Chaque mois, Planète Lille va à la rencontre d’un élève du Studio 8 de l’École du Nord. Le portrait du mois est consacré à Siméon Poissonnier-Maillet.
Il s’était rêvé cascadeur. Il a lancé sa carrière artistique dans l’industrie musicale, en étant notamment beatmaker avec des artistes de rap et de hip-hop, mais c’est finalement dans une école de théâtre que Siméon Poissonnier-Maillet a choisi de construire la suite de son avenir professionnel. « En fait, je me suis rendu compte que j’avais surtout envie de jouer et que j’allais donc faire les choses dans l’autre sens, en essayant de devenir comédien avec, ensuite, peut-être la possibilité de faire des cascades dans un film », sourit-il.
Après un passage dans une fac de cinéma à Noisy-le-Grand, puis une formation au conservatoire du centre, il a décidé de passer des concours, dont celui de l’École du Nord. « J’avais été pris aussi à Angers, mais je savais qu’à Lille, il y avait une promo unique, la possibilité de rencontrer de nombreux metteurs et metteuses en scène en activité, explique-t-il. Je trouvais aussi bien d’avoir une école rattachée à une structure comme le Théâtre du Nord et j’avais la sensation que le taux d’insertion à la sortie était quand même très fort. »
Le jeune homme ne regrette aujourd’hui absolument pas son choix. « Il y a eu des rencontres très fortes, je suis ravi de travailler avec des êtres humains aussi intéressants, insiste-t-il. On fait aussi tous les jours des choses différentes, c’est un luxe de pouvoir affûter nos outils et de découvrir plein de choses et ainsi savoir ce que l’on aime le plus, ce qui nous attire moins. »
L’école a aussi eu l’élégance de lui accorder un petit bon de sortie pour tourner dans un long métrage en Allemagne, Exploding Ducks, un thriller politique de Matthias Glasner : « C’était une expérience tombée du ciel, un film international où j’ai été casté pour jouer en anglais. »
L’école lui a aussi permis d’exploiter ses talents musicaux : « Je devais initialement faire deux sons sur Électre, monté par Nam Durieu, un élève du parcours mise en scène. Finalement, j’ai fait toute la musique du spectacle », se réjouit-il.
Pressé d’entrer pleinement dans la vie professionnelle à l’été 2027, Siméon entend malgré tout « profiter de tous les instants de cette dernière année avec l’envie de sortir sans regrets et en ayant un peu touché à tout ».
Plusieurs gros projets l’attendent encore, dont le fameux spectacle de sortie, une réécriture, avec notamment les élèves auteurs et la marraine de la promotion, Panda Diouf, des Métamorphoses d’Ovide.