Il ne fait pas partie des personnages historiques de la série, mais depuis 2024, Jérémy Charvet a trouvé sa place dans Plus belle la vie, encore plus belle, diffusée chaque après-midi à 14 h sur TF1, du lundi au vendredi. Il y incarne un avocat répondant au nom d’Ulysse Kepler…
Jérémy, connaissiez-vous bien la série avant de l’intégrer ?
« J’en avais entendu parler. Il m’est arrivé de voir quelques épisodes mais, pour être honnête, je regardais peu la télévision quand j’étais plus jeune. Je ne l’avais donc pas suivie comme l’ont fait des millions de Français depuis vingt ans, mais elle faisait partie du paysage télévisuel. Quand on m’a annoncé qu’elle allait être reprise sur TF1, j’ai trouvé que c’était une très bonne idée et, quand j’ai passé le casting, je me suis dit que ce serait génial d’en faire partie. »
Est-ce facile d’intégrer une famille qui se connaît depuis si longtemps ?
« Oui, tout s’est bien passé dès le début avec les acteurs, les équipes techniques et la production. C’est un honneur d’en faire désormais partie et ça a été incroyable de constater à quel point elle est toujours aussi forte et comment elle continue d’accompagner le public. »
Vous ne connaissez pas forcément le passé des personnages. Est-ce qu’il y a quelqu’un pour vous aider à vous repérer dans les différentes histoires ?
« Déjà, j’ai besoin de travailler mes scènes en amont. Donc, si j’ai la moindre question, j’appelle la personne concernée. On peut aussi solliciter une personne référente de l’écriture et, lors des tournages, on a une scripte qui nous fait un peu une rétrospective de ce qui a pu se passer dans la vie des personnages avec lesquels je suis en interaction. Le but, c’est de savoir danser ensemble, pas de se marcher sur les pieds. »
Comment jugez-vous l’évolution de votre personnage, Ulysse Kepler ?
« Au début, il était très carré, très strict. Il faisait tout ce que sa mère lui disait mais, progressivement, il s’émancipe. Sa famille s’est brisée, tout s’est fissuré dans sa vie professionnelle comme personnelle et, du coup, il est en train de renaître. On a commencé à découvrir sa vraie nature, ses zones d’ombre et de lumière. Ça lui a apporté pas mal d’humanité et je suis heureux de jouer tout ça. »
Avec désormais un peu de recul, comment expliquez-vous le succès de la série ?
« Il y a une humanité sur le plateau, dans les équipes, et un vrai respect du téléspectateur. La série s’empare de tous les sujets qui traversent la société et les amène dans la cuisine, dans le salon des gens. Du coup, le public peut s’identifier aux personnages qui vivent les mêmes choses qu’eux, qui sont imparfaits. »
L’arrivée dans ce programme a marqué un vrai tournant dans votre notoriété ?
« Oui, j’avais déjà fait des choses avant. J’avais remplacé Mathieu Chedid dans Le Soldat rose et puis j’avais participé à The Voice, qui m’avait offert une certaine reconnaissance. Mais le fait d’être quotidiennement sur les écrans des Français, ça change tout. »
Et musicalement, vous en êtes où ?
« Au début, j’avais du mal à tout concilier. Je me suis concentré sur Plus belle la vie, encore plus belle, qui me demandait un travail fou, et je faisais quand même des concerts le week-end un peu partout en France. Petit à petit, j’ai trouvé mon rythme et j’ai commencé à écrire, à composer. Je suis allé en studio d’enregistrement en début d’année. J’ai déjà sorti quelques titres, comme Au fil de la vie et, plus récemment, Ailleurs. Je vais en sortir d’autres progressivement mais je suis en développement, j’ai encore tout à prouver en tant que chanteur. Vu que je fais de la chanson française, il y a un lien avec les fans de Plus belle la vie, encore plus belle. Avant, je chantais devant 200 personnes ; maintenant, c’est entre 1 000 et 1 200. L’effet télé est indéniable. »
Plus belle la vie, encore plus belle, du lundi au vendredi à 14 h sur TF1.