Kaboul, une série internationale sur le retour en force des Talibans

31/03/2025 | A vos télécommandes, Actualités, Séries, Télé

La série Kaboul est diffusée à partir de ce lundi soir sur France 2.

Produite dans le cadre de l’alliance européenne par une dizaine de pays dont la France, Kaboul, la série en 6 épisodes de 52 minutes, diffusée à partir de ce lundi 31 mars (21 h 10) sur France 2, nous replonge dans un événement récent de l’histoire : le retour en force des Talibans en Afghanistan avec la prise de Kaboul le 15 août 2021 suite au retrait des troupes armées américaines.

« Notre première idée était d’aller sur une famille afghane et de raconter une histoire d’exil puis dans la première version, on était plutôt sur le point de vue de la France, expliquent les créateurs de la série, Thomas Finkielfraut et Olivier Demangel. Quand c’est devenu un projet européen et qu’il a fallu intégrer d’autres trames, on a décidé d’aller voir ce qui s’était passé dans les autres pays, ce que nous ne faisions pas forcément en tant que simple citoyen, et on a découvert des trajectoires de vie aussi extraordinaires à raconter chez nos voisins allemands ou italiens. »

Tournée dans des conditions de chaleur importante au Maroc et à Athènes, la série revient donc sur la prise de Kaboul avec différents points de vue, ceux de diplomates, de militaires, de familles contraintes à l’exil avec un casting lui aussi international comprenant des acteurs belges (Jonathan Zaccaï, Thibaut Evrard), américain (Eric Dane), français (Olivier Rabourdin), libanais (Darina Al Joundi), iranien (Vassilis Koulakani), britannique (Hanna Abdoh) ou même de double nationalité comme l’actrice franco-allemande Jeanne Goursaud.

« Il y avait beaucoup d’acteurs, de trames, de personnages donc il fallait trouver un rythme émotionnel et dramaturgique pour faire avancer ces histoires, confie la metteur en scène Kasia Adamik. C’était, malgré tout, une expérience magnifique de bénéficier de ces différentes perspectives et de les unir dans une même histoire émotionnelle. »

Divers consultants et une documentation abondante ont été utiles pour préparer la série même si comme le rappelle Kasia Adamik : « On voulait évidemment être crédible mais il ne fallait pas oublier que l’on réalisait une fiction pas un documentaire. » « On a toujours cherché le bon équilibre entre ce qu’il s’est réellement passé et ce que notre série devait raconter », précisent les créateurs de la série.

Invités, pour certains, au festival Séries Mania à Lille, la semaine passée, plusieurs comédiens n’ont pas boudé leur plaisir de prendre part à une telle aventure. « C’est sûrement l’une des histoires les plus importantes que j’ai racontée depuis que je tourne, admet Jeanne Goursaud. Ce rôle (agente des services de renseignement allemand) est vraiment différent de ceux que j’ai pu faire auparavant. Une série, ça peut avoir l’objet de divertir les gens mais aussi parfois de revenir sur des choses importantes de l’histoire. Je voulais en tant qu’actrice toucher le public mais aussi offrir une perspective différente sur certaines choses et je pense que cette série a permis de le faire. »

« C’est probablement le meilleur rôle de ma vie, confirme l’Italien Gianmarco Saurino. C’était vraiment un tournage intense, je sentais que c’était important, c’est ce genre de rôle (un diplomate italien) que je veux faire comme acteur, faire le lien entre la culture et la politique. »

Jonathan Zacc, qui incarne le chef de la sécurité de l’ambassade de France, en charge de l’évacuation, ne cache pas, pour sa part, son admiration pour son personnage : « On se demande toujours qui on serait en temps de guerre mais je crois que je n’aurais pas le courage de prendre des décisions aussi importantes, de risquer ma vie à ce point, admet-il. Je ne vois pas ce qu’il aurait pu faire de mieux que ce qu’il a tenté pour sauver un maximum de gens lorsque la ville a été envahie par les talibans. »

La Libanaise Darina al Joundi fut sans aucun doute l’une des personnes pour laquelle il fut le plus aisé de se fondre dans son personnage de procureur dont les Talibans veulent la peau : « J’ai vécu aussi la guerre dans mon pays, des choses semblables, il fallait juste ressortir des moments de ma vie personnelle pour servir le personnage. Partager son vécu est parfois très dur mais si c’est pour le rapprocher de ce que l’on est en train d’essayer de jouer dans la série, c’est un honneur. »

« Kaboul », série en 6 épisodes de 52 minutes, à partir de ce lundi 31 mars (21 h 10) sur France 2.

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