Quand une jeune femme et un jeune homme se rencontrent à un moment de leur vie où tout ne va pas forcément pour le mieux et où ils se posent pas mal de questions, que peuvent-ils s’apporter ? Peuvent-ils s’aider ? Risquent-ils, à l’inverse, de s’entraîner vers le fond ?
Dans sa mini-série en trois épisodes, Un jour on fera l’amour, présentée mi-septembre au Festival de la fiction de La Rochelle et diffusée ce jeudi 29 octobre (20 h 55) sur Arte, Jérôme Bonnell explore les relations d’une jeunesse un peu perdue avec ses héritages, ses traumas, ses aspirations et ses coups durs.
Une série tantôt émouvante, tantôt drôle, avec un scénario qui nous emmène sur des chemins inattendus et qui est portée par deux excellents comédiens : Édouard Sulpice (Noé), qui ambitionne de devenir journaliste et doit gérer un père alcoolique, et Natacha Krief (Aurore), tout juste larguée par son mec, qui galère un peu professionnellement et porte un passé visiblement un peu trop lourd pour elle.
Un rôle inhabituel pour Natacha Krief, que le réalisateur Jérôme Bonnell avait repérée dans un film. « Il fonctionne comme ça, il n’a pas de directrice de casting. Il m’a contactée, on a discuté du projet et il m’a fait passer un essai sur une scène où Aurore et Noé sont un peu ivres, se souvient-elle. J’ai tout de suite adhéré à ce personnage étonnant, débordant, qui dit des choses qu’on ne devrait pas forcément dire. Aurore est drôle, impétueuse. C’est assez rare de voir un rôle féminin qui prend autant de place, surtout quand il y a un homme en face. Donc, ça me donnait déjà envie, et la lecture du scénario a confirmé ce désir. »
Un personnage qu’elle a préparé en songeant un peu à Adèle Haenel dans Les Combattants, « pour son côté un peu fermé, brut de pomme, qui en devient presque drôle tant elle porte une armure trop lourde pour elle », mais surtout en échangeant avec Jérôme Bonnell, dont elle avait adoré le travail dans Les Hautes Herbes.
« Les personnages d’Aurore et de Noé parlent un peu de la jeunesse actuelle, qui a parfois du mal à trouver sa place, à cause, peut-être, de parents qui n’ont pas fait leur travail, poursuit-elle. Cette série raconte à quel point ça peut être douloureux de marcher à côté de ses pompes pour des raisons que l’on découvrira au fur et à mesure. La relation d’Aurore et Noé, ça va être un peu : “Je t’aide, je te bâche.” Ce n’est pas une rencontre amoureuse classique, mais plutôt une réflexion sur la façon dont l’autre peut t’aider, ou pas, à te recentrer, à te redonner la verticalité nécessaire pour aller mieux. »
Fière de défendre ce projet auquel elle tient particulièrement, Natacha Krief sera aussi à l’affiche, début 2027, de Glamsquad, aux côtés d’Arcadi Radeff et d’Antonia Buresi. Cette série de Rebecca Zlotowski, destinée à Prime Video, explore l’univers de la mode, ses travers et ses dérives… Elle y incarnera une influenceuse.
« Un jour on fera l’amour », mini-série en trois épisodes de Jérôme Bonnell, avec Natacha Krief et Édouard Sulpice, ce jeudi 29 octobre (20 h 55) sur Arte et déjà disponible sur la plateforme Arte.tv