Quarante ans après son décès accidentel, la musique de Daniel Balavoine est toujours très présente dans la mémoire collective et ses propos engagés sont plus que jamais d’actualité. Plusieurs projets musicaux ont vu le jour cette année à l’occasion de ce triste anniversaire. L’un d’eux, intitulé Balavoine, Ma Bataille, passera par le Zénith de Lille, le mercredi 18 novembre (20 h), et réunira de nombreux anciens candidats de télécrochets tels que Nour, Aurélien Vivos, Odem (The Voice), Roland Karl, Florence François (Nouvelle Star), Antoine Wend (X Factor), mais aussi Fanny Mandréa, révélée dans le spectacle musical La Reine des neiges à Paris.
Tous confessent une vraie admiration tant pour l’artiste que pour l’homme : « J’avais onze ans quand il est mort, se souvient Roland Karl. Mes parents écoutaient sa musique, on le voyait beaucoup à la télévision. Les messages qu’il portait, ses actions, comme sur le Paris-Dakar pour construire des puits et amener de l’eau potable dans les villages… À l’époque, j’étais un gamin et j’ai surtout réalisé avec le temps à quel point il était généreux. »
Alors forcément, quand il a su qu’il allait rejoindre le projet, Roland Karl était aux anges : « J’étais excité et heureux de continuer, entre guillemets, à faire résonner le combat. Socialement et presque politiquement, ça nous recentre sur les vraies valeurs humaines qui manquent cruellement en ce moment. »
Aurélien Vivos, le lauréat de The Voice 2023, ne cache pas avoir eu, de son côté, une appréhension à l’heure de se lancer dans l’aventure. « J’ai eu très peur sur le coup de ne pas être à la hauteur, à la fois vocalement, mais aussi et surtout au niveau des messages véhiculés. Il faut être crédible, mais très vite, je me suis dit que c’était un honneur absolu d’avoir été choisi. »
Si SOS d’un terrien en détresse a marqué son parcours musical – « il y a clairement eu un avant et un après » –, Aurélien Vivos a profité de ce spectacle pour découvrir des titres qu’il ne connaissait pas, ou mal, comme L’Amour garde secret ou Dieu que l’amour est triste.
SOS d’un terrien en détresse aura également eu un impact majeur dans la vie d’Antoine Wend puisque c’est avec cette chanson qu’il a gagné l’émission X Factor en Lituanie en 2022. Daniel Balavoine est néanmoins entré dans sa vie bien plus tôt. « Ça s’est fait en deux temps, explique-t-il. Plus jeune, je ne savais pas encore forcément quelle place la musique allait prendre dans ma vie, mais Daniel Balavoine faisait partie des gens auxquels j’avais envie de ressembler humainement. Ses discours, qui sont régulièrement rediffusés à la télé, étaient une source d’inspiration pour l’étudiant que j’étais. C’est bien plus tard que j’ai connecté avec le chanteur. »
Aujourd’hui, lui aussi est fier de faire partie de cette nouvelle histoire, qui plus est aux côtés de quelques musiciens comme Christian Padovan, Patrick Bourgoin ou Alain Pewzner, qui ont œuvré sur scène et/ou en studio avec l’artiste à l’époque. « On a quand même été adoubés par des gens qui ont travaillé avec lui, savoure-t-il. Nous n’avons pas la voix de Balavoine, on ne cherche surtout pas à l’imiter, mais si on a été choisis, c’est qu’ils ont estimé que l’on pouvait aussi apporter quelque chose. »
Des musiciens également garants de l’esprit Balavoine. « On a la chance d’avoir tous les jours avec nous des puits de connaissances balavoinesques, confirme Roland Karl. Ils nous lâchent régulièrement des infos, des anecdotes dont nous sommes tous demandeurs. »
Balavoine, Ma Bataille, ce mercredi 18 novembre (20 h), au Zénith de Lille.