Avec Vermines, Sébastien Vaniček a parfaitement su tisser sa toile

30/12/2023 | A l'affiche, Ciné

Vermines vous propose une bonne dose d'adrénaline en cette période de fêtes. Photo Tandem Films

Qui veut s’offrir une petite dose d’adrénaline entre le passage du père Noël et les résolutions de la nouvelle année ? Depuis mercredi, au milieu des films d’animations familiaux, les amateurs des films d‘épouvante ont droit à une belle contre-programmation avec Vermines, le premier long métrage de Sébastien Vaniček.

« Après quinze ans et une cinquantaine de courts métrages, un producteur que j’avais rencontré quelques années plus tôt sur un concours m’a dit qu’il pensait que j’avais fait le tour dans ce registre et a demandé à voir mes pitchs, explique le réalisateur. Il a retenu celui de Vermines, il l’a proposé à Netflix. Au départ, ça devait sortir directement sur la plate-forme et, finalement, ils ont pensé que c’était mieux de le sortir en salle. Il restait à trouver le reste des financements mais tout s’est fait assez rapidement. »

L’histoire : celle d’un jeune de banlieue qui fait l’acquisition d’une araignée sans en connaître sa dangerosité et qui sans le savoir va plonger tout un immeuble dans l’horreur en la ramenant dans sa chambre et en la laissant s’échapper.

Si l’on bascule petit à petit dans de la science-fiction, type Alien, avec la multiplication (en nombres) et la démultiplication (en taille) des araignées, le film nous tient de bout en bout en haleine, proposant quelques huis-clos oppressants, servi par une bande son avec du rap indépendant (Benjamin Epps, Laylow…) qui participe à l’atmosphère de Vermines.

Pour le réalisateur, il n’y avait pas spécialement d’envie de mixer différents genres, films d’horreur et sur la banlieue, mais bien d’offrir le meilleur divertissement possible au public. Avec l’aide de Florent Bernard, Sébastien Vaniček a énormément travaillé les personnages pour faire en sorte de toucher un public le plus large possible. « Comment on vend un film qu’a priori 8 % des Français ne vont pas aller voir à cause de leur phobie des araignées ? Et comment tenir en haleine aussi ceux qui ne les craignent pas. On voulait que les gens s’attachent vite aux personnages et qu’ils aient rapidement plus peur de ce qui va leur arriver que des araignées, qu’ils soient pris par différentes émotions : le rire, l’effroi, les larmes…  On a fait beaucoup de lectures avec les acteurs en amont pour qu’ils s’approprient bien leurs rôles. »

Le casting a été soigné avec l’humoriste Jérôme Niel, à contre-emploi, des jeunes talents comme Théo Christine, la Lilloise Lisa Nyarko, Sofia Lesaffre ou encore Finnegan Oldfield et environ.. 250 araignées qui ont fait bien plus que de la figuration. « C’était plus une question de budget qu’une volonté artistique car mettre de la 3D coûte vraiment cher », précise-t-il. La présence de ces petites bêtes poilues (« qui ont finalement plus peur de nous que nous d’elles ») a néanmoins donné, une force supplémentaire dans le jeu. «  Quand on tourne avec de vraies araignées, l’adrénaline monte plus vite que s’il faut les imaginer », confient les actrices du film, toutes deux arachnophobes au début de l’aventure mais qui ont su se défaire de cette phobie progressivement, au fil des rencontres et échanges avec Karim le dresseur, l’observation puis, enfin, la manipulation. »

Tourné en banlieue parisienne, là où Sébastien Vaniček a grandi, le film tient toutes ses promesses et s’inscrit déjà parmi les références d’un genre qui revient en force sur le devant de la scène.

Vermines, en salle depuis le 27 décembre, réalisé par Sébastien Vaniček. Avec Théo Christine, Jérôme Niel, Lisa Nyarko, Sofia Lesaffre et Finnegan Oldfield. 

Photo Tandem films.

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