Parrain de l’exposition 2026 de Séries Mania, intitulée « Même pas peur ! La passion des méchants », le romancier Maxime Chattam, l’un des maîtres du thriller en France, était dans son élément jeudi soir au Tri Postal à Lille. « Je suis fan, il y a tout ce que j’aime : de la peur, des clins d’œil à de nombreuses séries télévisées, des quiz et, au-delà de ça, l’exposition est très réussie car elle décortique réellement ce qu’est la peur, pourquoi elle a autant de succès dans les séries et les romans, et la fascination que l’on peut avoir pour les tueurs en série. Je trouve même qu’elle donne des explications déjà assez abouties. »
Imaginée une nouvelle fois par la journaliste Charlotte Blum, cette exposition offre une jolie galerie de portraits (Logan Roy dans Succession, Sam Fox dans Better Things, Walter White dans Breaking Bad, Tony Soprano ou encore Mercredi Addams), un labyrinthe qui vous mènera jusqu’à la douche de Psychose, une salle de boîtes secrètes dans lesquelles les visiteurs sont invités à glisser leur main, mais aussi des boîtes à cris sous lesquelles passer la tête.
Vous pourrez aussi passer par la boutique de l’antiquaire, qui regorge d’objets en référence à différentes séries, ou entrer dans le confessionnal pour y écrire vos secrets les plus inavouables.
Les méchants de notre enfance n’ont pas été oubliés, pour le plus grand bonheur de Maxime Chattam : « Petit, j’étais le seul gamin dans la cour d’école à préférer Skeletor à Musclor dans Les Maîtres de l’Univers, ou à adorer Joe l’Indien dans Tom Sawyer. Je suis de la génération Star Wars, donc j’ai grandi avec Dark Vador, la référence des méchants, précise-t-il. J’avais une fascination pour les méchants, davantage que pour les héros. Je crois que ça raconte des choses effrayantes sur moi. »
Maxime Chattam ne s’est toutefois jamais inspiré des méchants de séries ou de cinéma : « Dans ma bibliographie, il n’y a pas de personnages comme Hannibal Lecter dans Le Silence des agneaux. Dans mes romans, je m’intéresse plus au mal en lui-même qu’aux figures du mal », conclut l’auteur de « 8.2 secondes », son dernier roman, le plus intime.
L’exposition est à découvrir au Tri Postal jusqu’au 27 mars.