Si plusieurs projets autour du répertoire de France Gall ont fleuri çà et là ces dernières années, le concert proposé lundi 19 janvier (20 h), au théâtre Sébastopol, a la particularité d’avoir pris sa source en Belgique. « C’est un projet que l’on a monté il y a près de dix ans à l’initiative d’Yves Baibey, ancien batteur de Maurane, qui, un jour, a pris son téléphone pour me demander si je voulais être sa France Gall, sourit Julie Compagnon. Comme j’ai été biberonnée à sa musique et que je connaissais déjà pas mal de chansons par cœur, j’ai accepté. »
Déjà bien connue en Belgique, où elle fut révélée en 2011 dans l’émission The Voice, où elle avait atteint les demi-finales, l’artiste a depuis fait son chemin et a même sorti un album l’an passé avec son groupe Plain Jane, qui fusionne pop, rock et électro.
Blonde et arborant une coiffure similaire à celle de l’ancienne compagne de Michel Berger, Julie Compagnon n’a, en revanche, jamais chanté à Lille, ni même en France. « C’est une première, je suis très excitée. C’est une chance, et aussi un challenge, de faire cette salle de 1 350 places. On a essayé d’être assez fidèles à l’univers musical, aux versions des chansons, poursuit-elle. On reprend les chansons qu’on aime, celles que le public aime le plus. On essaie de respecter une sorte de chronologie et c’est généralement très chouette de voir les gens debout en train de reprendre les différents titres. »
La Groupie du pianiste ; Ella, elle l’a ; Cézanne peint ; Débranche ; Les Princes des villes : tous les grands tubes de France Gall sont au rendez-vous, ou presque. « Il y a aussi quelques titres arrivés plus tardivement, poursuit-elle. On a un spectacle d’environ 1 h 50, et quelques morceaux en stock si l’on souhaite changer un peu le set. On avait largement de quoi faire quatre heures, mais je n’aurais pas eu l’énergie pour ça. »
Julie Compagnon, qui assure « se réveiller tous les matins pour faire de la musique et pas dans un objectif de notoriété », espère tout de même séduire un nouveau public en France, qui aura peut-être la curiosité d’aller explorer ensuite le reste de son univers musical. Elle n’envisage pas, en revanche, de repartir sur un autre tribute à court terme. « La seule artiste qui pourrait encore m’intéresser, c’est Véronique Sanson, mais je ne joue pas de piano, s’amuse-t-elle. Je préfère, cela dit, écrire, composer, faire mes propres chansons. Des projets d’alternative country sont également sur le feu. »
Julie Compagnon, hommage à France Gall, lundi 19 janvier (20 h), au théâtre Sébastopol, à Lille.