Le grand public l’a probablement découverte dans la série quotidienne de TF1, Demain nous appartient, où elle incarne Anna Delcourt, la sœur du personnage principal Chloé Delcourt (jouée par Ingrid Chauvin). Pourtant, Maud Baecker avait déjà un beau vécu, notamment au théâtre à ses débuts.
C’est donc avec un immense plaisir que la comédienne a renoué avec les planches ces derniers mois. D’abord aux côtés de Clovis Cornillac dans « Dans les yeux de Monet », une pièce mise en scène par Tristan Petitgirard, puis dans « Une équipe formidable » d’Ivan Calbérac.
Les sessions parisiennes achevées, c’est avec la première pièce qu’elle part désormais en tournée et fera halte au théâtre Sébastopol de Lille le jeudi 5 mars (20 h). « La pièce se passe à une période que je ne connaissais pas de la vie de Monet, où il était perdu, où il n’avait plus d’inspiration, plus de goût pour la vie. Pour lui redonner la foi, un marchand d’art va l’installer dans un atelier à Rouen, d’où l’on voit la cathédrale. J’incarne une cliente qui vient essayer un corset dans la boutique de lingerie juste en dessous. Cette jeune femme va d’abord l’insupporter, puis progressivement le sortir de sa dépression et lui redonner l’envie de peindre. »
Maud Baecker, qui n’avait encore jamais joué avec Clovis Cornillac, a été ravie de découvrir « quelqu’un de merveilleux dans le jeu, mais aussi humainement ». Elle est tout aussi heureuse du thème de la pièce. « Je viens d’une famille de peintres, j’ai été bercée dans cet univers. Je suis souvent allée au musée, notamment à celui de Marmottan, qui lui est consacré, mais aussi dans sa maison à Giverny. » Son plus grand bonheur est néanmoins de renouer avec les spécificités et les sensations du théâtre : « J’ai fait plein de choses géniales en télévision, dans des séries, dans des unitaires, mais le théâtre, c’est tellement magique : ce contact direct avec le public, cet instant présent à son summum, retrouver un texte, des petits rituels et ressentir les rires, les émotions du public. »
La pièce Dans les yeux de Monet a aussi renforcé l’attrait de l’artiste pour certains aspects de son métier. « Je pose un regard différent sur la lumière, même si on a souvent un chef opérateur qui nous sensibilise à ça, sur la façon dont on doit se positionner par rapport aux projecteurs, à quel point ça peut changer une scène, un regard, une émotion, poursuit-elle. Même à titre personnel, quand on veut prendre des photos, il faut saisir des moments : la lumière change vite. Il faut réussir à immortaliser des instants qui durent à peine quelques secondes. »
Radieuse au théâtre, Maud Baecker ne délaisse pas les autres projets pour l’instant. Si elle ne ferme aucune porte, son retour dans « Demain nous appartient » n’est pas d’actualité (son personnage est parti vivre loin de Sète). En revanche, ses fans nordistes vont être gâtés début mars puisqu’en plus de sa venue à Lille le 5 mars, elle sera, cette même semaine, par deux fois sur les petits écrans. D’abord le 2 mars sur TF1, aux côtés d’Arnaud Ducret, Barbara Cabrita et Élodie Poux dans la fiction Papa malgré lui, « un très beau film sur le harcèlement scolaire qui évoque notamment comment les parents peuvent aider leurs enfants », précise-t-elle. Puis, le jeudi 5 mars, toujours sur TF1, ce sera la saison 2 de Erica. « J’y retrouve Julie De Bona, ma sœur dans la série et ma sœur de cœur dans la vie, confie-t-elle. Ça va parler de relations entre sœurs, de violences conjugales ; de lourds secrets vont être dévoilés et on verra comment les deux vont pouvoir s’entraider. »
« Dans les yeux de Monet », le jeudi 5 mars (20 h) au théâtre Sébastopol de Lille.