TF1 poursuit, ce lundi 25 mai (21 h 10), la diffusion de sa grande série L’Été 36, portée par Julie De Bona, Sofia Essaïdi, Constance Gay et Nolwenn Leroy. Après avoir recueilli les confidences des quatre comédiennes dans un article précédent, Planète Lille s’intéresse, cette fois, à Sam Karmann, qui incarne Henri Pontavice-Caron, grand industriel et patriarche d’une famille en déliquescence.
Sam, qu’est-ce qui vous a donné envie de jouer dans cette série féministe, portée par des femmes ?
« J’ai été séduit par ce rôle d’un gars qui est le représentant du patriarcat total, familial et financier. C’est un patron qui a beaucoup de pouvoir, mais c’est un type droit, avec une vraie humanité. Il a l’obsession de transmettre son patrimoine, mais il n’a que deux filles et, à cette époque-là, cela ne se faisait qu’avec un garçon. Au fil de son parcours, il va revoir un peu ses fondamentaux et chercher des solutions pour filer les rênes de son héritage. »
Aviez-vous regardé les deux opus précédents, Le Bazar de la Charité et Les Combattantes ?
« Oui, et j’avais adoré. Je savais qu’Iris Bucher était la productrice, j’avais eu des échos très positifs du travail du réalisateur Fred Garson, mais ce qui m’a surtout plu quand on m’a contacté, c’est qu’on m’a donné, deux ou trois mois avant le tournage, un scénario remarquablement écrit et qui était, à quelques détails près, la version finale, ce qui n’est pas souvent le cas à la télévision. Et, comme je le disais, je trouvais très beau le parcours du personnage qu’on me proposait. »
Il y a beaucoup de rôles importants dans L’Été 36. Êtes-vous un adepte des séries chorales ?
« C’est vrai qu’il y a une quinzaine de personnages majeurs qui ont été très bien écrits et interprétés. Il y a les quatre héroïnes principales, bien sûr, mais il y a aussi beaucoup de rôles masculins très intéressants. Sur le plateau, il y a eu tout le talent de chef d’orchestre de Fred Garson, qui voit tout le monde et ne laisse personne de côté. Il a un rapport très simple, très respectueux et très intime avec les acteurs ; il est le garant de la psychologie de tous les personnages. »
Endosser des costumes d’époque, évoluer dans des décors inhabituels, ça permet d’entrer plus facilement dans son personnage ?
« Bien sûr, on a tourné dans des endroits magnifiques, on retrouve l’enfance du jeu. Un acteur, au fond, c’est un enfant qui s’amuse professionnellement. Dès qu’on enfile le costume, on est dans l’époque. »
L’Été 36, diffusion des épisodes 3 et 4 ce lundi 25 mai (21 h 10) sur TF1. Également disponible en replay depuis le début.