Conviée par Tania Dutel à participer à une « soirée de meufs » le 5 février aux Les Enfants Terribles, aux côtés notamment de Sofia Belabess, Amandine Lourdel et Juste Inès, Audrey Baldassare revient avec grand plaisir dans le Nord, le vendredi 15 mai (19 h), au Spotlight, mais cette fois pour son seule-en-scène Hors piste.
Un spectacle dans lequel elle raconte le virage pris par une jeune femme qui, avant de monter sur scène, se chargeait justement de les éteindre. « Mon chemin était tout tracé : j’ai grandi à la montagne, dans un petit village de 200 habitants. Je suis devenue pompier à 18 ans et, à l’approche de la trentaine, ma vraie passion est ressortie, indique-t-elle. J’aime le théâtre, la scène, l’humour, et je me suis dit qu’avant d’être dépressive, d’avoir des enfants, un labrador et un crédit, je voulais essayer. »
Parmi ses inspirations figurent Florence Foresti, « le coup de cœur de ma vie », mais aussi Chantal Lauby ou Marina Foïs, « des femmes qui ont excellé au milieu d’un groupe de gars ». Dans un premier temps, Audrey Baldassare a préféré écrire ses textes toute seule : « J’avais besoin de me prouver que j’en étais capable », avoue-t-elle. Puis, elle s’est laissée rattraper par le syndrome de l’imposteur et a fait appel à un ami, Rabah Benachour, pour l’épauler. « Ça a fait évoluer mon spectacle, ça m’a permis d’aller plus en profondeur dans mes idées. »
Comment définir son spectacle ? « Hors piste parle de liberté, de sortir des sentiers battus, de freestyle, de tenter des choses plus dangereuses, de ne pas se sentir enfermée dans un déterminisme social. »
Audrey Baldassare dans « Hors piste », le vendredi 15 mai (19 h) au Spotlight.