Les rencontres fans à Séries Mania sont des rendez-vous toujours très attendus du grand public, évidemment, mais aussi de la majorité des acteurs, qui apprécient de plonger dans ce grand bain d’affection. Ce fut le cas de Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h vendredi, à l’occasion de la première journée du festival, évoquer Caméra Café. « C’était un moment incroyable, les gens sont contents de nous voir, sourit Bruno Solo. C’est à la fois gratifiant et agréable. Il y avait peut-être quelques curieux mais, évidemment, ceux qui viennent sont ceux qui sont friands de la série. On le voit au moment des photos, des dédicaces : ils connaissent très bien la série, les répliques marquantes. Certains avaient même des jaquettes de DVD. On ne va pas se mentir, il y avait peu de jeunes, notre public a vieilli avec nous. »
« Quand j’ai commencé ma carrière à Europe 1, j’avais accompagné Pascal Légitimus à un déjeuner et j’avais été marqué par les hommages sincères d’une fan qui le remerciait pour le bonheur et la joie qu’il avait pu lui apporter avec Les Inconnus. C’est un peu ce que j’ai ressenti grâce à ces gens qui, avec une émotion qui n’était pas feinte, nous ont remerciés de les avoir fait rire, de les avoir aidés à passer des moments difficiles, d’avoir égayé de mornes soirées d’hiver », confirme Yvan Le Bolloc’h.
« On ne s’en lasse pas, avoue Bruno Solo. Ce n’est pas narcissique de le dire mais on fait quand même ce métier parce que l’on a la prétention de croire qu’à un moment, on va plaire au plus grand nombre. Il n’y a rien de plus terrible pour un comédien que lorsque ça ne marche pas : on est vidés de notre moelle, du sens même de notre vie. À l’inverse, quand ça fonctionne, quand les gens vous manifestent leur amour, quelle récompense, c’est émouvant. »
Heureux d’avoir pu retrouver récemment son personnage d’Hervé Dumont dans deux épisodes inédits de Caméra Café, dont la date de diffusion n’a pas encore été divulguée par M6, Bruno Solo sait, malgré tout, prendre du recul : « Il ne faut pas non plus s’illusionner. Ceux qui viennent nous voir sont fans de la série. Le juge de paix, c’est le public que tu ne connais pas et qu’il faut aller chercher le jour J au théâtre, au cinéma ou, en l’occurrence, à la télévision. »
Les deux hommes sont néanmoins heureux d’avoir marqué durablement le public avec Caméra Café, comme eux, en tant que spectateurs, ont pu vibrer sur certaines séries. « La première qui m’a vraiment marqué, c’était 24 h chrono, indique Bruno Solo. C’était la première fois que quelque chose m’attirait à ce point. Dernièrement, il y a eu Querer, la série espagnole en quatre épisodes sur Arte, avec le parcours d’une femme qui porte plainte contre son mari pour violences conjugales. Il ne la frappe pas mais il instille une sorte de climat de terreur psychologique, d’emprise, qui finit par la bouffer. »
C’est aussi une série dramatique espagnole, Antidisturbios, qui a retenu l’attention de son camarade Yvan Le Bolloc’h : « Une série qui parle d’une bavure policière qui va avoir d’énormes conséquences. »