la journée. »

Le succès du film « Le Rêve américain »
« Je suis trop content que ce film marche, pour Anthony Marciano, qui est un très bon réalisateur, mais aussi parce que je l’ai tourné avec Raphaël, qui est vraiment mon ami, et parce que j’aime le sujet. Ça fait partie des rares rendez-vous dans une vie où toutes les planètes sont alignées. C’est vraiment un cadeau du ciel, je suis trop content d’avoir fait ce film. C’est tellement dur d’être acteur, d’être réalisateur, tu passes par tellement d’épreuves qu’une fois que tu arrives un peu à choisir tes projets, c’est le top. »

L’enfance
« J’ai huit frères et sœurs, on était pauvres, mais on rigolait tout le temps. Mes parents étaient trop marrants et puis, dehors, j’avais mes amis du quartier, ceux du football. Franchement, je pense que si on choisissait les meilleures enfances de France, je suis sûr que je serais dans le top 100. Je me souviens que dans un film, il y avait une scène où je devais pleurer, je n’y arrivais pas, et Gilles Lellouche m’a dit de penser à quelque chose de triste de mon enfance, mais je ne voyais vraiment pas à quoi penser. J’essaie de faire en sorte d’offrir la même chose à mes enfants. »

Les débuts
« J’étais aux Assedic, j’ai réfléchi à ma vie. J’avais envie de faire quelque chose qui me plaisait, pas quelque chose qu’on m’impose. J’ai acheté une caméra et, comme je connaissais des rappeurs, j’ai commencé à les filmer, et puis j’ai eu l’idée d’en faire un documentaire. C’est de là que tout est parti. J’ai réalisé que j’étais capable de faire des films. En conclusion, si je suis arrivé au cinéma, c’est grâce au chômage. »

La réalisation ?
« Quand j’ai commencé, je trouvais qu’il n’y avait pas, dans les films ou dans les séries, ce que je voulais voir. Le point de départ, c’est le manque. J’ai fait Tout simplement noir parce que je voulais faire un film avec tous les comédiens noirs du cinéma français, je voulais faire une comédie qui parle de politique. J’aimerais bien aussi voir un film dans l’espace avec des Africains. Généralement, je joue dans les films que je fais, ça m’évite d’avoir des refus d’acteurs. »

Le doublage
« J’ai accepté de donner ma voix dans une série d’animation, comme dans Les Bad Guys 1 et 2, où je fais Monsieur Requin. Ça permet à mes enfants de me voir dans quelque chose qu’ils aiment bien, car pour le reste, ils sont durs avec moi. Je me souviens qu’une fois, j’en avais emmené une de mes filles chez Gaumont avec moi pour regarder un montage, et le soir, à la maison, quand son frère et sa sœur lui ont dit qu’elle avait eu trop de chance de venir avec moi, elle a répondu : “Ça se voit que vous n’avez pas vu le film, les blagues de papa, c’était l’enfer !” »

Les élections, une source d’inspiration pour la suite de sa série « En place » ?
« Pas du tout, mais je vois que les choses changent, qu’il y a beaucoup de nouvelles têtes. Pour la série En place, j’ai fait une petite pause parce que j’étais fatigué, j’avais fait beaucoup de choses. Pour la saison 3, je vais m’y mettre, mais je profite un peu de la vie et de mes enfants. »

Des projets au cinéma 
« J’ai accepté deux films qui ne seront pas des comédies. Ce sera de l’action. Il y en a un qui se passe pendant la Révolution française, un autre en Belgique, mais je ne peux pas en dire plus. »

Un retour dans la musique
« J’ai commencé dans le rap et c’est sûr qu’un jour ou l’autre, je vais revenir avec un album de rap, c’est écrit dans mon destin, j’ai trop de flow, je dois faire un classique et je terminerai à l’Olympia. 

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