« Six jours », un thriller psychologique qui tient en haleine

02/01/2025 | A l'affiche, Ciné

Julie Gayet et Sami Bouajila à l'affiche de Six jours, un thriller palpitant. Photo SND

Six jours, c’est le temps qu’il reste à Malik (Sami Bouajila), inspecteur de police, pour résoudre une ancienne affaire de kidnapping, ayant entraîné la mort d’un enfant, avant que le délai de prescription de dix ans ne soit passé.

Dix longues années durant lesquelles, Anna (Julie Gayet), la maman de la victime n’a cessé de se battre pour que le dossier ne soit pas enterré. Alors, lorsque de nouveaux éléments surgissent, la mère et le policier se lancent dans une course contre la montre effrénée pour retrouver le meurtrier.

« Six jours » est inspiré d’un film Coréen : « Des producteurs qui avaient participé à mon premier film sont venus me voir avec ce projet, explique le réalisateur Juan-Carlos Medina. Jusqu’en 2017, la France était l’un des seuls pays avec la Corée à avoir un délai de prescription relativement court pour des affaires aussi graves. Depuis c’est passé à trente ans. C’est pour ça que l’action se situe en 2015-2016.

Un film tourné en grande partie dans notre région, notamment à Lille et Dunkerque. « Les conditions climatiques étaient dures mais une ambiance extraordinaire, c’est l’un des meilleurs tournages de ma vie, assure-t-il. Et puis il y a dans la région une architecture industrielle incroyable, qu’on ne voit nul part ailleurs en France. » Séduits, eux aussi, par la région et notamment par la ville de Lille, Julie Gayet et Sami Bouajila, les deux acteurs principaux ont surtout adhéré au scénario et à la direction d’acteurs proposé par Juan-Carlos Medina.

« Ce qui m’a vraiment intéressé, c’était que ce film parlait des rapports entre la vérité et la justice. Est-ce que la vérité, c’est toujours ce qui sert le mieux à la justice ? Il n’y a rien de pire que de perdre un enfant. Cette douleur peut amener une grande violence, un grand détachement sur le monde, surtout quand on a un besoin de justice », indique Julie Gayet, qui s’est servie de son vécu pour se fondre dans le personnage.

« J’ai eu un fils très gravement malade qui a failli mourir, confie-t-elle. Et je peux vous dire qu’ il y a eu un avant et un après. J’ai eu cette chance qu’il guérisse mais sur le coup, un immeuble m’est tombé sur la tête. La douleur et la froideur de ce personnage qui ne voit plus le monde de la même manière, c’était très intéressant à jouer pour moi, qui suis plutôt toujours à chercher le côté positif dans la vie ».

« J‘aime beaucoup amener des comédiens dans des choses où je ne les ai pas encore vues, poursuit Juan Carlos Medina. Julie est une comédienne très solaire, qui a joué dans beaucoup de films romantiques, des comédies mais elle n’avait jamais été dans un registre très dur, très méchant, très sombre. »

Le réalisateur aime aussi être surpris par ses comédiens, ce fut le cas avec Sami Bouajila : « Malik est un personnage qui a un peu perdu tout espoir en  la nature humaine et la référence que j’avais donnée à Sami, c’était Morgan Freeman dans Seven. ce flic un peu désabusé qui a tout vu, qui en a vu trop mais qui, deux semaines avant la retraite, veut encore faire le bien et résoudre son affaire. Sami a créé des choses auxquelles je ne m’attendais pas du tout. J’ai découvert tout ce qu’il a apporté au montage, c’était assez incroyable. »

Le comédien n’a d’ailleurs pas cherché à rencontrer des policiers ayant vécu ce genre d’affaires avant de tourner : « Ce personnage de Malik, c’est purement de l’humain, explique-t-il. Fort de ce qu’il a traversé pendant dix ans, tout se passe entre lui et lui : lui et son abattement, lui et sa culpabilité mais bien que désabusé, il s’accroche quand même à la vie et je trouve ça assez chouette. »

« Six jours », un thriller de Juan-Carlos Medina, en salle depuis ce mercredi 1er janvier. Avec Julie Gayet, Sami Bouajila, Yannick Choirat, Philippe Resimont…

.

Siméon Poissonnier-Maillet, un explorateur tout-terrain de l’art

Chaque mois, Planète Lille va à la rencontre d’un élève du Studio 8 de l’École du Nord. Le portrait du mois est consacré à...

Lola Dewaere n’a pas résisté au défi du double rôle dans Soeurs

Elizabeth, brillante avocate, célibataire, habituée à la vie mondaine, et Élodie, mère de famille en pleine séparation et...

Gérard Hernandez : « Tourner dans Scènes de ménages, c’est une question de survie »

Gérard Hernandez l’annonce avec le sourire : « J’ai signé jusqu’en 2042, je vais juste aménager les horaires. » Le...

Arthur Jugnot et Davy Sardou enfin réunis sur scène

Amis depuis plus de vingt ans, Arthur Jugnot et Davy Sardou s’étaient promis de jouer un jour au théâtre ensemble. C’est...

Lille et l’Olympia : deux dates marquées au fer rouge pour Les Wriggles

Avoir son nom en lettres rouges sur la façade de l’Olympia, c’est une forme de consécration pour de nombreux artistes. Pour...

Paolo, dans les coulisses troublantes d’une campagne électorale

Quand l’admiration tourne à la dévotion et finit par virer à l’obsession : c’est tout ce que raconte Paolo, la nouvelle...

Nouveau directeur, nouveaux profs… Tout ce qu’il faut savoir sur la Star Academy 2026

La nouvelle saison du télé-crochet musical débutera le samedi 10 octobre. En attendant, TF1 a présenté ce mercredi soir le...

Garance, un portrait de femme touchée par l’alcoolisme

Trois ans après l’avoir déjà dirigée dans Je verrai toujours vos visages, Jeanne Henry retrouve Adèle Exarchopoulos dans...

« Mi classe, Mi connasse », Marie Déboul livre un spectacle authentique

Après « Déboulversante » et la pièce « Célibataires », Marie Déboul est de retour à Wattrelos, ce dimanche 27 septembre (16...

Caroline Anglade entre drame historique et addictions

Grande consommatrice de séries, fan de Lost, Prison Break, The Walking Dead, 24 Heures chrono, Le Bureau des légendes et...
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x