« Comme un prince » fait l’éloge de la deuxième chance

17/01/2024 | A l'affiche, Ciné

Souleyman (Ahmed Sylla) prend sous son aile Mélissa (la Nordiste Mallory Wanecque). Photo ISSA FILMS/YZE/ORANGE STUDIO/FRANCE 3 CINÉMA

Croire en ses rêves : un thème récurrent dans le cinéma. « Un discours qu’il faut continuer à marteler », insiste Ali Marhyar, réalisateur de Comme un prince, en salle depuis ce mercredi.

Passionné de boxe, le jeune homme a vu tout au long de sa vie de jeunes champions se blesser, apprendre à 20 ans que leur carrière était terminée et sombrer dans la dépression mais «  la vie ne s’arrête pas à 20 ans, il y a toujours un espoir, un moyen de rebondir », assure-t-il.

Cette deuxième chance, c’est celle dont il veut parler et qu’il a écrite, en parallèle, pour ses deux principaux personnages : Souleyman (Ahmed Sylla), un jeune boxeur dont le destin olympique se retrouve brisé suite à une bagarre dans un bar et Melissa (la Valenciennoise Mallory Wanecque), une jeune adolescente placée en foyer, contrainte de se construire une carapace de rebelle pour se faire sa place. Deux âmes un peu perdues dont les chemins vont forcément se croiser et qui, en dépit de quelques péripéties, auront beaucoup à s’apporter l’une à l’autre.

« Initialement, en tant que comédien, je voulais m’écrire un rôle mais le co-auteur m’a conseillé de plutôt le réaliser et comme c’était trop compliqué de faire les deux, j’ai choisi de ne pas jouer et j’ai tout de suite su que ce serait Ahmed Sylla », poursuit Ali Marhyar.

Bonne nouvelle, l’évidence fut réciproque : «Sur 10 scénarios que je reçois, j’en refuse huit, j’ai le doute sur un et puis il y a celui où je sais très vite que je vais faire le film, indique Ahmed Sylla. Ce personnage c’est un cadeau, je n’étais pas destiné à être acteur, humoriste, j’ai su enfoncer des portes, rencontrer les bonnes personnes. Pour chaque mal, il y a un bien. On se morfond ou on avance. Souleyman part dans l’idée de se morfondre puis il va décider d’avancer. »

Même si le film regorge de moments drôles (essentiellement grâce aux seconds rôles, Jonathan Cohen et Jonathan Lambert), c’est une autre facette d’Ahmed Sylla qui ressort de ce film. Davantage en émotions, en sensibilité. « Ali n’a pas joué sur ma palette humoristique, il m’a fait prendre en maturité dans mon jeu. J’ai dû faire confiance mais comme c’est un film à la fois drôle et touchant, je ne me dénature pas et ça peut être une belle transition vers d’autres choses. »

Pour ne rien gâcher, le propos est servi par de formidables images avec le château de Chambord en toile de fond. « Originaire de Nantes, j’étais familier avec le château des ducs de Bretagne que j’ai visité plusieurs fois avec l’école, sourit Ahmed Sylla. Le château est pour moi un personnage à part entière du film. On apprécie d’avoir ce patrimoine culturel de dingue en France et ça donne envie de s’intéresser à l’histoire, de visiter d’autres châteaux ». De s’ouvrir d’autres horizons…

Comme un prince d’Ali Marhyar, en salle depuis ce mercredi 17 janvier, avec Ahmed Sylla, Mallory Wanecque, Jonathan Cohen, Julia Piaton, Jonathan Lambert.

Photo ISSA FILMS/YZE/ORANGE STUDIO/FRANCE 3 CINÉMA

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