Révélé au grand public grâce à la musique en se hissant en finale de The Voice en 2016 (derrière Slimane), Mohamed Belkhir, plus connu sous le pseudo de MB14, a également dévoilé par la suite ses talents de comédien. On le retrouvera d’ailleurs ce lundi 2 novembre (21 h 10) sur TF1 dans de nouveaux épisodes de la saison 2 de Cat’s Eyes, où il incarne Quentin, un flic, petit ami de Tamara (Camille Lou), l’une des sœurs Chamade, dont il ignore évidemment les activités secrètes, dangereuses et illégales. Rencontre avec un artiste aux multiples facettes…
Mohamed, est-ce qu’il y a eu une hésitation à se lancer dans la deuxième saison de Cat’s Eyes, par crainte de ne pas pouvoir faire au moins aussi bien que la première, qui a connu un vif succès ?
« Je pense que la pression était plutôt sur les producteurs, les réalisateurs et les scénaristes. C’est vrai que la saison 1 était très aboutie sur de nombreux aspects, que ce soit les décors, l’histoire ou la réalisation, avec des plans ambitieux dans des lieux prestigieux. Notre enjeu, à nous, les comédiens, c’est la plus-value que l’on peut apporter à l’histoire, au personnage. Avec Cat’s Eyes, on a la chance d’être bien servis : on a des cascades, différentes émotions à jouer et de superbes décors. J’adore les musées, les beaux bâtiments, donc c’était top de tourner à la tour Eiffel, au Louvre, à la Monnaie de Paris, au musée d’Orsay, au Mont-Saint-Michel… »
Vous avez le temps de profiter de ces lieux magnifiques ou vous êtes trop happés par le tournage ?
« Je savoure à chaque fois. Par exemple, au musée d’Orsay, j’avais parfois deux ou trois heures d’attente entre deux scènes. J’en profitais donc pour me promener dans les galeries. Je regardais les tableaux, les sculptures, avec ce luxe incroyable d’être seul pour contempler. Au-delà de tout ce que la série m’apporte en tant que comédien, je me sens très chanceux de vivre de telles expériences en tant qu’humain. »
Quel regard portez-vous sur l’évolution de votre personnage dans cette saison 2 ?
« On en avait beaucoup parlé avant avec Alexandre Laurent, l’un des réalisateurs. Dans la saison 1, Quentin est très naïf avec Tamara, mais ce n’est pas un neuneu, donc il fallait qu’il ouvre les yeux. En saison 2, il est plus sceptique, plus méfiant. Il se rend bien compte qu’il se passe des choses étranges. Il devient même un peu sombre et il y a des moments où il pète les plombs. C’était intéressant de jouer d’autres émotions, comme la colère. Et puis, j’ai pu jouer des scènes de bagarre, effectuer différents types de cascades, comme en saison 1, où je m’étais quand même retrouvé harnaché à une poutre au-dessus du vide. Même chose à la Monnaie de Paris, où j’étais suspendu à un câble à 30 m de haut. C’est excitant de vivre de telles sensations. »
La porte n’a pas été fermée à une saison 3. Dans quels lieux emblématiques aimeriez-vous tourner ?
« J’ai eu la chance, il y a quelques années, de jouer dans Ténor et on a tourné à l’Opéra Garnier. C’est l’un des plus beaux monuments de Paris, l’un des opéras les plus prestigieux du monde. Ça me plairait d’y retourner avec Cat’s Eyes. »
En tant que chanteur, auriez-vous aimé prendre aussi part, d’une façon ou d’une autre, à la musique de la série ?
« La vérité, c’est que, pour mon délire personnel, j’avais composé un petit morceau, une maquette avec ce que m’inspirait Cat’s Eyes. Je m’étais amusé à faire une BO, mais je l’ai gardée pour moi. Après, on a déjà un compositeur officiel sur la série, François Liétout, qui a fait des super thèmes, des super morceaux. De mon côté, je me suis remis à finaliser certains morceaux. Un premier single, « Empire », est sorti fin septembre. Il y a un côté un peu impérial, un peu mystique. C’est du rap électro, mais avec de grosses influences lyriques et pop. J’aime me balader entre tous les styles, c’est ma façon de faire de la musique. »
Cat’s Eyes, suite de la diffusion des épisodes de la saison 2 ce lundi 2 novembre (21 h 10) sur TF1 et en replay sur la plateforme TF1+