Il se fait rare dans les médias, il a volontairement choisi de ne pas se tourner vers la télévision ou le cinéma, ce qui lui évite, de son propre aveu, d’avoir à supporter les effets pervers d’une trop grande notoriété mais sur scène, Verino ne boude pas son plaisir de retrouver son public avec lequel il prend plaisir à interagir.
En attendant de passer par Arras (9 octobre), Béthune (16 octobre) ou encore Le Touquet (17 octobre), il était le week-end passé à Lille, pour deux dates, où il a conquis le public du théâtre Sébastopol avec son dernier spectacle, Rodéo, un petit bijou d’écriture tout en finesse, plein de second degré, d’ironie, d’auto-dérision aussi, qui ne sombre jamais dans la facilité ou la vulgarité.
Un spectacle bien rythmé, sans temps mort, où Verino dénonce sans chercher à donner de leçons certains travers de la société. Il utilise également volontiers les aléas de sa vie quotidienne pour faire mouche. On se régale quand il évoque son déménagement d’un appartement à une maison et ses déboires manuels qui lui font regretter ses anciens copropriétaires et qui font les beaux jours de son plombier.
On se délecte lorsqu’il se présente comme un homme déconstruit, féministe, qui n’hésite pas à donner de sa personne pour mettre ses actes en adéquation avec ses propos.
Ses trois fils, tous très différents, sont également de formidables sources d’inspiration et lui donnent une belle matière à exploiter pour évoquer les tracas de la paternité à différents âges.