Rien ni personne, pas même le passage des cyclones, n’aurait pu empêcher le public du Colisée de Roubaix de venir écouter et applaudir Calogero, ce vendredi soir. Il faut dire que l’artiste n’avait plus amené sa musique un soir dans les théâtre depuis plus de quinze ans, son succès le portant davantage vers les Zéniths et les Arenas.
Accompagné de deux musiciens et, ponctuellement, au piano, de son frère « de musique et de sang », Gioacchino Maurici, Calogero a revisité, pendant près de deux heures, une partie des plus grands morceaux de son répertoire.
Dans un Colisée qui affichait complet depuis longtemps, Louise, Caroline, Manon, David et les autres ne se sont pas fait prier pour donner de la voix. On ne poussera pas le bouchon jusqu’à dire que les clameurs du public s’entendaient jusqu’à Tian’anmen, mais il n’a pas fallu attendre très longtemps pour que toute la salle soit plongée en apesanteur, buvant les paroles de son idole et les reprenant même à chaque instant, et pas seulement pour prendre la place de Passi à l’heure de Face à la mer.
Calogero avait d’ailleurs à peine dégainé Les Feux d’artifice et trois autres chansons pour lancer le show que le public était déjà debout. Certains avaient même déserté leur siège pour venir s’agglutiner au bord de la scène. Nul besoin de dresser ici le portrait de l’artiste, révélé à l’univers musical en 1987 avec les Charts, pour savoir qu’il maîtrise à la perfection tout ce qui est fondamental pour délivrer un concert parfaitement réussi aux yeux des fans. « Une masterclass », comme ils disent.
La gourmandise nous pousse à reconnaître qu’on aurait aimé croquer encore un peu plus dans la Pomme C, danser encore et s’époumoner sur des titres comme Un jour au mauvais endroit ou Je joue de la musique, qui ne figuraient pas sur la set-list. C’est dit, mais cela ne gâche rien à l’immense plaisir partagé tout au long de cette soirée, au rythme des tubes, des ping-pong vocaux et des petites confidences… Bref, de tout ce qui fait le charme d’un concert.
Même si Calogero indique dans l’une de ses chansons que c’était mieux après, on peut vous assurer que, pour le coup, c’était quand même bien mieux pendant !