Planète Lille a décidé d’aller à la rencontre des élèves du Studio 8 de l’École du Nord, rattachée au Théâtre du Nord à Lille. Chaque mois, jusqu’à la fin de leur cursus, en juin 2027, nous vous présenterons l’un(e) de ces dix-neuf artistes en herbe. Troisième rendez-vous avec Louna Giriat…
Être coincée dans une case : très peu pour elle. Louna Giriat est une artiste pluridisciplinaire, qui aime le jeu avant tout, mais qui se régale encore davantage lorsque un peu de chant et de danse viennent se mêler à l’histoire. « Je ne veux pas me fermer de portes, j’aime explorer plein de choses et même sortir de ma zone de confort quand c’est possible, assure-t-elle. J’aime avoir envie de tout. Je ne veux surtout pas me lasser, et aller vers des choses qu’on n’apprécie pas forcément peut se révéler intéressant, surprenant. »
La jeune femme, qui avait plus d’appétence pour la comédie, s’est ainsi ouvert de nouveaux horizons depuis son arrivée à l’École du Nord : « Je suis allée vers des rôles plus tragiques, où il faut être plus vulnérable, et j’y prends de plus en plus de plaisir. »
Au fil des années, Louna Giriat a aussi considérablement développé sa culture théâtrale. « Je viens d’un petit village paumé entre Aix et Marseille. J’étais davantage cinéma que théâtre au départ et je ne lisais pas beaucoup de théâtre classique, confie-t-elle. Ça a commencé quand j’ai intégré le Cours Florent à Montpellier. J’ai voulu pousser les curseurs un peu plus loin. Au début, je pensais faire une école à Paris, mais j’ai eu un vrai coup de cœur pour Lille et je ne regrette vraiment pas mon choix. Ma palette s’est vraiment élargie grâce à tous les intervenants que l’on peut rencontrer dans notre cursus à l’École du Nord et à travers les spectacles que l’on peut voir au Théâtre du Nord ou aux alentours. »
Sur scène, la comédienne se sent comme dans son jardin. « J’aime beaucoup les répétitions, c’est très intéressant, mais les représentations publiques, c’est ce qui m’élève le plus, s’enthousiasme-t-elle. Dès qu’il y a de nouvelles oreilles pour écouter, il se passe quelque chose en moi. Je me sens vraiment à l’aise, à ma place. Je suis toujours de très bonne humeur quand je suis sur le plateau. »
Depuis son arrivée, Louna Giriat a aussi appris à composer avec les spécificités de la vie et du travail collectif : « Personne n’est de Lille, donc on a créé une grande famille, précise-t-elle. On sort beaucoup entre nous et, dans le travail collectif, ça fonctionne bien : chacun est à sa place et chacun s’épanouit à son endroit dans un même projet. On a pu le voir avec le spectacle Les 12 Trump en colère. On va tous sortir enrichis de ces expériences. »
Ces prochaines semaines, les élèves du Studio 8 auront aussi l’occasion de jouer L’Éveil du printemps avec Armel Roussel, le metteur en scène belge, qui était venu proposer Soleil il y a quelques mois au Théâtre du Nord. Et comme les projets se succèdent, et parfois même s’entremêlent à vive allure, Louna Giriat sera avec son camarade Lucas de Oliveira à l’Opéra de Lille le 14 mars (18 h) pour y livrer une performance lors de l’Open Week n° 3, autour de l’opéra Les Enfants terribles, inspiré du roman de Cocteau. Louna pourrait y donner de la voix, elle qui, dans un coin de la tête, nourrit aussi ce rêve un peu fou de réaliser peut-être un jour un concert de rock !
Retrouvez les deux premiers portraits d’élèves sur notre site www.planetelille.fr