Salim Kechiouche fervent partisan d’un cinéma social et engagé

17/04/2026 | A l'affiche, A vos télécommandes, Ciné, Séries, Télé

Salim Kechiouche, un policier dans la tourmente dans le film L'Enfant bélier, bientôt au cinéma. (c) Destiny film.

De François Ozon (Les Amants criminels) à Abdellatif Kechiche (La Vie d’Adèle, Mektoub, My Love), en passant par Alexandre Arcady (Ce que le jour doit à la nuit), Salim Kechiouche a déjà croisé la route de grands réalisateurs, passant lui-même derrière la caméra pour réaliser, en 2022, son premier long métrage, L’Enfant du paradis.

En tant qu’acteur, son actualité est chargée puisqu’on peut le retrouver en ce moment dans la série Un prophète, diffusée sur Canal+, et, en fin de mois, dans le film L’Enfant bélier de Marta Bergman, où il tient le rôle principal. Deux tournages qui l’ont particulièrement séduit.
« Il y a une multitude de façons de faire des films. Parfois, on a envie de faire du grand spectacle, des films où on en prend plein les yeux, mais c’est vrai que, parfois, j’ai envie de m’engager dans des films engagés, qui parlent de causes que je juge justes, qui interrogent le monde sur des sujets difficiles, sensibles, parfois invisibilisés. »

L’Enfant bélier, qui sort le 29 avril en salles, permet d’évoquer le cas des migrants à travers une histoire inspirée d’un fait réel. « Je joue le rôle d’un policier chargé de surveiller les passeurs à la frontière belge et qui va commettre une bavure en tirant sur un enfant, explique-t-il. Il va devoir accepter la version que la police va lui soumettre alors qu’il ne se souvient absolument pas de ce qu’il s’est réellement passé. Il ne sait pas qui, de la police ou des migrants, a tort ou raison. Ça parle du trouble post-traumatique, de la façon dont l’excitation et le stress jouent sur ses souvenirs. »

Un film qui met en lumière un véritable drame humain : « Ça parle des migrants, qui sont des victimes dans leur pays, qui veulent partir vers un ailleurs qui leur semble meilleur mais qui est parfois pire, car ils ne sont pas souvent accueillis à bras ouverts : ils sont même plutôt rejetés et maltraités, déplore-t-il. Comme dans L’Histoire de Souleymane, qui a eu un grand retentissement au Festival de Cannes il y a deux ans, ce film permet de mettre un visage sur ces gens dont on parle comme d’une entité, comme s’ils n’étaient pas des êtres humains. Ça m’a bouleversé. »

Dans un tout autre registre, la série Un prophète, adaptée du film éponyme de Jacques Audiard (2009), l’a également profondément marqué : « C’est une série qui m’a vraiment scotché. Je ne dis pas ça parce que je suis dedans, mais ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une série française de cette qualité-là. Elle prend son temps au début pour déployer le récit : on apprend à connaître les personnages et ça monte en puissance d’épisode en épisode. En la regardant, j’ai été traversé par plusieurs émotions fortes : j’ai eu des frissons, les larmes aux yeux, j’ai rigolé, je me suis questionné. C’est une série poétique, très puissante, avec une écriture, une interprétation et une réalisation au sommet. »

Salim Kechiouche y incarne un avocat, demi-frère de l’une des grosses têtes du narcotrafic à Marseille. « C’est un personnage un peu victime des autres, sous pression, qui va peu à peu s’émanciper et faire des alliances. Il est assez ambigu, versatile, mystérieux. Ça se passe dans le milieu carcéral, ça parle de manipulation, de pouvoir, de violence. »

D’ici quelques mois, on le retrouvera également dans une autre série, Malin Fors, où il jouera un policier, aux côtés de Cécile de France, lancée dans des enquêtes sur des meurtres sordides commis par un tueur en série.

Salim Kechiouche est actuellement à l’affiche de la série Un prophète sur Canal+, et il sera dans le film L’Enfant bélier, en salle dès le 29 avril.

Avec Feydeau, tout recommence pour Mikaël Mittelstadt

Réunir dix-sept comédien(ne)s révélé(e)s dans une même série, en l’occurrence Ici tout commence, pour revisiter un...

Partez à la conquête de l’Everest chez Eclipso

Visiter des lieux emblématiques, revivre de grands événements : depuis son installation à l’une des entrées du centre des...

Redouane Bougheraba voulait se dévoiler un peu plus

Après trois soirées au théâtre Sébastopol en février, l’humoriste marseillais Redouane Bougheraba revient à Lille, cette...

Natacha Krief et les tourments d’une jeunesse en quête de sens dans « Un jour on fera l’amour »

Quand une jeune femme et un jeune homme se rencontrent à un moment de leur vie où tout ne va pas forcément pour le mieux et...

La série « Le Charles » a offert aux comédiens une immersion exceptionnelle au cœur du porte-avions

Pour qu’un comédien ou une comédienne soit emballé(e) par une série ou un film, il faut généralement que le scénario...

Élodie Frégé renoue avec le public français dans « Berger Story »

Depuis plus de vingt ans, Spectacul’Art et ses 6 500 choristes proposent chaque année des spectacles un peu partout en...

Laayka, une artiste autodidacte et créative

Depuis le début de la semaine, J’écris, le nouveau single de Laayka, est entre les mains du public. Une nouvelle étape...

Eric Judor revient dans le jeu… grandeur nature

Quelle plus belle arène que celle des jeux de rôle grandeur nature pour imaginer une grande comédie d’aventure ? De retour...

Mahé s’installe de plus en plus dans la cour des grands

Il l’admet volontiers : ce vendredi 23 octobre, au théâtre municipal de Denain, Mahé aura un peu plus la pression que de...

Laurent 1974 promet un moment inattendu dans La France a un incroyable talent

Il n’y a pas d’âge pour réaliser ses rêves. Depuis 2021, un Provinois de 52 ans, connu sur les réseaux sociaux sous le nom...
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x