Choisi pour devenir le nouveau directeur de la Star Academy à la suite de Michaël Goldman, Quentin Mosimann, vainqueur de la saison 7, entend délivrer une formation artistique complète aux élèves de la nouvelle promotion qui sera dévoilée ce samedi 10 octobre (21 h 10) sur TF1.
Quelle a été ta première réaction quand on t’a proposé le poste ?
« Je déjeunais avec Mathieu Vergne, le producteur de l’émission, et il m’a dit qu’avec Jean-Louis Blot, le président d’Endemol France, ils avaient pensé à moi pour être directeur de la Star Academy. J’ai d’abord éclaté de rire et, quand j’ai compris que c’était sérieux, j’ai dit qu’il fallait que j’en parle avec Maud (Brooke), mon associée et manager. Ce n’était pas gagné, car j’étais en train de préparer mon album pour février 2027 et ma tournée. Il fallait voir si on arrivait à s’organiser. Parmi les conditions qui ont joué en faveur du “oui”, ils ont accepté d’aménager mon bureau en studio pour que je puisse continuer à travailler sur mes différents projets. »
Auras-tu ta chambre avec les élèves au château ?
« Non, pas au château, mais pas très loin (rires). Il faudra quand même que je rentre un peu chez moi de temps en temps. »
As-tu effectué une passation de pouvoir avec Michaël Goldman ?
« Bien sûr, il m’a transmis le flambeau. Je lui ai fait son Dreamtrack. Je lui avais dit : “Si je réussis ton Dreamtrack, tu me files ton job.” On l’a diffusé dans Quotidien quand on a annoncé officiellement que j’allais prendre ce poste. Il m’a donné énormément de conseils, notamment sur la façon de gérer le quotidien, le fonctionnement concret de l’émission et les choix de chansons avec la production. »
Quel genre de directeur comptes-tu être ?
« Les gens disent que je suis toujours de bonne humeur, avec le sourire sur scène, sur mes réseaux sociaux et en interview. Ils pensent que je vais être un directeur cool, mais, dans le travail, je suis extrêmement exigeant avec moi-même et avec mes collaborateurs. J’ai tendance à demander beaucoup, mais c’est pour le bien du projet. J’ai besoin qu’on soit sérieux, ce qui n’empêche pas de s’éclater par ailleurs. J’ai toujours été comme ça. Lorsque j’étais élève à la Star Academy, j’étais toujours le premier réveillé et je ne voulais pas arriver en retard aux cours. Je ne voulais pas quitter l’aventure en me disant que je ne m’étais pas donné les moyens d’aller au bout. »
La Star Academy a une meilleure image aujourd’hui qu’à ton époque. Comment l’expliques-tu ?
« Je crois que la production, la chaîne et les équipes ont bien compris que, pour réussir le retour, il fallait être en phase avec son temps, avec les valeurs de déconstruction, de parité, de respect et de bienveillance. Je crois que ça a donné envie aux artistes de venir dans l’émission. C’est tout ce que j’ai envie de défendre aujourd’hui, en musique et dans la vie de tous les jours : j’ai envie d’évoluer dans une société équitable, éthique et égalitaire, où l’on dispose d’une liberté de parole. »
Tu as insisté sur ta volonté de travailler le développement artistique des élèves. Quel discours vas-tu leur tenir ?
« Je ne sais pas, mais ce que je ne veux pas, c’est leur mentir. Je veux être le plus sincère possible, comme je le fais lorsque je travaille avec d’autres artistes. Je veux qu’ils sachent ce qu’est la réalité du métier. Il y aura des masterclasses sur le management, l’édition musicale, l’écriture, la composition, l’interprétation, la direction artistique… On va leur expliquer comment bien s’entourer, ce qu’est un contrat de management, un contrat d’édition et ce que l’on a le droit de demander à un label. Tout ce que je ne savais pas à mon époque. J’ai échangé avec tous les professeurs, avec tous les membres de la production et avec Nikos. Je voulais être sûr qu’on ait les mêmes attentes. »
La saison 2026-2027 de la Star Academy débute ce samedi 10 octobre à 21 h sur TF1.