Grand amateur de football, Stomy Bugsy était ravi de venir à Lens le week-end dernier, dans le fief des Sang et Or. Il était venu accompagner Fabien Onteniente pour parler du film Trois Zéros, dans lequel il a joué, et participer à une table ronde sur les liens entre le football et la comédie, dans le cadre du festival CineComedies.
L’artiste, que l’on a également vu ces dernières années sous sa casquette de comédien dans la série Léo Mattéï, Brigade des mineurs, nous a confié avoir quelques projets de séries et de films, mais il est aujourd’hui focalisé sur son retour à la musique.
Si on l’a vu sur scène ces dernières années lors de concerts événementiels du Secteur Ä et du Ministère A.M.E.R., l’inoubliable interprète de Mon papa à moi est un gangster n’a plus sorti d’album solo depuis 2015. « Je suis très heureux, confie-t-il. Une première chanson, Revolver Lover, est sortie fin mai. Elle est disponible en streaming partout, ça fonctionne bien, et mon public a visiblement apprécié. Un autre titre va sortir le 19 juin. »
Un nouvel album est donc sur les rails, avec un petit changement de cap : « C’est plus RnB, c’est davantage chanté, précise-t-il. Il y a plus de douceur, plus de mélodie. Les chansons vont parler d’amour, de tout ce que cela représente. Je veux aborder des thèmes comme la beauté, la naissance, l’espoir, le fantasme, la désillusion, la trahison ou encore la loyauté. »
Initialement, Stomy Bugsy avait travaillé sur d’autres tonalités : « J’avais fait des choses plus dramatiques, très chanson française en piano-voix. Mais il m’est arrivé pas mal de galères dans la vie et, du coup, j’ai eu besoin d’autre chose. Je me suis dit que j’étais déjà assez triste et que je ne voulais pas en rajouter avec ma musique. J’avais besoin de lumière, de soleil. Je l’ai trouvé dans mes chansons et dans l’amour. Cela m’a fait beaucoup de bien et cela en fait aussi à ceux qui les écoutent. »
S’il entend prendre son temps pour faire de la qualité, l’artiste ne cache pas son impatience de renouer avec la scène : « Ça va être un nouveau challenge. Il y aura beaucoup de choses à chanter, à défendre, mais nous allons déjà sortir quelques titres, puis l’album, annonce-t-il. On peut avoir une bonne chanson, mais pas le bon studio, pas le bon ingénieur. Il y a parfois aussi une question de timing. Et puis aujourd’hui, ce n’est plus le même métier : il faut être présent tous les jours sur les réseaux sociaux. »