Muganga, un film coup de poing pour réveiller les consciences

25/09/2025 | A l'affiche, Ciné

Isaach de Bankolé et Vincent Macaigne, un duo qui fonctionne à merveille. @petitespoupéesproduction

Âme sensible, ne pas s’abstenir. Si la scène d’ouverture de « Muganga – Celui qui soigne », sorti dans les salles obscures ce mercredi 24 septembre, a de fortes chances de vous choquer et probablement de vous bouleverser, ce film de Marie-Hélène Roux mérite d’être vu par le plus grand nombre. La réalisatrice a mis une dizaine d’années à monter ce film qui met en lumière l’action de Denis Mukwege, ce médecin gynécologue, récompensé en 2018 d’un prix nobel de la paix pour ses efforts à tenter de mettre fin aux violences sexuelles faîtes aux femmes en République démocratique du Congo.

Au sein de l’hôpital de Panzi à Bukavu, l’homme consacre son temps à soigner, au péril de sa vie, ces femmes et les aide à se reconstruire. C’est en lisant le live « Panzi », co-écrit par l’intéressé er le chirurgien belge Guy Cadière, qui lui a apporté son soutien et donné un nouveau souffle à son action, que Marie-Hélène Roux a eu l’envie de faire ce film. «  « ça m’a bouleversé : la violence infligée aux femmes, leur force mais aussi l’humanité de ceux qui les soignent. J’y ai vu le pire et le meilleur de l’humain », assure-t-elle.

Dans les rôles principaux, Isaach de Bankolé livre une remarquable performance dans la peau du docteur Mukwege, surnommé Muganga, « Celui qui soigne » en langue swahili. Dans un tout autre registre, Vincent Macaigne campe également avec succès un docteur Cadière plus volubile mais empli, lui aussi, d’une générosité débordante. Dans leur sillage, on retrouve toute une galerie de femmes aussi émouvantes qu’inspirantes.

« Ce film montre que des hommes peuvent réparer ce que d’autres hommes ont détruit, que des femmes peuvent s’entraider, que la solidarité dépasse la couleur, le genre, la religion, la culture, affirme la réalisatrice. À Panzi, on trouve des soins médicaux mais aussi une prise en charge psychologique, sociale, juridique… »

Difficile de ressortir indemne d’un tel film coup de poing et si tel est le cas pour la majorité des spectateurs qui iront le voir, Marie-Hélène Roux aura atteint son objectif : « J’espère que ce film éveillera les consciences, qu’il bousculera, qu’il donnera envie d’agir aux côtés de ces femmes, de ces hommes qui nous montrent le chemin ».

« Muganga, celui qui soigne », un film de Marie-Hélène Roux, en salle depuis ce mercredi 24 septembre. Avec Isaach de Bankolé, Vincent Macaigne, Manon Bresch.

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