Dans la première saison de Flashback, nous avions fait la connaissance d’Elsa Letellier (incarnée par Constance Gay), une jeune policière scientifique propulsée une trentaine d’années en arrière. Un retour dans le passé pas anodin, puisque sa mission était de changer le cours de l’histoire en empêchant l’assassinat de son père, Josselin Letellier (Michaël Youn). Un paternel, lui aussi flic, mais aux attitudes et méthodes pas toujours très réglementaires. Un père qui ne se doute évidemment pas que la jeune femme qui a débarqué dans le commissariat et dans sa vie, sous l’identité de Beyoncé, une policière canadienne, est en réalité sa fille.
Une saison conclue sur un double coup de théâtre. Le premier dans le passé, avec Beyoncé laissée pour morte après s’être sacrifiée pour sauver Josselin ; le second dans le présent, puisqu’en revenant dans les années 2020, Elsa constate que son père est certes bien vivant, mais que la modification d’un événement a hélas engendré d’autres changements : cette fois, c’est sa mère qui a été tuée. Une seule solution : retourner, de nouveau, dans le passé pour tenter de changer encore une fois le destin familial.
« Les retrouvailles sont un choc pour Josselin, car il croyait avoir vu Beyoncé mourir dans ses bras, et cela lui avait fait de la peine, car il avait fini par s’attacher à cette fille, confie Michaël Youn. En plus, si de son côté elle a perdu de vue son père des années 1990 pendant à peine douze heures, dans sa réalité à lui, il s’est écoulé deux ans, et donc il ne comprend pas ce qu’il s’est passé. Dans cette deuxième saison, vis-à-vis de Beyoncé, il va y avoir toujours autant d’agacement, mais aussi de plus en plus d’attachement. »
Le comédien était, en tout cas, ravi de retrouver ce personnage de Josselin Letellier. « D’autant que je ne l’ai pas juste interprété après avoir lu le scénario : on l’a construit avec la production et les scénaristes. J’ai retrouvé un vieux copain que j’avais envie d’amener ailleurs dans cette saison 2 », poursuit-il.
Se replonger dans l’atmosphère des années 1990 n’était pas non plus pour lui déplaire : « Ce n’est pas comme jouer les années 1930 ou le siècle des Lumières, c’est moins de la science-fiction, il y a des passerelles, mais il fallait faire attention aux tics de langage. Après, c’était intéressant de se rappeler que tout était plus compliqué à l’époque : consulter un fichier, obtenir un rapport, le temps que mettait un fax avant que l’on découvre un visage… Et puis le fait que cela respectait peut-être moins les codes, avec ce personnage qui a un annuaire pour faire parler les suspects, du whisky pour se détendre. Tout ce qui était, entre guillemets, normal à l’époque et qui ne le serait absolument plus de nos jours. »
Flashback, saison 2, dès ce jeudi 9 avril (21 h 10) sur TF1, avec Michaël Youn et Constance Gay.